Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une explosion majeure a eu lieu à Stromboli (Italie) à 14h17 (UTC) le 6 octobre 2021. Le volcan a éjecté une quantité importante de matériaux pyroclastiques qui a dépassé la terrasse cratèrique et est retombée jusque sur la zone du Pizzo et de la Sciara. del Fuoco, en descendant jusqu’à la côte. Un petit débordement de lave a également été observé dans la zone cratèrique Nord. Aucun changement significatif n’a été détecté dans la déformation du sol.
Source : INGV.

Source: INGV

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L’éruption du Cumbre Vieja (La Palma) continue de manière intense à La Palma (Iles Canaries). Elle a débuté le 19 septembre 2021 et cela fait donc presque 3 semaines que le volcan projette des nuages de cendre et déverse des coulées de lave destructrices. Personne ne sait, bien sûr, pendant combien de temps l’éruption est susceptible de durer. De nouvelles structures sont détruites chaque jour et les bananeraies subissent de gros dégâts. Les agriculteurs sont inquiets pour le réseau d’irrigation des bananeraies et des équipements de dessalement de l’eau de mer vont être installés dans les prochains jours.

Le 7 octobre, une coulée de lave s’est détachée de la coulée principele et cause à nouveau des dégâts dans les bananeraies en se dirigeant vers la mer.

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Les scientifiques islandais se posent beaucoup de questions sur les causes de la sismicité actuelle dans la Péninsule de Reykjanes. Comme je l’ai écrit précédemment, ils ne savent pas si les séismes enregistrés ces derniers jours annoncent la fin de l’éruption de Fagradalsfjall ou s’ils sont liés au réajustement de plaques tectoniques. Une autre hypothèse serait que le magma exerce encore suffisamment de pression pour percer la surface dans la région de Keilir. Pour le moment, il n’y a plus d’activité sur le volcan de Fagradalsfjall qui se contente de dégazer.
On peut remarquer qu’il y a une distance de 7,4 km à vol d’oiseau entre Keilir et l’éruption de Fagradalsfjall. Si une éruption démarrait à Keilir, la lave s’écoulerait vers le nord et pourrait rapidement traverser la route de Keflavík avant de terminer sa course dans la mer. Ce serait un problème car cette route relie la capitale et une grande partie de l’Islande à l’aéroport international et aux villes de l’ouest de la Péninsule de Reykjanes. Mais nous n’en sommes pas là. La sismicité a eu tendance à se calmer au cours des dernières heures.

De nouvelles webcams sont orientées vers le secteur de Keilir:

https://www.youtube.com/watch?v=_BGUNkpAYfo

https://www.youtube.com/watch?v=3ht_Pmviamg

 

Vue du cratère du Fagradalsfjall le 6 octobre 2021 (capture écran webcam)

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Le niveau d’alerte a été abaissé à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne à Orange sur le Kilauea (Hawaii) où l’éruption se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. Aucune activité significative n’a été observée dans l’East Rift Zone du Kilauea. La lave continue de jaillir de deux bouches sur le plancher et dans la paroi ouest du cratère. La surface du lac de lave s’élève lentement, d’environ un ou deux mètres par jour. Elle a grimpé d’environ 31 mètres depuis le début de l’éruption. Elle se trouve à environ 774 mètres d’altitude. La source ouest reste la plus active avec des fontaines de lave atteignant 20 mètres de hauteur. En raison de l’emplacement des bouches actives, la surface du lac de lave n’est pas uniforme; les zones plus proches des bouches actives sont plus élevées qu’ailleurs sur le lac. Les émissions de SO2 restent élevées avec environ 7 000 à 9 000 tonnes par jour. La sismicité reste élevée mais stable. Les inclinomètres au sommet du Kilauea continuent d’enregistrer une déflation régulière du volcan.
Source : HVO.

Vue du cratère de l’Halema’uma’u le 4 octobre 2021 (Crédit photo: HVO)

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Une hausse d’activité a été observée dans le cratère de La Fossa à Vulcano (Iles Eoliennes), avec modifications des paramètres géophysiques et géochimiques, ainsi qu’une hausse de la températures des fumerolles. En conséquence, le Maire de Lipari a publié une ordonnance réduisant l’accès au volcan, avec accompagnement obligatoire de guides autorisés.  

Photo: C. Grandpey

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Confirmation du retour de la lave au fond du Nyiragongo (RDC).

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A major explosion took place at Stromboli (Italy) at 14:17 (UTC) on October 6th, 2021. The volcano ejected a significant amount of pyroclastic material that went beyond the crater terrace, and fell over the area of the Pizzo and the Sciara del Fuoco, rolling down to the coastline. A small lava overflow was also observed in the North crater area. No significant changes in soil deformation have been detected.

Source: INGV.

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The eruption of Cumbre Vieja (La Palma) continues intensely in La Palma (Canary Islands). It began on September 19th, 2021 and it has been almost 3 weeks since the volcano has been producing clouds of ash and pouring destructive lava flows. No one knows, of course, how long the eruptionis likely to last. New structures are being destroyed every day and the banana plantations are taking a heavy toll. Farmers are worried about the banana plantation irrigation network and seawater desalination equipment will be provided in the coming days.

On October 7th, a new lava flow moved away from the main flow and caused new damage to the banana plantations while travelling to the sea (see video above).

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Icelandic scientists have many questions about the causes of the current seismicity in the Reykjanes Peninsula. As I put it previously, they do not know if the earthquakes recorded in recent days herald the end of the Fagradalsfjall eruption or if they are related to the readjustment of tectonic plates. Another hypothesis would be that magma still exerts enough pressure to pierce the surface in the Keilir region. For the moment, there is no more activity on the Fagradalsfjall volcano which is only degassing.
There is a distance of 7.4 km as the crow flies between Keilir and the eruption of Fagradalsfjall. If an eruption were to start at Keilir, the lava would flow northward and could quickly cross the Keflavík road before ending its course in the sea. This would be a problem as this road connects the capital and much of Iceland. to the international airport and to towns in the western part of the Reykjanes Peninsula. Seismicity has tended to subside over the past few hours.

News webcams are monitoring the Keilir area:

https://www.youtube.com/watch?v=_BGUNkpAYfo

https://www.youtube.com/watch?v=3ht_Pmviamg

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The alert level has been lowered to Watch and the aviation color code to Orange on Kilauea (Hawaii) where the eruption continues in Halema’uma’u Crater. No unusual activity has been noted in the Kilauea East Rift Zone. Lava continues to erupt from two vents along the floor and western wall of the crater. The surface of the lava lake rises slowly, by about one or two metres per day. It has risen about 31 metres since the start of the eruption. It lies about 774 metres above sea level. The west vent continues to be the most vigorous source with lava fountains up to 20 metres high. Due to the location of vents, the lava lake is not level across its surface; areas closer to vents are higher in elevation. SO2 emission rates remain high at about 7,000 – 9,000 tonnes per day. Seismicity remains elevated but stable. Summit tiltmeters continue to record deflationary tilt.
Source: HVO.

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An increase in activity has been observed at La Fossa di Vulcano (Aeolian Islands) with changes in the geophysical and geochemical parameters, as well as an increase in temperature of the fumaroles. As a consequences, the mayor of Lipary has published an ordnance restricting the access to the volcano. Visitors should be accompanied by qualified guides.

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Confirmation that lava is back at the bottom of Nyiragongo volcano (DRC).

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Beaucoup de questions sur la situation en Islande ! // So many questions about the situation in Iceland !

Depuis le 18 septembre 2021, plus aucune lave n’est émise par le cratère actif de Fagradalsfjall. Il s’agit de la plus longue pause d’activité depuis le début de l’éruption. Il s’agit peut-être de la fin de l’éruption mais il est encore trop tôt pour l’affirmer. Les scientifiques se posent des questions sur l’activité sismique et volcanique sur la péninsule de Reykjanes depuis bien avant le début de l’éruption du 19 mars 2021. Lorsque la lave a été observée pour la dernière fois, elle se déplaçait à l’intérieur du nouveau champ de lave. En conséquence, le champ de lave s’est affaissé de 5 à 7 mètres dans sa partie nord et s’est soulevé dans le même temps au sud dans les vallées de Geldingadalir et Nátthagi.
Selon les géologues islandais, l’éruption peut être divisée en cinq périodes distinctes.Elle a commencé par deux semaines de coulées de lave ininterrompues avec un débit effusif d’environ six mètres cubes par seconde.
Cette première période a été suivie de deux semaines au cours desquelles de nouvelles fissures se sont ouvertes au nord de la fissure d’origine. La lave avait alors un débit variable entre cinq et huit mètres cubes par seconde. Selon les jours, elle a coulé dans les vallées de Geldingadalir, Meradalir ou Nátthagi.
La phase suivante a consisté en une émission de lave constante pendant environ deux mois et demi, avec un débit effusif de 12 mètres cubes par seconde. La lave s’est écoulée tantôt dans la Geldingadalir, tantôt da,s la Meradalir ou la vallée de Nátthagi.
Une activité irrégulière directement liée au flux de magma sous la surface a commencé fin juin. le débit éruptif a commencé à varier de 8 à 11 mètres cubes par seconde, avec des pauses prolongées.
La dernière pause marque peut-être la fin de l’éruption. Des arrêts dans l’activité éruptive ont déjà été observés du 2 au 11 septembre, puis il y a eu une semaine d’activité intense jusqu’au 18, suivie d’une nouvelle longue interruption d’activité qui se poursuit aujourd’hui.
Les scientifiques ne savent pas si la cinquième étape se soldera par l’extension de l’intrusion magmatique vers le nord avec le début d’une nouvelle éruption. Ce scénario est en ce moment considéré comme plus probable que celui selon lequel l’essaim sismique s’expliquerait par un simple réajustement tectonique dans la région.
L’essaim était principalement centré autour de Keilir ces derniers jours. Les événements les plus significatifs avaient des magnitudes comprises entre M 3,0 et M 3,5.
Source : ruv.is.

Notre capacité à prévoir les éruptions volcaniques est encore très faible et personne ne sait ce qui se passera sur la péninsule de Reykjanes. L’éruption va-t-elle se réactiver ? L’essaim sismique va-t-il déclencher une nouvelle éruption ? S’arrêtera-t-il comme il a commencé parce qu’il avait une origine purement tectonique ? Aujourd’hui, personne n’est en mesure de répondre à ces questions !

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No lava has been erupted by the active crater at Fagradalsfjall since September 18th, 2021. This is the longest pause in activity since the eruption started. It might also indicate the end of the eruption but it is still too early to affirm it. Seismic and volcanic activity on the Reykjanes Peninsula has puzzled scientists before the eruption began on March 19th, 2021. When lava was last detected, it was moving within the new lava field. As a consequence, the lava field has sunk by 5-7 metres at its northern end and risen to the south in Geldingadalir and Nátthagi.

According to Icelandic geologists, the eruption can be split into five distinct periods that started with two weeks of steady lava flow of around six cubic metres per second.

This was followed by another two-week period in which new fissures opened to the north of the original one and the flow rate was variable between around five and eight cubic metres per second. The lava flowed variously into Geldingadalir, Meradalir, or Nátthagi.

The next phase was a steady lava flow for around two-and-a-half months of 12 cubic metres per second; also flowing variously into Geldingadalir, Meradalir, or Nátthagi.

Irregular activity directly related to magma flow below the surface started in late June, when lava flow started varying wildly from 8-11 cubic metres per second, with extended pauses.

The latest stage may or may not be the closing stage; as in September there was a total stop in the eruption from the 2nd to the 11th, then a week of excited activity until the 18th, followed by another long pause that is ongoing today.

Scientists don’t know whether the fifth stage will be the extension of the lava intrusion to the north and the start of a whole new volcanic eruption. This scenario is now believed somewhat more likely than the other explanation that the seismic swarm is simple tectonic readjustment in the area.

The swarm was mostly centered around Keilir in the past days. The most significant events had magnitudes ranging between M 3.0 and M 3.5.

Source: ruv.is.

Our ability to predict eruptions is still very low and nobody knows what will happen on the Reykjanes Peninsula. Will the eruption reactivate? Will the seismic swarm trigger a new eruption? Will it stop like it began because it was purely tectonic? Today, nobody is able to answer these questions!

Le tremor dans le secteur de Fagradalsfjall (Source: IMO)

Capture du CO2 en Islande (suite) // CO2 capture in Iceland (continued)

L’Islande est connue depuis longtemps pour ses efforts de capture du dioxyde de carbone. Dans plusieurs articles de ce blog (17 juin 2016 ; 26 avril, 22 mai 2021, par exemple), j’ai évoqué le projet islandais CarbFix, à côté d’une centrale géothermique dans la périphérie de Reykjavik. L’objectif du projet est d’injecter du CO2 sous terre et de le stocker dans le substrat basaltique.
Le 9 septembre 2021, la société suisse Climeworks a commencé à faire fonctionner 96 turbines alimentées par une centrale géothermique voisine. Un dirigeant d’entreprise explique que dès que les turbines sont actionnées, chaque tonne de CO2 absorbée aide à lutter contre le réchauffement climatique.
Le dioxyde de carbone est d’abord aspiré dans des collecteurs, puis traité dans un local avant d’être mélangé à de l’eau. À l’intérieur d’un bâtiment en forme de dôme, il est injecté dans le sol et enfoui dans la roche où il peut rester plus de 1000 ans.
La capacité annuelle de l’usine Climeworks est de 4 000 tonnes. Bien sûr, c’est une goutte d’eau dans l’océan de dioxyde de carbone qui asphyxie la planète. Il ne faudrait pas oublier que près de 40 milliards de tonnes de CO2 sont actuellement rejetées dans l’atmosphère chaque année, en grande partie à partir d’énergies fossiles.
Les climatologues rappellent que l’élimination de ces émissions nocives suppose l’abandon des véhicules à essence, la découverte de nouveaux carburants pour propulser les avions, de nouveaux matériaux pour construire des bâtiments et la production de toute notre électricité à partir de sources renouvelables. Selon les scientifiques, la capture du carbone, si elle est développée à grande échelle, pourrait aider à gagner du temps. Climeworks compte de gros investisseurs, dont Microsoft qui met la main au portefeuille pour compenser ses propres émissions.
Climeworks n’est pas la seule entreprise à capter le CO2. Une entreprise canadienne envisage de construire une usine d’élimination du carbone dans l’ouest du Texas; elle devrait éliminer environ 1 million de tonnes de CO2 par an. United Airlines est un investisseur majeur, mais beaucoup pensent que l’élimination du carbone est encore trop coûteuse et difficile à reproduire dans le monde entier.
Tous ces efforts pour capter le CO2 sont louables, mais force est de constater qu’il n’existe actuellement aucun modèle économique crédible qui permettrait à notre planète d’atteindre une économie zéro carbone d’ici 2050.
Source : CBS News, Climeworks.

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Iceland has long been famous for its efforts to capture carbon dioxide. In several posts on this blog (June 17th, 2016; April 26th, May 22nd, 2021, for instance), I told about the Icelandic CarbFix project, located next to a geothermal power plant outside Reykjavik. The goal of the project was to inject CO2 underground and store it into basalt bedrock.

On September 9th, 2021, the Swiss company Climeworks started operating 96 fans powered by a nearby geothermal plant. A company executive explains that as soon as the fans are on, every ton of CO2 that is removed helps fighting global warming.

The carbon dioxide first gets drawn into collectors and then is processed in a room and mixed with water. Inside a domed building, it gets injected into the ground and trapped in stone. It can stay there for more than 1,000 years.

The yearly capacity of the Climeworks plant is 4,000 tons. Sure, this is a drop in the carbon dioxide ocean. One should not forget that nearly 40 billion tons of CO2 are now released into the atmosphere every year, much of it from fossil fuels.

Climate specialists say eliminating those emissions means abandoning gas-powered vehicles, finding new fuels to power airplanes, new materials to build buildings and getting all of our electricity from renewable sources. Scientists confirm that carbon capture, if dramatically scaled up, could help buy time. Climeworks has big investors, including Microsoft, which is also paying to offset its own emissions.

Climeworks is not the only company to capture CO2. A Canadian company is planning to build a carbon removal plant in West Texas; it is expected to remove about 1 million tons of CO2 a year. United Airlines is a major investor, but skeptics say carbon removal is still too expensive and complicated to replicate worldwide.

All these efforts to capture CO2 are laudable, but one is forced to admit that there is currently no credible economic model that shows the world will be achieving a net-zero carbon economy by 2050.

Source: CBS News, Climeworks.

 

Source: Climeworks

Islande : on patauge dans la sismicité ! // Iceland : wallowing in seismicity !

Heureusement qu’aucune zone habitée n’est menacée car les scientifiques islandais sont incapables d’expliquer les causes et de prévoir les conséquences de la sismicité qui affecte actuellement le sud-ouest de leur île. Un essaim sismique avec plusieurs événements significatifs a secoué la région tandis que l’éruption de Fagradalsfjall est en pause depuis près de deux semaines et personne ne sait pourquoi.
Un nouveau séisme de magnitude M 3,7 a secoué la région à 02h07 le 1er octobre 2021. Son épicentre était à 1,2 km au sud-sud-ouest du Keilir. Il a été précédé d’une autre secousse de magnitude M 3,2 à 22h10 le 30 septembre. La source se trouvait à 0,7 km au sud-sud-ouest du Keilir. Au total, sept séismes de magnitude 3 ou plus ont été enregistrés dans la région depuis le 27 septembre. .
Les images satellites InSAR les plus récentes ne montrent aucun signe d’intrusion magmatique en lien avec l’essaim sismique. Une intrusion de magma n’est cependant pas à exclure, car il faut généralement quelques jours pour que l’inflation apparaisse.
Les volcanologues islandais expliquent qu’il est trop tôt pour faire une prévision et pour dire si l’activité sismique actuelle pourrait évoluer comme elle l’a fait en février, lorsqu’elle a débouché sur l’éruption de Fagradalsfjall le 19 mars.
Ce qui est inquiétant, c’est qu’il y a eu un désaccord entre les scientifiques lors d’une réunion qui a eu lieu le 30 septembre. Certains ont déclaré que l’activité sismique actuelle impliquait une intrusion magmatique tandis que d’autres étaient sûrs qu’elle était causée par des mouvements à la limite des plaques tectoniques. Ces désaccords me rappellent les médecins du 17ème siècle qui avaient des opinions différentes sur la maladie d’un patient ! Quoi qu’il en soit, les jours à venir diront qui a raison et tort.
Comme je l’ai écrit précédemment, au cours des derniers jours, il n’y a eu aucune activité volcanique visible sur le site éruptif de Fagradalsfjall, à l’exception d’un dégazage du cratère. Lorsqu’on leur demande si l’essaim sismique actuel pourrait annoncer le début d’une nouvelle phase éruptive, les volcanologues répondent qu’il est encore trop tôt pour le dire.
Contrairement à l’essaim sismique de février, l’activité actuelle se concentre dans une zone beaucoup plus réduite. En février, ion a enregistré des séismes dans de nombreuses zones de la péninsule de Reykjanes. Il y a aussi beaucoup de similitudes.
Source : Iceland Monitor.

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It’s a good thing that no populated area is at risk, because Icelandic scientists are at a loss to predict the causes and the consequences of the seismicity that is currently affecting southwest Iceland. A seismic swarm with several significant events has been shaking the region while the Fagradalsfjall eruption has paused for nearly two weeks and nobody knows why.

Another M 3.7 earthquake shook the region at 2:07 am on October 1st, 2021. Its epicenter was 1.2 km south-southwest of Keilir mountain. It was preceded by one at 10:10 pm on September 30th with a magnitude M 3.2, the source of which was 0.7 km south-southwest of Keilir. Altogether, seven earthquakes of magnitude 3 or more have hit the area since September 27th. .

The most recent InSAR satellite pictures of the area show no sign of a magma intrusion in connection with the ongoing seismic swarm. Magma intrusion cannot be ruled out, though, since it generally takes a few days for inflation to appear.

Icelandic volcanologists explain that it is too early to predict what to expect and whether the current seismic activity could develop the way it did in February, when it culminated in an eruption by Fagradalsfjall on March 19th.

What is preoccupying is that there was a disagreement among scientists during a meeting that took place on September 30th. Some said the current seismic activity involved a magma intrusion while others were sure it was caused by movements on a tectonic plate boundary. These disagreements remind me of the doctors in the 17th century who held different opinions about a patient’s disease! Anyway, the coming days will tell who is right and wrong.

As I put it before,in the past days, there has been no visible volcanic activity at the Fagradalsfjall eruption site, except some degassing from the crater. When asked whether the current swarm of earthquakes could indicate the beginning of a new phase, volcanologists answer it is still too early to tell.

Compared with the swarm of earthquakes in February, current seismic activity is concentrated in a much smaller area. Comparatively, in February, there were earthquakes in many parts of the Reykjanes peninsula. Still, the similarities are many.

Source: Iceland Monitor.

Vue du Keilir (Crédit photo: Wikipedia)