Nouvelles d’Islande // News from Iceland

On n’en sait rien, mais on en parle !

Comme je l’ai déjà écrit, le soulèvement du sol et l’accumulation de magma sous Svartsengi se poursuivent et si le passé est une indication, une nouvelle éruption devrait avoir lieu dans le secteur de Sundhnúksgígar dans les semaines à venir. Selon le Met Office, la prochaine éruption pourrait être 30 % plus importante que la dernière, qui était déjà la plus importante dans cette séquence actuelle d’activité volcanique.
Six éruptions ont eu lieu sur la péninsule de Reykjanes depuis le début du soulèvement du sol et de l’activité sismique à l’automne 2023. La dernière éruption avait un volume de 60 millions de mètres cubes et la lave a couvert 16 kilomètres carrés.
Cependant, il est difficile de prévoir l’ampleur d’une éruption, car de nombreuses variables entrent en jeu. Par exemple, il faut garder à l’esprit que le volume de magma émis n’est pas un bon indicateur de la taille du champ de lave qu’il crée. La puissance de l’éruption dans sa phase initiale est également à prendre en compte. Cela dépend de l’endroit où se produit l’éruption, s’il s’agit d’un terrain plat ou d’une zone surélevée. La lave peut s’écouler sur de longues distances, mais si elle se trouve dans une vallée, elle est plus isolée.
De la même manière, personne ne sait si la lave menacera la Reykjanesbraut, l’artère de circulation reliant les localités sur la Péninsule de Reykjanes et l’aéroport international de Keflavík à la capitale,. Toutefois ; les volcanologues islandais pensent que la route devrait être épargnée.

Source : Iceland Review.

Image de la dernière éruption

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Baisse du nombre d’échassiers et de limicoles dans le sud de l’Islande.

Sans rapport avec la volcanologie, mais avec le réchauffement climatique, les ornithologues islandais ont constaté un déclin considérable du nombre d’espèces communes d’échassiers et de limicoles dans le sud de l’Islande. Si la tendance des dernières années se poursuit, ces oiseaux pourraient devenir extrêmement rares dans les décennies à venir.
La plupart des échassiers et autres limicoles se reproduisent dans les plaines, et le sud de l’Islande est très recherché par ces oiseaux. Le nombre de pluviers dorés et de courlis corlieu diminue chaque année. Les espèces d’échassiers et de limicoles les plus courantes sont l’huîtrier pie, le courlis corlieu, le pluvier doré, le chevalier gambette, le bécasseau variable, le pipit farlouse, la bécassine des marais, la barge à queue noire et la grive mauvis. Une grande partie de la population mondiale de pluviers dorés et de courlis corlieu (environ 30 à 50 %) se trouve en Islande.
Le nombre d’huîtriers pies, de pluviers dorés, de courlis corlieu, de chevaliers gambettes, de bécasseaux variables et de pipits farlouses a considérablement diminué au fil des ans. En revanche, le nombre de grives mauvis a augmenté de manière significative, Le nombre de bécassines des marais et de barges à queue noire, quant à lui, ne montre pas de changement significatif.
Le déclin des espèces mentionnées ci-dessus se situe entre 2 et 5 % par an. Si nous l’extrapolons sur les prochaines décennies, et si la tendance actuelle se poursuit, ces oiseaux deviendront extrêmement rares d’ici une trentaine d’années.

Source : Iceland Monitor.

Des diminutions ou des déplacements de populations d’oiseaux ont été observés ailleurs dans les pays du Nord. Par exemple, la population de macareux a diminué sur la côte nord de l’Écosse, mais a augmenté dans les Hébrides intérieures. Les experts relient ces changements au réchauffement climatique qui provoque des changements dans les zones de pêche – et donc de nourriture – recherchées par les oiseaux.


Macareux dans les Hébrides intérieures (Photo: C. Grandpey)

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They don’t know anything about it, but they talk about it!

As I put it before, ground uplift and magma buildup under Svartsengi are continuing and if the past is any indication, a new volcanic eruption is likely to take place in Sundhnúksgígar in the coming weeks. According to the Met Office, the next eruption could be 30% bigger than the last one.which was the largest one so far in this sequence of volcanic activity.

Six eruptions have taken place in the area since ground uplift and seismic activity began in the autumn of 2023. The latest eruption was 60 million cubic metres in volume and covered 16 square kilometres of land.

However, it is difficult to predict how big an eruption would be, due to the many variables at play. For instance, one should keep in mind that the volume of magma is not a good predictor of the size of the lave field it creates. The force of the initial eruption is also a deciding factor. It depends on where it erupts, whether it is on flat ground or at an elevation. Lava can flow a long way, but if it is in a valley, it is more isolated.

In the same way, nobody knows whether lava could threaten Reykjanesbraut highway, the traffic artery connecting Reykjanes towns and the Keflavík international airport with the capital area, although local volcanologists think this is unlikely.

Source : Iceland Review.

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Decrease in the number of waders and shore birds.

Not related to volcanology, but to global warming, Icelandic ornithologists have observed that there is a considerable decline in the number of common species of waders and shore birds in the South of Iceland. If the trend of recent years continues, these birds could become extremely rare in the coming decades.

Most waders or shorebirds breed in the lowlands, and Southland is one of the largest lowland areas in Iceland. The number of golden plovers and whimbrels decreases every year. The most common species of waders and shore birds are the Eurasian oystercatcher, the Eurasian whimbrel, the golden plover, the redshank, the dunlin, the meadow pipit, the common snipe, the black-tailed godwit and the redwing. A large part of the world population of golden plovers and whimbrels is in Iceland, or around 30-50%.

The number of oystercatchers, golden plovers, whimbrels, redshanks, dunlins and meadow pipit has decreased significantly between years. However, the number of redwings has increased significantly, but measurements of the number of the common snipes and the black-tailed godwit do not show a significant change.

The decline in the above-mentioned species is between 2-5% per year and if we extrapolate it over the next decades, and this trend continues, these birds in the South will become extremely rare in the rural landscape in 30 years.

Source : Iceland Monitor.

Similar decreases or shifts in the bird population have been observed elsewhere in northern countries. For instance, the puffin population has decreased on the northern coast of Scotland but increased in the Inner Hebrides. Experts link these changes to global warming which causes changes in the location of food condumed by the seabirds.

Nyiamulagira (RDC) // Nyiamuragira (DRC)

Suite à la détection d’un important volume de gaz et de matériaux volcaniques dans le cratère du Nyamulagira (RDC) le 25 octobre 2024, la couleur de l’alerte aérienne a été relevée au Rouge. Le nuage de cendres s’élevait jusqu’à 4 km au-dessus du niveau de la mer. Le volcan présente une émission de lave continue et une forte activité sismique depuis début 2024. Ces derniers mois, l’activité a été marquée par des coulées de lave qui s’étiraient jusqu’à 7 km sur les versants nord et ouest du volcan.
Source : Toulouse VAAC, OVG.

On peut voir sur les réseaux sociaux une image qui montre l’éruption du Nyiamuragira (à gauche) et une lueur rouge au-dessus du Nyiragongo (à droite) qui trahit une activité au fond du cratère.

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Due to the detection of a significant volume of gas and volcanic material in the crater of Nyamulagira (DRC) on October 25th, 2024, the Aviation Color Code was raised to Red. The ash cloud was rising up to 4 km above sea level. The volcano has been showing continuous lava effusion and strong seismic activity since early 2024. In recent months, activity has been marked by continuous lava flows

Source : Toulouse VAAC, OVG.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, l’accumulation de magma se poursuit sous Svartsengi. Selon les relevés GPS et les modélisations les plus récentes, le volume de magma sous Svartsengi semble représenter les deux tiers de celui qui existait avant la dernière éruption du 22 août 2024. Avec environ 14 millions de mètres cubes accumulés actuellement, la probabilité d’une éruption devrait augmenter début novembre si l’accumulation reste constante.
L’activité sismique a légèrement augmenté ces derniers, avec environ cinq événements quotidiens le long du dyke sous Svartsengi. Selon le Met Office, cette sismicité montre que la pression augmente.
Source : Met Office islandais.

Graphique montrant la progression de l’accumulation du magma sous Svartsengi (Source : Met Office)

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Toujours en Islande, une hausse inhabituelle de l’activité hydrothermale a été observée ces derniers jours sur le site de Geysir. En particulier, le Strokkur a été plus actif que d’ordinaire. Ses éruptions sont plus hautes et plus puissantes. Certaines d’entre elles ont même été si nerveuses que des pierres ont été projetées. Un représentant de l’Agence de l’Environnement a confirmé que de nombreuses sources chaudes du secteur sont plus actives qu’avant.
Le Strokkur entre en activité plus souvent qu’avant, avec des jets qui atteignent jusqu’à 30 mètres de hauteur. Cependant, le Met Office précise qu’il n’a observé aucun changement dans le fonctionnement du geyser proprement dit. La situation est surveillée et les scientifiques essayent de comprendre la cause de cette hausse d’activité.
Les touristes qui visitent Geysir ont été invités à être prudents et à rester à bonne distance des sources chaudes. Il convient de noter que de telles fluctuations de l’activité hydrothermale sont observées de temps en temps à Yellowstone (États-Unis) sans conséquences majeures.
Source : Iceland Monitor.

Photo: C. Grandpey

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Une activité explosive intracratèrique est actuellement observée au sommet de l’Etna (Sicile), sans émission de cendres ou de lave, grâce aux caméras de surveillance thermique. Cette activité est localisée dans le cratère NE, tandis que de légères et sporadiques émissions de cendres sont observées au cratère SE, ainsi qu’une activité de dégazage des autres cratères sommitaux. L’INGV a fait passer à l’Orange la couleur de l’alerte aérienne.
Les instruments de l’Institut montrent que le tremor éruptif se situe actuellement dans des valeurs moyennes. L’activité volcanique reste confinée à une altitude de 3 300 mètres au-dessus du niveau de la mer et n’a pas d’impact sur le trafic aérien à l’aéroport international de Catane.

Source : La Sicilia.

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Le Kanlaon – ou Canlaon – (Philippines) a émis 3 244 tonnes de SO2 le 19 octobre 2024, dans le cadre de la hausse continue de son activité. Cette hausse est liée à des mouvements de magma à faible profondeur sous le volcan, ce qui est susceptible d’annoncer d’éventuelles éruptions explosives.
Le PHIVOLCS a également signalé plusieurs brefs épisodes d’émissions de cendres grises. Ils ont duré entre deux et six minutes et ont généré des panaches qui se sont élevés à environ 500 m au-dessus du cratère.
Le volcan est en alerte de niveau 2 depuis le 3 juin 2024, à la suite d’une éruption qui a envoyé des panaches de cendres jusqu’à 5 000 m. de hauteur.

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Toujours aux Philippines, des événements éruptifs phréatiques se produisent toujours périodiquement au Taal. On observe des remontées de fluides chauds dans le lac. Des émissions de vapeur et de gaz parfois volumineuses s’élèvent jusqu’à 1,8 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 1 et PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Taal Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ). L’accès au Main Crater est interdit.
Source : PHIVOLCS.

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Une hausse de la sismicité associée à la fracturation de roches est enregistrée sur le volcan Hudson (Arc volcanique andin sud) depuis le 16 octobre 2024, avec 160 événements volcano-tectoniques dont la magnitude la plus élevée était de M 2,5 le 17 octobre, à 2,9 km à l’ESE du centre de la caldeira, et à une profondeur de 4,4 km. Un séisme longue période (LP) a été détecté le 17 octobre. Un séisme volcano-tectonique a également été enregistré le 19 octobre.
Le niveau d’alerte reste au Vert (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs).
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: SERNAGEOMIN

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Toujours sur l’Arc volcanique andin sud, le SERNAGEOMIN a signalé une incandescence nocturne au niveau du cratère du Copahue le 16 octobre 2024. Une augmentation de l’activité de surface a été observée le 19 octobre, avec une émission de cendres qui s’est élevée à 200 m au-dessus du cratère.
Le niveau d’alerte reste Vert et il est rappelé au public de se tenir à au moins 500 m du cratère.

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Une hausse de l’activité et des risques potentiels a été signalée sur le volcan Iya (arc volcanique de la Sonde), au vu des données de surveillance visuelle et instrumentale du 16 au 22 octobre 2024. Le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 17 octobre, et le public est invité à rester à au moins 2 km de la zone active du cratère.

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Toujours en Indonésie, l’éruption du Dukono se poursuit. Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent chaque jour de 100 à 800 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source : CVGHM.

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L’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) indique que l’émission de lave se poursuit sur le Nyamulagira (République Démocratique du Congo). Selon un bulletin spécial édité le 2 octobre 2024, trois coulées de lave étaient actives sur les flancs N et O ; la plus longue atteignait 7 km au NO de la lèvre du cratère. Une forte sismicité dans la zone a également été signalée dans un bulletin spécial émis le 14 octobre. Au cours des nuits du 13 et 14 octobre, une lueur intense était visible dans le cratère.

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Le 22 octobre 2024, GeoNet a signalé que l’éruption de White Island (Nouvelle-Zélande) avait pris fin, bien que des émissions de gaz et de vapeur soient encore observées. Un survol effectué le 18 octobre et de récentes images webcam et satellite montrent que le niveau d’activité a diminué, sans signes d’éruptions ou d’émissions de cendres. Le niveau d’alerte volcanique a été ramené à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Jaune. Il faut garder à l’esprit que l’accès à White Island est strictement interdit depuis l’éruption de décembre 2019 qui a tué 22 touristes et gravement blessé des dizaines de survivants.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Popocatépetl (Mexique). Le réseau sismique enregistre de nombreux événements longue période (LP) chaque jour. Ils s’accompagnent d’émissions de vapeur et de gaz. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités sous le vent. Selon le VAAC de Washington, les panaches de cendres visibles sur les webcams et les images satellites du 17 au 21 octobre 2024 s’élevaient à 5,8-7,3 km au-dessus du niveau de la mer.
Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2 et le public est prié de rester à au moins 12 km du cratère.
Source : CENAPRED.

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L’éruption du Novarupta-Katmai s’est produite en 1912 en Alaska, mais l’Observatoire Volcanologique d’Alaska (AVO) indique que du 18 au 19 octobre 2024, des vents violents à proximité du Katmai et de la Vallée des Dix Mille Fumées soulevé des cendres jusqu’à 1,8 km d’altitude au sud-est et au nord-ouest. Les cendres atteignent souvent l’île Kodiak où elles génèrent des nuages ​​de poussière et du brouillard. Le niveau d’alerte volcanique reste à Normal, le niveau le plus bas sur une échelle à quatre niveaux.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In Iceland, magma accumulation is going on beneath Svartsengi. According to the most recent GPS readings and model estimates, the volume of magma beneath Svartsengi is now predicted to be two-thirds of that which existed before the last eruption on August 22nd, 2024. With around 14 million cubic meters currently accumulated, the likelihood of an eruption is likely to grow in early November if the accumulation rate remains constant.

Seismic activity has increased slightly recently, with approximately five minor daily earthquakes happening along the dike beneath Svartsengi. According to the Met Office, they indicate that pressure is increasing.

Source : Icelandic Met Office.

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Still in Iceland, unusual and increased hot spring activity has been observed in the Geysir area. Strokkur has been unusually active in recent days. Its eruptions are higher and more powerful than before. Some of them have even been so vigorous that stones have been thrown up. A representative from the Environment Agency has confirmed that many hot springs in the area are now far more powerful than before.

The hot springs now erupt more often than before, with strokes that reach up to 30 meters. However, the Met Office specifies that there have been no changes to Geysir itsel. The situation is being monitored and an attempt is made to analyze the cause of this increased activity.

Tourists in the Geysir area have been asked to be careful and stay at a safe distance from the hot springs. It should be noted that similar fluctuations in hydrothermal activity are occasionally observed at Yellowstone (United States) without major consequences.

Source : Iceland Monitor.

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INGV’s thermal surveillance cameras currently show an intracrater explosive activity at the summit of Mt Etna (Sicily), without emission of ash or lava. This activity is located at the NE Crater, while mild and sporadic ash emissionsare observed at the SE Crater, and degassing activity from the other summit craters. However, the aviation color code has been raised to Orange.
The Institute’s instruments show that the eruptive tremor is currently at medium values. Volcanic activity remains confined to an altitude of 3,300 meters above sea level and has no impact on air traffic at Catania International Airport.
Source: La Sicilia.

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Kanlaon (Philippines) emitted 3 244 tonnes of SO2 on October 19th, 2024, as part of its ongoing increased unrest. The increase is linked to shallow magmatic movement beneath the volcano, raising concerns about potential explosive eruptions.

PHIVOLCS also reported several brief episodes of gray ash emissions. They lasted between two to six minutes and produced plumes that rose approximately 500 m above the crater.

The volcano has been under Alert Level 2 since June 3rd, 2024, following a significant eruption that sent ash plumes as high as 5 000 m.

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Still in the Philippines, phreatic eruptive events periodically continue at Taal. Hot fluids upwelling in the lake are persistently observed. Steam-and-gas emissions that are sometimes voluminous rise as high as 1.8 km above the crater. The Alert Level remains at 1 and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ). Access to the Main Crater is prohibited.

Source : PHIVOLCS.

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An increase in seismicity associated with rock-fracturing has been recorded at Hudson (Southern Andean Volcanic Arc) since 16 October 2024, with160 volcano-tectonic events whose highest magnitude was M 2.5 on 17 October, 2.9 km ESE from the center of the caldera and at a depth of 4.4 km. A long-period earthquake was also detected on 17 October. A volcano-tectonic earthquake was detected on 19 October.

The Alert Level remains at Green (the lowest level on a four-color scale).

Source : SERNAGEOMIN.

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Still on the Southern Andean Volcanic Arc, SERNAGEOMIN reported nighttime crater incandescence at Copahue on 16 October 2024. An increase in surface activity was observed on 19 October, with an ash emission that rose 200 m above the crater.

The Alert Level remains at Green and the public is reminded to stay 500 m away from the crater.

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An increase in activity and potential hazards have been reported at Iya (Sunda Volcanic Arc), based on visual and instrumental monitoring data during 16-22 October 2024. The Alert Level was raised to 2 (on a scale of 1-4) on 17 October, and the public is asked to stay 2 km away from the active crater area.

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Still in Indonesia, the eruption at Dukono continues. Daily steam znd ash plumes rise 100-800 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source : CVGHM.

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The Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) reports that lava effusion at Nyamulagira (Democratic Republic of Congo) continues. According to a special bulletin issued on 2 October 2024, three lava flows were active on the N and W flanks, with the longest reaching 7 km NW from the crater rim. Strong seismicity in the area was also reported in a special bulletin issued on 14 October. During the nights of 13 and 14 October an intense glow was visible in the crater.

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On 22 October 2024, GeoNet reported that the eruption at White Island (New Zealand) had ended, though gas-and-steam emissions could still be observed. Based on observations from an overflight on 18 October and recent webcam and satellite images, the level of activity had decreased, with no evidence of eruptions or ash emissions. The Volcanic Alert Level was lowered to 2 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code was lowered to Yellow. People should bear in mind that access to White Island has been strictly prohibited since the December 2019 eruption that killed 22 tourists and gravely injured tens of survivors.

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Eruptive activity continues at Popocatépetl (Mexico). The seismic network records numerous long-period events per day that are accompanied by steam-and-gas emissions. Asfall has been reported in several downwind communities. According to the Washington VAAC ash plumes visible in webcam and satellite images during 17-21 October 2024 rose to 5.8-7.3 km above sea level.

The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public is asked to stay 12 km away from the crater.

Source : CENAPRED.

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The Novarupta-Katmai eruption occurred in 1912 in Alaska, but the Alaska Volcano Observatory (AVO) reports that during 18-19 October 2024 strong winds in the vicinity of Katmai and the Valley of Ten Thousand Smokes dispersed unconsolidated ash up to 1.8 km a.s.l. to the SE and NW. The ash often travels as far as Kodiak Island where it causes dust and fog clouds.The Volcano Alert Level remains at Normal (the lowest level on a four-level scale).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Une exolune volcanique en dehors du système solaire ? // A volcanic exomoon outside the solar system ?

bLes exolunes, ou lunes gravitant autour de planètes en dehors de notre système solaire, sont en général trop petites pour être vues directement, mais les astronomes pensent que des exolunes volcaniques pourraient trahir leur présence en émettant d’énormes panaches de gaz volcanique. Des scientifiques ont découvert des preuves d’une lune potentiellement volcanique en orbite autour d’une planète au-delà de notre système solaire.
Io, la lune de Jupiter, est l’objet le plus volcanique de l’univers connu. Dans une étude publiée le 30 septembre 2024 dans les Astrophysical Journal Letters, des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA expliquent qu’un objet du même type pourrait orbiter autour d’une exoplanète géante gazeuse ayant pour nom WASP-49 b. Elle est de la taille de Saturne et se trouve à 635 années-lumière de la Terre.
Un nuage de sodium détecté à proximité de WASP-49 b laisse supposer la présence d’une exolune. Alors que des études antérieures ont identifié plusieurs exolunes possibles, dont une potentiellement en orbite autour de WASP-49 b, l’existence réelle d’une exolune n’avait pas été confirmée jusqu’à présent.

Les signes d’une activité volcanique peuvent permettre de dévoiler de tels objets qui sont autrement trop petits et trop sombres pour être vus avec les télescopes modernes. De son côté, Io crache constamment des panaches de dioxyde de soufre, du sodium, du potassium et d’autres gaz qui peuvent former de vastes nuages jusqu’à 1 000 fois le rayon de Jupiter. Il est possible que les astronomes qui observent un autre système stellaire puissent détecter un nuage de gaz semblable à celui d’Io, même si la lune elle-même est trop petite pour être vue.
À l’aide du Very Large Telescope édifié au Chili, les chercheurs ont découvert que le nuage autour de WASP-49 b est situé bien au-dessus de l’atmosphère de la planète, tout comme le nuage de gaz généré par Io autour de Jupiter. De plus, la teneur élevée en sodium du nuage et ses changements soudains de taille indiquent qu’il s’agit d’un corps distinct en orbite autour de la planète. WASP-49 b et son étoile sont toutes deux composées principalement d’hydrogène et d’hélium, avec seulement des traces de sodium. Le nuage, quant à lui, semble provenir d’une source produisant environ 100 000 kilogrammes de sodium par seconde.
À deux reprises, les chercheurs de la NASA ont observé une augmentation soudaine de la taille du nuage alors qu’il n’était pas à proximité de la planète, ce qui signifie qu’il est alimenté par une autre source. Le nuage semble également se déplacer plus vite que la planète, ce qui confirme qu’il est généré par un autre corps, peut-être une exolune, se déplaçant indépendamment et plus vite que WASP-49 b. De plus, le nuage se déplace dans la direction opposée à celle qu’il devrait normalement prendre s’il faisait partie de l’atmosphère de la planète.
Un autre élément de preuve montrant que le nuage est indépendant de WASP-49 b est qu’il ne s’aligne pas sur le cycle orbital de 2,8 jours terrestres de la planète. À l’aide de modèles informatiques, les chercheurs montrent que la présence d’une exolune avec une orbite de huit heures autour de la planète pourrait expliquer les irrégularités du nuage.
Des études plus approfondies seront nécessaires pour confirmer le comportement du nuage. Selon les auteurs de l’étude, « les preuves sont très convaincantes que quelque chose d’autre que la planète et l’étoile produit ce nuage. Détecter une exolune serait tout à fait extraordinaire, et grâce à Io, nous savons qu’une exolune volcanique est possible. »
Source : NASA.

 

Vue d’artiste de l’exolune volcanique (Source : JPL / NASA)

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Exomoons, or moons around planets outside our solar system, are likely too small to see directly. But astronomers think volcanic exomoons could make themselves known by creating massive clouds of volcanic gas. Scientists have found new evidence of a potentially volcanic moon orbiting a planet beyond our solar system.

The Jupiter moon Io is the most volcanic object in the known universe. In a studypublished on September 30th, 2024 in the Astrophysical Journal Letters, researchers from NASA’s Jet Propulsion Laboratory (JPL) suggest a similar object may orbit a Saturn-size gas giant exoplanet named WASP-49 b, located 635 light-years from Earth.

A sodium cloud detected in the vicinity of WASP-49 b hints at the presence of an exomoon. While earlier studies have identified multiple exomoon candidates, including one potentially orbiting WASP-49 b, the existence of an exomoon has yet to be confirmed. Signs of volcanic activity may be the key to unveiling such objects that are otherwise too small and dim to see using modern telescopes. For example, Io, the most volcanic body in our solar system, constantly spews sulfur dioxide, sodium, potassium and other gasses that can form vast clouds around Jupiter up to 1,000 times the giant planet’s radius. It’s possible that astronomers looking at another star system could detect a gas cloud like Io’s even if the moon itself were too small to see.

In fact, using the European Southern Observatory’s Very Large Telescope in Chile, the researchers found that the cloud around WASP-49 b is located high above the planet’s atmosphere, much like the cloud of gas that Io produces around Jupiter. Additionally, the cloud’s high sodium content and sudden changes in size further indicate it is a separate body orbiting the planet. Both WASP-49 b and its star are composed mostly of hydrogen and helium, with only trace amounts of sodium. Meanwhile, the cloud appears to be coming from a source that is producing roughly 100,000 kilograms of sodium per second.

On two separate occasions, researchers also observed sudden increases in the size of the cloud when it was not next to the planet, meaning it is being refueled by another source. The cloud also appears to move faster than the planet, further suggesting it is generated by another body, possibly an exomoon, moving independently and faster than WASP-49 b.

The authors of the study think this is a really critical piece of evidence. The cloud is moving in the opposite direction that physics tells it should be going if it were part of the planet’s atmosphere.

Another piece of evidence suggesting the cloud is independent of WASP-49 b is that it does not align with the planet’s 2.8-Earth-day orbital cycle. Using computer models, the researchers show that the presence of an exomoon with an eight-hour orbit around the planet could explain the cloud’s irregularities.

Further study is needed to confirm the cloud’s behaviour. According to the study’s authors, « the evidence is very compelling that something other than the planet and star is producing this cloud. Detecting an exomoon would be quite extraordinary, and because of Io, we know that a volcanic exomoon is possible. »

Source : NASA.