Puissante éruption du Sheveluch (Kamchatka / Russie) // Powerful eruption of Sheveluch Volcano

Le KVERT indique qu’une éruption majeure a débuté sur le Sheveluch à 16h20 (TU) le 14 juin avec un panache de cendre qui a atteint une hauteur de 12 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge..
À 19:00 (TU), le vaste nuage de cendre (140 km x 60 km) produit par l’éruption a été observé à environ 64 km au sud-ouest et à 76 km au nord-ouest du volcan. À 22:30 (TU), il avait atteint 422 km x 155 km, soit une superficie de 36 000 km2.
Il a été conseillé aux habitants des districts d’Ust-Kamchatsky, situés à environ 85 km au SSE du volcan, et de Milkovsky, à environ 240 km au S, de ne pas sortir s’ils observaient des retombées de cendre. La population a été informée par haut-parleurs et a reçu des conseils sur la façon de se comporter pendant les retombées de cendre. Les localités disposent d’un nombre suffisant de respirateurs.
Les photos de l’éruption peuvent être vues sur le site «The Watchers» à cette adresse:
https://watchers.news/2017/06/15/sheveluch-eruption-june 14-2017/

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KVERT indicates that a major eruption started at Sheveluch volcano at 16:20 (UTC) on June 14th with an ash plume that reached a height of 12 km above sea level. The Aviation Colour Code was raised to Red.

At 19:00 UTC, the vast ash cloud (140 x 60 km) from the eruption was observed about 64 km to the southwest and 76 km to the northwest from the volcano. At 22:30 UTC, the ash cloud had grown to 422 x 155 km or an area of 36 000 km2.

Residents of the districts of Ust-Kamchatsky, located about 85 km SSE of the volcano, and Milkovsky, about 240 km S, were recommended not to go out if they notice ashfall. The population was notified by the local loudspeakers and were given advice on how to behave during the ashfall; the community has a sufficient number of respirators.

Photos of the eruption can be seen on the website « The Watchers » at this address :

 https://watchers.news/2017/06/15/sheveluch-eruption-june-14-2017/

Panache de cendre du Shevelich vers 23h30 (TU) le 14 juin 2017. (Crédit photo: Voznikov A.V.)

Découverte de la 8ème merveille du monde? // Has the 8th wonder of the world been discovered ?

Ces jours-ci, il y a une profusion d’articles dans les journaux néo-zélandais sur une «huitième merveille du monde» que l’on croyait disparue pour toujours au cours d’une éruption volcanique, mais qui a peut-être été redécouverte.
Ladite merveille, ce sont les Pink and White Terraces -Terrasses Roses et Blanches – du lac Rotomahana dans l’Ile du Nord de la Nouvelle Zélande. Elles ont attiré des touristes du monde entier au milieu des années 1800. Elles sont même devenues la plus grande attraction touristique de l’hémisphère sud et de l’Empire britannique. Des gens fortunés ont entrepris le long et dangereux voyage à bord de navires depuis le Royaume Uni, l’Europe et l’Amérique pour aller les admirer. Situées de part et d’autre du lac, les terrasses étaient les plus grands dépôts de travertin sur Terre…jusqu’au 10 juin 1886, jour où le Mont Tarawera est entré violemment en éruption, tuant 120 personnes et laissant une balafre de 17 kilomètres de longueur dans le paysage. On pensait que l’éruption avait définitivement détruit les terrasses, jusqu’à aujourd’hui.
Le problème, c’est que les terrasses n’ont jamais été répertoriées par le gouvernement néo-zélandais de l’époque, de sorte que l’on ne possède aucune indication de leur latitude ou de leur longitude. Dans le Journal of the Royal Society of New Zealand, deux chercheurs affirment avoir déterminé un lieu où se trouvent probablement les terrasses. Si la merveille naturelle n’a pas été détruite, elle est enfouie à 10 ou 15 mètres de profondeur sous des couches de cendres et de boue, et il faudra une exploration archéologique exhaustive du site pour s’assurer de leur présence.
Les deux chercheurs ont examiné les carnets de voyage rédigés en 1859 par Ferdinand von Hochstetter, un géologue germano-autrichien, pour déterminer l’emplacement possible des terrasses. Les carnets contiennent des descriptions de leur position avant l’éruption en 1886 et ont permis aux chercheurs de localiser trois sites possibles. Ils pensent que les terrasses se trouvent sous terre, mais pas sous le lac Rotomahana, comme cela a été dit au 19ème siècle. Ce n’est pas la première fois que des chercheurs annoncent qu’ils ont découvert les Pink and White Terraces  En 2011, des scientifiques ont déclaré avoir trouvé leurs restes au fond du lac Rotomahana.
Après cinq ans d’enquête, le GNS Science néo-zélandais est arrivé à la «conclusion inéluctable» que la plupart des terrasses ont été détruites par l’éruption du Mont Tarawera. Un ancien Maori a abondé dans ce sens et déclaré qu’il était sceptique quant aux résultats de la dernière étude.
Une exploration complète du site archéologique, avec imagerie et prélèvement de carottes de terrain, sera nécessaire pour prouver de manière irréfutable que les terrasses ont bien survécu à l’éruption du Mont Tarawera.
Source: New Zealand Herald.

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These days, there is a profusion of articles in the New Zealand newspapers about an “eighth wonder of the world”, once thought irretrievably lost in a volcanic eruption, that may have been rediscovered.

The wonder concerns the Pink and White Terraces of Lake Rotomahana which attracted tourists from around the world to New Zealand’s North Island in the mid-1800s. The terraces became the greatest tourist attraction in the southern hemisphere and the British Empire, and shiploads of tourists made the dangerous visit down from the U.K., Europe and America to see them.

Located on opposite sides of the lake, they were the largest silica sinter deposits on Earth…until June 10th 1886 when Mount Tarawera erupted violently, killing 120 people and leaving a 17-kilometre gash across the mountain. The eruption was thought to have destroyed the terraces, until now.

The problem is that the terraces were never surveyed by the government of the time, so there was no record of their latitude or longitude. In the Journal of the Royal Society of New Zealand, two researchers wrote they have determined a location where the terraces may lie preserved beneath the surface. If the natural wonder has been preserved, it is buried 10-15 metres underneath layers of ash and mud, and they are calling for a full archaeological survey to excavate the site.

The two researchers used the 1859 field diaries of Ferdinand von Hochstetter, a German-Austrian geologist, to establish a possible location for the terraces. The diaries contained descriptions of their position before the eruption in 1886, and allowed the researchers to plot three potential terrace locations. The researchers believe the terraces are beneath land, but not underneath Lake Rotomahana as affirmed by 19th century colonists.

It’s not the first time researchers have announced that they have found the terraces. In 2011, scientists said they had found the remnants of the Pink and White Terraces deep in Lake Rotomahana.

After five years of investigation, New Zealand GNS Science backtracked on the claims, and said they came to the “inescapable conclusion” that most of the Pink and White Terraces had been destroyed. A local Maori elder said that he is skeptical of the new findings.

A full archaeological site investigation, including imaging and core drilling, will be required to conclusively prove that the terraces survived the eruption.

Source: New Zealand Herald.

Tableau de JC Hoyte représentant les Pink and White Terraces dans les années 1870.

Les Pink and White Terraces ressemblaient probablement à celles que l’on peut admirer aujourd’hui à Yellowstone sur le site des Mammoth Hot Springs. (Photo: C. Grandpey)

Bogoslof (Alaska) : Les éruptions continuent // More eruptions

Un nouvel épisode éruptif a débuté sur le Bogoslof dans la soirée du 12 juin (heure locale) et s’est terminé quelques dizaines de minutes plus tard. Cette séquence s’est caractérisée par une série d’événements explosifs de 10 à 30 minutes, avec des nuages de cendre qui ont atteint une hauteur maximale de 7 500 mètres avant de se dissiper en une trentaine de minutes. La dernière activité explosive la plus importante s’est terminée à 20h35 le 12 juin (heure locale) Contrairement à ce que l’on peut lire sur certains sites, les explosions n’étaient pas plus intenses que les précédentes.
Le Bogoslof reste très actif et dans une situation imprévisible. De nouvelles explosions produisant des nuages de cendre à haute altitude peuvent se produire à tout moment. Ces nuages peuvent être un problème pour le trafic aérien entre l’Amérique et l’Asie. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne reste ROUGE.
Source: AVO.

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New explosive eruptive activity began in the evening of June 12th (local time) and ended a few tens of minutes later. This sequence was characterized by a series of explosive events lasting 10-30 minutes, emitting volcanic clouds that rose to a maximum height of 7,500 metres, and dissipated within about 30 minutes. The last major pulse of explosive activity ended at 20:35 on June 12th (local time).Contrary to what one can read on some sites, the explosions were not larger than the previous ones.

Bogoslof volcano remains at a heightened state of unrest and in an unpredictable condition. Additional explosions producing high-altitude volcanic clouds could occur at any time. The ash clouds may be a problem to air traffic between America and Asia. That’s why the Aviation Colour Code remains at RED.

Source: AVO.

Eruption du volcan de boue de Keyraki (Azerbaïdjan) // Eruption of the Keyraki mud volcano (Azerbaijan)

Le volcan de boue de Keyraki est entré en éruption vers 7 heures (heure locale) le 13 juin 2017. Selon le ministère de l’Ecologie et des Ressources naturelles, l’éruption a duré 15 minutes et la boue a couvert une superficie de 3,5 hectares. L’épaisseur de la couche de boue était de 3 mètres à l’intérieur du cratère et de 20 à 30 centimètres autour de celui-ci.
Le volcan de boue de Keyraki se trouve à 12 km au nord de Bakou. L’éruption n’a causé aucun dégât aux zones habitées situées à proximité. Cependant, il existe plusieurs volcans de boue actifs dans la région et d’autres éruptions ne peuvent être exclues.
Le volcan de boue de Keyraki s’est manifesté à 18 reprises jusqu’à présent. La dernière éruption remonte à 2014.
Source: Presse locale.

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The Keyraki mud volcano erupted around 07:00 am (local time) on June 13th 2017. According to the Ministry of Ecology and Natural Resources, the eruption lasted 15 minutes and the mud covered an area of 3.5ha. The depth of the erupted mud layer reached 3 metres within the crater and 0.2 to 0.3 metres around the crater.

The Keyraki mud volcano is situated 12 km north of Baku. The eruption caused no damage to the nearby residential areas. However, there are several active mud volcanoes in the area and thus further eruptions cannot be ruled out.

The Keyraki mud volcano has erupted 18 times so far. The last eruption was in 2014.

Source: Local press.

Exemple de volcan de boue dans les Maccalube di Aragona (Sicile)

[Photo: C. Grandpey]