Islande : La bataille contre la lave // Iceland : Battle against the lava

Une partie de la bouche éruptive dans la Geldingadalur (Islande) s’est effondrée à l’intérieur du cratère le 17 mai 2021 dans la soirée. Cet événement spectaculaire a été observé en direct, par l’une des webcams:

https://youtu.be/yj4qMud_0xs

L’effondrement a d’abord généré un nuage de poussière, puis a provoqué une grande projection de lave très fluide en direction des digues de terre qui sont en train d’être érigées pour essayer d’arrêter la coulée de lave et l’empêcher d’atteindre la Suðurstrandarvegur. Des itinéraires alternatifs sont prévus dans le cas où une partie de la route finirait sous la lave. Aucune localité ne sera isolée et l’accès au site éruptif sera toujours possible.

Ces derniers jours, les travaux ont continué pour construire une digue de 4 mètres de haut afin d’empêcher la lave de s’écouler en direction de la route. Malheureusement, il est probable que cette hauteur ne sera pas suffisante et la Protection Civile a demandé qu’elle soit doublée et portée à huit mètres. Cela devrait au moins permettre de ralentir la progression de la lave vers la Suðurstrandarvegur.

Les ingénieurs sur le terrain expliquent que ces mesures sont expérimentales. Elles serviront de test pour les futures éruptions qui pourraient se produire sur la péninsule de Reykjanes. La coulée de lave en provenance du cratère se dirige actuellement dans trois directions, vers la Meradalir et la Geldingadalur. Avec la pression qu’elle exerce, la lave finira par trouver un point faible et continuera à avancer inexorablement. L’ingénieur en charge des bulldozers souhaite que les fortifications atteignent une vingtaine de mètres de hauteur si nécessaire.

Il ne reste plus qu’à attendre pour voir qui gagnera la bataille!

Source: médias d’information islandais.

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The top of the most active crater vent at Geldingadalir collapsed inward, into the molten lava below, on May 17th, 2021 in the evening. It was a spectacular sight caught, live, on one of the  webcams:

 https://youtu.be/yj4qMud_0xs

The collapse first brought a cloud of dust and then caused a large ejection of molten lava high into the air, which was thrown in the direction of the new earth banks that have been erected to try and stop lava flowing in the direction of the Suðurstrandarvegur road. Alternative routes are available in the event that part of the road does eventually succumb to lava. No communities would be cut off and access for volcano visitors would also continue.

In the last few days, work has been underway to build a 4-metre-high protective wall in order to hinder lava from the Geldingadalur volcano flowing in direction towards the road. The wall consists of large soil hills. Unfortunately, these walls do not seem to be enough, as Civil Protection wants immediate action in order to raise the height to eight metres. Experts believe that the soil hills will at least delay the lava from reaching Suðurstrandarvegur. The engineers admit that these measures will delay the flow but that they are experimental. They will be a great practice for future eruptions which might occur on the Reykjanes peninsula.

The lava flow from the crater is currently flowing in three directions, into Meradalir and Geldingadalur. Due to the lava building up pressure and flowing forward, it is only a matter of time when and where the lava will find a weak spot in the soil fortification. In fact, lava has already started to collapse over the first emergency wall and continues to flow further. The engineer managing the bulldozers wants the fortifications to be bigger, reaching up to twenty metres if necessary. Let’s now see who will win the battle!

Source: Icelandic news media.

La pandémie de Covid-19 sur l’Everest // The Covid-19 pandemic on Mt Everest

Les autorités qui gèrent le camp de base de l’Everest côté népalais voient un nombre de plus en plus important d’alpinistes présentant des symptômes de Covid-19 et un nombre croissant de tests positifs, ce qui fait craindre une sérieuse propagation de l’épidémie. Les responsables du camp de base ont déclaré avoir reçu des informations faisant état de 17 cas confirmés d ans les hôpitaux de Katmandou où un certain nombre d’alpinistes ont été envoyés depuis le camp de base et des camps à des altitudes supérieures pour y être soignés.

Le gouvernement népalais a jusqu’à présent nié avoir eu connaissance de cas positifs au camp de base de l’Everest. Il est fort à craindre que les autorités minimisent l’ampleur de la situation pour ne pas être contraintes de  fermer la montagne aux expéditions devant la gravité de la situation. Les alpinistes étrangers sont une source majeure de revenus pour le gouvernement népalais qui a déjà fermé l’Everest l’année dernière à cause de la pandémie.

Les autorités exigent que les alpinistes soient mis en quarantaine au Népal avant de se rendre au camp de base de l’Everest, car une grave épidémie de Covid-19 sur la montagne serait une catastrophe. Le nombre de cas de coronavirus a fortement augmenté au Népal ces dernières semaines, et le pays a le taux d’infection le plus élevé des pays voisins de l’Inde qui est gravement touchée par la pandémie.

L’Association de Secours de l’Himalaya, qui gère une clinique gouvernementale au camp de base, a déclaré avoir reçu la confirmation de 17 cas positifs chez certains alpinistes qui ont été transportés par hélicoptère à Katmandou. Une clinique de Katmandou a également confirmé avoir accueilli des alpinistes de l’Everest, positifs à la Covid.

Selon le site web du Ministère du Tourisme, le gouvernement a délivré 394 permis d’ascension de l’Everest pour cette saison. Cela permettra à plus de 1 500 personnes de gravir la montagne, en sachant que la majorité d’entre elles sont du personnel d’assistance.

Les responsables du camp de base de l’Everest ont déclaré qu’ils étaient également préoccupés par les alpinistes revenant de Katmandou à la suite d’une hospitalisation pour Covid ou après une période d’acclimatation à l’altitude. En effet, ces personnes peuvent être porteuses du virus étant donné que la situation est en train d’empirer à Katmandou. C’est la raison pour laquelle il est conseillé aux alpinistes d’effectuer la période d’acclimatation en dessous du camp de base, mais pas à Katmandou.

Les alpinistes et les responsables du camp de base de l’Everest affirment que l’absence d’un centre de test Covid-19 à la clinique du camp est très dommageable. Certaines des grandes équipes d’expédition ont apporté leurs propres kits de test au camp de base de l’Everest, ce qui leur permet de prendre des mesures en temps opportun, comme isoler les gens et les évacuer.

De l’autre côté de la montagne, la Chine a décidé de mettre en place une «ligne de séparation» sur l’Everest pour empêcher l’épidémie de Covid-19 qui sévit au Népal de traverser la frontière. L’Everest est à cheval sur la frontière entre le Népal et le Tibet. La ligne de séparation sera érigée par des guides et des équipes de cordage qui préparent les parcours d’ascension pour la saison qui est sur le point de débuter. Les autorités expliquent que la ligne délimitera le versant nord de la montagne, à partir de l’un des plus hauts camps tibétains à 8 300 mètres d’altitude, d’où partent les alpinistes pour atteindre le sommet.

La Chine interdit aux étrangers de gravir l’Everest depuis l’année dernière, en raison de la pandémie. Pour la saison 2021, les ressortissants chinois ont obtenu 21 permis d’escalade du versant nord de la montagne. En plus de la ligne de séparation au sommet, la China Tibet Mountaineering Association a mis en place un point de contrôle à 300 mètres du camp de base, là où les alpinistes s’adaptent à la faible teneur en oxygène de l’air en haute altitude.

Source: La BBC.

Dernière minute : La Chine a finalement décidé d’annuler tous les permis d’ascension de l’Everest côté chinois. Il n’y aura donc pas, non plus, de ligne de séparation avec le côté tibétain.

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Authorities at Everest base camp in Nepal are seeing rising numbers of climbers with Covid-19 symptoms and rising numbers of positive tests, raising fears of a serious outbreak. Base camp officials said they had received reports of 17 confirmed cases from hospitals in the capital Kathmandu, where a number of climbers have been sent from the base camp and higher camps to be treated.

The Nepalese government has so far denied having any knowledge of positive cases at Everest base camp, raising concerns that officials are downplaying the extent of the situation out of fear it will bring more pressure to close the mountain to expeditions. Foreign climbers are a major source of revenue for the Nepalese government, which shut Everest last year during the pandemic.

Authorities are mandating that visiting climbers quarantine in Nepal before proceeding to base camp, but concerns have been raised within the climbing community that a serious outbreak at the mountain would be devastating.

The number of coronavirus cases has risen sharply in Nepal in recent weeks, and the country has the highest rate of infection among the countries neighbouring India which is badly stricken by the pandemic..

The Himalayan Rescue Association, which runs a government-authorised medical clinic at the base camp says it had received confirmation of 17 positive cases in some climbers flown out to Kathmandu by expedition teams. A clinic in Kathmandu also confirmed that it had seen Covid-positive climbers come to them as patients from Everest.

According to the website of the Department of Tourism, the government had issued 394 Everest climbing permits for this climbing season. That would allow more than 1,500 people to be on the mountain, the majority of them support staff.

Officials at Everest base camp said there was also concern over climbers coming back from Kathmandu either after Covid treatment or after acclimatisation rotation to adjust to the altitude. These people might bring the virus along with them as things are getting serious in Kathmandu. It is the reason why climbers are advised to do the rotation acclimatisation at places below the base camp, instead of going to Kathmandu.

Mountaineers and officials at the Everest base camp say that the lack of a coronavirus testing facility at the base camp health clinic is a major handicap. Some of the big expedition teams have said they have brought their own testing kits to Everest base camp, which has helped them to take timely steps like isolating people and evacuating them.

On the other side of the mountain, China has decided to set up a « line of separation » on Mount Everest to keep Nepal’s COVID-19 outbreak from crossing the border.

Everest straddles the border between Nepal and the Tibetan region of China. The separation line will be erected by guides who are climbing alongside rope-fixing teams who are readying paths for the looming season.

Officials say the line will cordon off the northern side of the peak, starting from one of the highest Tibetan camps at 8,300 metres, from which mountaineers leave to reach the summit.

China has barred foreigners from visiting Everest since last year, due to the pandemic. But for the 2021 mountaineering season, Chinese nationals have been granted 21 expedition permits for the north side of the mountain.

In addition to the separation line at the summit, the China Tibet Mountaineering Association has set up a checkpoint 300 metres from the base camp where climbers adjust to the high altitude’s low oxygen levels

Source : The BBC.

Last minute : Chiina has finally decided to cancel all climbing permits of Mt Everest from the Chinese side. This means there will not be a separation line with the Tibetan side of the mountain.

Vue de l’Everest et du camp de base où rode le coronavirus (Crédit photo : Wikipedia)

Le ralentissement du Gulf Stream // The slowing down of the Gulf Stream

Regardez cette carte. Elle vient d’être réalisée par le Professeur Ed Hawkins de l’Université anglaise de Reading.

Les nuances de rouge et de bleu représentent les zones chaudes et froides à la surface de la Terre. En dessous du rouge foncé de l’Arctique, signe de son rapide réchauffement, il y a une grosse bulle bleue, comme une goutte froide au sud du Groenland, dans l’Atlantique Nord. On pourrait penser que cette bulle bleu foncé qui fait référence à une zone de refroidissement est un signe encourageant au moment où notre planète se réchauffe. Malheureusement, il n’en est rien, et c’est même le contraire; il s’agit d’un signal d’alerte qui confirme que notre système climatique fonctionne mal.

Cette zone de refroidissement est à mettre en relation avec le ralentissement du Gulf Stream, et plus généralement de la circulation méridienne de retournement atlantique – Atlantic Meridional Overturning. Circulation (AMOC) – système de courants océaniques dont dépend le système climatique mondial.

Quand on regarde la carte, il est clair que le plus importent réchauffement de la planète se produit dans l’Arctique où les températures augmentent à environ 3 fois plus vite que la moyenne mondiale. En raison de cette accélération du réchauffement, l’étendue de la glace de mer dans l’Arctique a été divisée par deux. La glace de mer ne contribue pas à l’élévation du niveau de la mer mais la réduction de son étendue favorise l’intensification du réchauffement climatique. On aboutit à une boucle de rétroaction car c’est l’accélération du réchauffement de l’Arctique qui fait fondre la glace du Groenland 6 fois plus vite que dans les années 1990. Cette fonte rapide des glaces du Groenland est à l’origine de la grosse bulle bleue sur la carte.

Voici comment les choses se passent:

Lorsque la glace du Groenland fond, l’eau douce se déverse dans les eaux salées de l’Atlantique Nord. L’eau salée est dense, lourde et s’enfonce dans les profondeurs de l’océan. L’eau douce, elle, est plus légère et ne s’enfonce donc pas aussi facilement. Ce phénomène déséquilibre le Gulf Stream. En effet, le Gulf Stream a besoin de l’eau froide, dense et salée pour s’enfoncer dans l’Atlantique Nord afin de stimuler la circulation méridienne de retournement et assurer son bon fonctionnement.

Le Gulf Stream transporte vers le pôle Nord environ 20% de la chaleur excédentaire recueillie à l’équateur. Toutefois, depuis 1950, le sourant a ralenti de 15% en raison du refroidissement de l’Atlantique Nord générée par la fonte des glaces. Le déplacement du Gulf Stream n’a jamais été aussi lent depuis au moins 1 600 ans, et les études montrent qu’il continuera probablement de s’affaiblir, avec un ralentissement qui pourrait atteindre 45% d’ici la fin du siècle.

Les recherches montrent que la goutte froide visible sur la carte dans l’Atlantique Nord contribue à provoquer des vagues de chaleur pendant l’été dans le nord de l’Europe, de fortes précipitations au Royaume-Uni, ainsi que des eaux particulièrement chaudes au large de la côte est des États-Unis. Ce phénomène explique le réchauffement de 3 à 4 fois la moyenne mondiale au cours des 30 dernières années des eaux au large de toute la côte est des États-Unis, ainsi que le réchauffement de toute la zone au large de la côte de la Nouvelle-Angleterre.

Le réchauffement des eaux au large de la côte nord-est des États-Unis, et plus particulièrement dans le Golfe du Maine, est une conséquence directe du ralentissement du Gulf Stream. Dans l’Atlantique Nord, cette eau qui s’enfonce dans les profondeurs à l’est du Groenland se dirige généralement en ondulant vers le sud-ouest dans le Golfe du Maine où elle est connue sous le nom de courant du Labrador. Ce courant apporte normalement de l’eau froide. Toutefois, à mesure que l’Atlantique Nord se refroidit et que l’enfoncement des eaux froides ralentit, le courant du Labrador perd de son énergie et envoie moins d’eau froide vers le sud.

Le réchauffement des eaux de la région a un impact important sur la vie marine. Par exemple, les eaux au large du Rhode Island se sont réchauffées au-delà de la zone où vivent les homards, de sorte que la pêche a considérablement diminué. En revanche, avec le réchauffement des eaux, le Maine est devenue la zone idéale pour les homards, et les prises sont en nette hausse. De plus, les espèces qui vivent en eau froide comme la morue et les baleines franches (aussi appelées baleines noires) n’apprécient guère que les eaux au large de la Nouvelle-Angleterre se réchauffent. Par contre ; des espèces vivant en eau chaude comme le bar noir se développent vers le nord.

Ce n’est pas seulement la vie marine qui est touchée. Les énormes chutes de neige qui ont frappé la Nouvelle-Angleterre lors d’une vague de froid en 2015 ont probablement été aggravées par la chaleur inhabituelle de l’océan et l’humidité qu’il a apportée pendant l’hiver. Il est également probable que les ouragans deviendront plus violents en allant vers le nord où ils seront alimentés par des eaux plus chaudes dues à la fois aux effets directs du réchauffement climatique dans la région, mais aussi au ralentissement du Gulf Stream.

Une étude récente a révélé que d’ici la fin du siècle, le Gulf Stream pourrai atteindre un point de non retour conduisant à sa possible disparition. Les chercheurs anglais estiment toutefois qu’une disparition totale de ce courant semble peu probable à court terme.

Source: CBS News.

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Just look at the map above. It was recently presented by a professor from the English University of Reading. The shades of red and blue represent the amount of warming relative to other parts of the Earth. Below the dark red of the rapidly warming Arctic region, there’s a big blue bullseye to the south of Greenland, in the North Atlantic. The dark blue bullseye, indicating cooling temperatures, might seem like an encouraging development on a warming planet, but it is just the opposite; it is a warning sign that the climate system is malfunctioning.

The cold bubble is related to the slowdown in the Gulf Stream System, also known as the Atlantic Meridional Overturning Circulation, or AMOC, a vital system of ocean currents underpinning the global climate system.

Looking at the map, it is clear that the greatest warming on Earth is happening in the Arctic Circle area, where temperatures are rising at about 3 times the pace of the global average. Due to the rapid warming, Arctic sea ice extent has been sliced in half. The sea ice does not contribute to sea level rise, but less ice means amplified warming. It gives birth to a warming feedback loop which quickens the pace of global warming. It is this amplified warming of the Arctic which is causing Greenland’s ice to melt 6 times faster than it did in the 1990s. This rapid ice melt from Greenland is the cause of the big blue bullseye on the map.

Here is how it happens :

When ice melts from Greenland, fresh water is flushed into the salty waters of the North Atlantic. Saltwater is dense, heavy, and sinks. But fresh water is lighter and does not sink as readily. This is throwing the Gulf Stream System out of balance. That is because the Gulf Stream System relies on cold, dense, salty water to sink in the northern Atlantic to drive the circulation and to keep it flowing.

The Gulf Stream is responsible for transporting about 20% of the excess heat gathered at the Equator towards the North Pole. But since 1950, the Gulf Stream System has slowed down by 15% due to the freshening of the North Atlantic from ice-melt induced by human-caused climate change. The Gulf Stream is now moving at the slowest it has in at least 1,600 years, and research shows that the system will likely continue to weaken, perhaps slowing by 45% by the end of the century. Research shows that the cold blob in the North Atlantic helps drive summer heat waves in northern Europe, heavy precipitation events in the U.K.and very warm waters off the U.S. East Coast.

As a consequence of this phenomenon, the waters off the U.S. East Coast as a whole have warmed 3 to 4 times the global average over the last 30 years, and the region off the New England coast is warming faster than 99% of the rest of the ocean. The warming of the waters off the northeastern U.S. coast, and more specifically in the Gulf of Maine, are a direct consequence of the slowdown of the Gulf Stream System. In the North Atlantic, that sinking water east of Greenland typically winds its way southwestward into the Gulf of Maine, known as the Labrador Current. That normally brings with it cold water. But as the North Atlantic freshens and the sinking lessens, the Labrador Current is losing its vigour, pumping less cold water southward.

Most importantly, this regional warming has had a big impact on marine life in the region. For instance, the waters off Rhode Island have warmed beyond the comfort zone of lobsters and the fishery there has declined considerably. On the flip side, warming has put Maine in the sweet spot for lobsters, and catches there have surged. Furthermore, cold-water species like codfish and right whales have been faring poorly as the waters off New England have warmed, but warm-water species like black sea bass are expanding northward.

It is not just marine life that is impacted. The massive snowfalls that hit New England during a cold snap in 2015 were likely made bigger by the fact that the ocean was unusually warm that winter. It’s also likely that hurricanes will be able to maintain more intensity farther north as they feed off of warmer waters caused by both the direct impacts of climate heating in the area and the slowdown of the Gulf Stream System.

Although a recent study found that by the end of the century there is some chance the Gulf Stream System could hit a tipping point, eventually leading to collapse, the English researchers believe a full collapse of the system seems unlikely anytime soon.

Source : CBS News.

Image de la circulation thermohaline (Source : Wikipedia)

Islande : Que se passera-t-il si l’éruption tombe dans le domaine privé? // Iceland : What will happen if the eruption becomes private?

Comme je l’ai déjà écrit, les terres où se trouve actuellement le site éruptif de Fagradalsfjall est à vendre. L’expression officielle est «disponible au juste prix». La vingtaine de propriétaires terriens déclarent avoir reçu 2 ou 3 offres d’achat, sans en préciser le prix. Il ne fait aucun doute que ces fermiers ont l’intention de gagner de l’argent grâce à l’éruption, mais la Première Ministre islandaise affirme qu’«il est hors de question que les nouveaux propriétaires limitent l’accès du public au site de l’éruption». Elle a ajouté : « Le gouvernement finance la construction d’infrastructures dans le secteur et une condition préalable à ce financement est l’accès continu du public.» Cependant, même si le public peut avoir accès au site de l’éruption, cela ne signifie pas qu’il sera gratuit. J’ai déjà indiqué que le stationnement d’un véhicule dans le nouveau parking serait payant. Je ne pense pas que les Islandais soient des philanthropes !

L’aménagement des installations touristiques a déjà commencé car le site de l’éruption est devenu la principale attraction du pays, aussi bien pour les nationaux que pour les étrangers. Environ 87 000 personnes sont venues assister au spectacle depuis la tenue de statistiques cinq jours après le début de l’éruption.

Les propriétaires fonciers ont participé à ces travaux, en particulier à un groupe de travail qui a récemment livré son rapport au Ministre du Tourisme. Comme je l’ai déjà mentionné, le mémorandum prévoit la construction d’un kiosque qui vendra des rafraîchissements et autres produits, l’amélioration du stationnement et la délivrance de licences d’exploitation (sûrement pas gratuite !) aux voyagistes. Les autorités islandaises participeront au financement de la construction d’infrastructures par le biais du Fonds de protection des sites touristiques.

La Première Ministre a déclaré que le gouvernement n’avait pas proposé d’offre d’acquisition des terres. Il s’est surtout attaché à garantir l’accès du public au site de l’éruption, notamment avec l’amélioration du sentier d’accès.

Source: Iceland Review.

L’éruption de Fagradalsfjall se déroule actuellement au niveau d’une bouche unique. Lorsque je l’ai observée les 12 et 13 mai 2021, cette bouche se comportait comme un geyser. Les phases actives avec des fontaines de lave spectaculaires duraient un peu moins de deux minutes tandis que les pauses entre les éruptions duraient entre 4 minutes et 5 minutes trente. Les phases d’activité étaient donc plus brèves (et les fontaines de lave sont un peu moins hautes) que les jours précédents. Reste à savoir combien de temps durera encore cette éruption. Personne ne le sait!

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As I put it before, the land where the currently active Fagradalsfjall eruption site is located is for sale. The official expression is “available for the right price.” The 20 or so landowners state they have received 2-3 offers for the land. There is little doubt that they intend to make money out of the eruption, but Iceland’s Prime Minister claims that “new owners limiting public access to the eruption site is out of the question.” She added that “it’s out of the question that private parties can shut off the public’s access to the eruption site. The government is funding infrastructure construction in the area and a prerequisite for that funding is continued public’s access to the area.” However, even if the public can have access to the eruption site, this does not mean it will be free. I indicated previously that parking a car would mean paying a fee. I don’t think Icelanders are philanthropists.

Work on tourism facilities at the eruption site has already begun as it has become Iceland’s foremost tourist attraction for both domestic as well as foreign tourists. According to statistics, about 87,000 have come to watch the show since counting began, which was five days after the eruption started.

The landowners have participated in that work, taking part in a workgroup that recently issued a report to the Minister of Tourism. As I put it before, the memorandum described the plans for the area, which include building a kiosk that would sell refreshments and merchandise, improving parking, and issuing operating licenses for tour operators. Icelandic authorities will in turn fund infrastructure construction through the Tourist Site Protection Fund.

The Prime Minister stated that the government had not discussed making a bid for the land. It has focused instead on ensuring that the public has access to the eruption site, in particular with the improvement of the access footpath.

Source: Iceland Review.

The Fagradalsfjall eruption is currently going on at a single vent. When observed on May 12th and 13th, 2021, the vent behaved like a geyser. The active phases with dramatic lava fountains lasted slightly less than two minutes while the pauses between the eruptions had a duration between 4 minutes and 5 minutes and 30 seconds. This means the eruptions are shorter (and the lava fountains are a bit less high) than during the past days. Nobody knows whether the eruption will still last a long time.