La triste vie des ours polaires // The sad life of polar bears

Avec la fonte de la glace de mer dans l’Arctique, les ours polaires affamés se tournent vers les dépotoirs pour se remplir l’estomac. Une équipe de scientifiques canadiens et américains explique que les déchets sont devenus une menace pour les populations d’ours polaires car les animaux deviennent de plus en plus dépendants des décharges à proximité des zones habitées. Cela conduit à des conflits parfois mortels avec la population.
Selon le rapport, scientifique publié dans la revue Oryx, « les ours et les déchets sont une mauvaise association, nous le savons déjà du point de vue de l’ours brun et de l’ours noir, et maintenant c’est un problème qui se développe avec les ours polaires ».
Les ours polaires dépendent de la glace de mer pour chasser les phoques. Mais avec le réchauffement de l’Arctique qui est quatre fois plus rapide qu’ailleurs dans le monde, la glace de mer fond plus tôt en été et gèle plus tard en automne. Cela oblige les ours à passer plus de temps à terre, loin de leurs proies naturelles. En conséquence, les animaux se rassemblent maintenant en grand nombre autour de dépotoirs à ciel ouvert ou autour des tas d’os de baleine laissés par les chasseurs Inuit près de Kaktovik, en Alaska.
Le rapport explique qu’un tel comportement présente des risques. Les autorités locales en charge de la faune tuent parois des ours par souci de sécurité publique. Par ailleurs, la consommation de déchets peut rendre les ours malades. Les emballages sont souvent congelés dans les restes de nourriture, de sorte que les ours polaires finissent par ingurgiter du plastique et d’autres produits non comestibles. Cela peut provoquer des blocages intestinaux mortels. Les ours ne sont bien sûr pas conscients de tous les effets négatifs de l’ingestion du plastique et des maladies et toxines auxquelles ils sont probablement exposés dans une décharge.
Les scientifiques préviennent que la situation risque de s’aggraver. Les populations humaines augmentent dans l’Arctique. Celle du Nunavut, au Canada, où vivent des milliers d’ours polaires, devrait croître de près de 40 % d’ici 2043.
L’amélioration de la gestion des déchets est un véritable défi pour les zones habitées loin de tout. Le sol est souvent gelé, ce qui rend difficile l’enfouissement des déchets. De plus, leur évacuation par camion coûte cher. Un financement fédéral sera nécessaire pour régler le problème.
Il y a un autre aspect du problème. Lorsque les ours polaires viennent chercher de la nourriture sur les carcasses de baleines de Kaktovik, ils rencontrent des grizzlis qui cherchent aussi de la nourriture. Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500 000 ans d’évolution. Son nom est encore incertain car cet animal reste extrêmement rare : pizzly, grolar, nanulak [ours polaire (nanuk) et grizzly (aklak)]. J’ai rédigé une note à ce sujet le 22 janvier 2019.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/01/22/quand-grizzlis-et-ours-polaires-se-rencontrent-when-grizzlies-and-polar-bears-go-together/

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With the retreat of the sea ice in the Arctic, hungry polar bears are turning to garbage dumps to fill their stomachs. A team of Canadian and U.S. scientists warns that trash poses an emerging threat to already-vulnerable polar bear populations as the animals become more reliant on landfills near northern communities. This is leading to deadly conflicts with people.

According to the report, published in the journal Oryx, « bears and garbage are a bad association, We know that very well from a brown bear and black bear perspective, and now it’s an issue developing with polar bears. »

Polar bears rely on sea ice to hunt seals. But with the Arctic warming four times faster than the rest of the world, sea ice is melting out earlier in the summer and freezing up later in autumn. This forces bears to spend more time ashore, away from their natural prey. As a consequence, the animals are now gathering en masse around open dumps in places in the Arctic and sub-Arctic, in particular around the.whale bone piles left over from Inuit hunts near Kaktovik, Alaska.

The report explains that such behaviour is risky. Local wildlife managers may kill bears out of concern for public safety. And consuming garbage can make bears sick. Wrappers are often frozen into food scraps so polar bears end up eating plastic and other non-edible materials. This can cause fatal blockages. Bears don’t realise all the negatives that come with plastic ingestion and the diseases and toxins they are likely exposed to in a landfill.

Scientists warn the situation is likely to get worse. Human populations are increasing in the Arctic. Nunavut, Canada, where thousands of polar bears live,is expected to grow nearly 40% by 2043.

Improving waste management remains a challenge for remote communities. The ground is often frozen, making it hard to bury garbage. And trucking it out is expensive. Federal funding will be required to fix the problem.

There is another aspect to the problem. When polar bears come to find food at the whale carcasses of Kaktovik, they meet grizzlies that are looking for food too. An unexpected result of this cohabitation between polar bears and grizzlies is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution. Its name is still uncertain because this animal remains extremely rare: pizzly, grolar, nanulak [polar bear (nanuk) and grizzly bear (aklak)] … I wrote a post about this topic on January 22nd, 2019.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/01/22/quand-grizzlis-et-ours-polaires-se-rencontrent-when-grizzlies-and-polar-bears-go-together/

Source: Yahoo News.

Nanulak, résultat de l’accouplement d’un ours polaire avec un grizzly (Crédit photo: France Info)

L’éruption de 1200 du Hualalai (Hawaii) // The 1200 Hualalai eruption (Hawaii)

Le Mauna Loa et le Kilauea sont les volcans les plus actifs de l’île d’Hawaï. Cependant, il ne faudrait pas oublier le Hualalai qui est le troisième volcan le plus actif de l’île. Il domine les zones densément peuplées de Kailua-Kona et de la côte centrale de Kona.
Le Hualalai entre en éruption beaucoup moins souvent que ses voisins. Les éruptions sont séparées par des siècles, plutôt que des années ou des décennies, comme c’est le cas pour le Mauna Loa et la Kilauea. L’activité la plus récente du Hualalai est un essaim sismique en 1929, qui correspondait probablement à une intrusion magmatique dans le volcan. La dernière éruption s’est produite en 1800-1801 (voir ma note du 22 mars 2018). Les coulées de lave de 1800 à 1801 ont recouvert presque toute la zone correspondant aujourd’hui à l’aéroport international de Kona. Les prochaines éruptions de Hualalai pourraient donc constituer une menace directe pour Kailua-Kona et les localités environnantes.

Avant celle de 1800-1801, une éruption – récente à l’échelle géologique – du Hualalai a été celle de Wahapele. Elle a probablement eu lieu entre 1200 et 1400 après JC. On ne sait pas combien de temps a duré l’événement, mais si l’on se réfère à des éruptions similaires à Hawaii, il a probablement duré quelques semaines à quelques mois, mais probablement pas plus de quelques années.
La source de cette éruption était le cratère Wahapele, une bouche sur le flanc sud du Hualalai à 1 540 mètres d’altitude (voir la carte ci-dessous). L’éruption a commencé avec l’édification du cône de projections (spatter cone) de Wahapele. Il a atteint environ 700 mètres de diamètre avec une pente faible. Au cours de cette première phase, le volcan a émis quelques courtes coulées de lave a’a et pahoehoe.
L’éruption est ensuite devenue violente. Une partie du cône s’est effondrée. Cependant, contrairement à ce qui s’est passé pour le Pu’uO’o en 2018, l’effondrement du Wahapele a débouché sur une éruption phréatique, donc explosive. On ne sait pas combien de temps cette phase éruptive a duré, peut-être quelques jours ou plus. Une éruption similaire du Kilauea en 1924 a duré 18 jours. Ce que l’on sait, c’est que les fragments de roche éjectés au cours de cette phase ont couvert au moins 10 kilomètres carrés. Certains blocs mesuraient une cinquantaine de centimètres de diamètre. Des matériaux à grains plus fins ont également été émis par le volcan. La couche de dépôts avait par endroits une épaisseur de 3 mètres.
Après la phase explosive de l’éruption, un cône plus petit s’est formé dans le cône de la première phase. Ce nouveau cône mesurait environ 400 mètres de diamètre. Dans le même temps, une importante coulée de lave a’a s’est dirigée vers l’ouest, atteignant l’océan à environ 16 kilomètres de distance. À son point le plus large, la coulée mesurait un peu moins de 5 kilomètres de diamètre. Des plongées effectuées dans les années 1980 ont révélé que la coulée a avancé sur environ 2 kilomètres dans l’océan.
Sur terre, la zone occupée par la bouche éruptive et les coulées de lave de l’éruption du Wahapele occupe un peu plus de surface que l’éruption dans la Lower East Rift Zone du Kīlauea en 2018. C’est la troisième plus grande coulée émise par le Hualālai en termes de superficie.
Comparée au Kilauea et au Mauna Loa, l’activité volcanique du Hualalai demande une surveillance différente. En effet, la chambre magmatique du Hualalai se trouve à 20-30 km sous la surface. Elle est donc environ 10 fois plus profonde que les chambres magmatiques du Kilauea ou du Mauna Loa. Des chambres magmatiques aussi profondes provoquent rarement des déformations de surface. Il se pourrait donc qu’une éruption du Hualalai se produise sans beaucoup de signes avant-coureurs, comme un essaim sismique déclenché par l’ascension du magma vers la surface. L’éruption de 1800-01 montre que le magma peut se déplacer de la profondeur vers la surface en moins d’une journée. Bien qu’il s’agisse du pire scénario, il est bon de se tenir prêt à une telle éventualité. Pour le moment, le HVO n’enregistre aucun signe d’activité sur le Hualalai, mais l’Observatoire conseille aux habitants de s’abonner au Volcano Notification Service – service d’information volcanique – pour se tenir informés.
Source : HVO, USGS.

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Mauna Loa and Kilauea are the most active volcanoes on he Island of Hawaii. However, one should not forget Hualalai which is the island’s third-most active volcano. It underlies the most populated areas of Kailua-Kona and the central Kona coast.

Hualalai erupts much less often than its neighbours, with centuries rather than years or decades separating eruptions. The most recent documented activity was an earthquake swarm in 1929, which likely corresponded to an intrusion of magma into the volcano. Its most recent eruption occurred in 1800-01 (see my post of 22 March 2018). The erupted lava flows from 1800-01 underlie almost the entire Ellison Onizuka Kona International Airport. Future eruptions from Hualālai might pose a direct threat to Kailua-Kona and the surrounding communities.

Taking into account the geological timescale, nother recent Hualalai eruption was the Wahapele eruption, which likely occurred sometime between 1200 and 1400 AD. We do not know how long the event lasted, but based on similar eruptions in Hawaii, it probably lasted a few weeks to months, but probably not more than a few years.

The source of this eruption was Wahapele crater, a vent on the south flank of Hualalai at 1,540 meters elevation (see map below). The eruption started with the building of the Wahapele spatter cone. It grew to be about 700 meters across with a shallow slope. During this first phase there were a few short lava flows, both a’a and pahoehoe.

The eruption then turned violent. Part of the cone collapsed. However, unlike what happened at Pu’uO’o in 2018, the collapse at Wahapele led to an explosive phreatic eruption. It is unclear how long this phase of the eruption lasted ; it could have been a few days or longer. A similar eruption at Kilauea in 1924 lasted 18 days. What we do know is that rock fragments ejected during this phase covered at least 10 square kilometers. Some of the rock chunks were half a meter across. Finer grained material was also produced, and in places these deposits reached a thickness of 3 meters.

After the explosive phase of the eruption, a smaller cone was formed within the cone of the first phase. This new cone was about 400 meters across. At the same time, a large a’a flow headed west, reaching the ocean about 16 kilometers away. At its widest point, the flow was just under 5 kilometers across. Submersible dives in the 1980s suggest that this flow continued for about 2 kilometers into the ocean.

On land, the vent area and lava flows from the Wahapele eruption cover slightly more than Kīlauea’s 2018 Lower East Rift Zone eruption. It is the third largest known flowfor Hualālai in terms of area covered by the lava.

Compared to Kilauea and Mauna Loa, Hualalai poses a different challenge for monitoring volcanic activity. Hualalai’s magma chamber sits 20-30 km beneath the surface, about 10 times deeper than the magma chambers of Kilauea or Mauna Loa. Magma chambers this deep rarely cause surface deformation, so there might not be much warning prior to an eruption, like a seismic swarm triggered by magma moving to the surface. Evidence from the 1800-01 eruption suggests that magma can move from depth to the surface in less than a day. While this is a worst case scenario, it is good to be prepared. For the time being, HVO does not see any indication of volcanic unrest at Hualalai, but the Observatory encourages residents to subscribe to the Volcano Notification Service to stay informed.

Source : HVO, USGS.

Schéma montrant l’éruption du Hualalai en 1200 (Source: USGS)

En rouge l’éruption de 1200-1400 et en orage l’éruption de 1800-1801 (Source: USGS: HVO)

Le long de la route qui conduit au sommet du Hualalai (Photos: C. Grandpey)

Mayotte : Ici c’est la France!

Situé dans le canal du Mozambique et dans l’océan Indien. Mayotte est un archipel constitué de deux îles principales, Grande-Terre et Petite-Terre, et de plusieurs autres petites îles. À la suite du référendum de 2009, Mayotte est devenue département et région d’outre-mer (DROM), avec environ 280 000 habitants.

Mayotte a fait la Une des journaux en 2018 quand un volcan sous-marin a décidé de percer le plancher océanique au large de ses côtes. Accompagné d’une forte sismicité qui a traumatisé la population, l’éruption s’est accompagnée d’un basculement de l’archipel qui s’est enfoncé de 15 à 20 centimètres, suite à la vidange de la chambre magmatique. A côté de l’aléa volcanique, Mayotte doit également subir les effets du réchauffement climatique. La fonte de la banquise et des glaciers – que la plupart des Mahorais ne verront jamais – entraîne une hausse du niveau de l’océan.

Dans la série Sale temps pour la planète diffusée sur la 5, je vous recommande de regarder le reportage consacré à Mayotte. Il est intitulé « Mayotte, les défis d’un archipel« . Le texte de présentation du documentaire nous apprend que Mayotte perd parfois de son éclat. C’est le résultat des coulées de boue qui se déversent dans les eaux cristallines et asphyxient le corail, la barrière naturelle qui protège l’île. »

Les problèmes que je viens de mentionner inquiètent les scientifiques. Que fait le gouvernement français pour y remédier? Rien, ou très peu, même si Mayotte est un département comme les Alpes-Maritimes ou la Charente-Maritime. Ce qui se passe dans l’océan Indien pour le logement de la population, avec des bidonvilles à foison, ne serait pas toléré sur les côtes atlantique et méditerranéenne!.J’ai ressenti une réelle honte en visionnant le programme que vous trouverez à cette adresse :

https://www.france.tv/france-5/sale-temps-pour-la-planete/3658729-mayotte-les-defis-d-un-archipel.html

Parcs nationaux américains et réchauffement climatique// U.S. national parks and global warming

Comme l’ancien président Donald Trump, de nombreux Américains ont encore des doutes sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique et ils ont tendance à avoir une vision réductrice des impacts de la hausse des températures. Cependant, les changements qui se produisent actuellement dans les parcs nationaux du pays les inciteront peut-être à penser différemment.
Dans les parcs nationaux américains, les conditions météorologiques extrêmes provoquent des bouleversements et des dégâts en cascade :

Des milliers de séquoias géants ont été tués par les incendies de Californie.

De fortes pluies ont provoqué d’énormes glissements de terrain dans le parc national du Denali en Alaska.

On observe aussi  l’élévation du niveau de la mer a provoqué la salinisation des eaux souterraines dans les Everglades en Floride, mettant en danger une faune déjà menacée.

En moyenne, les températures dans les parcs nationaux ont augmenté de 1,5 °C depuis 1895, soit le double de leur évolution à l’échelle nationale.
Cette crise climatique se déroule au moment où les parcs nationaux connaissent une fréquentation record, avec près de 300 millions de visiteurs en 2021. Des dizaines de parcs ont pulvérisé leurs records de fréquentation.
En juin 2022, Yellowstone (Wyoming) a donné un aperçu de ce qui attend les Américains lorsqu’une inondation a obligé des milliers de visiteurs à partir et a contraint à fermer une grande partie du parc. La montée des eaux a emporté routes, structures et ponts, causant environ un milliard de dollars de dégâts.

À côté de Yellowstone, les effets du réchauffement climatique sont parfaitement visibles dans de nombreux autres parcs nationaux. L’exemple le plus frappant est peut-être le Parc national des Glaciers dans le Montana, où les scientifiques s’attendent à ce que les glaciers disparaissent complètement d’ici 2100. En 1850, il y avait environ 150 glaciers dans la région. Au cours des 50 dernières années, les 26 glaciers restants ont rétréci en moyenne, de 40 % et certains ont perdu jusqu’à 80 % de leur glace.

Le parc national de Joshua Tree, dans le sud de la Californie, a vu ses arbres emblématiques sérieusement menacés par les incendies de forêt. En 2020, un incendie dans la réserve nationale voisine de Mojave a laissé derrière lui ce que les autorités du parc ont appelé « un cimetière de squelettes d’arbres de Josué », avec 1,3 million d’arbres tués par l’incendie. Les arbres grandissent dans un climat plus frais et moins hostile. La modélisation scientifique montre que les arbres de Josué pourraient perdre jusqu’à 90 % de leur habitat actuel dans le désert de Mojave d’ici 2070. Plusieurs espèces connues pour vivre parmi les arbres de Josué sont visiblement en déclin, notamment la souris des cactus et le rat-kangourou. (NDLR : Le nom de Joshua Tree (« l’arbre de Josué ») a été donné par un groupe de Mormons qui traversait le désert de Mojave au milieu du dix-neuvième siècle.).

D’ici la fin du siècle, les chercheurs estiment que, sans mesures agressives, les températures annuelles moyennes dans 62 grands parcs nationaux pourraient augmenter de 3 à 6 degrés Celsius par rapport à aujourd’hui. Une étude récente de l’Université d’État de l’Utah prévoit que d’ici 2050, la fréquentation des parcs nationaux pourrait chuter de 18 % avec les étés de plus en plus chauds. En revanche, elle augmenterait de 12 % en hiver. Alors que l’impact du changement climatique s’accélère, les scientifiques sont obligés de donner un nouveau sens au mot « conservation ».
Une autre conséquence du réchauffement climatique sur les parcs nationaux concerne les espèces invasives qui s’adaptent souvent mieux aux températures élevées que la flore dont dépendent les écosystèmes des parcs. Dans le parc national d’Acadia, sur la côte atlantique, par exemple, des ronciers se développent par temps chaud; ils produisent des feuilles au début du printemps, créant de l’ombre qui empêche la croissance des jeunes arbres indigènes. Le parc d’Acadia est également infestée par un insecte envahissant, la cochenille du pin rouge, qui a anéanti presque tous les pins rouges du parc au cours des dernières années.

Une herbe, cenchrus ciliaris, menace de détruire les imposants cactus du parc national de Saguaro qui symbolisent le sud-ouest depuis des milliers d’années. cette plante, en provenance d’Afrique, supporte très bien la sécheresse et s’épanouit dans des climats extrêmement chauds. En Amérique, elle forme un tapis inflammable autour des saguaros. Depuis que des incendies ont détruit ces dernières années des milliers de saguaros, des centaines de bénévoles de Tucson ont commencé à arracher à la main des touffes de cenchrus ciliaris. Malheureusement, certains saguaros périssent de toute façon, dans des conditions tout simplement trop chaudes et sèches, même pour les arbres conçus pour se développer dans le désert.

(Photos : C. Grandpey)

Source : The Week Magazine, Yahoo Actualités.

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Like former president Donald Trump, many Americans still have doubts about man’s responsibility in climate change and they tend to have a diminised vision of the impacts of global warming. However, the changes currently occurring in the country’s national parks might incite them to think differently.

At America’s national parks, extreme weather is triggering domino effects of disruption and devastation. Thousands of ancient sequoias have been killed by California’s wildfires; heavy rains led to huge landslides at Denali National Park in Alaska; rising sea levels caused the salinization of groundwater in Florida’s Everglades, threatening endangered wildlife. On average, park temperatures are up 1.5°C since 1895, double the national rate.

This crisis is unfolding while national parks are more popular than ever, with nearly 300 million visitors in 2021. Dozens of parks shattered attendance records.

In June 2022, Yellowstone (Wyoling) gave a glimpse of the future, when a massive flood forced thousands of visitors to evacuate and closed much of the park as surging waters swept away roads, cabins, and bridges, causing roughly $1 billion in damage.

Beside Yellowstone, the effects of global warming can clearly be seen in ither national parks.The most vivid example might be Glacier National Park (Montana) where scientists expect the namesake attractions to disappear entirely by 2100. In 1850, there were about 150 glaciers in the region. But over the past half century, the park’s 26 remaining glaciers have shrunk, on average, by 40 percent, with some losing as much as 80 percent of their ice.

Southern California’s Joshua Tree National Park and its iconic trees are seriously endangered by wildfires. A 2020 wildfire in the nearby Mojave National Preserve left behind what park management called « a graveyard of Joshua tree skeletons, » with 1.3 million trees killed by the blaze. The trees flourish in a cooler, less hostile climate, and scientific modeling indicates Joshua trees could lose up to 90 percent of their current Mojave Desert habitat by 2070. Several species known to live among Joshua trees are visibly declining, including the cactus mouse and kangaroo rat.

By the end of the century, researchers estimate that, without aggressive measures, average annual temperatures across 62 major national parks could warm between 3 and 6 degrees Celsius compared with today. A recent study at Utah State University projects that by 2050 recreation on public lands could drop 18 percent in increasingly hot summers, while rising 12 percent in the winter. As the impact of climate change accelerates, scientists are being forced to rethink what « conservation » means.

Another consequence of global warming on national parks concerns invasive species that are often better suited for high temperatures than the plant life that park ecosystems depend on. At Acadia National Park on the Atlantic coast, for example, invasive, brambly shrubs thrive in warm weather and produce leaves early in the spring, creating shade that prevents young native trees from growing. Acadia is also plagued by an invasive insect, the red pine scale, which has wiped out almost every one of the park’s red pine trees in recent years. Invasive buffelgrass is threatening to destroy the towering cactuses in Saguaro National Park that have symbolized the Southwest for thousands of years. Buffelgrass, a drought-tolerant African import, flourishes in extremely hot climates, forming a flammable carpet around saguaros. After blazes in recent years killed thousands of saguaros, hundreds of Tucson volunteers began pulling out clusters of buffelgrass by hand. Unfortunately, some saguaros are perishing anyway, amid conditions that are simply too hot and dry even for trees that evolved to thrive in the desert.

Source: The Week magazine, Yahoo News.