Les volcans de vos vacances…

Voici quelques informations – la liste n’est pas exhaustive – sur les destinations volcaniques les plus visitées par les touristes pendant l’été. Il est bien évident qu’en 2020 les déplacements dépendront de la situation sanitaire dans le monde et des autorisations d’entrée dans les pays concernés.

En Europe, on pourra se rendre en Islande avec ses phénomènes hydrothermaux et ses superbes paysages. La crise sismique en cours dans la Zone de fracture de Tjörnes semble s’atténuer.

Plus au sud, le volcan sous-glaciaire Grimsvötn a montré des signes de réveil ces dernières semaines, mais aucune activité éruptive n’a été observée. Si une éruption devait se produire, elle déclencherait très probablement des inondations glaciaires (jokulhlaups en islandais) avec des restrictions de circulation, en particulier sur la Route n°1 au sud de l’île.

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Beaucoup de volcanophiles auront envie de se rendre en Sicile où l’activité est en ce moment relativement faible, que ce soit sur l’Etna ou le Stromboli.

Aucune anomalie thermique n’a été détectée sur l’Etna où l’activité éruptive observée au printemps dans les différents cratères s’est donc considérablement réduite.

Sur le Stromboli, on recense chaque heure une dizaine d’explosions stromboliennes de faible à moyenne intensité.

La visite de la zone sommitale de ces deux volcans ne peut se faire qu’avec les guides. S’agissant du Stromboli, l’accès ne pouvait se faire que jusqu’à l’altitude 400 mètres ces dernières semaines. Se renseigner auprès du bureau des guides pour la situation du moment.

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Sur l’île de la Réunion, on observe une reprise de la sismicité et de l’inflation sur le Piton de la Fournaise, mais il n’y a pas d’éruption en ce moment. Vous pourrez admirer la superbe vue sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe. Les plus courageux pourront emprunter le sentier qui conduit jusque sur la lèvre du Cratère Dolomieu. Le trajet est un peu long mais ne présente pas de difficultés techniques. Bien suivre les marques blanches au sol et surtout ne pas s’en éloigner en cas de brouillard.

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Impossible de dire aujourd’hui si toutes les liaisons aériennes seront assurées avec l’Amérique

Il n’y a pas de vols pour les Etats-Unis en ce moment. L’épidémie de covid-19 reste très présente dans de nombreux Etats, y compris Hawaii où aucune activité éruptive n’est observée.

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Au Mexique, le Popocatepetl montre son activité habituelle d’émissions de vapeur, ponctuées d’explosions de cendre quand la pression des gaz pulvérise le dôme à l’intérieur du cratère. Il est fortement déconseillé de s’approcher de la zone sommitale à cause du risque de projections. Des touristes se sont déjà fait tuer. De plus le CENAPED demande d’éviter les ravines où des coulées de boue peuvent survenir en cas de fortes pluies.

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Au Guatemala, on observe une petite activité strombolienne au sommet du Pacaya et une coulée de lave d’environ 200 m sur le flanc sud.

Le Fuego reste très actif avec des explosions parfois très fortes dans le cratère. Des avalanches de matériaux peuvent emprunter plusieurs ravines.

L’approche de ces deux volcans est fortement déconseillée par la CONRED, la Coordination nationale pour la prévention des catastrophes au Guatemala.

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En Ethiopie, les images satellitaires montrent que le lac de lave est probablement réapparu dans le cratère sud de l’Erta Ale, mais cette information demande confirmation.

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En Indonésie, le Krakatau est en niveau d’alerte 2. On observe des émissions de vapeur. Il est demandé au public de respecter le rayon de 2 km de sécurité autour du cratère.

Des explosions secouent ponctuellement le dôme de lave dans le cratère du Merapi, en déclenchant des coulées pyroclastiques. Il est demandé de respecter la zone d’exclusion de 3 km ;

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Rien de significatif à signaler sur les volcans du Kamchatka où des explosions peuvent se produire à tout moment et sans prévenir, en particulier sur le Karymsky, le Bezymianny, le Sheveluch et le Klyuchevskoy.

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En Nouvelle Zélande, l’accès à White Island reste interdit, mais on peut visiter les zones hydrothermales de l’Ile du Nord et parcourir le célèbre et magnifique Tongariro Crossing.

(Photos : C. Grandpey)

Découverte de la Fracture n°8 de l’éruption de 2018 du Kilauea (Hawaii) // Discovery of Fissure 8 of the 2018 Kilauea eruption (Hawaii)

Voilà une vidéo comme je les aime. Elle n’est certes pas parfaite d’un point de vue technique mais elle présente une très bonne approche de la Fracture n°8, un des hauts lieux de l’éruption de 2018 sur la Lower East Rift Zone du Kilauea.

Bien que les ayant arpentés à plusieurs reprises, je suis toujours impressionné par l’immensité des champs de lave hawaiiens où il est facile de se perdre, même si le GPS apporte aujourd’hui une aide précieuse à la randonnée. Il y a quelques jours, beaucoup de gens ouvraient de grands yeux devant la quantité de lapilli qui a recouvert les abords du Piton Voulvoul sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) pendant l’éruption du mois d’avril, mais à Hawaii on se trouve à une autre échelle de grandeur.

En visionnant les images de ces immensités de lapilli, j’avais en tête les impressionnantes fontaines et rivières de lave émises par la Fracture n°8. Malheureusement, l’éruption s’est déroulée à huis clos car le public n’a pas été autorisé à admirer le spectacle. La plateforme d’observation promise par les autorités hawaiiennes n’a jamais vu le jour.

Grâce à sa grande fluidité, il a fallu très peu de temps à la lave pour atteindre l’océan. Quelques gros plans confirment que cette lave est très pauvre en silice et on voit également qu’elle a donné naissance à une grande quantité de cheveux de Pélé.

Le gouffre laissé par l’éruption est impressionnant lui aussi. On remarquera les nuages de vapeur qui s’échappent toujours des coulées deux ans après l’éruption. La lave est un excellent auto-isolant et je pense qu’il ne faudrait pas gratter très profond pour atteindre des températures très élevées et peut-être même voir de l’incandescence car les coulées sont épaisses à leur source.

J’imagine aussi que de longs tunnels de lave se cachent sous la surface car ce sont eux qui ont acheminé la lave depuis l’Halema’uma’u et le Pu’uO’o.

La vidéo donne envie d’accompagner son auteur qui appartient  à l’agence ApauHawaiiTours ou est un client de cette agence.

Attention, ces champs de lave sont sur des terres privées et il est préférable d’avoir l’autorisation des propriétaires avant de s’y aventurer.

https://www.youtube.com/watch?v=CA-9V4n7fzA&fbclid=IwAR2TzgBUBXbYdYNPlMV-REjxY8qztve7KTnQu4mRTQ8rUFwL5Utp2KYTbrI

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Here is a video that I like. It is certainly not technically perfect but it presents a very good approach to Fissure n° 8, one of the highlights of the 2018 eruption on Kilauea’s Lower East Rift Zone.
Although I have walked across them several times, I am still impressed by the immensity of the Hawaiian lava fields where it is easy to get lost, even if the GPS now provides a precious hiking assistance. A few days ago, many people opened their eyes wide in front of the quantity of lapilli showered over the area around Piton Voulvoul on Piton de la Fournaise (Reunion Island) during the April eruption, but at Hawaii the scale of magnitude is different.
While viewing the images of the lapilli, I had in mind the impressive fountains and rivers of lava emitted by Fissure n°8. Unfortunately, the eruption took place behind closed doors because the public was not allowed to admire the show. The observation platform promised by the Hawaiian authorities never saw the light of day.
Thanks to its great fluidity, it took the lava very little time to reach the ocean. A few close-ups confirm that this lava is very poor in silica and we can also see that it gave birth to a large amount of Pele’s hair.
The abyss left by the eruption is also impressive. One can notice the vapour clouds that are still emitted by the flows two years after the eruption. The lava is an excellent self-insulator and I think we don’t need to scrape very deep to reach very high temperatures and maybe even see incandescence because the flows are thick at their source.
I also imagine that long lava tunnels are hiding beneath the surface because they are the ones that carried the lava from Halema’uma’u and Pu’uO’o.
On the video, you accompany its author who belongs to the ApauHawaiiTours agency or is one of its patrons..
One should keep in mind that these lava fields are on private land and it is advisable to have the authorization of the owners before venturing there.

https://www.youtube.com/watch?v=CA-9V4n7fzA&fbclid=IwAR2TzgBUBXbYdYNPlMV-REjxY8qztve7KTnQu4mRTQ8rUFwL5Utp2KYTbrI

Vue aérienne de la Fracture n°8 et des volumineuses coulées de lave qui s’en échappent (Crédit photo : USGS / HVO)

Les émissions de SO2 du Kilauea pendant l’éruption de 2018 // Kilauea’s SO2 emissions during the 2018 eruption

L’éruption du Kilauea dans la Lower East Rift Zone (LERZ) en 2018 a libéré d’énormes quantités de dioxyde de soufre (SO2) et l’ensemble de l’archipel hawaïen a parfois été envahi par le brouillard volcanique, ou vog.
Pour mesurer les émissions de SO2, les volcanologues utilisent un spectromètre. L’instrument est généralement installé à bord d’un véhicule ou un avion qui passe sous le panache de SO2 et mesure l’absorption de lumière par le gaz. Plus il y a de SO2, moins la lumière ultraviolette (UV) atteint le spectromètre. En 2018, il y avait tellement de SO2 que le spectromètre pouvait à peine détecter cette lumière, ce qui n’a guère facilité les mesures.
Le spectromètre mesure la lumière UV sur une gamme de longueurs d’onde. Normalement, avec de faibles émissions de SO2, on examine les longueurs d’onde où l’absorption de SO2 est importante, ce qui permet de détecter de très faibles quantités de gaz. En 2018, la situation a été beaucoup plus compliquée car aucune lumière UV n’atteignait l’instrument. Les scientifiques du HVO ont alors examiné une partie du spectre UV où l’absorption de SO2 est 500 fois plus faible, de sorte qu’une certaine quantité de lumière UV restait détectable.
Après avoir traité les mesures dans la nouvelle gamme de longueurs d’onde, les données ont révélé que pendant la majeure partie du mois de juin et début juillet 2018, les fractures dans la LERZ ont émis près de 200 000 t / j (tonnes / jour) de SO2. Ce sont les niveaux d’émission les plus élevés jamais mesurés sur le Kilauea avec le spectromètre UV qui a commencé à être utilisé vers la fin des années 1970. Il se peut que les premières fontaines de lave du Pu’uO’o en 1983, et peut-être l’éruption du Mauna Loa en 1984, aient montré des niveaux de SO2 similaires, mais ces mesures ont probablement souffert de la même sous-estimation que les premières mesures effectuées par le HVO en 2018. Elles avaient alors révélé des émissions de 15000 t / j (tonnes / jour). Malheureusement, les données fournies par le spectromètre des années 1980 ne peuvent pas être traitées de la même manière que les données de 2018.
Les scientifiques du HVO estiment que l’éruption de 2018 a émis plus de 10 Mt (mégatonnes, ou millions de tonnes) de SO2 entre mai et début août. Au cours de ces trois mois, le Kilauea a émis cinq fois plus de SO2 que pendant la seule année 2017. Peu d’éruptions récentes sur Terre ont émis autant de SO2, et lorsqu’elles l’ont fait, il s’agissait généralement d’éruptions explosives majeures sur des stratovolcans.
L’éruption fissurale de l’Holuhraun (Islande) en 2014 également émis environ 10 Mt de SO2, mais en 6 mois, et non 3 comme le Kilauea. À titre de comparaison, la plus grande éruption volcanique du siècle dernier, celle du Pinatubo (Philippines) en 1991, n’a émis que deux fois plus de SO2 que celle du Kilauea en 2018, mais de manière explosive en une seule journée.
Depuis la fin de l’éruption de 2018, le Kilauea a émis beaucoup moins de SO2. Fin 2018, les émissions étaient d’environ 30 t / j au sommet et sur le Pu’uO’o, et presque nulles dans la LERZ. Début 2019, le Pu’uO’o a retrouvé des niveaux proches de zéro. Bien que du SO2 se dissolve dans l’eau du lac dans le cratère de l’Halema’uma’u, les niveaux d’émission de SO2 en ce moment sont les plus bas observés sur le Kilauea depuis plus de 30 ans.
Source: USGS / HVO.

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Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ) eruption in 2018 released huge amounts of sulphur dioxide (SO2) and the whole Hawaiian archipelago was sometimes invaded by the volcanic fog, or vog.

To measure SO2 emission rates, volcanologists use a spectrometer. The instrument is mounted to a vehicle or aircraft, which passes under the SO2 plume and measures the absorption of sunlight by SO2 overhead. The more SO2, the less ultraviolet (UV) light reaches the spectrometer. In 2018, there was so much SO2 that the spectrometer could barely detect any UV light at all, which made it difficult to determine the exact amount of gas overhead.

The spectrometer measures UV light over a range of wavelengths. Normally, with low SO2 emissions, one examines wavelengths where SO2 absorption is significant, which allows to detect even very small amounts of gas. But 2018 was different as nearly no light was reaching the instrument. HVO scientists examined a part of the UV spectrum where SO2 absorption is 500 times weaker, so some UV light would still be detectable.

After re-processing all measurements in the new wavelength range, the data revealed that for much of June and early July of 2018, fissures in the LERZ emitted nearly 200,000 t/d (tonnes/day)of SO2. These are the highest SO2 emission rates measured at Kilauea using the UV spectrometer technique, which began in the late 1970s. Early Pu’uO’o high lava fountains, and perhaps Mauna Loa’s 1984 eruption, may have had similar emission rates, but those measurements likely suffered from the same underestimation as HVO’s initial 2018 analyses which revealed emissions of 15,000 t/d (tonnes/day). Unfortunately, because of older spectrometer technology, data from the 1980s cannot be reprocessed in the same way as 2018 data.

HVO scientists now estimate that the 2018 eruption emitted over 10 Mt (megatonnes, or millions of tonnes) of SO2 between May and early August. In those three months alone, Kilauea emitted five times the SO2 it emitted in the year 2017. Few recent eruptions on Earth have released that much SO2, and when they do, they are generally large explosive eruptions at stratovolcanoes.

Most similar to Kilauea’s eruption was the 2014 Holuhraun fissure eruption in Iceland, which also emitted about 10 Mt of SO2, though in 6 months rather than just 3. For comparison, the largest volcanic eruption of the past century, Mount Pinatubo in the Philippines in 1991, only released about twice the SO2 mass of Kilauea’s 2018 eruption, albeit explosively on a single day.

Since the extremely high emissions in 2018 ended, Kilauea has been releasing far less SO2. By late 2018, SO2 emissions were about 30 t/d at the summit and Pu’uO’o, and near-zero in the LERZ. By early 2019, Pu’uO’o had dropped to near-zero levels as well. Though some additional SO2 is dissolving into the new lake in Halema‘uma‘u Crater, current emission rates are the lowest that have been observed at Kilauea in over 30 years of measurements.

Source: USGS / HVO.

Emissions de SO2 au sommet du Kilauea et sur l’East Rift Zone (Photos : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’Etna (Sicile) reste actif avec, de temps en temps, des épisodes stromboliens. L’un d’eux a été observé au Nouveau Cratère SE (NCSE) à 02:12 (UTC) le 22 mai 2020, avec le passage momentané au Rouge de l’alerte aérienne. L’événement a produit un nuage de cendres qui s’est élevé jusqu’à 4,5 km au-dessus du niveau de la mer.
L’activité strombolienne se poursuit également dans la Voragine, avec des émissions périodiques de cendres.
L’amplitude du tremor a légèrement augmenté au cours de l’épisode éruptif au NCSE, mais les mesures de déformation du sol ne montrent pas de variations significatives.
Source: INGV.

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 Le Kilauea (Hawaï) n’est pas en éruption. Son niveau d’alerte reste à « Normal ». Les données de surveillance montrent niveaux normaux de sismicité et de déformation du sol, de faibles taux d’émissions de SO2. On n’a observé que de rares modifications géologiques depuis la fin de l’éruption en septembre 2018. La mare d’eau au fond de l’Halema’uma’u continue de s’étendre et de s’approfondir lentement.
Le Mauna Loa (Hawaï) n’est pas en éruption lui non plus et son niveau d’alerte reste  à ADVISORY (surveillance conseillée). Ce niveau d’alerte ne signifie pas qu’une éruption est imminente ou va se produire à court terme.

Des séismes de faible amplitude sont régulièrement enregistrés sous la zone sommitale du volcan. La plupart d’entre eux se produisent à des profondeurs inférieures à 8 km. Les mesures GPS montrent une augmentation lente de l’inflation sommitale, signe de la poursuite de l’alimentation du système magmatique superficiel du volcan.
Source: HVO.

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Le 25 mai 2020, un panache de cendres du Karymsky (Kamchatka) était visible sur les images satellites, ce qui a incité le KVERT à élever à l’Orange la couleur de l’alerte aérienne. L’activité explosive du 27 mai a généré des panaches de cendres qui ont atteint 5 km au-dessus du niveau de la mer.
La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur l’Ebeko, le Klyuchevskoy et le Sheveluch.
Source : KVERT.

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L’incandescence reste visible de nuit au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Des événements explosifs envoient régulièrement des matériaux incandescents et des panaches de cendres à plusieurs centaines de mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle à 5 niveaux).

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L’activité éruptive reste intense sur le Fuego (Guatemala). Dans la soirée du 20 mai 2020, une nouvelle coulée de lave a parcouru 300 m dans la ravine Ceniza. Les explosions produisent des ondes de choc et des panaches de cendres qui s’élèvent à environ 1 km au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs sont encore observées dans plusieurs ravines.
Source: INSIVUMEH.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru (Indonésie). Les blocs de lave qui se détachent de l’extrémité des coulées parcourent 400 à 700 m dans la ravine Kembar sur le flanc sud du volcan. Les panaches de cendres montent à 200-500 m au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.

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En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo intéressante montrant le cratère Voulvoul édifié par la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Le document d’Alain Bertil montre l’épaisse couche de lapilli qui recouvre la zone éruptive. On peut voir que la lave en éruption était très fluide, avec de grandes quantités de soufre. Cette fluidité explique également les impressionnants écheveaux de cheveux de Pelé observés sur toute la zone sommitale et même au-delà. De grandes fractures concentriques tranchent le sol autour du nouveau cratère et continuent à émettre de petits panaches de vapeur. Bien que l’éruption se soit produite il y a plus d’un mois, on peut encore entendre dans le sol le bruit émis par le refroidissement de la lave.
https://youtu.be/XmutcGPT0ZU

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Here is some news of volcanic activity around the world.

 Mt Etna (Sicily) remains active with occasional strombolian episodes. One of them was observed at the New Southeast Crater (NSEC) at 02:12 UTC on May 22nd, 2020, forcing authorities to momentarily raise the Aviation Colour Code to Red. The event produced an ash cloud that rose up to 4.5 km above sea level.

Strombolian activity continues at Voragine with periodic ash emissions.

Volcanic tremor amplitude slightly increased during the increase in activity at the NSEC, but ground deformation measurements do not show any significant variations.

Source : INGV.

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Kilauea (Hawaii) is not erupting. Its Alert level remains at NORMAL. The monitoring data show typical rates of seismicity and ground deformation, low rates of SO2 emissions and only minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018. The water lake at the bottom of Halema‘uma‘u continues to slowly expand and deepen.

Mauna Loa (Hawaii) is not erupting and remains at Volcano Alert Level ADVISORY. This alert level does not mean that an eruption is imminent or going to happen in the short term.

Small-magnitude earthquakes are regularly recorded beneath the volcano’s summit area. Most of them occur at shallow depths less than 8 km. GPS measurements show slowly increasing summit inflation consistent with magma supply to the volcano’s shallow storage system.

Source: HVO.

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On May 25th, 2020, an ash plume from Karymsky (Kamchatka) was visible in satellite images, prompting KVERT to raise the Aviation Colour Code to Orange. Explosive activity on May 27th generated ash plumes that rose up to 5 km above sea leval.

The Aviation Colour Code remains at Orange on Ebeko, Klyuchevskoy, and Sheveluch.

Source: KVERT.

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Incandescence can still be seen at night at Sakurajima’s Minamidake Crater (Japan). Explosive events send amincandescent material and ash plumes several hundred metres above the crater. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale).

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Activity is still high at Fuego (Guatemala). In the evening of May 20th, 2020, a new lava flow travelled 300 m down the Ceniza drainage . Explosions produce shock waves and ash plumes that rise about 1 km above the summit. Avalanches of blocks are still observed in several drainages.

Source: INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues at Semeru (Indonesia). Incandescent material from the ends of lava flows descends 400-700 m in the Kembar drainage (on the S flank). Ash plumes rise 200-500 m above the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside a 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

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By clicking on the link below, you will see an interesting video showing the Voulvoul Crater built by the last eruption of Piton de la Fournaise (Ile de la Reunion). Alain Bertil’s document shows the thick layer of lapilli that covers the eruptive area. One can see that the erupted lava was very fluid, with large amounts of sulphur. This fluidity also accounts for the huge volumes of Pele’s hair that were observed all over the summit area. Large cracks can be seen around the new crater, still emitting small steam plumes. Although the eruption occurred more than a month ago, one can still hear in the ground the noise made by the cooling of the lava.

https://youtu.be/XmutcGPT0ZU

Vue du Piton Voulvoul (image issue de la vidéo)