Le plancher océanique s’affaisse sous le poids des océans // Seafloor is sinking under the weight of the oceans

Au cours des dernières décennies, la fonte de la banquise et des glaciers provoquée par le réchauffement climatique a fait prendre du volume aux océans et le poids de cette nouvelle eau entraîne un affaissement du plancher océanique.

Selon une nouvelle étude publiée le 23 décembre 2017 dans la revue Geophysical Research Letters par des chercheurs de l’Université de Technologie de Delft, les mesures et prévisions concernant l’élévation du niveau de la mer depuis 1993 sont probablement inexactes car elles sous-estiment le volume d’eau de plus en plus important dû à cet affaissement des fonds marins. Les scientifiques savent depuis longtemps que la croûte terrestre est élastique. Des recherches antérieures ont montré comment la surface de la Terre se déforme en réaction aux mouvements provoqués par les marées qui redistribuent les masses d’eau. Par exemple, en 2017, l’ouragan Harvey a déversé tellement d’eau au Texas que le sol s’est affaissé d’environ deux centimètres.
Dans leur nouvelle étude, les chercheurs ont étudié l’impact de la hausse des océans sur les fonds marins sur le long terme. Ils ont constaté à quel point la morphologie des fonds océaniques a changé entre 1993 et ​​2014, suite à la quantité d’eau ajoutée à l’océan par la fonte des glaces. Cette eau supplémentaire avait été omise par les études précédentes.
Pour arriver à leur conclusion, les chercheurs ont examiné les approximations de perte de masse sur terre au moment de la fonte de la glace et de son écoulement dans les océans. Ils ont ensuite comparé les résultats aux estimations des changements de volume de la mer. Ils ont constaté que dans le monde entier, pendant deux décennies, les bassins océaniques se sont déformés en moyenne de 0,1 millimètre par an, avec une déformation totale de 2 millimètres.
On observe cependant des tendances régionales distinctes concernant les mouvements verticaux et horizontaux du plancher océanique. Dans les régions où la majeure partie de la glace fond, comme le Groenland et l’Océan Arctique, le fond marin a tendance à se soulever légèrement suite à la perte de poids de glace. Dans la mesure où la majeure partie de la perte de glace est observée dans la partie nord de la planète, la quasi-totalité de l’hémisphère nord subit un léger effet de soulèvement des fonds marins tandis que le phénomène d’affaissement se concentre dans le sud, en particulier dans l’océan Austral.
En conséquence, les évaluations satellitaires qui montrent les variations de niveau de la mer, mais qui ne tiennent pas compte de l’affaissement des fonds océaniques, sous-estiment probablement de 8% la hausse du niveau des mers.
La précision des futures estimations du niveau de la mer pourrait être améliorée si l’affaissement des fonds marins était incorporé dans les calculs, soit en se basant sur des modélisations du changement de masse océanique, soit en utilisant des observations plus directes.
Source: Live Science.

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In recent decades, melting ice sheets and glaciers driven by climate change have been swelling Earth’s oceans. Along with all that water, the weight of the additional liquid is pressing down on the seafloor, causing it to sink.

According to a new study published on December 23rd 2017 in the journal Geophysical Research Letters, measurements and predictions of sea-level rise may have been incorrect since 1993, underestimating the growing volume of water in the oceans due to the receding bottom. Scientists have long known that Earth’s crust is elastic: Earlier research revealed how Earth’s surface warps in response to tidal movements that redistribute masses of water. For instance, 2017’s Hurricane Harvey dumped so much water on Texas that the ground dropped by about two centimetres.

In the new study, researchers from the Delft University of Technology looked at more long-term impacts to the seafloor. They evaluated how much the shape of the ocean bottom may have changed between 1993 and 2014, taking into account the amount of water added to the ocean by the melting ice on Earth. That extra waterhad beeen omitted by previous studies.

To come to their conclusion, the researchers reviewed approximations of mass loss on land, as ice melted and drained into the oceans, and compared that to estimates of sea volume changes. They found that around the world for two decades, ocean basins deformed an average of 0.1 millimetre per year, with a total deformation of 2 millimetres.

However, there were distinct regional patterns to the seafloor’s bending and stretching. In regions where most of the ice is melting, like Greenland and the Arctic Ocean, the seafloor is actually uplifting slightly as weight is taken off. In fact, since most of the disappearing ice is concentrated in the global north, pretty much the entire northern hemisphere is seeing a slight seafloor uplift effect, while subsidence is concentrated in the south, particularly the Southern Ocean (see map below of the Western Indian Ocean).

As a result, satellite assessments of sea-level change – which don’t account for a sinking ocean bottom – could be underestimating the amount that seas are rising by 8 percent.

The accuracy of future sea-level estimates could be notably improved if the sinking of the ocean floor were incorporated into the calculations, either based on modelled estimates of ocean mass change, as was done in this study, or using more direct observations.

Source : Live Science.

Les données satellitaires permettent de cartographier le plancher océanique et de détecter les anomalies de gravité, comme ici dans la partie occidentale de l’Océan Indien. (Source: NASA)

Kadovar (Papouasie-Nouvelle-Guinée / Papua-New-Guinea) et Tenorio (Costa Rica)

On peut lire sur le site web The Watchers (https://watchers.news/) – l’information est confirmée par le Rabaul Volcano Observatory (RVO – que l’île de Kadovar subit d’importantes retombées de cendre. De plus, des nuages ​​de SO2 sont observés sur et autour de l’île. Le gaz a contaminé la partie ouest de l’île voisine de Ruprup où les habitants de Kadovar ont été transférés, et la température des sources chaudes de Ruprup est en hausse constante.

LeRVO indique que « la fracture qui part du dôme sommital et se dirige vers la côte semble s’être élargie, et de la vapeur sous pression s’en échappe ». Au début de cette semaine, l’Observatoire a déclaré que l’éruption pourrait devenir explosive, avec un risque de glissements de terrain et de tsunamis.
Les autorités ont déclaré que les habitants de Kadovar qui ont été évacués vers l’île voisine de Ruprup seront transférés sur le continent.

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Au Costa Rica, plus de 40 séismes ont été enregistrés sous le volcan Tenorio à Guanacaste, depuis un séisme majeur de magnitude M 7,6 dans la mer des Caraïbes le 10 janvier 2018. L’événement a contraint les autorités à fermer temporairement le parc national du Volcan Tenorio. C’est le premier essaim sismique connu sous ce volcan.
Le Réseau National de Sismologie (RSN) a enregistré au total 42 secousses au cours des 2 derniers jours, avec des amplitudes comprises entre M 2,2 et M 5,3 (voir ci-dessous). Les hypocentres des séismes avaient des profondeurs comprises entre 2 et 15 km et leurs épicentres se trouvent à proximité des failles Caño Negro et Chiquero, situées à proximité du volcan Tenorio.
Suite à ces séismes, on a observé un changement de coloration dans l’eau de certaines rivières situées sur les pentes du volcan Tenorio.
Sources: The Watchers et RSN.

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One can read on the website The Watchers (https://watchers.news/) – the information is confirmed by the Rabaul Volcano Observatory (RVO – that Kadovar Island is affected by significant ashfall. Moreover, SO2 clouds are observed in and around the island. The gas has contaminated the western part of the nearby island of Ruprup where Kadovar residents have been transferred. In addition, Ruprup’s hot springs are continually heating up.

RVO indicates that « the fracture running down the summit dome to the coast has apparently widened, with vigorous steam occurring from it. » Earlier this week, the Observatory said it believed the eruption could become explosive, posing a risk of landslides and tsunamis.

Authorities said that the people of Kadovar who have been evacuated to nearby Ruprup Island will be relocated to the mainland.

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In Costa Rica, more than 40 earthquakes have been recorded under the dormant Tenorio volcano in Guanacaste, after a major M 7.6 earthquake in the Caribbean Sea on January 10th, 2018. The event forced authorities to temporarily close the Tenorio Volcano National Park. This is the first known earthquake swarm under this volcano.

The National Seismology Network (RSN) registered a total 42 earthquakes over the past 2 days, with magnitudes ranging from M 2.2 to M 5.3 (see below). The hypocenters of the earthquakes have depths between 2 and 15 km and their epicentres are in the vicinity of the Caño Negro and Chiquero faults, located in the surroundings of the Tenorio volcano.

A notable effect of the earthquakes is the change of coloration in the water of some rivers located on the slopes of the Tenorio volcano.

Sources : The Watchers & RSN.

Vue de l’éruption du Kadovar depuis l’espace le 7 janvier 2018 (Source: NASA)

Activité sismique sur le Tenorio (Source: RSN)

Le réchauffement climatique fait disparaître un lac en Bolivie // Global warming causes a lake to disappear in Bolivia

La chaîne de radio France Info a attiré l’attention sur la disparition du Lac Poopó en Bolivie. Avec 2 337 km2, c’était le deuxième plus grand lac du pays, après le Lac Titicaca. Au cours des années 2000, il s’est asséché progressivement, avant de disparaître en 2015. Les autorités boliviennes ont qualifié le lac Poopó de « zone désastrée ».

Pour les Urus, la communauté de pêcheurs qui vit autour du lac, c’est une catastrophe. Il n’y a plus d’eau, plus de poissons et, au final, plus de moyens de survivre. Certains pêcheurs se sont tournés vers l’artisanat, mais la majorité a dû quitter la région pour trouver du travail.

Les prélèvements d’eau pour l’irrigation et l’activité minière ont certes contribué à cette catastrophe écologique, mais le facteur majeur reste le changement climatique. Le phénomène El Niño impacte la région tous les trois ans. On observe une année El Niño, une année La Niña et, dans le meilleur des cas, une année normale. Cette alternance n’est pas suffisante pour rétablir le lac.

Source : France Info.

En plus des effets du réchauffement climatique, les lacs et lagunes boliviens sont menacés à cause des très importantes réserves de lithium qui sommeillent dans leur sous-sol. Une petite partie du salar d’Uyuni, un lieu d’une beauté extraordinaire, est déjà exploitée par la Comibol, l’entreprise minière publique bolivienne, et ce n’est qu’un début. L’objectif de la Bolivie est de produire annuellement environ 30 000 tonnes de carbonate de lithium à partir de 2019, soit l’équivalent de la production mondiale actuelle.

Une autre menace pèse sur la Cordillère des Andes : La fonte et la disparition des glaciers et, avec eux, l’eau potable pour la population, mais aussi celle qui permet de produire l’électricité et d’irriguer les cultures. Sans glaciers, la population n’aura plus le choix ; elle devra partir.

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The French radio channel France Info has drawn attention to the disappearance of Lake Poopó in Bolivia. Covering 2,337 km2, it was the second largest lake in Bolivia after Titicaca. In the 2000s, it dried up gradually before disappearing in 2015. The Bolivian authorities have described Lake Poopó as a « disaster zone ».
For the Urus, the fishing community that lives around the lake, it is a disaster. There is no more water, no more fish and, ultimately, no more means to survive. Some fishermen turned to crafts, but the majority had to leave the area to find work.
The pumping of water for irrigation and mining has certainly contributed to this environmental disaster, but the major factor remains climate change. El Niño impacts the  region every three years. There is El Niño one year, La Niña one year and, in the best case, a normal year. This alternation is not sufficient to restore the lake.
Source: France Info.
In addition to the effects of global warming, Bolivian lakes and lagoons are under threat because of the very large reserves of lithium in their subsoil. A small part of the Uyuni salar, a place of extraordinary beauty, is already being exploited by Comibol, the Bolivian public mining company, and this is just the beginning. Bolivia’s goal is to produce approximately 30,000 tonnes of lithium carbonate annually by 2019, the equivalent of the current world production.
The other threat for the Andean Cordillerais the melting and disappearing of glaciers and, with them, drinking water for the population, but also the water produces electricity and irrigates crops. Without glaciers, the population will have no choice; people will have to leave.

Le Lac Poopó en avril 2013

Le Lac Poopó en janvier 2016

(Crédit photo: NASA)

Toujours plus chaud ! // Warmer and warmer !

Alors que l’on attend les dernières statistiques globales de température pour 2017, des informations intéressantes arrivent sur les premiers jours de janvier 2018. 47.3°C ont été enregistrés à Sydney (Australie) le 8 janvier 2017. Dans le même temps, la température matinale ce même jour à Ajaccio (Corse / France) était de 21°C, un nouveau record. De nombreux bulletins d’information se concentrent actuellement sur la vague de froid au Canada et dans certaines parties des États-Unis, mais la vérité est que le réchauffement climatique affecte encore largement la planète. 20°C ont été enregistrés en Sibérie le dernier jour de 2017! Les abondantes chutes de neige dans les Alpes ne signifient pas que le temps est plus froid; cela signifie que de l’air humide est entré en contact avec l’air normalement froid qui règne sur les montagnes en cette saison.
Décembre 2017 a été le mois de décembre le plus chaud jamais enregistré en Alaska. Selon le dernier rapport de la NOAA, la température moyenne en l’Alaska en décembre était de -7,2°C, soit 8,7°C de plus que la moyenne du 20ème siècle. Les records pour l’Alaska remontent à 1925. Le rapport a également constaté que 2017 a été la troisième année la plus chaude enregistrée aux États-Unis depuis le début des relevés en 1895. L’année dernière a également été la septième année la plus chaude en Alaska. Les quatre dernières années font toutes parties des sept plus chaudes jamais enregistrées.
Dans les localités du district de North Slope, le long de l’Océan Arctique, chaque jour de décembre a connu des températures supérieures à la normale.
Selon la NOAA, 2017 a été l’année la plus chaude de tous les temps dans cinq États américains : l’Arizona, la Géorgie, le Nouveau-Mexique, la Caroline du Nord et la Caroline du Sud.

Sources : NOAA, National Weather Service.

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While we are waiting for the latest global temperature statistics for 2017, some interesting information is arriving about the first days of January 2018. 47.3°C were recorded in Sydney (Australia) on January 8th 2017. Meantime, the morning temperature on that same day in Ajaccio (Corsica / France) was 21°C, a new record. Many news bulletins are currently focusing on the cold snap in Canada and parts of the U.S. but the truth is that global warming is still largely affecting the planet. 20°C were recorded in Siberia on the last day of 2017! The very heavy snowfall in the Alps does not mean that the weather is colder; it means that humid air came into contact with the normally cold air that prevails on the mountains in this season.

December 2017 was the warmest December on record in Alaska. According to the latest NOAA report, Alaska’s average temperature in December was -7.2°C, 8.7°C above the 20th century average. Records for Alaska go back to 1925. The report also found that 2017 was the third warmest year on record for the U.S. as a whole since record-keeping began in 1895. Last year was also the seventh warmest year in Alaska on record. The last four years are all in the top seven warmest on record.

In the North Slope communities along the Arctic Ocean, every single day of December had temperatures above normal.

Five U.S. states had their warmest year on record in 2017: Arizona, Georgia, New Mexico, North Carolina and South Carolina, according to NOAA.

Sources : NOAA, National Weather Service.