Une éruption du Taal pourrait affecter la production d’énergie // A Taal eruption might affect energy production

Les autorités philippines craignent qu’une violente éruption du Taal perturbe le fonctionnement des centrales électriques ainsi que des installations pétrolières et gazières dans la province de Batangas. Outre la vulnérabilité des turbines des centrales électriques aux importantes retombées de cendre, la sensibilité des installations énergétiques à la sismicité intense suscite également des inquiétudes.
Si nécessaire, le Ministère de l’Énergie devra immédiatement proposer des plans d’urgence. La province de Batangas abrite sept centrales électriques d’une capacité installée de 4 305 mégawatts, soit un tiers de la capacité de production d’énergie de l’île de Luzon.
Pour le moment, le complexe énergétique fonctionne normalement et sans interruption, mais les retombées de cendre et l’accumulation de cette dernière peuvent endommager les turbines à gaz des centrales, ce qui pourrait affecter leur capacité à fournir de l’énergie.
Pilipinas Shell Petroleum Corp., qui exploite une raffinerie de pétrole de 110 000 barils par jour dans la ville de Batangas, indique que ses installations fonctionnent «normalement», mais que la compagnie reste »vigilante ».
Phoenix Petroleum Philippines Inc. exploite également un terminal pétrochimique à Calaca. Le PHIVOLCS a indiqué qu’une série de séismes volcaniques a frappé Calaca qui se trouve juste à l’extérieur de la zone de danger de 14 kilomètres autour du Taal.

Source : Manila Bulletin.

Vous verrez ci-dessous trois cartes montrant (point bleu) l’emplacement du volcan Taal aux Philippines. Vous pouvez zoomer pour observer les régions susceptibles d’être affectées par une éruption La carte originale est à cette adresse:
https://en.wikipedia.org/wiki/Taal_Volcano#/map/0

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Dernières nouvelles: Au cours des dernières heures, l’activité du volcan Taal s’est manifestée par l’émission de panaches de vapeur au niveau du cratère principal (Main Crater). Cependant, plusieurs paramètres montrent que le magma est toujours en mouvement sous le volcan. Tout d’abord, la sismicité reste très intense. Le PHIVOLCS indique que depuis le 12 janvier 2020 à 13 heures, 701 séismes d’origine volcanique ont été enregistrés. Au cours des dernières 24 heures, le réseau sismique autour du Taal a enregistré 673 séismes volcaniques, dont 12 événements basse fréquence.

Une autre preuve que le magma s’agite sous le volcan en provoquant une inflation de l’édifice réside dans les fissures mentionnées précédemment qui se sont élargies de quelques centimètres. De nouvelles fissures sont également apparues.
La prévision volcanique ne peut pas aller plus loin. Personne ne sait si et quand une éruption majeure aura lieu et, si elle a lieu, personne ne peut dire quelle sera son envergure.
En attendant, le niveau d’alerte 4 reste en vigueur sur le Taal.
Source: PHIVOLCS.

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Philippine authorities fear that a powerful eruption of Taal Volcano might disrupt the operations of vital power plants as well as oil and gas installations in Batangas. Apart from the vulnerability of power plant turbines to severe ashfall, there are also concerns about the sensitivity of fuel facilities in the province to the intense seismicity.

If needed, the Department of Energy should immediately come up with contingency plans. Batangas houses seven power plants with an aggregate installed capacity of 4,305 megawatts, or one-third of Luzon’s power generating capacity.

For the time being, the operations of the energy complex remain uninterrupted,  but the accumulating ashfall has the potential to cause damage to the plants’ gas turbines, which in turn could affect their ability to deliver power.

Pilipinas Shell Petroleum Corp., which operates a 110,000-barrel per day oil refinery in Batangas City, had described as “normal” its business operations, while it “remains alert.”

Phoenix Petroleum Philippines Inc. also runs a petrochemicals terminal in Calaca. PHIVOLCS said a series of volcanic quakes struck Calaca, which lies just outside the designated 14-kilometer danger zone around Taal.

Source: Manila Bulletin.

You will see below three maps showing (blue dot) the location of Taal Volcano in the Philippines. You can zoom in to observe the regions that may be affected by an eruption The original map is at this address:

https://en.wikipedia.org/wiki/Taal_Volcano#/map/0

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Latest news: During the past hours, activity at Taal volcano was still characterized by weak emission of steam-laden plumes from the Main Crater. However, several parameters show that magma is still moving beneath the volcano. First of all, seismicity is still very intense. PHIVOLCS indicates that since January 12th, 2020, 701 volcanic earthquakes have been recorded. In the last 24 hours, the Taal Volcano Network has recorded 673 volcanic earthquakes, including 12 low-frequency earthquakes.

Another evidence that magma is moving beneath the volcano and inflating it lies with the fissures mentioned in previous posts which have been observed to widen by a few centimetres. New cracks have also appeared.

Volcanic prediction cannot go any further. Nobody knows if or when a major eruption will take place and, if it takes place, no one can say how important it will be.

Meantime, alert level 4 remains in effect over Taal Volcano.

Source: PHIVOLCS.

Source: Google Maps

Volcan Taal : Les évacuations c’est bien, mais… // Taal Volcano : Evacuations are OK, but…

Par mesure de précaution, les autorités philippines ont commencé à évacuer les populations menacées dès que le Taal a commencé à vomir des panaches de cendres et de vapeur le 12 janvier 2020, tandis que PHIVOLCS élevait le niveau d’alerte volcanique, le faisant passer à 2, puis à 4 (sur une échelle de 5), tout en encourageant les évacuations.
C’est la bonne application du principe de précaution qui consiste à envoyer les personnes en danger vers des zones sûres où elles vivront dans des structures d’hébergement provisoires. Le problème est que la vie dans ces structures est très différente de la vie dans les maisons d’un village. Très vite, des problèmes de santé et de promiscuité apparaissent et la vie dans ces centres ne peut être éternelle.
Les autorités philippines ont déclaré le 18 janvier qu’elles se préparaient à une longue crise car le Taal pourrait ne pas entrer en éruption immédiatement et mijoter pendant des semaines ou des mois, avec un nombre important de villageois impatients de quitter les abris d’urgence.
Les autorités expliquent que plus de 900 villageois sont tombés malades depuis le début de l’éruption et ont été traités principalement pour les conséquences d’une exposition aux cendres volcaniques. Les maux comprennent des infections respiratoires, l’hypertension, la diarrhée, des lésions cutanées, la grippe ou la toux.
Environ 125 000 personnes ont fui les villages recouverts de cendres et se sont entassées dans des centaines de centres d’urgence à Batangas, tandis que de nombreuses autres se sont réfugiées chez des proches. Environ 300 000 masques ont été envoyés dans des zones sinistrées. Cependant, il y a toujours un besoin de tels masques, d’eau en bouteille, de toilettes portables, de nourriture et de nattes dans les centres d’hébergement. En effet, les autorités craignent que les évacuations s’étalent sur le moyen, voire le long terme.
Malgré un déclin de l’activité volcanique visible, la poursuite des secousses sismiques, l’assèchement du lac de cratère du Taal et d’autres paramètres indiquent que le magma est en mouvement sous le volcan. Le problème est que personne ne sait ce qui va se passer dans les prochains jours.
L’agence de gestion des catastrophes tiendra une réunion dans les prochains jours pour discuter des problèmes qui se posent, notamment de l’hygiène dans les centres d’hébergement. Les militaires ont été appelés à la rescousse pour construire des latrines et réparer des toilettes dans des abris d’urgence qui sont pour la plupart situés dans des bâtiments scolaires.
Dans la ville d’Agoncillo qui a été durement touchée par l’éruption, les 42 000 habitants ont abandonné leurs maisons. 8 000 campent dans des centres d’évacuation qui ont besoin de nourriture, d’eau et de biens de première nécessité. Agoncillo a encore environ deux semaines de nourriture et d’eau, et aura besoin de l’aide des autorités locales et nationales lorsque les réserves seront épuisées.
Tout en s’occupant des milliers de personnes déplacées, les autorités préparent des plans d’urgence pour le cas où le Taal entrerait violemment en éruption.
Source: Presse locale philippine..

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As a precaution, Philippine authorities started evacuating the threatened populations as soon as Taal Volcano started belching ash and steam plumes on January 12th, 2020, while PHIVOLCS raised the volcanic alert level to 2, then 4 (on a scale of 5) and encouraged the evacuations.

This was the right application of the precaution principle, consisting in sending people to safe areas where they will live in evacuation centres. The problem is that life in these centres is much different from life in the private houses of a village. Very soon, health and promiscuity problems appear and life in these centres cannot be for ever.

Philippine officials said on January 18th that they’re bracing for a long crisis as Taal Volcano may not erupt immediately and simmer for weeks or months, with massive numbers of displaced villagers languishing in emergency shelters.

Authorities explain that more than 900 villagers who fell ill have been treated, mostly for exposure to volcanic ash,  respiratory infections, hypertension, diarrhea, skin lesions, flu and coughs in evacuation sites since the volcano began erupting.

About 125,000 people fled from ash-blanketed villages and crammed into hundreds of emergency centres in Batangas alone and many others took shelter in relatives’ homes. About 300,000 masks have been sent to calamity-hit areas. However, there is still a need for masks, bottled water, portable toilets, food and sleeping mats in the evacuation centres. Indeed, authorities fear that the evacuations are not going to be for the short term, but for the medium if not long term.

Despite a perceived waning of visible activity, continuing volcanic quakes, the drying of Taal’s crater lake and other signs indicate magma is moving beneath the volcano. The problem is that nobody knows what will happen next.

The government’s main disaster-response agency will hold a meeting in the coming days to discuss concerns, including hygiene in evacuation camps. The military have been called to build latrines and repair toilets in emergency shelters which are mostly located in school buildings.

In the hard-hit town of Agoncillo, all 42,000 residents abandoned their homes, including 8,000 who are now encamped in evacuation centres and need food, water and aid. Agoncillo still has about two weeks worth of food and water, and will need help from the provincial and national governments when supplies get depleted.

While tending to the thousands of displaced residents, officials are preparing contingency plans in case Taal erupts violently.

Source : Local Philippine newspapers.

Source: NASA.

2019 a été la 2ème année la plus chaude

Toutes les agences météorologiques confirment que 2019 a été la deuxième année la plus chaude depuis le début des archives climatiques en 1880.

– Pour le service européen COPERNICUS, l’année 2019 a bien été la deuxième plus chaude depuis le début des données climatiques existantes. 2016 détient toujours le record mais l’écart de température – 0,04°C – entre 2016 et 2019 est infime.  Il faut noter que 2016 avait été marquée par un épisode El Niño particulièrement intense qui avait augmenté la température mondiale de 0,2°C selon la NASA. En revanche, El Niño est resté neutre en 2019 et n’a donc pas contribué à la hausse de la température globale de la planète. .

Copernicus confirme que les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées ont été relevées ces cinq dernières années. Le mercure est monté entre 1,1 et 1,2°C au dessus de la température de l’ère pré-industrielle. La décennie 2010-2019 a également été la plus chaude depuis le début des mesures.

Selon Copernicus, 2019 a aussi été l’année la plus chaude en Europe, juste devant 2014, 2015 et 2018. 2019 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en Alaska. Les températures ont également été particulièrement élevées dans de grandes parties de l’Arctique.

2019 a été l’année la plus chaude sur l’île de la Réunion depuis le début des relevés il y a 50 ans.

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– L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) confirme que 2019 a été la deuxième année la plus chaude sur Terre depuis le début des relevés. L’Organisation ajoute que notre planète doit se préparer à des événements météorologiques plus extrêmes comme les incendies de végétation qui ravagent une grande partie de l’Australie. Pour obtenir ce résultat, l’OMM basée à Genève a combiné plusieurs ensembles de données, dont celles de la NASA et du Met Office britannique. Force est de constater que la température moyenne sur Terre en 2019 a été de 1,1°C (2,0°F) au-dessus des niveaux préindustriels. Si rien n’est fait, on se dirige vers la limite au-delà de laquelle se produiront des changements majeurs de la vie sur Terre.
Lors d’une conférence avec des journalistes le 14 janvier 2020, des scientifiques américains ont déclaré qu’il ressortait clairement des dernières données que les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause du réchauffement de la planète.

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– La NASA et la NOAA sont d’accord avec les autres agences. La température globale à la surface de la Terre en 2019 est la deuxième plus chaude depuis le début des archives climatiques en 1880. La température de notre planète en 2019 se situe juste après 2016 et confirme la tendance au réchauffement à long terme de la Terre. En effet, les cinq années qui viennent de s’écouler sont les plus chaudes des 140 dernières années. L’année 2019 a dépassé de 0,98°C (1,8°F) la moyenne de 1951 à 1980. Chaque décennie depuis les années 1960 a été plus chaude que la précédente.
En utilisant des modèles climatiques et une analyse statistique des données de température mondiale, les scientifiques de la NASA et de la NOAA ont conclu que cette augmentation de la température était principalement due à l’augmentation des émissions dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre produits par les activités humaines.

On peut ajouter que la température des océans a atteint un niveau record en 2019. Le record avait déjà été battu en 2017 puis en 2018. Selon un article publié dans Advances in Atmospheric Sciences, le réchauffement de l’océan constituant une mesure clé du déséquilibre énergétique de la Terre, l’impact des gaz à effet de serre sur le climat est « irréfutable.

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Certains scientifiques comme Vincent Courtillot continuent à affirmer que l’Homme n’a pas sa part de responsabilité dans le réchauffement climatique actuel. Ils prétendent en particulier que nous avons vécu un petit âge glaciaire entre le 12ème siècle et aujourd’hui, que nous en sortons et les courbes d’analyse montrent que nous revenons simplement aux températures de l’an 1000.

Si tel est le cas, j’aimerais beaucoup que ces scientifiques fournissent une courbe montrant les émissions de CO2 à la sortie du petit âge glaciaire vers les 12ème et 13ème siècles et qu’ils la comparent avec la courbe de Keeling aujourd’hui. Cette dernière montre de manière remarquable et indiscutable un parallélisme entre l’augmentation des émissions anthropiques de CO2 et la hausse des températures. (voir ci-dessous)

J’ajouterai que les conséquences de l’accélération du réchauffement climatique actuel auront un impact socio-économique – ne serait-ce qu’au niveau des voies de navigations dans l’Arctique – beaucoup plus significatif que celui qui a pu se produire entre le 12ème et le 15ème siècle par exemple.

Les idées de Vincent Courtillot – ancien directeur de l’IPG – rejoignent celles de Claude Allègre (ancien directeur de l’IPG lui aussi) qui avait brillé par son incompétence en volcanologie au moment de la crise de la Soufrière (Guadeloupe) en 1976….

Toutes les agences météorologiques sont d’accord pour dire que 2019 a été la deuxième année la plus chaude

Ces courbes montrent parfaitement la corrélation entre les émissions anthropiques de CO2 et la hausse des températures

Enfin une bonne nouvelle !

Ségolène Royal a reçu une lettre du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères lui annonçant son licenciement à venir de sa mission bénévole d’ambassadrice des pôles. D’après plusieurs articles de presse, l’ancienne ministre de l’Écologie sera officiellement démise de ses fonctions lors du Conseil des ministres du vendredi 24 janvier. Le ministère  estime que Madame Royal n’a pas honoré son devoir de réserve en mettant en cause la politique du gouvernement. Elle avait notamment affirmé, mi-décembre sur France Info, qu’Emmanuel Macron était « bien sûr » responsable de la crise actuelle avant de dénoncer « la brutalité de cette réforme des retraites » dont elle demandait le retrait.