Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution. La principale actualité concerne le Kilauea (Hawaï) et l’Etna (Sicile).

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Dans un rapport publié le 30 septembre 2026, l’Office météorologique islandais (IMO) indique qu’un lent soulèvement du sol se poursuit à Svartsengi. Un soulèvement d’environ quatre centimètres a été mesuré au cours des trois derniers mois, avec un rythme qui reste relativement stable. Cette image InSAR montre le soulèvement du sol à Svartsengi entre le 20 juillet et le 13 septembre 2026. L’InSAR compare les images radar satellitaires pour mesurer la déformation du sol. Les contours noirs délimitent les champs de lave formés lors d’éruptions antérieures le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur et à Fagradalsfjall :

Source: IMO

L’activité sismique le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur et près de Grindavík reste faible. L’activité ailleurs sur la péninsule de Reykjanes a également été faible ces dernières semaines.

Une nouvelle intrusion magmatique, susceptible de déboucher sur une éruption le long de l’alignement de cratères de Sundhnúkur, demeure le scénario le plus probable. Il est impossible de prédire quand un tel événement pourrait se produire. Plus le laps de temps depuis le dernier événement s’allonge, plus l’incertitude quant au moment de la prochaine éruption augmente. Il faut toutefois s’attendre à un préavis très court, comme ce fut le cas lors des précédentes éruptions le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur.
Rien n’indique que l’épisode éruptif le long de l’alignement de cratères de Sundhnúkur touche à sa fin. Avant de pouvoir déclarer l’épisode officiellement terminé, les données de surveillance doivent en apporter la preuve manifeste sur une période prolongée.
Source : IMO

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La couleur du niveau d’alerte pour les communautés situées aux abords du Rincón de la Vieja (Costa Rica) a été relevée au Jaune après que les scientifiques de l’OVSICORI ont détecté une intensification de l’activité volcanique. Cinq districts sont concernés par la nouvelle alerte.
Cette décision fait suite à une augmentation du nombre d’épisodes éruptifs, des émissions de gaz volcaniques et de l’activité sismique au niveau du Rincón de la Vieja, qui connaît une activité inhabituelle depuis le mois de juillet. L’activité s’est intensifiée à nouveau durant les derniers jours de septembre. Toutefois, ce changement de niveau d’alerte ne signifie pas qu’une éruption majeure imminente.
Entre le 26 et le 28 septembre 2026, on a enregistré 123 séismes de faible magnitude provoqués par des fracturations de roches au sud du cratère, dans la zone de Las Pailas, ainsi que six séismes de moindre ampleur à proximité immédiate et sous le cratère. Les instruments ont également détecté un rapide soulèvement du sol d’environ 13 millimètres autour du sommet au cours du mois de septembre, mais il y a une incertitude considérable concernant cette mesure.
Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) se maintiennent au-dessus de la normale depuis la mi-juin. La composition des gaz laisse supposer que le dioxyde de soufre atteint la surface plus efficacement qu’auparavant.
L’OVSICORI a enregistré six séquences éruptives entre le 25 et le 30 septembre ; il s’agissait pour la plupart de faibles émissions de vapeur d’eau et de gaz volcaniques. Une seule de ces six éruptions a atteint une intensité considérée comme modérée par l’observatoire.
L’OVSICORI explique par ailleurs que la combinaison des données géophysiques et des mesures de gaz indique que les éruptions pourraient se poursuivre et que certaines d’entre elles pourraient être plus puissantes que celles enregistrées jusqu’à présent.
Source : OVSICORI, The Tico Times.

Crédit photo: OVSICORI

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Le HVO donne une description très détaillée de l’intrusion magmatique qui s’est produite sous l’Halemaʻumaʻu, au sommet du Kīlauea (Hawaï), entre le 30 septembre et le 1er octobre 2026 :

https://www.usgs.gov/volcanoes/kilauea/volcano-updates

Les débordements de lave au niveau des bouches nord et sud ont cessé peu après la fin de l’intrusion. De faibles projections de lave accompagnées d’une forte lueur et de flammes sont actuellement observées dans ces deux bouches éruptives.

 

Image webcam de cette activité

Le HVO indique aussi qu’il est impossible de prévoir le déclenchement d’un Épisode 55 (avec formation de fontaines de lave). On ne sait même pas si un tel événement se produira. L’ouverture d’une nouvelle bouche éruptive constitue une autre possibilité.
Source : HVO.

La prévision éruptive a une importance relative en ce moment sur le Kilauea car aucune population n’est réellement sous la menace du volcan. Il ne faudrait pas oublier que prévision et prévention sont les deux mamelles de la volcanologie.

Le Parc national des volcans d’Hawaï (Hawaiʻi Volcanoes National Park) a décidé de fermer temporairement l’Halemaʻumaʻu Trail et une partie du Byron Ledge Trail en raison du gonflement continu et de l’activité sismique au sommet du volcan Kīlauea.

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L’activité éruptive se poursuit à Ambrym (Vanuatu). La sismicité s’est intensifiée au cours du mois d’octobre. Des anomalies thermiques, détectées par imagerie satellitaire, varient de niveau modéré à très élevé. Le 2 octobre, des émissions de gaz ont été observées par les habitants, accompagnées d’une incandescence au sommet et de retombées de cendres. Le 8 octobre, le niveau d’alerte a été relevé à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et la zone d’exclusion a été modifiée. Il est demandé à la population de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent B, définie avec un périmètre de 2 km de rayon autour du cratère Benbow, de 2,5 km autour du cratère Marum (y compris les cratères Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu et Mbwelesu) et de 1,5 km autour des fissures de 2018.
Source : VMGD.

Source: VMGD

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Une intensification de l’activité a été signalée sur le volcan Hokkaido-Komagatake (Japon) à partir de la fin du mois de septembre 2026. Une légère augmentation du nombre de séismes volcaniques, localisés à environ 1 km sous le niveau de la mer et sous le cratère sommital, a été détectée entre le 23 et le 24 septembre. L’activité sismique s’est intensifiée les jours suivants et un soulèvement du sol a été enregistré autour du fond du cratère. Le niveau d’alerte a été relevé à 2 sur une échelle de 5, et le public a été averti que des projections pouvaient atteindre une distance de 4 km. L’activité sismique et le soulèvement du sol ont ralenti le 2 octobre. Aucun séisme n’a été enregistré entre le 4 et le 7 octobre, bien que l’inflation se soit poursuivie.
Source : JMA.


Crédit photo: GVN

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Une nouvelle coulée de lave a été observée sur le Nevados de Chillán (Chili), sur le flanc ouest du complexe de cratères sommitaux, le 29 septembre 2026. L’activité sismique s’est intensifiée le 27 septembre. Des anomalies thermiques dans la zone où une activité explosive avait été signalée juste au sud-ouest du cratère Nicanor ont été identifiées sur des images satellites. Au cours des premières heures du 1er octobre, une incandescence persistante a été observée au niveau de la bouche éruptive, avec plusieurs épisodes explosifs qui ont généré des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Une hausse de la température de surface a été relevée dans les données satellitaires le 4 octobre. L’activité explosive s’est intensifiée au début de la journée du 5 octobre, avec la projection de matériaux à des distances plus importantes qu’auparavant. Le niveau d’alerte reste au Jaune et la population a été avertie qu’une éruption pourrait affecter les zones situées dans un rayon de 2 km autour du cratère actif.
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile). Les images de la webcam montrent une activité de type strombolien au niveau des bouches éruptives de la zone Nord, dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, ainsi qu’au niveau des bouches de la zone C-S (centre-sud), sur la terrasse cratérique. Les explosions dans la zone N projettent des lapillis et des bombes, tandis que celles de la zone C-S projettent des téphras fins et grossiers. La fréquence et l’intensité des explosions restent moyennes pour ces deux zones. Des débordements de lave sont encore observés ponctuellement dans la zone N, et alimentent des coulées dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Le niveau d’alerte demeure au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre).
Source : INGV.


Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network. The main news concerns Kilauea (Hawaii) and Mount Etna (Sicily).

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In a report released on September 30, 2026, the Icelandic Met Office (IMO) indicates that slow ground uplift continues at Svartsengi. Approximately four centimetres of uplift have been measured over the past three months, with the rate remaining relatively steady throughout this period.The InSAR image above shows continued ground uplift at Svartsengi between 20 July and 13 September 2026. InSAR uses comparisons of satellite radar images to measure ground deformation. The black outlines mark lava fields formed during previous eruptions along the Sundhnúkur crater row and at Fagradalsfjall :

Seismic activity along the Sundhnúkur crater row and near Grindavík remains low. Activity elsewhere on the Reykjanes Peninsula has also been low in recent weeks.

A new magma intrusion, potentially leading to an eruption along the Sundhnúkur crater row, remains the most likely scenario. It is not possible to say when such an event might occur. The longer the interval since the last event, the greater the uncertainty about the timing of the next one. A short warning time must still be expected, as with previous eruptions along the Sundhnúkur crater row.

There is no evidence that the eruptive episode along the Sundhnúkur crater row is coming to an end. Before the eruptive episode can be declared over, monitoring data must show clear evidence of this over an extended period.

Source : IMO.

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The alert level for communities around Rincón de la Vieja (Costa Rica) has been raised to Yellow after scientists detected increased volcanic activity. Five districts have been places under a yellow alert,

The decision follows an increase in eruptive events, volcanic gas emissions and earthquake activity at Rincón de la Vieja, which has been unusually active since July. Activity picked up again during the final days of September. The change in the alert level does not mean scientists believe a major eruption is imminent.

Between September 26 and 28, 2026, scientists recorded 123 small earthquakes caused by rock breaking south of the crater in the Las Pailas area, along with six smaller earthquakes closer to and beneath the crater. Monitoring equipment also detected a rapid rise of about 13 millimeters around the summit during September, although scientists noted considerable uncertainty in that measurement.

SO2 emissions have remained above the volcano’s normal background level since mid-June. The composition of gases suggests sulfur dioxide is reaching the surface more efficiently than before.

OVSICORI recorded six eruptions between September 25 and September 30, most of them small releases of steam and volcanic gases. Only one of the six eruptions reached what the observatory considers moderate strength.

The observatory explains that the combination of geophysical and gas measurements means eruptions may continue and that some could be stronger than those recorded so far.

Source : OVSICORI, The Tico Times.

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The HVO has given a detailed description of the shallow intrusion that occurred beneath Halemaʻumaʻu at the summit Kīlauea (Hawaii) on September 30 – October 1., 2026 :

https://www.usgs.gov/volcanoes/kilauea/volcano-updates

Overflow activity from north and south vents stopped shortly after intrusion ended. Minor spattering with strong glow and flaming is happening at both north and south vents.

The HVO also says it is not possible to forecast the onset of Episode 55 fountains or if they will occur. Another possibility is the opening of a new vent.

Source : HVO.

Eruption forecasting is of relative importance for Kilauea at the moment, as no population is truly under threat from the volcano. However, one should not forget that prediction and prevention are the twin pillars of volcanology.

Hawaiʻi Volcanoes National Park has temporarily closed Halemaʻumaʻu Trail and part of Byron Ledge Trail because of continued inflation and increased seismicity at the summit of Kīlauea volcano.

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Eruptive activity continues at Ambrym (Vanuatu). Seismicity increased into October. Persistent thermal anomalies identified in satellite images varied between moderate and very high levels. Residents observed gas emissions on 2 October, along with incandescence at the summit and ashfall. On 8 October the Alert Level was raised to 3 (on a scale of 0-5) and the exclusion zone was modified; the public was warned to stay outside of Permanent Danger Zone B, defined as a 2-km radius around Benbow Crater, a 2.5-km radius around Marum Crater (including Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu, and Mbwelesu craters), and a 1.5-km radius around the 2018 fissures.

Source : VMGD.

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Increased activity is reported at Hokkaido-Komagatake (Japan) starting in late September. A slight increase in the number of volcanic earthquakes located about 1 km below sea level beneath the summit crater was detected during 23-24 September 2026. Saismicity increased in the following days and ground uplift was recorded around the crater floor. The Alert Level was raised to 2 on a 5-level scale and the public was warned that ballistics could be ejected as far as 4 km. Both seismicity and inflation slowed on 2 October. No earthquakes were recorded during 4-7 October, though inflation continued.

Source : JMA.

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A new lava flow was observed at Nevados de Chillán (Chile) on the W flank of the summit crater complex on 29 September 2026. Seismicity intensified on 27 September. Thermal anomalies coinciding with the area where explosive activity has been reported just SW of Nicanor Crater were identified in satellite images. During the early hours on 1 October there was persistent incandescence at the vent along with several explosive events producing ash plumes that rose as high as 500 m above the summit. Increased surface temperatures were identified in satellite data on 4 October. Explosive activity increased during the early hours of 5 October, with the ejection of material to greater distances than before. The Alert Level remains at Yellow and the public was warned that an eruption may impact areas within 2 km of the active crater.

Source : SERNAGEOMIN.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily). Webcam images show Strombolian activity from vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco, and vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. Explosions at Area N ejected lapilli and bombs and explosions at Area C-S eject both fine and coarse tephra above the vents. The frequency and the intensity of explosions at both vents is at medium levels. Occasional overflows are still observed at Area N with lava flowing in the upper part of the Sciara del Fuoco. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Découverte surprenante sur les habitudes alimentaires des Romains // Surprising discovery about Roman dietary habits

Certaines éléments présents dans des amphores et des détails figurant sur certaines fresques découvertes à Herculanum et Pompéi semblaient pouvoir donner des indications sur les habitudes alimentaire des Romains.

Crédit photo: Parc archéologique de Pompéi

Une étude publiée en août 2026 dans le Journal of Archaeological Science : Reports bouscule cette approche, et les ossements de 64 victimes retrouvées à Oplontis, l’actuelle Torre Annunziata, donnent des résultats assez surprenants.

Outre Herculanum et Pompéi, Oplontis et Stabies ont également été victimes des fureurs du Vésuve (Source: Wikipedia)

Malgré leur vie au bord de la mer, les habitants de cette localité tiraient l’essentiel de leurs calories de la terre. Pain, céréales, légumes secs dominaient la nourriture. Les produits marins sont presque absents des analyses.

Les auteurs de l’étude se sont appuyés sur des analyses du collagène osseux encore présent sur certains ossements. Ce collagène est une mémoire biologique remarquable. Cette protéine se renouvelle très lentement et, en tant que tel, est capable d’enregistrer plusieurs années d’habitudes alimentaires. Les chercheurs ont mesuré les proportions d’isotopes du carbone et de l’azote dans 46 échantillons exploitables parmi les 59 os qui conservaient encore du collagène.

Les produits marins affichent des valeurs isotopiques d’azote bien plus élevées que les plantes cultivées. Un régime riche en poisson laisse donc une signature chimique claire et facilement détectable. Or cette signature est quasi inexistante chez les victimes d’Oplontis. Les chercheurs en ont conclu que le blé et des céréales prédominaient largement dans l’alimentation romaine quotidienne. D’autre part, une relative égalité nutritionnelle existait entre les hommes et les femmes.

Comme beaucoup de cités autour de la baie de Naples, Oplontis était le lieu de villégiature des familles romaines appartenant à la haute société. La villa de Poppée avec ses superbes fresques en est un parfait exemple.

Photo: C. Grandpey

Il semble que la cité était aussi une plateforme commerciale. On a découvert dans une villa plus de 1 400 amphores utilisées pour transporter et stocker vin, huile et produits agricoles le long de l’ancien littoral. Les occupants de la villa, entassés dans la pièce 10, s’étaient vraisemblablement réfugiés là dans l’espoir de fuir l’éruption par la mer, un peu comme les habitants d’Herculanum dans les abris pour bateaux.

Photo: C. Grandpey

Le nombre de corps – 64 individus – a surpris les chercheurs car il dépasse les chiffres qui figuraient jusqu’ici dans la littérature archéologique.

Cette étude soulève une question que seules de futures analyses pourront trancher : ce régime pauvre en poisson était-il propre à cette villa, ou bien reflète-t-il une réalité plus large de la population romaine de la région ? Des recherches isotopiques comparables à Herculanum et à Pompéi sont attendues pour élargir la perspective.

Source : Futura Sciences via Yahoo News.

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Certain elements found in amphorae and details depicted in frescoes discovered at Herculaneum and Pompeii appeared to offer clues regarding Roman dietary habits.
A study published in August 2026 in the Journal of Archaeological Science: Reports challenges this perspective; the analysis of skeletal remains from 64 victims found at Oplontis (modern-day Torre Annunziata) has yielded rather surprising results.
Despite living by the sea, the town’s inhabitants derived the bulk of their calories from the land. Bread, grains, and legumes dominated their diet, while seafood products are almost entirely absent from the analysis.
The study’s authors based their findings on analyses of bone collagen preserved in some of the remains. This collagen acts as a remarkable biological record; as the protein turns over very slowly, it captures a history of dietary habits spanning several years. Researchers measured carbon and nitrogen isotope ratios in 46 usable samples—selected from the 59 bones that still retained collagen.
Seafood products exhibit significantly higher nitrogen isotope values ​​than cultivated crops. Consequently, a fish-rich diet leaves a clear, easily detectable chemical signature. Yet, this signature is virtually non-existent among the Oplontis victims. The researchers concluded that wheat and other grains played a dominant role in the daily Roman diet. Furthermore, there was a relative degree of nutritional equality between men and women.
Like many cities around the Bay of Naples, Oplontis was a holiday destination for elite Roman families. The Villa of Poppaea, with its magnificent frescoes, serves as a perfect example.
It appears the town also served as a commercial hub. More than 1,400 amphorae—used to transport and store wine, oil, and agricultural produce—were discovered in a villa along the ancient coastline. The villa’s occupants, huddled together in Room 10, had likely taken refuge there hoping to escape the eruption by sea, much like the inhabitants of Herculaneum did in the boat sheds.
The number of bodies—64 individuals—surprised researchers, as it exceeds the figures previously cited in archaeological literature.
This study raises a question that only future analyses can resolve: was this fish-poor diet unique to this villa, or does it reflect a broader reality for the region’s Roman population? Comparative isotope studies at Herculaneum and Pompeii are awaited to broaden the perspective.
Source: Futura Sciences via Yahoo News.

Intrusion magmatique au sommet du Kilauea (Hawaï) // Magma intrusion in Kilauea’s summit area (Hawaii)

Comme je l’ai expliqué dans une note précédente, alors que des projections et des coulées de lave jaillissaient des bouches nord et sud au sommet du Kilauea le 30 septembre 2026 , le HVO a détecté une intrusion magmatique sous la surface de la caldeira.
Dans un nouvel épisode de la série *Volcano Watch*, l’Observatoire explique comment une telle intrusion peut se produire au cours d’une éruption en cours.
Le sommet du Kīlauea est sous pression depuis début septembre, avec plusieurs épisodes de fontaines de lave qui ont entraîné chaque fois une baisse de pression du système et une phase de déflation sommitale. Ce processus cyclique se manifeste de manière épisodique dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu depuis décembre 2024. Toutefois, aucune fontaine de lave n’a été observée depuis la fin de l’Épisode 54, le 25 août 2026. Le niveau de pression élevé que l’on observe actuellement persiste depuis début septembre ; il s’accompagne d’une augmentation du nombre de petits séismes sous la zone sommitale du Kilauea. Ces séismes apparaissent sur la carte du cratère de l’Halema’uma’u ci-dessous :

Six nouvelles bouches éruptives, situées le long de la paroi nord-ouest du cratère de l’Halemaʻumaʻu et à proximité immédiate (points blancs sur la carte), sont entrées en éruption entre le 14 et le 16 septembre, générant de petites coulées de lave sur le plancher du cratère mais sans produire de fontaines de lave. Ces nouvelles bouches n’ont été accompagnées ni d’essaims sismiques ni de changements majeurs dans la déformation du sol, ce qui laisse supposer que la lave a emprunté des réseaux de fissures préexistants dans la caldeira.
Le niveau élevé de pression au sommet s’est maintenu au cours des deux semaines suivantes, avec des coulées de lave et des projections jaillissant par intermittence des bouches nord et sud. (La zone de lave émise est en rose sur la carte)
Dans l’après-midi du 30 septembre, une série de séismes s’est produite à environ 1,6 km sous les bouches éruptives actives (cercles bleus sur la carte). Cet essaim a duré environ six heures. En soirée, l’activité sismique s’est déplacée vers le nord-est des bouches actives. Cette phase d’activité, qui s’est poursuivie à un rythme soutenu pendant près de huit heures, était centrée près d’une zone où des mouvements du sol avaient été observés par satellite entre le 11 et le 27 septembre.
Durant toute cette activité sismique, une partie du sommet du Kīlauea a connu une déformation spectaculaire. Peu après 20 h, les inclinomètres situés dans la zone sommitale ont commencé à enregistrer des variations extrêmement rapides, compatibles avec la propagation d’une fissure orientée est-ouest à proximité de la zone d’émission actuelle (flèche rouge sur la carte). Une déformation du sol significative a persisté, parallèlement à l’activité sismique, jusqu’aux alentours de 3 h du matin le 1er octobre. Au total, l’inclinomètre au sommet du Kilauea a enregistré un gonflement d’environ 40 microradians.
Les débordements de lave provenant du complexe de bouches éruptives ont cessé juste avant le début de l’activité intrusive. Des flammes et des projections de lave ont toutefois continué à être observées tout au long de cet épisode d’intrusion magmatique. Les débordements ont repris une fois que l’activité sismique s’est éloignée des bouches actives, et ils se sont poursuivis même après le ralentissement puis l’arrêt de l’intrusion magmatique.

Vue d’hélicoptère des bouches éruptives dans le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo : HVO)

Dans la conclusion de son rapport d’observation,, le HVO indique qu’il existe toujours une possibilité qu’un nouvel épisode de fontaines de lave survienne au niveau des bouches nord et sud. Cependant, la lave pourrait également jaillir de manière passive de la zone d’intrusion du 30 septembre ou via d’autres systèmes de fissures existants, comme ce fut le cas entre le 14 et le 16 septembre.
Autre hypothèse : le magma pourrait s’infiltrer dans de nouvelles zones du sommet, comme cela s’est produit dans la nuit du 30 septembre. Ces nouvelles intrusions pourraient rester souterraines ou entraîner la formation de nouvelles bouches éruptives dans la zone sommitale.
Bien que l’activité soit confinée à la zone sommitale du Kilauea depuis près de deux ans, il existe toujours une possibilité que le magma finisse par migrer hors de cette zone, avec peu ou pas de signes avant-coureurs.
Source : HVO.

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As I explained in a previous post, on September 30, 2026, as flames, spatter and lava flows erupted from the north and south vents at the summit of Kilauea, the HVO detected a magma intrusion below the surface of the caldera.

In a new episode of the Volcano Watch series, the Observatory explains how such an intrusion can occur during an ongoing eruption.

The summi of Kilaura has remained at a high level of pressurization since early September, with several lava fountaining episodes, which then depressurizes the system until fountaining stops. This cyclical process has been episodic in Halemaʻumaʻu since December 2024. However, lava has not fountained since Episode 54 ended on August 25. The current high level of pressurization has persisted since early September, accompanied by an increase in the number of small earthquakes beneath Kīlauea summit region.

Six new vents on and near the northwest wall of Halemaʻumaʻu crater erupted from Sept. 14 to 16, generating small lava flows on the crater floor but no high-fountaining. These new vents were not accompanied by earthquake swarms or drastic changes in ground deformation, suggesting the lava exploited existing crack systems in the caldera.

The high level of summit pressurization continued for the next two weeks with lava flows and spatter erupting intermittently from the north and south vents.

Beginning in the afternoon of September 30, a flurry of earthquakes occurred about 1.6 km below the active vents of Halemaʻumaʻu. This initial swarm persisted for about six hours. Seismic activity migrated northeast of the active vents in the evening. This phase of the activity, which continued at high rates for nearly eight hours, was centered near an area where ground changes were observed via satellite between September 11 and 27.

During all this shaking, a section of the summit of Kīlauea was deforming dramatically. Beginning just after 8 p.m., tiltmeters in the summit region began to show extremely rapid changes consistent with crack growth in an east-west orientation near the current vent area. Elevated rates of ground deformation continued along with the earthquakes until about 3 a.m. on October 1. In total, the summit tiltmeter recorded about 40 microradians of inflation.

Overflows from the existing vent complex in Halemaʻumaʻu stopped just prior to the onset of the intrusive activity. Flames and spatter continued throughout the intrusive episode. Overflows resumed once the seismicity migrated away from the current vents and continued, even after the intrusive activity slowed and stopped.

In the conclusion of its observations, the HVO says there is still a possibility that another fountaining event could occur from the north/south vent complex. However, lava could also erupt passively from the September 30 intrusion or from other existing crack systems, as occurred between September 14 and 16.

Alternatively, magma could intrude new areas of the summit region, as occurred the night of September 30. New intrusions could stay beneath the ground or could result in the formation of new vents in the summit region.

While activity has been confined to the summit region of Kīlauea for nearly the past two years, there is always a possibility that magma could eventually migrate out of the summit region with little to no warning.

Source : HVO.

De nouvelles îles à proximité de l’Anak Krakatau (Indonésie) // New islands close to Anak Krakatau (Indonesia)

Selon un article paru dans le South China Morning Post, deux nouvelles îles sont apparues au large de l’Anak Krakatau ; il s’agit des premières à émerger, en près d’un siècle, au sein de la caldeira laissée par l’éruption catastrophique du Krakatau en 1883.
D’après l’Agence Géologique Indonésienne, ces formations, découvertes suite à une éruption de 25 heures survenue début septembre 2026, se situent à quelques centaines de mètres de part et d’autre de l’Anak Krakatau (l’une au nord-ouest, l’autre au sud-est), quasiment alignées de part et d’autre du cratère. L’une des îles se trouve à environ 760 mètres de la côte nord-ouest de l’Anak Krakatau, et l’autre à environ 495 mètres au sud-est. Leurs dimensions ainsi que leur altitude n’ont pas encore été mesurées.

Image satellite de la dernière éruption (Sentinal-3 / ESA)

Selon l’interprétation préliminaire de l’Agence Géologique, du magma relativement fluide, émis lors de l’éruption continue du mois de septembre, aurait atteint la surface via une fissure orientée nord-ouest/sud-est, permettant ainsi à la lave d’émerger et de former deux monticules insulaires au large de l’île principale.
Depuis 96 ans, l’histoire de la caldeira de l’Anak Krakatau se résume à des formations et des transformations successives. Il n’est toutefois fait état d’aucune autre île dans la caldeira depuis que l’Anak Krakatau s’est stabilisé au-dessus du niveau de la mer en 1930.
Ces deux nouvelles îles ont été découvertes par hasard près de deux semaines après l’éruption de septembre, alors que des bénévoles recherchaient un groupe de journalistes et d’autres personnes portés disparus en mer. Ils utilisaient un drone pour scruter les rivages et les eaux peu profondes autour de la caldeira, à la recherche de tout signe de leur présence ou de celle de leur vedette rapide, disparue lors d’un reportage sur l’Anak Krakatau. Sur les images du dernier vol de la journée, on voit le drone traverser le chenal séparant l’île de Sertung de l’Anak Krakatau, et on voit des vagues déferler sur une masse sombre et basse. Ces images semblent montrer la nouvelle île située au nord-ouest.
L’Anak Krakatau — ou « l’Enfant du Krakatau » — était resté calme pendant plus de deux ans avant que son activité ne reprenne en juillet 2026. Cette activité a culminé avec une éruption continue de 25 heures, débutée dans la soirée du 4 septembre ; les coulées de lave et les matériaux pyroclastiques ont alors ajouté près de 33 hectares à la superficie de l’île. Quelques semaines plus tard, des marins et des bénévoles qui naviguaient dans la zone ont signalé l’apparition de nouvelles formations ressemblant à des îles. Ces formations sont également visibles sur les images du satellite Sentinel depuis l’éruption.
L’Agence Géologique indique que des questions essentielles concernant ces nouvelles îles restent en suspens ; les géologues ne peuvent confirmer ni l’origine ni la composition de ces deux structures en se basant uniquement sur l’imagerie satellitaire. Ils ne peuvent notamment pas encore dire si des matériaux volcaniques ont été directement émis et s’il s’agit de nouvelles bouches éruptives.
L’une des principales questions concerne la composition de ces formations. Deux hypothèses sont envisagées : il pourrait s’agir de nouvelles bouches éruptives, ou bien de matériaux d’éruption qui se sont accumulés dans la zone peu profonde de l’ancienne caldeira. Toutefois, si ces nouvelles îles correspondent à de nouvelles bouches par lesquelles le magma est remonté, cela signifie que l’activité ne se limite plus au conduit central de l’Anak Krakatau.
Quelle que soit l’origine de ces nouvelles terres, leur pérennité en tant qu’îles dépendra de leur capacité à résister à l’érosion. L’Anak Krakatau lui-même a dû s’y reprendre à plusieurs fois pour devenir une île. Les premières éruptions sous-marines observées sur le site ont débuté fin 1927. Les matériaux émis ont d’abord émergé en 1928 avant de disparaître sous les flots. Ce cycle s’est répété jusqu’à ce que l’île finisse par se stabiliser en 1930. La forme de l’île a beaucoup évolué durant ces premières années. Elle était constituée de matériaux meubles issus d’éruptions explosives ; ces matériaux se déposaient sur le fond marin, édifiant progressivement une masse terrestre autour de la bouche éruptive jusqu’à ce qu’elle émerge au-dessus du niveau de la mer.

L’aspect de l’île peut changer très rapidement. En décembre 2018, un effondrement majeur du flanc du volcan, couplé à une éruption, a réduit la hauteur de son sommet de plus de 330 mètres à environ 110 mètres.
L’Anak Krakatau d’aujourd’hui est très différent de celui que j’ai visité dans les années 1990. Sur les photos récentes, je n’ai pas reconnu l’île ni le cratère dans lequel je m’étais plus ou moins prudemment aventuré….

Source : South China Morning Post.

Le Krakatau aujourd’hui…

et dans les années 1990.

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According to an article released in the South China Morning Post, two new islands have appeared off Anak Krakatau, potentially the first in nearly a century to emerge within the caldera left by Krakatau’s catastrophic 1883 eruption.

According to Indonesia’s Geological Agency, the formations, discovered following a 25-hour eruption in early September, sit hundreds of metres off opposite sides of Anak Krakatau, one to the northwest and the other to the southeast, almost on a straight line through the volcano’s crater. One island lies about 760 metres off Anak Krakatoa’s northwest coast and the other about 495 metres to the southeast. Their dimensions or elevation above sea level have not been measured yet. .

The Geological Agency’s preliminary interpretation is that relatively fluid magma released during the continuous eruption reached the surface via a northwest-southeast fissure that allowed material to reach the surface and form two island-like mounds offshore.

For 96 years, the caldera’s story has been the making and remaking of Anak Krakatau. No other separate island is known to have emerged in the caldera since Anak Krakatau became permanently established above sea level in 1930.

The two new islands were discovered by accident nearly two weeks after the eruption, as volunteers searched for a group of journalists and others missing at sea. They flew a drone over shorelines and shallow water around the caldera looking for any signs of them or their speedboat, which had disappeared on a reporting trip to Anak Krakatau. In footage from his final flight of the day, the drone crossed the channel between Sertung island and Anak Krakatau, where it captured waves breaking over a low, dark mass. The footage appears to show the new northwestern island.

Anak Krakatau – or “Child of Krakatau” – had been quiet for more than two years until activity resumed in July. That culminated in 25 hours of continuous eruption beginning late on September 4, with lava flows and pyroclastic material adding nearly 33 hectares to the island’s area.

Weeks later, there were reports of new island-like formations from mariners and volunteers who had sailed through and photographed the area. The formations are also visible in Sentinel satellite imagery since the eruption.

The Geological Agency says that key questions about the land masses remain unresolved and local geologists cannot confirm the origin or composition of the two features based on satellite imagery alone. In particular, they cannot yet confirm whether volcanic material was directly erupted at these locations or whether they represent new eruptive vents.

One of the main questions is what the formations are made of. There are two possibilities: new vents or eruption materials may be just piling up in the shallow part of the old caldera. However, if the new islands corresmond to new vents where magma is erupting, this means activity is no longer confined to Anak Krakatau’s central conduit.”

Whatever the origin of the new land masses, their survival as islands will depend on whether they remain above water at high tide and withstand erosion. Anak Krakatau itself took multiple attempts to become an island. The first clearly observed submarine eruptions at the site began in late 1927. Erupted material initially broke the surface in 1928, then disappeared beneath the waves. The sequence repeated until the island was finally established in 1930. The form of the island changed a lot in those early years. It was composed of loose material produced by explosive eruptions, which deposited material on the sea floor and then gradually built up the land mass around the vent, eventually emerging above sea level. This material was then eroded outside eruptive periods, so the land mass appeared and then disappeared. The island’s appearance can change vry rapidly. In December 2018, a major flank collapse and eruption cut its peak from more than 330 metres to roughly 110 metres.

Anak Krakatau tody is very diffrent from what it was when I visited it in the 1990s. In recent photos, I could not recognize the island and the crater in which I walked.

Source : South China Morning Post.

https://www.scmp.com/?module=masthead&pgtype=article