Hawaii : Réouverture progressive du Parc des Volcans // Progressive reopening of the Volcanoes National Park

À l’approche de l’anniversaire du début de l’éruption du Kilauea en 2018, le personnel du Parc National des Volcans d’Hawaï s’affaire pour remettre en état et rouvrir les sentiers et les routes, évaluer et surveiller les zones dangereuses, et pour accueillir le public dans un paysage qui a été profondément transformé par l’activité volcanique de l’année dernière.
L’éruption du Kilauea et l’effondrement de la caldeira en 2018 ont entraîné la fermeture de la majeure partie du Parc pendant 134 jours car l’activité éruptive était dangereuse, imprévisible et encore jamais observée au sommet du volcan. Un ouragan, deux tempêtes tropicales et un feu de forêt sur le Mauna Loa ont rendu l’année encore plus difficile, mais les rangers ont continué à accueillir le public à l’extérieur du parc, tout en protégeant les ressources naturelles et culturelles. La majeure partie du Parc National des Volcans d’Hawaï est maintenant ouverte, y compris les deux tiers du populaire sentier du Kilauea Iki, mais certaines zones restent fermées pour des raisons de sécurité.
Il est bon de se rappeler que jusqu’en 2018, le Kilauea a connu une éruption quasi permanente sur deux sites: le Pu’O’o dans l’East Rift Zone depuis 1983, et le cratère sommital – l’Halema’uma’u – depuis 2008. Le Pu’uO ‘o a donné naissance à des coulées de lave qui ont parfois atteint l’océan, tandis que l’Halema’uma’u a hébergé un lac de lave pendant près de 10 ans. La lueur intense produite par le lac était souvent visible depuis les points d’observation situés en bordure de la caldeira. De nombreux Hawaïens considèrent l’ Halema’uma’u comme la demeure de Pele, la déesse des volcans hawaïens, et toute la zone sommitale est l’une des régions les plus sacrées de la Grande Ile d’Hawaii.
Le 30 avril 2018, le plancher du Pu’uO’o s’est effondré. L’Observatoire a ensuite enregistré des séismes et la migration du magma vers le District de Puna. Plus de 700 maisons ont été détruites par la lave et plus de 2000 personnes ont été déplacées. Au sommet, la lave a disparu de l’Halema’uma’u et quelque 60 000 séismes ont endommagé les bâtiments du parc, des routes, des sentiers, les systèmes d’alimentation en eau et d’autres infrastructures. La majeure partie du parc est restée fermée du 11 mai au 22 septembre 2018.
Source: Parc National des Volcans d’Hawaï

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As the anniversary of the 2018 Kilauea eruption nears, staff at Hawai‘i Volcanoes National Park continue efforts to repair and reopen trails and roads, assess and monitor unsafe areas, and welcome the public back to a landscape forever changed by last year’s volcanic activity.

The Kilauea eruption and caldera collapse of 2018 resulted in most of the park closing for 134 days due to unsafe, unpredictable and unprecedented eruptive activity at the volcano’s summit. A hurricane, two tropical storms and a wildfire on Mauna Loa added to the intensity of a difficult year, but park rangers continued to serve the public at locations outside the park, protect natural and cultural resources. Most of Hawai‘i Volcanoes National Park is now open, including two-thirds of the popular Kilauea Iki Trail, but some areas remain closed for safety.

It is good to remember that until 2018, Kilauea erupted almost nonstop from two locations: the Pu’O’o vent in the East Rift Zone since 1983, and from its summit crater, Halema‘uma‘u, since 2008. Pu’uO’o produced surface lava that periodically travelled as far as the ocean, while Halema‘uma‘u hosted a lake of lava for nearly 10 years with an intense glow often visible from vantage points along the caldera rim. Many native Hawaiians consider Halema‘uma‘u the home of Pele, the Hawaiian volcano deity, and the entire summit area is one of the most sacred areas in all Hawaii.

On April 30th, 2018, the floor of the Pu’uO’o vent collapsed, followed by earthquakes and the migration of magma towards the Puna District. More than 700 homes were destroyed by lava, and more than 2,000 people were displaced. At the summit, lava disappeared from Halema‘uma‘u, and 60,000 or so earthquakes damaged park buildings, roads, trails, water systems and other infrastructure. Most of the park closed from May 11th to Sept. 22nd, 2018.

Source: Hawaii Volcanoes National Park.

Vue du cratère du Kilauea Iki, siège d’une puissante éruption en novembre-décembre 1959, avec des fontaines de lave atteignant 580 mètres, un record sur les volcans hawaiiens. (Photo: C. Grandpey)

Kilauea Iki

Stromboli (Sicile) : Activité du 25 avril 2019 // Activity on April 25th, 2019

J’ai pu observer le Stromboli pendant l’après-midi du 25 avril 2019 grâce à la webcam Skyline, et avec sous les yeux la carte des cratères sommitaux mise en ligne le 20 janvier 2019 sur le site Volcano Discovery. L’activité reste intéressante, même si elle est moins soutenue qu’il y a une dizaine de jours. Elle se concentre essentiellement au niveau de la bouche NE (n° 6) qui expulse de temps à autre de très volumineux panaches de cendre (voir image ci-dessous). On entend régulièrement des phases soutenues et bruyantes de dégazage, sans forcément expulsion de matériaux. Ces derniers jaillissent essentiellement de la partie orientale de la terrasse centrale (bouche n° 4) et d’une bouche (n° 5)située tout en haut de la Sciara del Fuoco mais les explosions ne sont pas très fréquentes. Les touristes qui se trouveront au sommet ce soir avec les guides n’auront pas grand-chose à se mettre sous la dent…

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I could observe Stromboli during the afternoon of April 25th, 2019 thanks to the Skyline webcam and the map of the craters that can be seen on the website VolcanoDiscovery. The activity remains interesting, even though it is less sustained than ten days ago. It mainly concerns the NE vent (n° 6) which expels from time to time voluminous ash plumes (see image below). One can regularly hear long and noisy phases of degassing, without necessarily the expulsion of materials. The latter are mainly ejected by the eastern part of the central terrace (n° 4) and a vent located at the summit of the Sciara del Fuoco (n° 5), but the explosions are not very frequent. The tourists who will be at the summit tonight with the guides will not have much to observe…

Source: VolcanoDiscovery

Panache de cendre émis par la bouche n° 6 à 15h30 (Capture l’image de la webcam Skyline)

Volcans du monde // Volcanoe of the world

La situation volcanique dans le monde est restée relativement stable ces derniers jours.

Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange sur le Sheveluch, le Klyuchevskoy, le Karymsky et l’Ebeko à cause des explosions accompagnées de panaches de cendre susceptibles d’affecter le trafic aérien entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

Au Mexique, le niveau d’alerte du Popocatepetl reste à la couleur Jaune Phase 3. Le CENAPRED fait état d’émissions de vapeur et de gaz, mais les explosions destructrices du dôme de lave avec des panaches et retombées de cendre semblent avoir cessé. On observe toutefois de l’incandescence au niveau du cratère pendant la nuit.

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Le Mont Aso (Japon) a connu une éruption mineure le 18 avril. Comme le 16 avril, elle a eu lieu dans le cratère Nakadake N ° 1, avec un nuage de cendres atteignant 400 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 sur une échelle de 5.

Source : JMA.

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Le Mont Agung (Bali / Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 21 avril 2019. Le nuage de cendre est monté à environ 2000 mètres au-dessus du cratère, avec des retombées sur plusieurs localités situées sous le vent. De récentes photos (voir ci-desssous) ont montré que le dôme de lave dans le cratère n’avait guère évolué depuis 2017. Il ne semble pas y avoir de risque de débordement. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 sur une échelle de 4.

Source : CVGHM.

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Le Stromboli a attiré mon attention ces derniers jours car l’activité éruptive s’était quelque peu intensifiée avec des émissions de cendre depuis la terrasse centrale et le cratère NE. Rien de très inquiétant toutefois.

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Pas de réveil en vue à court terme sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). L’OVPF enregistre quelques éboulements et quelques séismes, mais rien de vraiment significatif. Les GPS n’enregistrent pas de signaux de déformation particuliers. Les émissions de SO2 au niveau du sommet: sont eu dessous du seuil de détection. Les émissions de CO2 au niveau du sol sont en augmentation en zone distale (Plaine des Cafres) et montrent des valeurs élevées en zone proximale (Gîte du Volcan), signe que la chambre magmatique est dans sa phase de remplissage. Tout est calme, mais avec le Piton, la situation peut évoluer très rapidement !

Source : OVPF.

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Au Guatemala, le Fuego reste bien actif avec 20-25 explosions par heure. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent à 4500 mètres d’altitude. Des avalanches de matériaux et une coulée de lave continuent à avancer dans les ravines qui entaillent les flancs du volcan. Des retombées de cendre sont observées dans plusieurs localités.

L’activité du Pacaya et du Santiaguito reste stable. Voir les bulletins précédents les concernant.

Source : INSIVUMEH.

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La situation est stable sur le Sabancaya (Pérou) où l’on observe une quinzaine d’explosions chaque jour. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 4000 mètres. La sismicité est principalement associée à des mouvements de fluides sous l’édifice volcanique. Le 18 avril dernier, une visite du Laboratoire Magmas et Volcans (LMV) de Clermont-Ferrand dans le cadre d’une sortie de la délégation L.A.V.E. Auvergne-Loire-Limousin a permis d’assister à la présentation par Charlotte Gélibert (étudiante en Master 2) de son travail de recherche sur la caractérisation des cendres des panaches volcaniques afin de mieux comprendre leur dynamique et d’établir des modèles de dispersions. Ce travail est important dans la gestion des risques (trafic aérien, populations locales…). Les données sont déjà disponibles suite à une campagne de mesure Doopler sur le Sabancaya. Charlotte Gélibert est lauréate de la bourse L.A.V.E.

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The volcanic situation in the world has remained relatively stable in recent days.

In Kamchatka, the aviation colour code is maintained at Orange on Sheveluch, Klyuchevskoy, Karymsky and Ebeko because of explosions accompanied by ash plumes likely to affect air traffic between America and Asia.
Source: KVERT.

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In Mexico, the alert level of Popocatepetl remains at Yellow Phase 3. CENAPRED reports steam and gas emissions, but the destructive explosions of the lava dome with ash plumes and ashfall appear to have ceased. However, there is glow in the crater during the night.

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Mount Aso (Japan) experienced a minor eruption on April 18th. Like on April 16th, it took place in the Nakadake No.1 crater, with a a ash cloud reaching 400 metres in height. The alert level is maintained at 2 on a scale of 5.
Source: JMA.

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Mount Agung (Bali / Indonesia) experienced a new eruptive episode on April 21st, 2019. The ash cloud rose about 2,000 metres above the crater, with ashfall over several downwind lmunicipalities. Recent photos (see below) showed that the lava dome in the crater has not much changed since 2017. There does not seem to be any risk of an overflow.The alert level is maintained at 3 on a scale of 4.
Source: CVGHM.

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Stromboli caught my attention in recent days as the eruptive activity intensified somewhat with ash emissions from the central terrace and the NE crater. Nothing to really wory about.

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There should be no short term activity on Piton de la Fournaise (Reunion Island). The OVPF mentions some rockfalls and earthquakes, but nothing really significant. GPS instruments do not record deformation signals. SO2 emissions at the summit: are below the detection limit. CO2 emissions at the ground level are increasing in the distal zone (Plaine des Cafres) and show high values ​​in the proximal zone (Gîte du Volcan), a sign that the magma chamber is refilling. Everything is calm, but the situation can change very quickly!
Source: OVPF.

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In Guatemala, Fuego remains active with 20-25 explosions per hour. They generate ash plumes that rise to 4500 metres a.s.l. Avalanches of material and a lava flow continue to advance in the drainages that slash the volcano’s flanks. Ashfall is observed in several municipalities.
The activity of Pacaya and Santiaguito remains stable. See the previous posts.
Source: INSIVUMEH.

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The situation is stable on Sabancaya (Peru) where there are about fifteen explosions every day. They generate ash plumes that rise up to 4000 metres. Seismicity is mainly associated with fluid movements beneath the volcanic edifice. On April 18th, a visit to the Laboratory Magmas and Volcanoes (LMV) of Clermont-Ferrand as part of the L.A.V.E. Auvergne-Loire-Limousin delegation included the presentation by Charlotte Gélibert (Master 2 student) of her research work on the characterization of volcanic ash plumes to better understand their dynamics and to establish dispersion models. This work is important in risk management (air traffic, local populations …). The data is already available following a Doopler measurement campaign on Sabancaya. Charlotte Gélibert was recently awarded the L.A.V.E. scholarship.

Photo du cratère de l’Agung en décembre 2017, visible sur le site VolcanoDiscovery : https://www.volcanodiscovery.com/agung/news/66532/Gunung-Agung-volcano-Bali-Indonesia-flat-lava-dome-occupying-summit-crater.html

Photo du cratère de l’Agung en avril 2019 visible sur la page Facebook « Peter Rendezvous » : https://www.facebook.com/peter.rendezvous.9?__tn__=%2Cd*F*F-R&eid=ARBZqScb31ZoyFsirI7Z2jmBQod_Z4ccYPlLBHzrN5e9dURdI1uniZGiGUqbHlg2KzgbLuwY7LDZPvlp&tn-str=*F

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Laboratoire Magmas et Volcans à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

La grande vitesse des coulées pyroclastiques // The high speed of pyroclastic flows

Dans un article publié dans la revue Nature Geoscience, des chercheurs confirment les conclusions d’études précédentes à propos des coulées pyroclastiques. Ils expliquent qu’ils ont découvert que les matériaux à haute température émis par un volcan pendant une éruption génèrent une couche d’air entre le sol et une coulée pyroclastique, ce qui permet à cette dernière de se déplacer en atteignant des vitesses extrêmes et en détruisant tout sur son passage.

Les coulées pyroclastiques sont constituées d’un mélange de lave à très haute température, de pierre ponce, de cendre et de gaz volcaniques. Elles peuvent atteindre des températures de 1000 degrés Celsius et, dans des cas extrêmes, dévaler les pentes des volcans à plus de 600 kilomètres à l’heure. Elles sont responsables d’environ 50% de tous les décès provoqués par les éruptions volcaniques dans le monde. Des coulées pyroclastiques ont détruit Pompéi, Herculanum et Stabies lorsque le Vésuve est entré en éruption en l’an 79. Plus récemment, elles ont causé la mort de centaines de personnes sur les pentes du Fuego (Guatemala) en juin 2018.
Les coulées pyroclastiques se divisent en général en deux parties: 1) un flux de fragments de roches à très haute température qui se déplace à la surface du sol, et 2) un nuage de cendres à haute température qui s’élève au-dessus. Dans l’étude publiée dans Nature Geoscience, des chercheurs de l’Université Massey de Nouvelle-Zélande ont tenté de comprendre pourquoi la partie inférieure d’une coulée pyroclastique peut se déplacer aussi rapidement.
Pour ce faire, ils ont réalisé une expérience et déversé 6 tonnes de matériaux pyroclastiques à une température de 400 degrés Celsius dans une structure de leur propre fabrication située dans une chaufferie désaffectée. Les chercheurs ont enregistré l’écoulement des matériaux à l’aide de caméras haute vitesse, ce qui leur a permis ensuite d’analyser avec précision le comportement des matériaux au fur et à mesure de leur écoulement.

Les résultats de l’expérience montrent que les écoulements pyroclastiques génèrent leur propre lubrification sur une couche d’air. Une zone de matériaux volcaniques sous haute pression se forme vers la base de la coulée. L’air est repoussé vers le bas sous l’effet de la pression, ce qui crée comme un matelas d’air à la surface duquel les matériaux peuvent s’écouler rapidement.
Cette étude pourrait aider les autorités à mieux comprendre les dangers posés par les volcans et prévoir leur comportement. Les résultats pourraient avoir des applications dans d’autres domaines comme les avalanches et les glissements de terrain. Depuis longtemps, les volcanologues se demandent pourquoi les coulées pyroclastiques sont capables de se déplacer sur de longues distances. En effet, on a trouvé des dépôts de coulées à des centaines de kilomètres du volcan source ; d’autres ont franchi des obstacles topographiques  tels que des chaînes de montagnes ou des étendues d’eau. La dernière étude fournit également des informations mathématiques importantes qu’il faudrait intégrer à la modélisation des courants de densité pyroclastique (PDC). Ces courants se déplacent généralement une centaine de kilomètres à l’heure, mais on sait qu’ils ont atteint des vitesses allant jusqu’à 600 kilomètres à l’heure sur des terrains accidentés et jusqu’à de grandes distances du volcan source. La dernière étude tend à montrer que cette haute vitesse est obtenue par lubrification grâce à la couche d’air à la base des coulées pyroclastiques.
Source: Presse scientifique internationale.

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In a paper published in Nature Geoscience, researchers confirm the results of previous studies. They explain that they have discovered that the high temperature material spewed from a volcano during eruptions generates a layer of air between it and the ground, allowing a pyroclastic flow to surf along at extreme speeds, destroying everything in its path.

Pyroclastic flows are made up of a mix of hot lava, pumice, ash and volcanic gases. They can reach temperatures of up to 1,000 degrees Celsius and can, in extreme cases, move down the slopes of volcanoes at over 600 kilometres per hour. They are responsible for around 50 percent of all deaths from volcanic eruptions globally. Pyroclastic flows destroyed the ancient cities of Pompeii, Herculaneum and Stabies when Mount Vesuvius erupted in A.D. 79. More recently, they caused the deaths of hundreds of persons on the slopes of Fuego Volcano (Guatemala) in June 2018.

Pyroclastic flows are normally split into two parts : 1) a stream of hot rock fragments that move along the ground and 2) a hot cloud of ash that rises above. In the study published in Nature Geoscience, researchers from New Zealand’s Massey University tried to understand how the lower level of material is able to move so fast.

To do this, they carried out an experiment by releasing up to 6 tons of 400-degree Celsius pyroclastic material down a makeshift unit inside a disused boiler house. The researchers recorded the flow of the material with high-speed videos, allowing them to analyze exactly what was happening to it as it rolled down.

Results showed that the pyroclastic flows generate their own air lubrication. An area of high-pressure volcanic material forms toward the base of the flow. The air is forced downward as a result of the pressure, creating a near-frictionless layer along which the material can flow quickly.

This study could help authorities better understand the hazards posed by volcanoes, and how to plan for them. The results could have implications for other events, including avalanches and fast-flowing landslides. A long-standing puzzle for volcanologists has been the question of why pyroclastic flows are able to travel so far. Indeed, one can find flow deposits hundreds of kilometres from the source volcano, and others that have crossed significant topographic or other barriers, such as mountain ranges or open bodies of water. Thus, the research also provides important mathematical information that should be incorporated into the modelling of pyroclastic density currents (PDCs). PDCs typically travel around 100 kilometres per hour but are known to have reached speeds up to more than 600 kilometres per hour over rough terrain large distances from the volcano.The research suggests that this high mobility is through air lubrication at the base of the flows.

Source: International scientific press.

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Voici une vidéo montrant le déplacement des coulées pyroclastiques sur l’île de Montserrat, pendant l’éruption du volcan Soufriere Hills en 1995. J’ai toujours été impressionné par le glissement de l’écoulement pyroclastique à la surface de l’océan.

https://youtu.be/GeghNYm_03A

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Coulées pyroclastiques sur le Mayon aux Philippines (Crédit photo: Wikipedia)