Eruption en Islande…enfin ! // An eruption has started in Iceland…at last !

19 mars – 23 heures : Le Met Office islandais indique ce soir qu’une éruption a débuté à Fagradalsfjall. On attend plus de détails sur cet événement. Au vu des images fournies par l’une des webcams, il semble s’agir d’une éruption fissurale, mais il est l’heure d’aller dormir. La suite demain. Bonne nuit!

°°°°°°°°°

20 mars – 7 heures : L’éruption a commencé dans la Geldingadalur (vallée de Geldinga), juste à l’est du mont Fagradalsfjall, à une trentaine de kilomètres de Reykjavik, vers 20h45 (GMT). C’est la première éruption sur la péninsule de Reykjanes en près de 800 ans. Les volcanologues locaux disent que ce n’est «qu’une petite éruption effusive». La lave s’écoule lentement d’une fissure de 700 mètres de long située au-dessus du dyke qui s’était formé ces dernières semaines. Aucune population n’est menacée. En particulier, les habitants de Grindavík ne sont pas en danger. La direction du vent est favorable et l’éruption ne se situe as à proximité de cette localité. Le trafic aérien à l’aéroport de Keflavik a été momentanément interrompu au début de l’éruption.

On observe deux coulées de lave. La plus longue suit la Geldingadalur, l’autre se dirige vers Nátthagi. L’extrémité sud de la coulée se trouve à environ 2,6 km de la route qui traverse l’extrémité sud de la péninsule.

Les autorités ont une certaine inquiétude à cause des gaz (on en parle enfin !) qui sont poussés vers l’est par le vent. Le panache de gaz devrait atteindre Þorlákshöfn. Les gens sont priés de fermer les fenêtres et de rester à l’intérieur des maisons.

Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

A noter que le 18 mars 2021 les scientifiques disaient n’entrevoir aucun signe de diminution de l’activité sismique, ni aucun signe montrant que le dyke se rapprochait de la surface. Selon eux, une éruption n’était pas « imminente »….

°°°°°°°°

8 heures : Rien de très nouveau. Les autorités islandaises ont prévu un survol du site éruptif en hélicoptère. A noter un déclin du tremor éruptif. Au vu de la faible pression qui animait le dyke, pas sûr que cette éruption dure très longtemps. Mais, comme les volcanologues islandais, je peux me tromper!

Source: Garde côte islandaise

°°°°°°°°°°

11h30: Les images de la webcam montrent actuellement que l’éruption effusive se déroule tranquillement dans la Geldingadalur. La pression des gaz et le débit de lave ne semblent pas très élevés. Il n’y a aucun danger pour les zones habitées. La ville côtière de Grindavík est la plus proche du site éruptif et en est distante d’une dizaine de kilomètres au sud-ouest.

Lorsque l’éruption a commencé hier soir, la couleur de l’alerte aérienne pour la péninsule de Reykjanes est passée au Rouge, ce qui signifie qu’une éruption est en cours. Des restrictions supplémentaires ont été mises en place, notamment la fermeture de Reykjanesbraut, la route principale qui relie la région de la capitale à Reykjanesbær et l’aéroport international de Keflavík.

°°°°°°°°°°

13h00 (heure française): Dans sa dernière mise à jour (11h10, heure locale), le Met Office islandais (OMI) confirme que l’éruption est considérée comme mineure à l’heure actuelle et que l’activité volcanique a quelque peu diminué depuis hier soir. La fissure éruptive présente une longueur de 500 – 700 m. La lave a couvert une superficie de moins de 1 km2 et d’environ 500 m de largeur. Les fontaines de lave sont petites et les coulées ne présentent pas de danger particulier. L’activité sismique est faible et reste confinée à la région de Fagradalsfjall. Il n’y a pas d’émissions de cendres et la pollution par les gaz ne devrait pas gêner les personnes, sauf si elles se trouvent à proximité immédiate de la source de l’éruption.

La couleur de l’alerte aérienne pour l’aéroport de Keflavik a été abaissé à Orange car il n’y a pas de danger imminent pour l’aviation. Reykjanesbraut – la route principale entre la région de Reykjavik et Reykjanesbær et l’aéroport de Keflavík est à nouveau ouverte. Cependant, Suðurstrandarvegur, la route qui longe la côte sud de la péninsule de Reykjanes est fermée entre Grindavík et Þorlákshöfn. D’autres routes et pistes non goudronnées à proximité immédiate du site éruptif sont également fermées.

Source: OMI.

L’éruption avec un insert montrant la sismicité dans la région.

°°°°°°°°°°

19 heures : L’éruption se déroule de manière stable ce soir. Bien qu’elle ait ralenti depuis la sortie de la lave le 19 mars dans la soirée, les volcanologues locaux reconnaissentt qu’il est difficile de dire exactement quelle forme l’activité prendra dans les jours et les mois à venir. Il existe de nombreux scénarios possibles. Il y en a toutefois un qui n’est plus à l’ordre du jour : c’est qu’il n’y aura pas d’éruption!

Le site éruptif ce soir. Il est intéressant de comparer cette capture d’écran de la webcam avec celles de ce matin. La surface occupée par la lave a certes progressé, mais on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’une éruption majeure.

°°°°°°°°°°

A l’attention des personnes qui voudraient assister à l’éruption, à condition que les autorités islandaises en autorisent l’accès.

Le gouvernement islandais a indiqué que toutes les personnes qui ont été vaccinées contre le coronavirus sont autorisées à entrer en Islande sans subir de mesures à la frontière, telles que des tests et l’auto-isolement.

À partir du 18 mars 2021, les citoyens de pays tiers, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, seront également exemptés des mesures.

Jusqu’à présent, les règles d’exemption ne s’appliquaient qu’aux personnes qui étaient en mesure de ptrésenter des certificats de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, mais à partir de maintenant, les règles seront appliquées de la même manière à toute personne fournissant la preuve d’une vaccination complète, avec un vaccin qui a été certifié par l’Agence européenne du médicament.

Les passagers qui n’ont pas été vaccinés doivent présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures avant de monter à bord d’un avion à destination de l’Islande. Attention !: L’obligation d’un test PCR négatif s’ajoute à l’obligation pour les passagers à l’arrivée de subir un double contrôle et une quarantaine de 5 à 6 jours entre les tests.

——————————-

March 19th – 11 pm : The Icelandic Met Office has indicated that an eruption has started at Fagradalsfjall. More details as soon as possible. Judging from the images provided by a webcam, it seems to be a fissure eruption, but it’s time to go to bed. More news tomorrow. Good night!

°°°°°°°°°°

March 20th – 7:00 am : The eruption started in Geldingadalur, just east of  Mount Fagradalsfjall, about 30 km from Reykjavik, about 08:45pm (GMT). It is the first eruption on the Reykjanes peninsula in nearly 800 years. Local volcanologists say it is “just a small, effusive eruption.” Lava is flowing slowly from a 700-metre-lon fissure located over the magma dyke that had formed during the past weeks. No population is under threat. In particular, the residents of Grindavík are not at risk. The wind direction is favorable, and the distance to the eruption is long. Air traffic was momentarily halted at Keflavik airport at the start of the eruption.

The eruption is producing two lava flows. The larger one flows into Geldingadalur valley, the other one flows toward Nátthagi. The southern end of the lava flow is around 2.6 km from the road across the southern end of the peninsula.

However, there is some concern about volcanic gases being blown toward the east by the wind. The gas plume is expected to extend as far as Þorlákshöfn. People are asked to close windows and stay indoors.

Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

It should be noted that on March 18th, 2021 Icelandic volcanologists saw neither signs of the seismic activity abating, nor any sign of the magma dyke moving closer to the earth’s surface. An eruption was not considered as »imminent »…

°°°°°°°°°°

8 am: Icelandic authorities have planned a helicopter flight over the eruptive site. One can observe a decrease in the eruptive tremor. In view of the low pressure which animated the dyke, this eruption might not last very long. But, like Icelandic volcanologists, I could be wrong!

°°°°°°°°°°

11:30: The webcam images currently show that the effusive eruption is going on quietly at Geldingadalur. Gas pressure and the lava output do not seem very high. There is no danger to populated areas. The coastal town of Grindavík is the closest municipality to the eruption site. It is located approximately 10 km to the southwest.

When the eruption started last night, the aviation colour code for the Reykjanes Peninsula was elevated to Red, signifying an eruption in progress. Additional domestic restrictions have been put in place, including the closure of Reykjanesbraut – the main road from the capital region to Reykjanesbær and the international airport at Keflavík.

°°°°°°°°°°

1:00 pm (French time): In its latest update (11 :10 am, local time), the Icelandic Meteorological Office (IMO) confirms that the eruption is considered small at this stage and the volcanic activity has somewhat decreased since yesterday evening. The eruptive fissure is about. 500 – 700 m long. Lava has covered an area is less than 1 km2 and about 500 m wide. Lava fountains are small and lava flows are currently a very local hazard. Seismic activity is low and remains confined to the Fagradalsfjall area. There are no ash emissions and the current gas pollution is not expected to cause much discomfort for people except close up to the source of the eruption.

The aviation colour code for Keflavik airport has been lowered to Orange as there is no imminent hazard for the aviation. Reykjanesbraut – the main road between the Reykjavik area and Reykjanesbær and Keflavík airport is open again. However, Suðurstrandarvegur, the road along the south coastline of the Reykjanes peninsula is closed between the two coastal towns Grindavík and Þorlákshöfn. Other roads and unpaved tracks in the close vicinity of the eruption site are also closed.

Source : IMO.

°°°°°°°°°°

7:pm: The eruption is going on in a stable way this evening. Though it has slowed since it began on March 19th in the evening, local volcanologists admit it is difficult to say exactly what shape the activity will take in the coming days and months. There are many possible scenarios. There is just one scenario that has become obsolete : it is that there won’t be an eruption!

°°°°°°°°°°

To the attention of the persons who intend to go to Iceland to watch the eruption, provided they are authorized to visit the eruptive site by Icelandic authorities.

The Government of Iceland has announced that all persons who have been vaccinated against Coronavirus will be permitted to enter Iceland without undergoing any border measures, such as testing and self-isolation.

Starting on March 18th, 2021, citizens of third countries, including the UK and USA, will be exempt from the measures as well.

So far, the exemption rules have only been applied to persons who presented certificates from European Union and European Economic Area, but from now on, the rules will be applied equally to everyone providing evidence of complete vaccination, with a vaccine that has been certified by the European Medical Agency.

Passengers who have not been vaccinated require a negative PCR test before boarding an aircraft to Iceland, taken within 72 hours of departure. Note: the negative PCR test requirement is in addition to the requirement for arriving passengers to undergo double screening and 5-6 days quarantine between tests.

 

Péninsule de Reykjanes (Islande) : Et si on parlait des gaz ?

Après la non demande en mariage du regretté Georges Brassens, voici la non éruption dans la péninsule islandaise de Reykjanes. Les scientifiques, volcanologues et autres, ne comprennent pas pourquoi le magma joue les timides et pourquoi la lave n’arrive par à montrer son nez à la surface.

Tout ce beau monde scientifique est à l’affût et guette les moindres réactions des instruments, qu’ils s’appellent sismomètres, tilrmètres ou satellites. Ces derniers semblent confirmer la présence d’une intrusion magmatique active, mais au final, l’éruption tant espérée se fait attendre

On nous parle beaucoup de sismicité et de déformation mais, assez étrangement, les mesures de gaz sont aux abonnés absents. Pourtant, s’il y a  présence et déplacement de magma, il y a forcément des émissions de gaz. En tout cas, elles ne sont jamais mentionnées dans les différents articles relatifs à la situation sur la Péninsule de Reykjanes.

En tazieffien convaincu, j’ai toujours accordé de l’importance aux gaz qui sont le moteur des éruptions. Sans eux, la lave ne pourrait pas percer la surface. Les sites hydrothermaux et autres émanations gazeuses sont nombreux dans la Péninsule de Reykjanes, mais personne ne parle de la fluctuations et de la composition des gaz.

A une époque, j’ai effectué des observations sur les émanations gazeuses sur les basses pentes de l’Etna car les géochimistes de l’Institut des Fluides de Palerme m’avaient expliqué que les gaz des basses pentes étaient de bons indicateurs du comportement éruptif du volcan. Les variations de hélium en particulier méritaient d’être prises en compte. Vous trouverez un résumé de mes observations sous l’entête de ce blog.

Je pense donc qu’il serait souhaitable de s’attarder  plus que le font les scientifiques islandais sur l’évolution de la composition des gaz sur la péninsule et, en particulier, voir si certains s’échappent des fractures que les séismes ont ouvertes ces derniers temps.

Site hydrothermal à proximité de Krisuvik (Photo : C. Grandpey

L’éruption de 1783 du Laki (Islande) dans les archives paroissiales

Le 8 juin 1783, une fissure de 27 kilomètres de long déchire le paysage islandais. C’est le point de départ d’une éruption qui durera jusqu’au 7 février 1784. Elle a produit 14,7 kilomètres cubes de lave qui ont recouvert une superficie de 599 kilomètres carrés. La fissure est ponctuée de quelque 140 cratères, évents et de cônes orientés dans une direction SO-NE, celle du rift qui tranche l’Islande dans son ensemble.

Cette lave a menacé de nombreux Islandais, leurs animaux et leurs biens. L’éruption a produit de grandes quantités de gaz et de cendres. Ces dernières, très riches en fluor, ont empoisonné les champs, les prairies et les étangs. 50 % des bovins, 79 % des ovins et 76 % des chevaux ont péri entre 1783 et 1785.

L’éruption a également profondément affecté la vie de la population, avec la famine de la brume, ou Móðuharðindin. Le régime alimentaire islandais de l’époque était principalement basé sur la viande et le poisson, de sorte que les retombées de cette éruption ont été catastrophiques. En 1785, environ 20 % de la population islandaise était morte de faim, de malnutrition ou de maladie.

Cette éruption est remarquable par ses impacts bien au-delà de l’Islande. Les gaz – surtout le dioxyde de soufre (SO2) – ont été transportés en Europe par le jet-stream et le SO2 est apparu sous la forme d’un brouillard sec à odeur de soufre. Les populations en Europe ignoraient qu’une éruption volcanique s’était produite en Islande au même moment et que c’était cet événement qui causait ce brouillard sec inhabituel. Une autre caractéristique de l’été 1783 a été la coloration  rouge sang du ciel au coucher et au lever du soleil.

Par sa durée, le brouillard sec a pu avoir des effets négatifs sur la végétation et la santé humaine en Europe continentale. Plusieurs plantes se sont fanées, les feuilles ont changé de couleur et certains arbres ont perdu leurs feuilles. Le brouillard sec a frappé plus durement les personnes souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques préexistants. Dans plusieurs régions, les gens se sont plaints de douleurs aux yeux.

Différentes explications ont été données par la population pour expliquer le temps inhabituel de 1783. La plus populaire pour justifier la présence du brouillard sec tournait autour des nombreux séismes qui ont semblé se produire tout au long de l’année : En février et mars 1783, une séquence de cinq très forts tremblements de terre a secoué la Sicile et la Calabre, faisant environ 30 000 victimes. D’autres séismes se sont produits pendant l’été. Ainsi, le 6 juillet, un tremblement de terre a secoué une partie de la France et a été ressenti en Franche-Comté, dans le Jura, en Bourgogne et à Genève. Il n’a pas fait beaucoup de dégâts, mais il s’est produit alors que le brouillard sec était encore dense et étendu.

Ces rapports de séismes ont donné foi à l’idée d’une  «  révolution souterraine  » reliant entre eux les  événements en Islande et en Calabre. On croyait que les volcans du monde entier étaient reliés par des canaux souterrains. On a également rapporté qu’un brouillard sec s’était formé juste avant le premier séisme en Calabre, faisant craindre que ce brouillard sec ne soit qu’un présage pour un grand tremblement de terre à venir.

Un fidèle lecteur de mon blog – que je remercie très sincèrement – vient de me faire parvenir plusieurs pages des archives paroissiales du village de Canet (Aude) où il est fait allusion à cette période tourmentée de 1783 -1784. En voici un extrait :

« Il a paru dans les jours de cette année un phénomène aussi rare qu’inexplicable ; il a excité la curiosité des savants et des plus habiles astronomes dans les villes les mieux instruites ; mais c’est en vain qu’on a cherché à deviner l’énigme. Le temps seul nous l’a appris et jusqu’à ce moment, le peuple a été dans la frayeur sur un événement qui paraissait (…..) des plus grands malheurs ! Voici le fait :

Le soleil, tant à son lever qu’à son coucher parut comme obscurci, la terre était alors couverte comme d’une fumée qui empêchait les personnes de pouvoir se connaître à vingt pas, quelquefois même il était impossible de s’apercevoir. Cet état durait jusque sur les sept heures du matin, le soleil reprenait alors la clarté naturelle et les nuages qui couvraient toute la terre se dissipaient. Vers les cinq heures du soir les mêmes nuages réapparaissaient, le soleil s’obscurcissait et disparaissait ainsi de notre hémisphère. Ce n’était que quelques heures après que le soleil s’était couché que les nuages disparaissaient aussi. Ce phénomène dura jusque vers la fin du mois d’août sans qu’on peut découvrir ce qu’il pouvait nous annoncer. Chacun se livrait à des conjonctures, les uns voulaient que ce fut le pronostic de quelques maladies contagieuses que nous aurions dans le pays, les autres prétendirent que nous aurions quelque fort tremblement de terre. D’autres enfin moins craintifs disaient que c’était la faute du tremblement de terre qui était arrivé il n’y avait pas longtemps à Messine. Ce tremblement fut si fort que toute la ville de Messine à l’exception d’un couvent de Cap(?) fut engloutie et les habitants par conséquent ensevelis dans les ruines. Il y a des maisons de campagne assez près de cette malheureuse ville qui furent transportées à quelques distances de leur sol. Les rivières changèrent de lit et il n’y eut que très peu d’habitants qui à la première secousse arrivèrent à courir dans les champs qui furent sauvés. »

On retrouve dans ces écrits paroissiaux du sud de la France nombre d’événements mentionnés par les historiens qui ont étudié l’époque autour l’éruption islandaise du Laki, en particulier la référence aux séismes qui se sont produits en Calabre et en Sicile.

Péninsule de Reykjanes (Islande): le magma sortira-t-il ? // Will magma erupt or not ?

L’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes a marqué le pas le 16 mars 2021, mais de nouvelles images InSAR indiquent que le dyke magmatique continue de progresser à une profondeur qui se situe toujours à environ 1 km sous la surface.

Les nouvelles images satellites montrent qu’au cours de la semaine écoulée, la croûte terrestre de chaque côté du dyke s’est écartée d’une vingtaine de centimètres. Cette poussée a provoqué des fissures le long de la route qui longe la côte sud de la péninsule. Les conducteurs sont priés d’être prudents.

Les scientifiques considèrent toujours le secteur de Nátthagi, juste au sud du Fagradalsfjall, comme le point le plus probable de sortie de la lave si une éruption doit avoir lieu. La Preotection Civile travaille sur un plan d’urgence en cas d’éruption. Les pelleteuses et les bulldozers sont prêts à intervenir pour protéger les infrastructures telles que les routes ou les zones habitées. Cependant, il n’est pas prévu que ces équipements creusent des fossés pour détourner la lave afin de sauver les routes, car ces dernières sont relativement faciles à reconstruire. Toutefois, si une éruption menaçait les centrales électriques ou les localités de la région, cette option serait envisagée.

Si une éruption se produit à Nátthagi, il est peu probable qu’elle menace les zones habitées ou les centrales électriques. Un géophysicien du Met Office islandais explique qu’il y a encore des signes évidents que le magma est en mouvement et que le calme actuel de la sismicité ne signifie probablement pas la fin de l’essaim dans la péninsule de Reykjanes.

Source: Iceland Review. .

————————————————

While the seismic activity on the Reykjanes eninsula was less strong on March 16th, 2021 than it has been for the past few weeks, new InSAR images indicate that the magma dike keeps growing at a similar depth as before, about 1 km underneath the surface.

The new satellite images indicate that over the past week, the earth’s crust on either side of the dike has been pushed apart by about 20 cm. The shifts in the land have caused cracks alongside the nearby road along the south coast of the peninsula. Drivers are asked to be careful.

Scientists still consider Nátthagi, just south of Mt Fagradalsfjall the most likely point of eruption and the Department of Civil Defense and Emergency Response is working on a contingency plan if an eruption were to occur. Excavators and bulldozers are ready to be used to protect infrastructure in the area such as roads or inhabited areas. However, they likely wouldn’t risk digging ditches to redirect lava to save roads, as roads are relatively easily reconstructed, but if an eruption threatens powerplants or towns in the area, this option is available.

If an eruption occurs in Nátthagi, it is unlikely to threaten inhabited areas or power plants.

A geophysicist at the Icelandic Met Office explains that that there are still clear signs that magma is on the move and that today’s comparative calm in seismicity does not probably mean the end of the Reykjanes Peninsula earthquake swarm.

Source: Iceland Review.

Source : Icelandic Road and Coastal Administration