Champs Phlégréens (Campanie / Italie) : rien d’alarmant en ce moment // Phlegraean Fields (Campania / Italy) : nothing alarming at the moment

En Italie, la Campanie est une destination touristique très populaire, en particulier au printemps, saison où il ne fait pas trop chaud et où on peut gravir tranquillement les pentes du Vésuve et déambuler agréablement dans les rues de Pompéi. Si les visiteurs potentiels ne semblent pas préoccupés par les colères du Vésuve, ils hésitent à se rendre à Pouzzoles car les médias ont indiqué que la région des Champs Phlégréens – où se trouve cette localité -pourrait un jour exploser comme une cocotte-minute incapable de résister à la pression du magma qui frémit dans les profondeurs.

La presse s’est largement fait écho d’un essaim sismique qui a secoué les Champs Phlégréens le 26 septembre 2023, avec certaines secousses de magnitude jusqu’à M 4,2. Un nouvel essaim sismique a été enregistré dans la zone des Campi Flegrei le 18 mai 2024. avec 16 événements d’une magnitude allant jusqu’à M 2,8. En octobre 2023, le gouvernement italien a décidé de rassurer la population et de prendre une série de nouvelles mesures destinées à assurer la sécurité dans les villes et villages de cette région, avec en particulier des évaluations de la solidité des bâtiments.
En 2023, les scientifiques ont attribué la hausse de l’activité sismique au bradyséisme. Ce phénomène bien connu se caractérise par une hausse ou une baisse cyclique de la surface de la Terre due au remplissage ou à la vidange des chambres magmatiques sous la région. Des preuves de l’activité bradysismique sont visibles sur le temple de Sérapis à Pouzzoles. Les coquillages incrustés sur les colonnes montrent que dans le passé la mer recouvrait le site.

Photo: C. Grandpey

Le site web de la Protection Civile à Pouzzoles fournit une foule d’explications sur le volcanisme dans la région et sur la conduite à tenir en cas d’éruption ou de séisme. Des plans d’évacuation sont présentés, mais il y aura forcément un fossé entre la théorie et la pratique en cas d’éruption. La population n’a jamais été entraînée à évacuer la région avec ses bourgades aux ruelles étroites et sa population pas toujours disciplinée…

https://www.halleyweb.com/c063060/zf/index.php/servizi-aggiuntivi/index/index/idtesto/318

Les derniers rapports scientifiques de l’INGV montrent que la situation volcanique dans les Champs Phlégréens est stable et qu’elle ne présente rien d’inquiétant. Les touristes peuvent donc visiter la Campanie sans avoir peur que le ciel leur tombe sur la tête. À noter que la visite de la Solfatara reste interdite depuis l’accident qui a coûté la vie à un jeune garçon et ses parents en septembre 2017, faute d’avoir respecté les protections installées sur le site.

Le dernier rapport de l’INGV diffusé début décembre 2024 indique que 42 séismes de magnitude maximale M2,2±0,3 ont été localisés, ce qui correspond à la tendance habituelle.
S’agissant de la déformation du sol, depuis début août 2024 la valeur moyenne de la vitesse de soulèvement dans la zone de déformation maximale est d’environ 10 ± 3 mm par mois à la station RITE de Rione Terra. Le soulèvement du sol est d’environ 17,5 cm depuis janvier 2024. La région de Pouzzoles est donc soumise actuellement à une phase bradysismique ascendante.
L’INGV n’observe pas de variations significatives dans les paramètres géochimiques. Le capteur de température installé à proximité de la fumerolle de Pisciarelli montre une valeur moyenne d’environ 97 °C. Les émissions de CO2 ne montrent aucun changement significatif par rapport aux périodes précédentes
Dans la conclusion de son rapport, l’INGV indique qu’il ne faut pas s’attendre à une évolution significative de la situation dans le court terme. Pour le long terme, c’est une autre histoire ; nous ne savons pas prévoir les éruptions et encore moins les séismes.

Déformation Pouzzoles

Graphiques montrant la déformation du sol dans les Champs Phlégréens (Source : INGV)

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Dernière minute : Un nouvel essaim sismique, d’une durée d’environ 11 heures, a commencé dans les Champs Phlégréens à 04h33 UTC le 6 décembre 2024. L’INGV a signalé une série préliminaire de 26 événements, la plupart d’une magnitude inférieure à 1,0. Le plus significatif avait une magnitude de M3,4. De légères secousses ont été signalées par au moins 72 habitants.
Comme je l’ai déjà écrit, de tels événements sont courants dans les Champs Phlégréens en raison de la structure géologique et du volcanisme de la région, qui est étroitement surveillée. Donc, rien de vraiment alarmant.

Sismicité dans les Champs Phlégréens entre janvier et décembre 2024 (Source: INGV)

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In Italy, Campania is a very popular tourist destination, especially in spring, when it is not too hot and you can calmly climb the slopes of Vesuvius and stroll pleasantly through the streets of Pompeii. If potential visitors do not seem concerned about a possible eruption of Vesuvius, they hesitate to go to Pozzuoli because the media have indicated that the Phlegraean Fields region, where this town is located, could one day explode like a pressure cooker unable to withstand the pressure of the magma simmering in the depths.
The press has widely echoed a seismic swarm that shook the Phlegraean Fields on September 26th, 2023, with some tremors of magnitude up to M 4.2. A new seismic swarm was recorded in the Campi Flegrei area on 18 May 2024. with 16 events with a magnitude of up to M 2.8. In October 2023, the Italian government decided to reassure the population and take a series of new measures to ensure safety in the towns and villages of this region, including assessments of the solidity of buildings.
In 2023, scientists attributed the increase in seismic activity to bradyseism. This phenomenon is characterized by a cyclical rise or fall of the Earth’s surface due to the filling or emptying of magma chambers beneath the region. Evidence of bradyseismic activity can be seen on the Temple of Serapis in Pozzuoli. The shells embedded on the columns show that in the past the sea covered the site.

The website of the Civil Protection in Pozzuoli provides a wealth of explanations on volcanism in the region and on what to do in the event of an eruption or earthquake. Evacuation plans are presented, but there will inevitably be a gap between theory and practice in the event of an eruption. The population has never been trained to evacuate the region with its small towns with narrow streets and its not always disciplined population…
https://www.halleyweb.com/c063060/zf/index.php/servizi-aggiuntivi/index/index/idtesto/318

The latest scientific reports from the INGV show that the volcanic situation in the Phlegraean Fields is stable and does not present any cause for concern. Tourists can therefore visit Campania without fear of the sky falling on their heads. It should be noted that visits to the Solfatara have remained prohibited since the accident that cost the lives of a young boy and his parents in September 2017, due to failure to respect the protections installed on the site.
The latest INGV report released in early December 2024 indicates that 42 earthquakes with a maximum magnitude of M2.2±0.3 have been located, which corresponds to the usual trend.
Regarding ground deformation, since the beginning of August 2024 the average value of the uplift speed in the maximum deformation zone has been approximately 10 ± 3 mm per month at the RITE station in Rione Terra. The ground uplift has been about 17.5 cm since January 2024. The Pozzuoli region is therefore currently subject to an ascending bradyseismic phase.
The INGV does not observe any significant variations in the geochemical parameters. The temperature sensor installed near the Pisciarelli fumarole shows an average value of about 97 °C. CO2 emissions do not show any significant change compared to previous periods
In the conclusion of its report, the INGV states that no significant change in the situation is to be expected in the short term. For the long term, it is a different story; we are not yet able to predict eruptions and even less the earthquakes.

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Last minute: A new seismic swarm, lasting about 11 hours, began in Campi Flegrei at 04:33 UTC on December 6th, 2024. INGV reported a preliminary number of 26 earthquakes, with most of them under M1.0 and the strongest registered as M3.4. Light shaking was reported by at least 72 residents.

As I put it before,such events are common in the Campi Flegrei because of the geology and volcanism in the area which is closely monitored. Nothing really alarming.

Animaux, prévision sismique et volcanique // Animals, seismic and volcanic prediction

L’éruption du 11 septembre 1930 est l’événement le plus violent et le plus destructeur de l’histoire éruptive du Stromboli. Elle a duré moins d’une journée mais a causé des dégâts considérables ainsi que plusieurs morts. De gros blocs (certains de plus de 10 mètres cubes) ont détruit 14 maisons à Ginostra et gravement endommagé le bâtiment du Semaforo Labronzo.
Il n’y a eu aucun signe précurseur apparent, à l’exception d’une légère augmentation des émissions de cendres moins de deux heures avant le début de l’activité explosive. Au cours des mois précédents, l’activité avait été « normale ». Les pêcheurs locaux ont déclaré que les mouettes avaient disparu à Stromboli dans les jours qui ont précédé l’événement. Il existe plusieurs autres histoires d’animaux ayant montré des comportements différents avant un séisme ou une éruption volcanique.
Une équipe de scientifiques a commencé à étudier si les chiens, les chèvres et d’autres animaux de basse-cour sont capables d’annoncer des catastrophes naturelles telles que les éruptions volcaniques et les tremblements de terre. Des milliers d’animaux ont été recrutés dans le cadre d’un programme qui fixe de minuscules émetteurs sur des mammifères, des oiseaux et des insectes pour surveiller leurs mouvements à partir d’un satellite dans l’espace. En plus d’analyser leur réaction aux catastrophes imminentes, le programme prévoit d’étudier également la propagation des maladies entre les espèces, l’impact du réchauffement climatique et les schémas de migration.
Une étude précédente menée en Sicile sur les pentes de l’Etna a révélé que des chèvres équipées de capteurs devenaient nerveuses avant une éruption et refusaient de se déplacer vers des pâturages situés sur des pentes plus élevés. À terme, les scientifiques espèrent lancer un ensemble d’environ six satellites. Il permettra d’établir un réseau d’observation mondial fournissant non seulement des détails sur les déplacements de la faune et la santé animale à travers la planète, mais ce réseau révélera également comment les créatures réagissent à des phénomènes naturels tels que les séismes.
On ne sait toujours pas pourquoi les animaux réagissent de cette façon. Certains chercheurs pensent que le mouvement des plaques tectoniques projetant « des ions des roches dans l’air » pourrait être à l’origine de leur comportement.
Les progrès de la technologie ont facilité la surveillance du comportement animal par les scientifiques, grâce à de minuscules émetteurs numériques collectant des données qui peuvent être ensuite analysées. Par exemple, une balise électronique placée sur un sanglier a permis de mettre en évidence la propagation rapide de la peste porcine africaine, une maladie hautement contagieuse, entre les sangliers et les porcs domestiques. Cette technologie devrait également permettre aux scientifiques de comprendre pourquoi certaines créatures parcourent plusieurs milliers de kilomètres entre l’Europe et l’Afrique chaque année. De la même façon, les chercheurs pourront étudier les populations animales pour déterminer comment elles réagissent aux changements d’habitat provoqués par le réchauffement climatique.
La Coopération internationale pour la recherche animale en utilisant l’espace (Icarus) avait prévu de lancer un satellite, mais a dû interrompre sa coopération avec ses homologues russes de la Station spatiale internationale en raison de l’invasion de l’Ukraine. L’équipe a maintenant construit un nouveau petit satellite qui devrait être lancé l’année prochaine pour commencer à travailler sur le projet.
Source : The Independent.

En disparaissant, les mouettes ont-elles annoncé l’éruption du Stromboli en 1930 ?

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The eruption of 11 September 1930 stands as the most violent and destructive event in the historic record of Stromboli’s activity. It lasted less than one day and caused considerable damage as well as several deaths. Large blocks (some with volumes of more than 10 cubic meters) destroyed 14 houses in Ginostra and severely damaged the building of Semaforo Labronzo.

There was no apparent warning except somewhat increased ash emissions less than two hours before the onset of highly explosive activity; during the preceding months, the activity had been « normal ». The local fishermen said that the seagulls were no longer to be seen at Stromboli in the days that preceded the event. There have been several stories of animals behaving differently before ann earthquake or a volcanic eruption.

A team of scientists have begun exploring whether dogs, goats and other farmyard animals are able to predict natural disasters such as volcanic eruptions and earthquakes. They have enrolled thousands of animals for a programme that uses tiny transmitters fitted to mammals, birds and insects to monitor their movements from a satellite in space. As well as analysing their reaction to imminent disasters, the programme will also study the spread of diseases among breeds, the impact of global warming and migration patterns.

A previous study in Sicily on the slopes of Mount Etna found that sensors showed the goats became nervous before an eruption and refused to move to higher pastures. Ultimately, the scientists hope to launch a fleet of around six satellites and establish a global observation network that will not only provide details of wildlife movements and animal health across the planet but reveal how creatures respond to natural phenomena like earthquakes.

It remains unclear why animals behave this way. Some researchers suggest that the movement of tectonic plates throwing “ions from the rocks into the air” could be causing their reaction.

The progress of technology has made it easier for scientists to monitor animal behaviour, with tiny digital transmitters collecting data that can be analysed. For example, an electronic ear tag placed on a wild boar has helped show the quick spread of the highly contagious African swine fever between them and domestic pigs. It should also help scientists undestand why some creatures travel several thousand kilometers between Europe and Africa every year. Similarly, researchers will be able to study animal populations to determine how they are responding to habitat changes triggered by global warming.

The International Cooperation for Animal Research Using Space (Icarus) had planned to launch a satellite several years ago but had to halt cooperation with their Russian counterparts on the International Space Station due to the invasion of Ukraine. The team has now built a new small satellite which is due to launch next year to begin work on the project.

Source : The Independent.

Surveillance volcanique à Mayotte

Avant toute chose, il est bon de rappeler que Mayotte est un département français, au même titre que la Gironde ou la Haute Vienne. Il doit donc être traité de la même façon par le gouvernement français.

Pour surveiller l’activité du volcan sous-marin Fani Maoré, entré en éruption entre 2018 et 2020, une plateforme de surveillance vient d’être installée sur le lac Dziani à Petite-Terre. Son but est d’étudier les gaz d’origine volcanique qui ont fortement augmenté depuis l’éruption du Fani Maore, à une cinquantaine de kilomètres au large de Mayotte et à 3.500 mètres sous le niveau de la mer, A noter que la quantité de gaz émis reste toutefois stable depuis 2021.

Une caméra a été installée sur la plateforme par une équipe du réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (Revosima) créé en 2019 suite à la découverte du Fani Maore. La plateforme a été pensée et conçue par l’OVPF à La Réunion spécialement pour le lac Dziani où on peut voir des zones de bullages dues à des remontées de gaz volcanique, principalement du CO2. Le gaz s’échappe en continu des zones de stockage de magma présentes à plusieurs kilomètres ou dizaines de kilomètres de profondeur.

Outre la caméra, la plateforme se compose de capteurs immergés pour suivre les paramètres physico-chimiques de l’eau et des gaz, ainsi que d’une station météorologique et d’un GPS RTK pour suivre le niveau de l’eau. Ces équipements permettront d’analyser en temps réel l’activité du lac. Ils sont en permanence connectés à l’OVPF. Le réseau, financé par l’État, est chapeauté par l’IPGP.

En plus des données sur les bullages, les instruments permettront d’en savoir plus sur le lac Dziani au sens large. Le bon fonctionnement de la plateforme reste un défi, car l’intervention des équipes qui ne sont pas sur zone reste difficile. De plus, les conditions météorologiques peuvent impacter le matériel, tout comme la salinité de l’eau du lac qui est 1,5 à deux fois plus salée que l’eau de mer.

Les premiers résultats fournis par la plateforme seront publiés dans un an au minimum dans les bulletins mensuels du Revosima.

En parallèle du lac Dziani, la mission scientifique a installé trois stations sismiques supplémentaires sur les îlots d’Handréma, Mogné Amiri et M’bouini. Les informations ainsi obtenues sont numérisées et transmises à l’OVPF à La Réunion.

Vue du lac Dziani (Crédit photo : Wikipedia)

À côté du lac Dziani, au début du mois de novembre 2024, des stations de surveillance ont par ailleurs été installées sur Mayotte par le REVOSIMA pour un meilleur suivi à long-terme de l’activité sismo-volcanique du Fani Maoré. Le Réseau a déployé des stations de mesure des paramètres géophysiques et chimiques à Mayotte et sur l’île Grande Glorieuse. Les données de ces stations sont transmises chaque jour, 24h/24, et sont analysées par les scientifiques du Réseau. À chaque alerte, le Revosima informera la Préfecture de Mayotte dans les plus brefs délais.

Pour traquer le moindre frémissement du Fani Maoré, les scientifiques utilisent 8 sismomètres et 2 accéléromètres. Les déplacements du sol sont surveillés par 10 stations GPS. Les émanations de gaz sont enregistrées par un point de mesure du dégazage diffus de CO2 par le sol. En plus de ces instruments, trois stations magnéto-telluriques permettent de fournir une image mensuelle de certaines caractéristiques des profondeurs du sous-sol notamment en relation aux zones profondes de stockage des magmas localisées jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres.

Malgré tous ces instruments, une scientifique reconnaît qu’« on ne peut pas prédire une éruption, c’est impossible. Le volcan fait ce qu’il veut quand il veut. » En revanche, « il est possible de détecter plusieurs signes annonciateurs. »

Source : Mayotte la 1ère.

Image du Fani Maoré

Quelques explications à propos de ma prévision éruptive

Plusieurs visiteurs de mon blog m’ont demandé comment j’avais réussi à prévoir le jour de la dernière éruption en Islande (mercredi 20 novembre 2024). À noter que je n’avais pas mentionné l’heure (23h14) ; la marche reste encore trop haute !

Pour arriver à cette prévision relativement précise (j’avais écrit « vers le 20 novembre »), j’ai pris en compte les différents volumes de magma accumulés au cours des différentes éruptions sur la Péninsule de Reykjanes, depuis le mois de décembre 2023. J’ai attentivement examiné leur évolution avant le déclenchement des éruptions, en appliquant des pondérations selon les événements. Mes calculs montraient que la lave n’attendrait pas forcément aussi longtemps que le prétendait le Met Office pour percer la surface. La pression exercée par le magma était déjà significative au début du moins de novembre quand j’ai publié ma prévision. J’expliquais que les dernières éruptions sur la péninsule de Reykjanes avaient suivi un scénario répétitif et que l’espace temporel entre les éruptions s’allongeait. On pouvait en conclure que des volumes de magma de plus en plus importants s’accumulaient entre les événements. La dernière éruption s’était terminée le 6 septembre 2024.
Début novembre, les volcanologues islandais pensaient que la situation resterait calme jusqu’à la mi-novembre. Selon mes calculs personnels, une éruption se produirait vers le 20 novembre. J’en étais toujours persuadé ces derniers jours quand le Met Office a fait savoir qu’une éruption était « peu probable » en novembre et qu’elle ne se produirait peut-être pas avant Noël. Je n’étais pas d’accord et je n’ai pas vraiment compris pourquoi les volcanologues islandais avaient changé leur fusil d’épaule…

Ma prévision a été bonne cette fois, mais il se peut que j’aie tout faux la prochaine fois. Un volcan fait à sa tête et nous avons encore bien du mal à pénétrer ses humeurs…

Crédit photo: Protection Civile