Explosion d’un volcan de boue en Sicile : Deux morts // A mud volcano explodes in Sicily : Two dead.

La tragédie s’est produite vers 11 heures samedi matin quand l’un des volcans de boue des Maccalube di Aragona a explosé et englouti un homme et ses deux enfants âgés de 7 et 9 ans. L’homme, âgé de 46 ans, a réussi à s’extraire de la boue mais sa fille de sept ans était déjà morte quand elle a pu être retirée rapidement. Son frère, âgé de 10 ans, a été retrouvé seulement 7 heures plus tard et avait cessé de vivre.

Les volcans sont situés sur la colline de la réserve naturelle des Maccalube. Selon les autorités locales, l’explosion a donné lieu à ce qu’on appelle un «basculement» de la colline qui s’est effondrée sur elle-même, créant une zone boueuse d’un diamètre de plusieurs centaines de mètres.

Au moment de l’explosion, le père et ses deux enfants se trouvaient en haut de la colline, tandis que d’autres touristes étaient plus loin et en état de choc après avoir été témoins du drame.
L’accès à la réserve des Maccalube di Aragona a immédiatement été fermé. La dernière explosion de ce type s’est produite en 1995.

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The tragedy occurred at about 11 a.m. on Saturday morning when one of the mud volcanoes of the Maccalube di Aragona exploded and engulfed a man and two children aged 7 and 9. The man, aged 46, managed to get out of the mud but his seven-year-old daughter was already dead when she was able to be removed quickly. His brother, aged 10, was found only 7 hours later and was dead.
The volcanoes are located on the hill in the natural reserve of the Maccalube. According to local authorities, the explosion resulted in a so-called ‘tipping’ of the hill that collapsed on itself, creating a muddy area with a diameter of several hundred metres.
At the time of the explosion, the father and his two children were at the top of the hill, while other tourists were away and in shock after witnessing the drama.
Access to the Maccalube di Aragona was immediately closed. The latest explosion of this type occurred in 1995.

L’un des volcans de boue des Maccalube  (Photo:  C.  Grandpey)

La géothermie entre en Indonésie // Geothermal energy enters Indonesia

drapeau francaisLe Parlement indonésien a voté il y a quelques jours une loi attendue depuis longtemps. Elle va permettre le développement de l’énergie géothermique et la mise en valeur de l’énergie qui se cache sous les quelque 130 volcans actifs de l’archipel. On estime que l’Indonésie détient environ 40 pour cent du potentiel géothermique de la planète mais qu’elle ne produit qu’une infime fraction de son énergie en convertissant la chaleur du sol en électricité. Le pays se situe loin derrière d’autres nations comme les Etats-Unis ou les Philippines.
La lenteur administrative et les tracasseries juridiques ont longtemps freiné l’industrie géothermique en Indonésie et empêché les investissements indispensables. Le gouvernement espère que la nouvelle loi permettra d’accélérer le développement de ce secteur. Elle stipule – c’est le point le plus important – que l’exploration de l’énergie géothermique et le développement des centrales ne sont plus considérés comme une exploitation minière. Ils étaient considérés en tant que tel auparavant de sorte que l’industrie ne pouvait guère s’engager dans des régions indonésiennes où la forêt est protégée et où il y a un fort potentiel géothermique, mais où l’exploitation minière est illégale.
On estime que l’Indonésie a un potentiel géothermique de plus de 28 000 mégawatts mais elle produit actuellement seulement un peu plus de 1300 MW de son électricité à partir d’une source d’énergie propre. La plus grande partie de son électricité provient du charbon et du pétrole.
Le coût élevé de la géothermie a longtemps été l’un des principaux obstacles à son développement. En effet, une centrale géothermique coûte environ deux fois plus qu’une centrale électrique au charbon et peut nécessiter de nombreuses années de recherche et de développement avant d’être opérationnelle. Mais une fois mises en place, les centrales géothermiques comme celle construite à Kamojang sur l’île de Java dans les années 1980 peuvent convertir la chaleur volcanique en électricité à un coût beaucoup plus bas – et avec moins de pollution – que le charbon.
Avec l’énergie géothermique, l’Indonésie devrait normalement réduire d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre de 26 pour cent par rapport aux niveaux de 2005. L’Indonésie est le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre dans le monde en raison de son utilisation de combustibles polluants pour produire de l’électricité et à cause de la déforestation galopante.

Source : Sky News.

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drapeau anglaisThe Indonesian parliament has just passed a long-awaited law to bolster the geothermal energy industry and tap the power of the archipelago’s some 130 active volcanoes. Indonesia is estimated to hold around 40 per cent of the world’s geothermal potential but it produces only a tiny fraction of its energy by converting underground heat into electricity, and lags far behind others such as the United States and the neighbouring Philippines.

Red tape and legal uncertainty have long held back the industry and obstructed much-needed investment, but the government hopes the new law will speed up the development of the sector. Most importantly, it stipulates that exploration for geothermal energy and development of plants is no longer considered mining. It was regarded as such previously, which meant the industry faced problems working in Indonesia’s vast areas of protected forest, where there is much geothermal potential but where mining is illegal.

Indonesia is estimated to have more than 28,000 megawatts of geothermal potential but is currently producing just over 1300 MW of its electricity from the clean source. Most of its electricity comes from coal and oil.

High cost has long been one of the major obstacles. A geothermal plant costs about twice as much as a coal-fired power station, and can take many more years in research and development to get online. But once established, geothermal plants like the one built in Kamojang on the island of Java in the 1980s can convert volcanic heat into electricity with much lower overheads – and less pollution – than coal.

With geothermal energy, Indonesia is expected to slash greenhouse gas emissions by 26 per cent from 2005 levels by 2020. Indonesia is the world’s third-biggest greenhouse gas emitter due its use of dirty fuels to produce electricity and to rampant deforestation.

Source : Sky News.

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L’énergie du Bromo produira-t-elle un jour de l’électricité?  (Photo:  C. Crandpey)

Moins de neige sur la glace de l’Arctique // Less snow on Arctic ice

drapeau francaisComme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le réchauffement climatique qui m’inquiète car j’ai eu l’occasion de voir à de nombreuses reprises ses effets sur les glaciers, que ce soit en Europe ou en Amérique.
Selon une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Washington et de la NASA, la couche de neige qui recouvre la banquise arctique s’est amincie de façon spectaculaire depuis le milieu du 20ème siècle ; elle s’est réduite de plus d’un tiers dans l’Arctique de l’Ouest et de plus de moitié dans la Mer des Tchouktches et celle de Beaufort.
Les résultats sont frappants: Au printemps, le manteau neigeux sur la banquise en Arctique de l’Ouest est passé d’une épaisseur moyenne d’environ 35 centimètres pendant la période 1954-1991 à environ 22 cm dans la période 2009-2013. Sur les mers des Tchouktches et de Beaufort, la diminution a été spectaculaire, de 32 cm à 15 cm.
Les effets de la réduction du manteau neigeux dépendent de la période de l’année.
Une épaisse couche de neige en automne et au début de l’hiver freine le développement de la banquise car la neige est un isolant. En revanche, une mince couverture de neige en automne facilite le gel et la formation de la glace. Une faible chute de neige en début de saison signifie une couche plus fine et donc une fonte plus rapide au printemps. Contrairement à autrefois, la neige qui recouvre la glace disparaît maintenant chaque année et fond chaque été, exposée qu’elle est à la chaleur du soleil.
Les changements subis par la banquise et la couche de neige semblent être étroitement liés, et l’étude montre que les deux éléments sont interdépendants. La banquise commence à se former plus tard que par le passé, à la mi-septembre ou même plus tard, alors qu’elle se formait à la fin août ou début septembre au cours des dernières décennies. La fonte de la glace commence également plus tôt au printemps que dans les décennies passées, en moyenne sept jours plus tôt que dans les années 1970 et environ deux jours plus tôt en moyenne par décennie.
Les changements à long terme provoqués par le manque de neige ont des répercussions autres que sur la glace.
Ces modifications peuvent être néfastes pour les animaux de l’Arctique  – le phoque annelé par exemple – qui creusent  la neige au-dessus de la banquise pour créer des grottes pour leurs petits. Les phoques annelés ont été répertoriés comme espèce menacée en 2012, en partie à cause de la rareté de la neige de printemps qui est nécessaire pour la mise bas.
Les effets sur le phytoplancton sont probablement mitigés. Certains types de phytoplancton se développent dans des conditions de faible lumière de sorte qu’un manteau neigeux mince sur la glace pourrait avoir une incidence sur leur croissance. D’autres types de phytoplancton qui se développent dans des conditions de pleine mer où la lumière du soleil perce la surface pourraient bénéficier du peu de neige.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAs I put it several times, global warming worries me as I had the opportunity to see many times its effects on glaciers, whether in Europe or in America.

According to a new study by researchers at the University of Washington and NASA, snow atop Arctic sea ice has thinned dramatically since the mid-20th century, declining by more than a third in the western Arctic and by more than half in the Chukchi and Beaufort seas.

The results are striking: Spring snowpack on sea ice in the western Arctic went from average depths of about 35 centimetres in the 1954-1991 period to about 22 cm in the 2009-2013 period. On the Chukchi and Beaufort seas, the decrease was bigger, from 32 cm to 15 cm.

Implications of sparser snow depend on the time of year.

Thick snow layers in autumn and early winter inhibit sea-ice growth because snow is an insulator trapping heat. That means thin snow cover in autumn will aid in freeze-up. But sparse accumulations early in the snow season lead to thin layers and quicker melt-out in the spring. Unlike past times, the snow on top of ice now disappears each year and melts out every summer, which leaves bare ice exposed to the sun’s heat and thawing powers.

Changes in sea ice and snow appear interrelated, and they feed on each other, according to the study. Ice pack starts to form later now than in the past, in mid-September or even later, compared to the late-August or early-September timing of past decades. Ice melt is also starting earlier in the spring than in past decades, on average, seven days earlier than in the late 1970s, or about two days earlier per decade.

The long-term changes in snow have implications beyond ice coverage.

They could harm Arctic animals that use the snow, such as ringed seals, which burrow into the snow atop the sea ice to create caves for their pups. Ringed seals were listed in 2012 as threatened, in part because of the scarcity of spring snow needed for pupping.

Effects on phytoplankton could be mixed. Some phytoplankton types thrive in low-sunlight conditions, and thinner snowpack on ice would affect their growth. Other types of phytoplankton that thrive in open-ocean conditions in which sunlight streams down from the sea surface might benefit from the sparser snow.

Source: Alaska Dispatch News.

Phoque web

Les phoques figurent parmi les principales espèces menacées par le réchauffement climatique.

(Photo:  C.  Grandpey)

La conduite hors-piste en Islande: Illégale et un danger pour la Nature // Off-road driving in Iceland: Illegal and dangerous to Nature

drapeau francaisLa Nature islandaise va-t-elle être victime du tourisme de masse ? C’est ce que l’on est en droit de penser quand on lit que les automobilistes ne se contentent pas de suivre les routes ou les pistes autorisées. Un certain nombre d’hurluberlus, probablement en quête des sensations et plaisirs extrêmes à la mode de nos jours, n’hésitent pas à rouler sur des terres vierges où ils anéantissent la mousse si précieuse pour freiner l’érosion et qui demande plusieurs années pour se reconstituer.

Afin de résoudre ce problème, les Islandais pensent qu’il faudrait une plus grande coopération entre les autorités locales et les agences de voyages. Par exemple, les sites Internet dédiés au tourisme pourraient insister sur la nécessité de préserver l’environnement et mettre en avant l’illégalité du hors-piste en Islande. Il faudrait aussi rappeler que si l’on vous surprend dans cette situation, vous pouvez écoper d’une forte amende. Ainsi, un touriste a récemment dû débourser 500 000 couronnes islandaises  (plus de 3200 euros) pour avoir quitté la piste dans le Parc National du Vatnajökull. Personnellement, au vu du comportement de certains de mes compatriotes, je pense que la sanction financière serait le meilleur moyen de faire respecter la loi.

Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisWill Icelandic Nature be a victim of mass tourism? This is what one is entitled to think when one reads that motorists do not just follow the authorised roads or marked tracks. A number of stupid folks, probably in search of extreme sensations in fashion these days, do not hesitate to drive on virgin land where they are destroying the moss which is so valuable to stop erosion and takes several years to grow again.
To solve this problem, Icelanders believe that there should be greater cooperation between local authorities and travel agencies. For example, web sites dedicated to tourism could insist on the need to preserve the environment and highlight the illegality of off-road driving in Iceland. People should also remember that if they get caught in this situation, they can receive a large fine. Thus, a tourist recently had to pay ISK 500,000 (over 3,200 euros) for driving off the track in Vatnajökull National Park. Personally, given the behaviour of some of my countrymen, I think the financial penalty would be the best way to enforce the law.

Source : Iceland Review.

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(Photo:  C.  Grandpey)