Plage de Reynisfjara (Islande) et belvédère du Maïdo (Ile de la Réunion) : danger de mort !

On le dit et on le redit, mais apparemment cela ne sert à rien. La plage de Reynisfjara sur la côte sud de l’Islande est particulièrement dangereuse avec des déferlantes qui peuvent surprendre les touristes qui s’approchent trop près du rivage, comme on peut le voir sur cette vidéo où les rires des gens montrent qu’ils n’ont pas compris le danger du site:

https://youtu.be/L2HKFz4GkIs

On ne peut pas reprocher aux autorités islandaises de ne pas avoir prévenu les gens car de nombreux panneaux mettent en garde sur la dangerosité du site.

Malgré cela, des imbéciles continuent à mettre leur vie en péril. Le dernier de la liste est un Espagnol qui, après avoir retiré ses vêtements est entré dans l’eau qui ne titre que quelques degrés. Le risque d’une hypothermie très rapide est donc évident. L’homme a vite été confronté aux courants et autres lames de fond et il s’en est fallu de peu pour qu’il soit emporté et connaisse le même sort qu’une touriste chinoise en 2021. Certaines personnes qui se trouvaient à proximité ont essayé de l’aider, en se mettant elles aussi en danger. D’autres touristes, craignant qu’un drame se produise, avaient tenu les enfants bien à l’écart de la scène. Une fois sorti de cette situation périlleuse, l’Espagnol a été pris en charge par les services médicaux; il était saint et sauf et souffrait d’un début d’hypothermie.

Photos: C. Grandpey

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Il n’y a pas qu’en Islande que l’on déplore des comportements imbéciles. Sur l’île de la Réunion, le belvédère du Maïdo offre l’un des plus beaux panoramas de l’île. C’est le deuxième site le plus visité après le Pas de Bellecombe et la vue sur le Piton de la Fournaise.

Fragilisé depuis l’incendie de 2020, l’accès au belvédère Nord du Maïdo est interdit au public et sécurisé par des rubalises installées par les agents de l’ONF. La roche est très friable et le site est sous surveillance renforcée du BRGM qui mesure les mouvements du relief. Ces derniers jours, le dispositif de veille a enregistré une alerte, avec un écartement important des fissures sur le rempart. Le risque d’un effondrement majeur est donc bien réel. C’est pour cela que les autorités ont interdit l’accès au belvédère Nord, mais en laissant libre le reste du point de vue.

Les rubans de chantier ne semblent pas suffisants pour indiquer le danger et il va donc falloir installer des barrières métalliques. En effet, de nombreux indisciplinés franchissent le ruban pour réaliser des selfies qui pourraient être les derniers de leurs vies…

En parodiant Jean Gabin (et Michel Audiard) dans Le Pacha, on pourrait dire : Quand on mettra les cons sur orbite, ces gens-là n’ont pas fini de tourner!

Photo: C. Grandpey

Rebond isostatique et baisse du niveau de la mer // Isostatic rebound and sea level drop

Un article paru dans le quotidien Ouest France en avril 2002 se demande pourquoi le niveau de la mer baisse en Islande, alors qu’il est en hausse partout dans le monde. En fait, la réalité est un peu différente. Comme je l’explique au cours de ma conférence « Glaciers en péril », ce n’est pas vraiment le niveau de la mer qui baisse en Islande, mais la terre qui se soulève. Les scientifiques prennent souvent l’exemple du petit port d’Höfn sur la côte sud de l’île pour illustrer ce phénomène.

Dans l’article diffusé par le quotidien, une climatologue à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) explique que le niveau moyen de la mer a augmenté d’une vingtaine de centimètres depuis le début du 20ème siècle, mais il s’agit d’un niveau moyen. Autrement dit, il y a des endroits où la hausse est plus importante qu’à d’autres, avec des variations de quelques centimètres. Par exemple, le niveau de l’eau augmente deux à trois fois plus vite qu’ailleurs dans l’océan Pacifique parce que les courants océaniques ne distribuent pas la chaleur de manière homogène. A contrario, il existe d’autres zones où aucune élévation du niveau de la mer n’est enregistrée et parfois même une légère baisse est constatée, comme en Islande. Le Groenland et d’autres pays, essentiellement dans l’Arctique, sont concernés. C’est aussi le cas de quelques zones proches du pôle Sud.

En fait, plus que d’une baisse du niveau de la mer, il s’agit d’une élévation de la terre. Il s’agit d’un phénomène appelé rebond post-glaciaire ou rebond isostatique qui a déjà été observé au cours de la dernière glaciation, il y a environ 20 000 ans. D’énormes calottes de glaces se sont alors formées au nord des États-Unis, du Canada ou encore de l’Europe. Sous leur poids, le sol s’est enfoncé dans les zones concernées. Au terme de cette période glaciaire – il y a entre 20 000 et 10 000 ans – le climat s’est réchauffé et a entraîné la fonte des calottes glaciaires qui ont pesé moins lourd sur le plancher océanique et terrestre. Sous cet effet, le sol s’est soulevé, et c’est ce qui se passe aujourd’hui en Islande où les glaciers fondent sous les coups de butoir du réchauffement climatique.

La climatologue de l’IRD ajoute que la baisse apparente du niveau de la mer en Islande s’explique aussi par la gravité. En effet, une grosse calotte glaciaire a tendance à attirer la mer, un peu comme l’attraction exercée par la Lune sur nos mers. En conséquence, si la calotte fond et disparaît petit à petit, elle attire moins la mer. Plus la calotte glaciaire disparaîtra, plus la surface de la mer sera basse. Cet effet est, lui aussi, assez local.

Les scientifiques ne pensent pas que la baisse du niveau de la mer en Islande va se poursuivre. Elle sera compensée, puis dépassée, par l’élévation globale du niveau des océans dans le monde. Les projections d’ici la fin du siècle prévoient une hausse du niveau de la mer importante, si bien qu’en 2100, les conséquences du rebond isostatique existeront toujours mais seront globalement compensés par la dilatation thermique de l’océan et l’apport d’eau douce à la mer par la fonte des glaciers continentaux et des calottes polaires.

Source: Ouest France.

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An article published in the French daily Ouest France in April 2002 asks why the sea level is dropping in Iceland, while it is rising all over the world. In fact, the reality is a little different. As I explain during my conference « Glaciers at Risk », the sea level is not really decreasing in Iceland, but the land is rising. Scientists often take the example of the small port of Höfn on the south coast of the island to illustrate the phenomenon.
In the article published by the daily, a climatologist at the Research Institute for Development (IRD) explains that the average sea level has risen by about twenty centimeters since the beginning of the 20th century, but it is an average number. In other words, there are places where the rise is greater than at others, with variations of a few centimeters. For example, the water level is rising two to three times faster than elsewhere in the Pacific Ocean because ocean currents do not distribute heat evenly. Conversely, there are other areas where no rise in sea level is recorded and sometimes even a slight drop is observed, such as in Iceland. Greenland and other countries, mainly in the Arctic, are concerned. This is also the case for some areas near the South Pole.
In fact, more than a drop in sea level, it is a rise in land. This is a phenomenon called post-glacial rebound or isostatic rebound that has already been observed during the last glaciation, around 20,000 years ago. Huge ice caps then formed in the north of the United States, Canada and even Europe. Under their weight, the ground sank in the affected areas. At the end of this ice age – between 20,000 and 10,000 years ago – the climate warmed up and led to the melting of the ice caps which weighed less heavily on the ocean floor and land. Under this effect, the ground rose, and this is what is happening today in Iceland where the glaciers are melting under the impact of global warming.
The IRD climatologist adds that the apparent drop in sea level in Iceland is also explained by gravity. Indeed, a large ice cap tends to attract the sea, much like the attraction exerted by the Moon on our seas. As a result, if the ice cap melts and gradually disappears, the ice cap attracts the sea less. The more the ice cap disappears, the lower the sea surface will be. This effect is also quite local.
Scientists do not believe that sea level decline in Iceland will continue. It will be compensated, then exceeded, by the global rise in the level of the oceans in the world. Projections by the end of the century foresee a significant rise in sea level, so that in 2100 the consequences of the isostatic rebound will still exist but will be globally compensated by the thermal expansion of the ocean and the contribution of water to the sea through the melting of continental glaciers and polar ice caps.
Source: Ouest France.

Schéma illustrant le rebond isostatique (Source: https://profsvt.site)

Vue du port de Höfn (Crédit photo: Wikipedia)

En fondant, le glacier islandais Vatnajökull contribue à la fois au rebond isostatique et à la hausse du niveau de la mer (Photo: C. Grandpey)

 

 

 

 

 

Hausse de la sismicité sur la péninsule de Reykjanes // Increase in seismicity on the Reykjanes Peninsula

La péninsule de Reykjanes est l’un des endroits les plus sismiques d’Islande et peut aussi être le siège d’éruptions volcaniques comme celle de Fagradalsfjall en 2021. Une activité sismique importante a été détectée sur la péninsule au cours des 7 derniers jours. Le foyer principal était à Svartsengi, où une légère accrétion a été enregistrée, et dans les environs de Grindavik.
Au total, 1 700 secousses ont été détectées dans cette zone ; la plus significative avait une magnitude de M2,9.
Cinq séismes supérieurs à M 3.0 ont été enregistrés juste au large de Reykjanestá le 13 mai 2022. D’autres événements de M3.2, M3.1, M3.3, M3.4 et M3.4 ont également été enregistrés. D’autres événements atteignant M 4,3 et M 4,6 ont été détectés le 15 mai à une profondeur de 3,9 km.
Le réseau de mesure GPS sur la péninsule de Reykjanes montre un signe d’expansion qui serait dû à une accumulation de magma à une profondeur considérable à Fagradalsfjall, tandis que les stations GPS à proximité de Þorbjörn montrent une légère expansion (10-15 mm au plus) à Svartsengi sur le deux dernières semaines. L’imagerie satellite InSAR, qui couvre la période du 29 avril au 7 mai et du 21 avril au 8 mai, montre des changements similaires à ceux observés par les stations GPS.
L’éruption sur la péninsule de Reykjanes a montré aux scientifiques qu’une augmentation de l’activité sismique et de la déformation du sol peut être une condition préalable à une éruption, mais ce n’est pas toujours le cas. Davantage de modèles seront nécessaires pour estimer la profondeur du magma dans la région, ainsi que plus d’images InSAR. En d’autres termes, la prévision, qu’elle soit sismique ou volcanique, reste très faible sur la péninsule de Reykjanes.
Source : Office météorologique islandais.

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The Reykjanes Peninsula is one of the most seismically active places in Iceland and can be the seat of volcanic eruptions like the Fagradalsfjall event in 2021. Significant seismic activity has been detected on the peninsula over the past 7 days. The greatest activity was at Svartsengi, where slight expansion was recorded, and in the vicinity of Grindavik.

A total of 1 700 earthquakes have been detected in this area; the largest had a magnitude of M2.9.

Five earthquakes above M 3.0 were recorded just off Reykjanestá on May 13th, 2022. More events of M3.2, M3.1, M3.3, M3.4 and M3.4 were also recorded. More events reaching M 4.3 and M 4.6 were detected on May 15th at a depth of 3.9 km.

The GPS measuring network on the Reykjanes peninsula shows an expansion sign that points to magma accumulation at a considerable depth at Fagradalsfjall, while GPS stations in the vicinity of Þorbjörn show changes that indicate slight expansion (10-15 mm at most) at Svartsengi over the past two weeks. InSAR satellite imagery, which covers the period April 29th – May 7th and April 21st – May 8th, shows changes similar to those observed on GPS stations.

The eruption on the Reykjanes peninsula taught scientists that an increase in seismic activity and deformation can be a precondition for an eruption, but this is not always the case.More models will be needed to estimate magma depth in the area, as well as more InSAR images. In other words prediction, be it seismic or volcanic , is till very low on the Reykjanes Peninsula.

Source: Icelandic Meteorological Office.

Source : IMO

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

A partir de 19 h ( heure locale) le 12 mai 2022, des émissions de cendres du Cratère Sud-Est de l’Etna (Sicile) se sont accompagnées de l’ouverture d’une ou plusieurs bouches le long du flanc nord du cratère, avec une petite coulée de lave qui a atteint la base nord du cratère. Le panache de cendres atteint actuellement une hauteur d’environ 3500 m au-dessus du niveau de la mer.

Le tremor, dont a source se situe au niveau du Cratère Sud-Est, montre des valeurs moyennes à hautes.

Source: INGV.

Voici une vidéo de l’événement :

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L’activité sismique se poursuit sur la péninsule de Reykjanes (Islande) mais les scientifiques islandais disent qu’il n’y a rien à craindre, car cela fait partie de l’activité normale sur la péninsule et il n’y a aucun signe d’une éruption à court terme.
Des essaims distincts comprenant au total quelque 2 200 événements ont été détectés près de la centrale électrique de Reykjanes, d’Eldvörp, de Sundhnjúkagígar, Hagafell à l’est du mont Þorbjörn et dans le secteur du lac Kleifarvatn du 2 au 8 mai 2022. Le 10 mai, un événement de M 3.2 a été localisé à environ 7 km au nord de Reykjanestá ; la secousse a été ressentie dans les environs. Un séisme de M 3.0 a également été enregistré quelques heures plus tard dans la même zone. Les deux événements ont été ressentis dans la région de Reykjavik, la capitale.
L’activité la plus intense s’est produite sur la péninsule de Reykjanes et s’est largement répandue dans la région. Il convient de noter que deux petits événements ont également été détectés dans le secteur du mont Hekla.
Source : Icelandic Met Office.

 

Source : IMO

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Des émissions significatives de gaz et des épisodes de tremor volcanique sont toujours enregistrés sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). La température du lac de cratère atteint 41 °C et des panaches de vapeur sont parfois observés.
Une fois de plus, les scientifiques de GeoNet affirment qu’au cours des quatre prochaines semaines, l’issue la plus probable de cet épisode d’activité pourrait être une éruption mineure confinée à la région du lac sommital, ou aucune éruption.
Le niveau d’alerte reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GéoNet.

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Une hausse des températures de surface et des émissions de SO2 a été détectée dans les données satellitaires du Cleveland (Aléoutiennes / Alaska). En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne a été portée au Jaune.

Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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L’activité reste élevée sur le Karymsky (Kamtchatka). Une anomalie thermique était visible sur les images satellites fin avril et début mai. Le 4 mai, les explosions généraient des panaches de cendres jusqu’à 3,2 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Sur le Kilauea (Hawaii), la lave continue d’être émise par une bouche dans le cratère de l’Halema`uma`u avant d’entrer dans le lac de lave actif et de s’écouler sur le fond du cratère. La surface du lac de lave est relativement stable. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).
Source : HVO.

Crédit photo: HVO

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Le 10 mai 2022, le Servicio Geológico Colombiano (SGC) a signalé qu’au cours de la semaine précédente, le nombre de signaux sismiques indiquant des fracturation de roches et le mouvement des fluides sur le Nevado del Ruiz avait augmenté par rapport à la semaine précédente. Plusieurs épisodes de sismicité ont révélé une croissance du dôme de lave. Plusieurs anomalies thermiques ont également été identifiées au niveau du cratère Arenas. Les émissions de gaz et de cendres sot périodiquement visibles sur les images de la webcam. Une petite émission de cendres le 3 mai a provoqué des retombées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 4 couleurs.
Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Dernière minute : En raison d’une hausse de la sismicité, le niveau d’alerte de l’Awu (Sulawesi du Nord, Indonésie) a été relevé de 2 à 3 le 11 mai 2022, Le public et les visiteurs ne doivent pas s’approcher à moins de 3,5 km du cratère sommital.
Les éruptions de l’Awu peuvent être explosives, effusives ou phréatomagmatiques. La dernière éruption en juin 2004 a fait apparaître un dôme de lave dans le cratère. Il a un diamètre d’environ 370 m et une trentaine de mètres de hauteur. L’éruption de 2004 avait un VEI 2. Au cours des siècles passés, de puissantes éruptions explosives ont généré des coulées pyroclastiques dévastatrices et des lahars qui ont fait plus de 8 000 morts.
Source : VSI, The Watchers.

Le dôme formé par l’éruption de 2004 (Source: Smithsonian Institution)

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Dernière minute : De toute évidence, l’accès à la zone sommitale du Stromboli (Sicile) n’est pas pour demain!

Dans un bulletin émis le 13 mai 2022 à 16h44 (heure locale), l’INGV signalait une anomalie thermique sur le volcan.

Un nouveau bulletin publié à 17h07 expliquait qu’une séquence explosive d’intensité majeure avait eu lieu sur le Stromboli à 16h43 au niveau d’une, puis de plusieurs bouches dans la partie Centre-Sud du cratère. Les explosions ont projetés des matériaux relativement gros qui sont retombés sur la terrasse cratèrique, jusque sur le Pizzo et, dans une moindre mesure, sur la Sciara del Fuoco. . Le nuage de cendres s’est ensuite dirigé vers le sud-sud-est. .

La situation est redevenue normale vers 18h35,

Source: INGV.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Starting at 7 p.m. (local time) on May 12th, 2022, ash emissions from Mt Etna‘s Southeast Crater (Sicily) were accompanied by the opening of one or more vents along the northern flank of the crater, with a small lava flow which reached the northern base of the crater. The ash plume currently reaches a height of about 3500 m above sea level.
The tremor, whose source is located at the level of the Southeast Crater, shows medium to high values.
Source: INGV.

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Seismic activity is continuing on the Reykjanes Peninsula (Iceland) but Icelandic scientists say there is nothing to worry about. This is part of the normal activity on the peninsula and there is no sign of an impending eruption.

Distinctive swarms including a total of about 2 200 events were located by the Reykjanes Power plant, Eldvörp, Sundhnjúkagígar, Hagafell east of mount Þorbjörn, and lake Kleifarvatn from May 2nd to 8th, 2022. On May 10th, an M 3.2 event was located around 7 km north of Reykjanestá; the earthquake was felt in the surrounding area. An M3.0 quake was also recorded a few hours later in the same area. Both events were felt in the capital area.

The highest activity was on the Reykjanes Peninsula and was widely spread over the area. It should be noted that two small events were detected around Mt Hekla.

Source: Icelandic Met Office.

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High levels of gas emissions and strong volcanic tremor are still recorded at Mt Ruapehu (New Zealand). The Crater Lake temperature has risen to 41 °C and steam plumes can sometimes be observed.

Once again, GeoNet scientists say that within the next four weeks, the most likely outcome of this unrest episode is minor eruptive activity that is confined to the lsummit lake area, or no eruptions.

The alert level remains at 2 and the Aviation Color Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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Elevated surface temperatures and SO2 emissions have been detected in satellite data for Cleveland volcano (Aleutians / Alaska). A a consequence, the volcano alerte level has been raised to Advisory and the aviation colour code to Yellow.

Source: AVO.

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Activity is still hight at Karymsky (Kamchatka). A thermal anomaly was visible in satellite images by the end of April and early May. Explosions on 4 May generated ash plumes that rose as high as 3.2 km above sea level. The aviation color code remains at Orange.

Source: KVERT.

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Lava continues to effuse from a vent in Kilauea’s Halema`uma`u Crater (Hawaii) before entering the active lava lake and flowing onto the crater floor. The surface of the lava lake is relatively stable. The aviation colorcode and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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On May 10th, 2022, the Servicio Geológico Colombiano’s (SGC) reported that during the previous week the number of seismic signals indicating both rock fracturing and fluid movement at Nevado del Ruiz had increased compared to the week before. Several episodes of seismicity revealed a growth of the lava dome. Some thermal anomalies were also identified at Arenas Crater. Gas-and-ash emissions were periodically visible in webcam images. A small ash emission on May 3rd caused minor ashfall in several municipalities. The alert level remains at 2 on a scale of 4 colours.

Source: Servicio Geológico Colombiano.

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Latest : Obviously, access to the summit area of Stromboli (Sicily) is not for tomorrow!
In a bulletin issued on May 13th, 2022 at 4:44 p.m. (local time), INGV reported a thermal anomaly on the volcano.
A new bulletin published at 5:07 p.m. explained that an explosive sequence of major intensity had taken place on Stromboli at 4:43 p.m. at one, then several vents in the Center-South part of the crater. The explosions projected relatively large materials which fell on the crater terrace, as far as the Pizzo and, to a lesser extent, on the Sciara del Fuoco. . The ash cloud then moved south-southeast. .
The situation returned to normal around 6:35 p.m.

Source: INGV.

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Latest : Due to an increase in seismicity, the alert level for Awu (North Sulawesi, Indonesia) was raised from 2 to 3 on May 11th, 2022, The public and visitors should not approach within a 3.5 km radius from the summit crater.

The characteristics of the eruption of Mount Awu can be explosive, effusive, or phreatomagmatic. The last eruption in June 2004 created a lava dome in the crater. It has a diameter of about 370 m and a height of about 30 m. The 2004 eruption had a VEI 2. In the past centuries, powerful explosive eruptions produced devastating pyroclastic flows and lahars that caused more than 8 000 fatalities.

Source: VSI, The Watchers.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm