Réchauffement climatique : violent incendie en Patagonie // Global warming : violent wildfire in Patagonia

Depuis le 23 janvier 2024, un violent incendie de forêt ravage le Parc de Los Alerces, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco en Patagonie. La violence et l’ampleur de l’incendie sont dues au vent et à la sécheresse. En plein cœur de l’été austral, des températures records de plus de 40 °C frappent ces jours-ci la Patagonie argentine, région désertique de l’extrême sud du pays, habituellement froide et venteuse. Les feux se sont répandus à travers toute la région. Les autorités chiliennes ont ouverte une enquête et pensent que l’incendie aurait été causé par des visiteurs imprudents dans le parc

Alors que les pompiers essayaient de maîtriser le feu, il a fallu évacuer quatre cent touristes du Parc National. Les autorités locales ont confirmé que les feux ont détruit plus de 85 km² de végétation. L’incendie est situé dans la zone du ruisseau Centinela, près de la baie de Rosales.

Le président Sebastian Pinera à lancé un appel à l’aide d’urgence auprès de l’Argentine, l’Australie et les Etats-Unis après avoir déclaré la région zone sinistrée.

Des centaines de militaires et de pompiers ont été déployés sur les lieux pour lutter contre le feu. Les températures record en Patagonie argentine ont amené les provinces de Chubut et de Rio Negro à déclarer l’état d’urgence en raison du risque d’incendies jusqu’au mois d’avril.

On peut lire sur le site Internet de l’UNESCO que le Parc de Los Alerces couvre 188 379 hectares dans les Andes, au nord de la Patagonie, ses limites occidentales coïncidant avec la frontière chilienne. Les glaciations successives ont façonné le paysage de la région et créé des paysages spectaculaires faits notamment de moraines, de cirques glaciaires et de lacs aux eaux claires. La végétation est dominée par des forêts denses tempérées qui, en altitude, font place à des prairies alpines, sous les pics rocheux des Andes. La forêt de cyprès de Patagonie constitue un trait hautement caractéristique et emblématique de ce Parc. Menacé au plan mondial, le cyprès de Patagonie est la deuxième espèce d’arbre dont la longévité est la plus longue du monde (plus de 3 600 ans). Cette forêt abrite de nombreuses espèces de flore et de faune endémiques et menacées.

Source : presse internationale, UNESCO.

Source : UNESCO

Crédit photo : Service des parcs nationaux argentins

Il convient de noter que dans l’hémisphère nord, le 28 janvier 2024 a été le jour de janvier le plus chaud jamais enregistré au Royaume-Uni. Le village de Kinlochewe, en Écosse, a enregistré une température maximale de 19,6°C, et plusieurs secteurs du nord des Highlands ont également eu des températures au-dessus de 18°C.
Le précédent record pour une journée de janvier était de 18,3°C, enregistré quatre fois, la dernière fois le 16 janvier 2003.

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Since January 23rd, 2024, a violent forest fire has ravaged Los Alerces Park, a UNESCO World Heritage site in Patagonia. The violence and scale of the fire are due to wind and drought. In the heart of the southern summer, record temperatures of more than 40°C have been recorded in Argentina’s Patagonia these days, a desert region in the far south of the country, usually cold and windy. The fires spread across the entire region. Chilean authorities have opened an investigation and believe the fire was caused by careless visitors to the park
While firefighters tried to bring the fire under control, 400 tourists had to be evacuated from the National Park. Local authorities confirmed that the fires destroyed more than 85 km² of vegetation. The fire is located in the Centinela Creek area near Rosales Bay.
President Sebastian Pinera appealed for emergency aid from Argentina, Australia and the United States after declaring the region a disaster zone.
Hundreds of soldiers and firefighters were deployed to the scene to fight the fire. Record temperatures in Argentine Patagonia have led the provinces of Chubut and Rio Negro to declare a state of emergency due to the risk of fires until April.
We can read on the UNESCO website that the Los Alerces Park covers 188,379 hectares in the Andes, in the north of Patagonia, its western limits coinciding with the Chilean border. Successive glaciations have shaped the landscape of the region and created spectacular landscapes including moraines, glacial cirques and clear water lakes. The vegetation is dominated by dense temperate forests which, at altitude, give way to alpine meadows, under the rocky peaks of the Andes. The Patagonian cypress forest constitutes a highly characteristic and emblematic feature of this Park. Threatened globally, the Patagonian cypress is the second longest-lived tree species in the world (more than 3,600 years). This forest is home to many endemic and endangered species of flora and fauna.
Source: international news media, UNESCO.

It should be noted that in the northern hemisphere January 28th, 2024 has been the hottest January day ever recorded in the UK. The village of Kinlochewe, Scotland, recorded a high of 19.6°C, with various neighbouring areas in the northernmost regions of the Highlands also in excess of 18°C.

The previous record for a January day was 18.3°C, which had occurred four times, most recently on January 16th, 2003.

Changement climatique et disparition de civilisations // Climate change and civilisation collapse

La découverte d’une période de refroidissement à partir de l’an 536 pose la question de l’impact du climat sur les épidémies, migrations et autres invasions survenues peu après. Cet événement climatique provoqué par une activité volcanique quelque part dans le monde a pu jouer un rôle dans les profonds bouleversements qu’a connu le continent eurasien à cette époque.

Dans une note publiée sur ce blog le 20 avril 2018, j’ai avancé les différentes hypothèses concernant les éruptions du 6ème siècle.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/20/les-eruptions-du-6eme-siecle-the-sixth-century-eruptions/

La disparition d’anciennes civilisations prospères et intelligentes soulève de nombreuses questions parmi les archéologues, les historiens et les scientifiques. Depuis des années, les scientifiques tentent de résoudre ces mystères et ont élaboré diverses théories.
Aujourd’hui, les chercheurs se demandent si une modification du climat aurait pu contribuer à la disparition des civilisations anciennes. En utilisant la datation au carbone 14, les isotopes présents dans les sédiments des rivières ou des lacs, l’étude des cernes sur les arbres et diverses autres techniques, ils commencent à mieux comprendre dans quelle mesure un événementt climatique a pu contribuer à l’effondrement de ces anciennes sociétés.

L’Empire romain avait une taille impressionnante : 75 millions de citoyens et une superficie qui allait du nord de la Grande-Bretagne jusqu’aux confins du Sahara. En général, plus une civilisation est impressionnante et prospère, moins on comprend pourquoi elle s’effondre brutalement.
L’Empire romain avait tout pour être prospère : des villes interconnectées par des voies de communication, une monnaie universelle, des bibliothèques et même un système d’égouts performant. Aujourd’hui, les chercheurs pensent qu’une modification du climat a contribué à sa chute.
L’Empire romain a longtemps bénéficié d’un temps chaud, humide et stable qui a permis des récoltes abondantes et une réussite économique. Lorsque des éruptions volcaniques ont entraîné le monde vers le «Petit âge glaciaire» des 6ème et 7ème siècles, l’Empire romain a commencé à perdre pied. La période de refroidissement a entraîné de faibles rendements agricoles, la famine et des problèmes sanitaires. Certaines régions de l’Empire romain sont devenues moins hospitalières et plus ouvertes aux invasions. La famine et les mauvaises conditions sanitaires ont également favorisé la propagation de maladies. Rome a été confrontée à trois fléaux différents : la variole, la peste de Cyprien et la peste bubonique. En fin de compte, les épidémies, la famine et les invasions ont frappé Rome, contribuant ainsi à sa chute.

Rue à Pompéi (Photo: C. Grandpey)

Les Vikings se sont installés pour la première fois au Groenland après qu’Erik le Rouge ait été exilé d’Islande vers 985 après JC. Une population viking a vécu au Groenland pendant environ 465 ans, de 985 à 1450. Mais elle a brusquement disparu, laissant derrière elle maisons et villages. Au 15ème siècle, les signes d’une implantation nordique ont disparu des archives géologiques.
La théorie la plus répandue est qu’un événement climatique aurait provoqué ce bouleversement. Une étude a révélé qu’entre 1100 et 1400, l’élévation du niveau de la mer aurait pu provoquer l’inondation des colonies vikings jusqu’à 3 mètres de hauteur, sur une superficie de 200 kilomètres carrés.
La cause de l’élévation du niveau de la mer ne serait pas une période de réchauffement climatique faisant fondre les glaciers, mais le Petit Âge Glaciaire qui aurait provoqué l’extension et l’alourdissement de la calotte glaciaire du sud du Groenland, la plus proche des colonies nordiques. Sous l’effet de cette masse, la terre se serait recouverte d’eau. La calotte glaciaire serait même devenue si imposante que sa gravité aurait attiré l’océan à proximité.
Même si l’élévation du niveau de la mer n’a peut-être pas été la seule raison du départ des Vikings du Groenland, elle a certainement été un facteur majeur et s’est ajoutée à des problèmes sociaux, à la rareté des ressources et à d’autres facteurs politiques.

Statue d’Erik le Rouge à Reykjavik (Photo: C. Grandpey)

Au cœur de l’actuel Guatemala, Tikal aurait été fondée en 600 avant J.C., et certains de ses premiers édifices dateraient de 250 à 900 après J.C. À son apogée, Tikal comptait plus de 60 000 habitants, était le centre économique de la civilisation maya et avait la taille du Texas.
Des recherches récentes soulignent les effets catastrophiques de la sécheresse sur les Mayas. Les chercheurs ont collecté quatre preuves du réchauffement du climat à partir de trois lacs voisins et d’une stalagmite au fond d’une grotte, ce qui a permis de mettre au point un modèle de l’équilibre entre l’évaporation et les précipitations.
Les résultats révèlent des périodes de sécheresse intense durant une décennie, principalement dues à une diminution des pluies estivales. Les Mayas avaient misé sur ces pluies pour faciliter leurs pratiques agricoles, de sorte que les effets ont été catastrophiques lorsque les précipitations ont chuté.
Une étude publiée en 2020 explique que les sources d’eau mayas étaient contaminées par des algues toxiques et du mercure. Les Mayas ont construit leur ville de manière à capter autant d’eau de pluie que possible dans des réservoirs. Cependant, leur utilisation fréquente du cinabre, un minerai à base de mercure, mélangé à l’eau de pluie, a pollué les réservoirs, les rendant toxiques. Avec la sécheresse persistante, le manque d’eau potable, la diminution des récoltes et la prolifération des maladies, les Mayas ont rassemblé les conditions parfaites pour l’effondrement de leur civilisation.

Photo: C. Grandpey

L’île de Pâques, également connue sous le nom de Rapa Nui, se trouve à 3 200 kilomètres à l’ouest de l’Amérique du Sud et a longtemps constitué un exemple en matière de gestion des ressources. Pendant de nombreuses années, l’hypothèse principale de l’effondrement de la civilisation Rapa Nui a été attribuée à la déforestation par la population, ce qui aurait conduit à la cannibalisation, à la guerre et au déclin de la société.
Cependant, avec les progrès technologiques et les changements de méthodologie au cours des 20 dernières années, différentes hypothèses ont émergé. Au lieu de la déforestation, des études pensent que les rats amenés par les colons européens pourraient en être la cause de la chute de la société Rapa Nui.
La déforestation et l’introduction de maladies par les colons européens en 1722 ont créé un ensemble d’événements qui ont contribué à la disparition de Rapa Nui. La population a chuté à 111 habitants en 1877, non pas à cause du cannibalisme mais plutôt à cause des marchands d’esclaves.

Moai sur l’île de Pâques (Crédit photo: Wikipedia)

L’étude complète, qui inclut la chute d’autres civilisations, est disponible sur le site Web de Business Insider.

https://www.businessinsider.com/photos-ancient-civilizations-impacted-climate-change-photos-2023-10?r=US&IR=T

La note que vous venez de lire n’est qu’une synthèse de cette étude. J’ai utilisé à plusieurs reprises le conditionnel dans les explications de la chute des civilisations passées. Si certaines, comme la disparition de la civilisation maya, sont assez bien identifiées, d’autres sont encore assez mystérieuses et parfois discutables Il se peut que des phénomènes climatiques majeurs aient joué un rôle dans la disparition de ces civilisations, mais d’autres événements sont probablement à prendre en compte.

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The discovery of a cooling period from the year 536 raises the question of the impact of climate on the epidemics, migrations and other invasions that occurred shortly after. This climatic event caused by volcanic activity somewhere in the world may have played a role in the profound upheavals experienced by the Eurasian continent at the time.
In a post published on this blog on April 20th, 2018, I put forward the different hypotheses concerning the 6th century eruptions.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/20/les-eruptions-du-6eme-siecle-the-sixth-century-eruptions/

The disappearance of ancient civilisations has raised a lot of questions among, archaeologists, historians and scientists. For years, scientists have been trying to solve these mysteries and have developed varying theories.

Today, researchers are wondering whether climate change might have contributed to the collapse of ancient civilizations. Using carbon dating, isotopes in river or lake sediment, coring trees, and a variety of other techniques, they are starting to gain a better understanding of climate change as a contributing factor to ancient societal collapse.

The Roman Empire had an impressive size with 75 million citizens at its peak and extending from northern Britain to the edges of the Sahara. But the more impressive a civilization, the more puzzling it becomes when it collapses.

The Roman Empire had everything to be prosperous : interconnected cities, a universal currency, highways, libraries, and even a functioning sewage system. Today, researchers are suggesting that climate change contributed to the collapse.

The Roman Empire benefitted from warm, wet, and stable weather that allowed abundant crops and economic success. When volcanic activity grew and led the world into the « Late Antique Little Ice Age, » the Roman Empire began to lose its foothold. The ice age led to low crop yields, famine, and poor health. It also made areas of the Roman Empire less hospitable and more open to invasion. Famine and poor health in the interconnected, colder areas of the Roman Empire also made it ripe for a plague to spread. Changing weather introduced new diseases, and Rome dealt with three different plagues: smallpox, the Plague of Cyprian, and the bubonic plague. In the end, plagues, famine, and invasion all befell Rome as the weather shifted, contributing to its downfall.

The Vikings first settled in Greenland after Erik the Red, was exiled from Iceland for manslaughter in around AD 985. Soon, a group of Vikings lived in Greenland for about 465 years, from 985 to 1450. But suddenly, they disappeared, leaving behind their homes and communities, and in the 15th century, signs of Norse habitation disappeared from the geological record.

The newest leading theory is that climate change was a major contributing factor. A study has found that from 1100 to 1400, rising sea levels could have flooded Viking settlements by as much as 3 meters, affecting an area of 200 square kilometers square miles.

The reason for the rise in sea levels was not a heating period that melted glaciers and caused the sea level to rise, but the Little Ice Age which caused the Southern Greenland Ice Sheet, the nearest to Norse settlements, to grow and weigh down the land. As a result, the land was filled with water. The ice sheet even grew so large that its gravity pulled the ocean near it.

Though rising sea levels might not have been the sole reason for leaving Greenland, it was certainly a major factor when compounded with social unrest, scarcity of resources, and other political factors.

In today’s Guatemala, Tikal is believed to have been founded in 600 BC, with some of its first buildings dating from AD 250 to 900. At its peak, Tikal had over 60,000 citizens, was the economic hub of Mayan civilization, and occupied a land mass about the size of Texas.

Recent research points to the catastrophic effect of drought on the Mayans. Researchers used four detailed records of past climate change obtained from three nearby lakes and a stalagmite on a cave floor, developing a model of the balance between evaporation and rainfall.

The results point to intense droughts lasting for a decade, mainly from decreased summer rain activity. The Mayans had bet on summer rains to aid their farming practices, so the effects were catastrophic when rainfall was reduced by even a modest amount.

Research published in 2020 suggests that Mayan water sources were contaminated with toxic algae and mercury. The Mayans built their city in a way that aimed to capture as much rainwater as possible in centralized reservoirs in the city. However, their frequent use of cinnabar, a mercury-based ore, mixed with the accumulated rainwater and polluted the reservoirs, turning them poisonous. Together with persistent drought, lack of drinking water, diminishing crops, and proliferating disease, the Mayans met the perfect storm for the collapse of a civilization.

Photo: C. Grandpey

Easter Island, also known as Rapa Nui, is 3,200 kilometers west of South America and has long been a cautionary tale of resource management. For many years, the leading hypothesis for the collapse of the Rapa Nui civilization was attributed to the deforestation by the people, which led to cannibalization, warfare, and societal decline.

However, with technological advances and methodology changes in the last 20 years, different hypotheses have come to light. Instead of the Rapa Nui causing deforestation, studies believe rats brought over by European settlers might have caused it.

Deforestation and the introduction of diseases from European settlers in 1722 created a combination of events that contributed to the demise of the Rapa Nui. The population of Rapanui dropped to 111 in 1877, not because of cannibalism but rather because of slave traders.

The traditional narrative of « ecocide » done by the Rapa Nui has continually been contested in the past two decades as newer research has pointed to these other factors.

The comprehensive study including the collapse of other civilisations can be found on the Business Insider website.

https://www.businessinsider.com/photos-ancient-civilizations-impacted-climate-change-photos-2023-10?r=US&IR=T

The post you have just read is only a summary of this study. I have repeatedly used the conditional to explain the fall of past civilizations. If some, like the disappearance of the Mayan civilization, are fairly well identified, others are still quite mysterious and sometimes debatable. Major climatic phenomena may have played a role in the disappearance of these civilizations, but other events probably need to be taken into account.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’activité éruptive sur le Lewotobi (île de Flores / Indonésie) s’est intensifiée au cours des derniers jours, si bien que le Centre de gestion des catastrophes (PVMBG) à fait passer le niveau d’alerte au maximum (4 sur 4) le 9 janvier 2024.
Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, la sismicité a augmenté sur le Lewotobi le 12 décembre 2023, et a été suivie par l’apparition de séismes de type « tornillo » indiquant des mouvements de fluides en profondeur. Cette activité a été suivie d’une éruption de 24 minutes le 23 décembre au cratère Lakilaki. Une fissure de 160 m de long sur le flanc supérieur nord-ouest émettait des panaches denses jusqu’à 300 m au-dessus du cratère.
Un panache de cendres dense s’élevant jusqu’à 1 km au-dessus du sommet a été signalé le 28 décembre. Le 1er janvier 2024, l’amplitude du tremor éruptif a augmenté et une nouvelle bouche s’est ouverte le long d’une fracture située sur le flanc supérieur SSE, avec un panache de cendres qui s’est élevé de 1 à 1,5 km au-dessus du sommet. En conséquence, le niveau d’alerte a été porté à 3 sur 4 et le public a été invité à rester, selon les zones, à 3 ou 4 km des cratères Perempuan et Lakilaki.
Au cours des jours suivants, le volcan a montré une hausse des colonnes de cendres, passant de 2,4 km au-dessus du niveau de la mer le 1er janvier à 4,3 km. le 9 janvier. Cette activité s’est accompagnée de bombes de lave incandescentes au sommet, et de coulées de lave sur les flancs du volcan.
En conséquence, le PVMBG a relevé le niveau d’alerte de 3 à 4 le 9 janvier et a émis des ordres d’évacuation aux personnes vivant à proximité du volcan. Les autorités locales ont créé deux centres d’hébergement temporaires qui accueillent actuellement environ 5 000 personnes.
Source : CVGHM, The Watchers.

 

Image webcam de l’éruption du Lewotobi le 20 janvier 2024

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L’activité sismique sur la péninsule de Reykjanes (Islande) est relativement stable et présente des valeurs faibles. Elle reste centrée entre Hagafell et Stóra Skógfell, là où se situe le centre de l’intrusion magmatique.
Le soulèvement du sol se poursuit dans la région de Svartsengi et reste relativement stable depuis l’éruption du 18 décembre 2023. La quantité de magma accumulée dans le réservoir sous Svartsengi a atteint un niveau comparable au volume qui a conduit à la formation du dyke et à l’éruption du 18 décembre 2023. Le Met Office indique qu’il existe un réel risque d’éruption dans les prochains jours… Je vous tiendrai au courant de l’évolution de la situation.
Source : Met Office islandais.

Carte de risques de la péninsule de Reykjanes (Source: Met Office)

Un bref essaim sismique a été enregistré sur le Grimsvötn (glacier Vatnajökull) par le réseau sismique le 4 janvier 2024, ce qui a incité le Met Office à élever au Jaune (niveau 2 sur 4) la couleur de l’alerte aérienne. Depuis le début du mois de décembre, on observe des signes de vidange du lac sous-glaciaire. Il se peut que la sismicité soit liée à cette vidange, mais cela n’a pas été confirmé. L’activité ne s’est pas intensifiée le 5 janvier et la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert.

Deux nouveaux séismes ont été enregistrés sur le Grimsfjall les 10 et 11 janvier avec des magnitudes de M 3,7 et M 4,3, à de faibles profondeurs de 1,1 et 0,1 km. Le Met Office a confirmé qu’il s’agissait bien du signal d’une crue glaciaire qui a commencé sous le Vatnajökull le 11 janvier. Il ne semble pas que ce soit un événement majeur. Le débit maximum ne devrait pas dépasser 1000 m³/s et ne devrait pas endommager des infrastructures comme les routes et les ponts. Bien que l’on sache que de telles crues augmentent la probabilité d’éruptions volcaniques, rien n’indique actuellement qu’une éruption soit imminente. Le Grímsvötn connaît en ce moment une forte période activité qui dure généralement entre 60 et 80 ans. Sa dernière éruption remonte à 2011.

Des opérations de secours sont en cours à Grindavik pour tenter de retrouver un ouvrier probablement tombé dans une profonde fissure à l’intérieur de la ville. L’homme faisait partie d’une équipe travaillant pour combler les fissures ouvertes en novembre 2023.

Source: Iceland Monitor.

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En Indonésie, l’activité éruptive du Marapi (sur Sumatra) se poursuit à des niveaux élevés au cratère Verbeek. Le niveau d’alerte a été porté à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 9 janvier 2024 et le public a été prié de rester à 4,5 km du cratère Verbeek. Le nombre croissant de séismes volcaniques profonds et à basse fréquence indique que l’alimentation magmatique continue en profondeur. L’incandescence au niveau du cratère et la projection de matériaux incandescents après l’éruption du 3 décembre montrent que le dynamisme éruptif est passé de phréatique à magmatique. Les émissions de SO2 mesurées par satellite sont élevées.

Bien qu’aucune activité éruptive n’ait été signalée sur le Gamalama (Halmahera), le nombre de séismes volcaniques profonds enregistré quotidiennement a considérablement augmenté jusqu’au 4 janvier 2024. Le PVMBG explique que le risque le plus probable est un événement phréatique. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé aux visiteurs et à la population de ne pas s’approcher du cratère dans un rayon de 1,5 km.
Source : PVMBG.

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Une forte activité éruptive est actuellement observée sur le Sangay (Equateur) avec de nombreuses explosions quotidiennes. Les panaches de cendres et de gaz s’élèvent jusqu’à 8 km au-dessus du cratère. Les images de la webcam montrent une incandescence au niveau du cratère sommital tandis que des matériaux incandescents dévalent le flanc SE jusqu’à 1,8 km du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités sous le vent. Plusieurs coulées pyroclastiques ont emprunté la ravine SE les 6 et 7 janvier. Dans la matinée du 8 janvier, une coulée pyroclastique a de nouveau descendu la ravine SE et des retombées de cendres ont été signalées dans la région de Guamote-Chimborazo. Le niveau d’alerte est maintenu au jaune, le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs.
Source : Instituto Geofisico.

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L’activité éruptive se poursuit à des niveaux modérés sur le Nevado del Ruiz (Colombie). Les événements sismiques indiquant la fracturation de roches ont augmenté en nombre et en intensité. Ces événements sont observés dans des zones allant jusqu’à 4 km du cratère Arenas, à des profondeurs de 1 à 7 km. Un séisme de M 3,9 a été enregistré le 3 janvier et ressenti par les responsables du Parque Nacional Natural Los Nevados et par les habitants de Manizales, à 27 km au nord-ouest du volcan. La sismicité a ensuite diminué. Le niveau d’alerte reste au Jaune, niveau III (le deuxième niveau sur une échelle de quatre niveaux), et le public est prié de rester en dehors des zones de sécurité autour du cratère Arenas.
Source : Servicio Geológico Colombiano.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Eruptive activity at Lewotobi (Flores Island / Indonesia) further increased over the past days, prompting the Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG) to raise the Alert Level to the highest (4 of 4) on January 9th, 2024.

As I put it in previous posts, seismicity at Lewotobi increased on December 12th, 2023, and was followed by the emergence of “tornillo” earthquakes indicating fluid movement at depth. This activity was followed by a 24-minute-long eruption on December 23rd at the Lakilaki Crater. A 160 m long fissure on the upper NW flank emitted dense white plumes up to 300 m above the crater.

A dense ash plume rising to 1 km above the summit was reported on December 28th. On January 1st, 2024, the amplitude of the eruptive tremor increased and a new vent opened along a fissure located on the upper SSE flank, with an ash plume that rose 1 – 1.5 km above the summit. As a result, the Alert Level was raised to 3 out of 4, and the public was asked to stay 3 or 4 km away from the Perempuan and Lakilaki craters.

During the next days, t volcano exhibited an increase in the height of the ash columns, from 2.4 km above sea level on January 1st to 4.3 km. on January 9th. This activity was accompanied by incandescent lava bombs at the summit, and lava flows on the flanks.

As a result, PVMBG raised the Alert Level from 3 to 4 on January 9th and issued evacuation orders to people living near the volcano. Local authorities have established two temporary shelters, which are currently accommodating about 5 000 people.

Source : CVGHM, The Watchers.

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Seismic activity on the Reykjanes Peninsula (Iceland) is relatively stable and shows low values. It remains centered between Hagafell and Stóra Skógfell, where the center of the intrusion is situated.

Ground uplift continues in the Svartsengi area and has been relatively stable since the eruption on December 18th. The amount of magma accumulated in the reservoir beneath Svartsengi has reached a level comparable to the volume that led to the formation of the magma conduit and the subsequent eruption on December 18th, 2023. This suggests that there is an increased risk of an eruption in the coming days… I will keep you updated on this blog.

Source ; Icelandic Met Office.

A brief seismic swarm at Grímsvötn (Vatnajökull) was recorded by the seismic network on 4 January, 2024, prompting the Met Office to raise the Aviation Color Code to Yellow (level 2 out of 4). Since the beginning of December there has been evidence of water drainage from the subglacial lake; the earthquakes may have been related to the drainage, but it was not confirmed. Activity did not escalate on 5 January and the Aviation Color Code was lowered to Green.

Two more earthquakes were recorded at Grimsfjall on January 10th and 11th with magnitudes of M 3.7 an M 4.3, at shallow depths of 1.1 and 0.1 km. The Met Office got the confirmation it was the sign of a glacial outburst flood that began beneath Vatnajökull glacier on January 11th. It does not look as if it will be a major event. The maximum flow is not expected to exceed 1 000 m³/s and should not impact structures like roads and bridges. While such floods are known to increase the likelihood of volcanic eruptions, there are currently no indications an eruption is imminent at the site. Grímsvötn is now in a period of increased activity, which typically lasts between 60-80 years. It last erupted in 2011.

Rescue operations are going on at Grindavik to try and find a worker who probably fell in a deep fissure inside the town. The man was part of a team working to fill in the fissures that opened in November 2023.

Source : Iceland Monitor.

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In Indonesia, eruptive activity at Marapi (on Sumatra) continues at high levels at Verbeek Crater. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) on January 9th, 2024 and the public was asked to stay 4.5 km away from Verbeek Crater. The increasing numbers of low-frequency and deep volcanic earthquakes indicate that magma continues to be supplied at depth. Incandescence at the crater and the ejection of incandescent material after the 3 December eruption indicate that the eruption style has changed from phreatic to magmatic; SO2 emissions measured from satellite are at high levels.

Although there was no eruptive activity reported at Gamalama (Halmahera), the number of daily deep volcanic earthquakes significantly increased by January 4th, 2024. PVMBG noted that the most likely hazard would be a phreatic event. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Visitors and residents are asked not to approach the crater within a 1.5-km radius.

Source : PVMBG.

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A high level of eruptive activity is currently observed at Sangay (Ecuador) with numerous daily explosions. Ash-and-gas plumes are rising as high as 8 km above the crater. Webcam images show incandescence at the summit vent and incandescent material descending the SE flank as far as 1.8 km from the crater. Ashfall has been reported in several towns downwind. Several pyroclastic flows descended the SE drainage during 6-7 January. During the morning of 8 January, a pyroclastic flow descended the SE drainage and minor ashfall was reported in the Guamote-Chimborazo area. The Alert Level is kept at Yellow, the second level on a four-color scale.

Source ; Instituto Geofisico.

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Eruptive activity continues at moderate levels on Nevado del Ruiz (Colombia). Seismic events indicating rock fracturing increased in both number an intensity. These events are located in areas up to 4 km in various directions from Arenas Crater at depths of 1-7 km. An M 3.9 earthquake was recorded on 3 January and felt by officials of the Parque Nacional Natural Los Nevados and by residents in Manizales (27 km NW). Seismicity later decreased. The Alert Level remains at Yellow, Level III (the second level on a four-level scale), and the public is asked to stay out of the restricted areas around Arenas Crater.

Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Quick reminder: I am sometimes asked how it is possible to receive and read my posts when they are published. Just go to the top of the right column of my blog where you can see the RSS feed. It will allow you to automatically receive updates from the blog.
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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Les volcanologues islandais pensent qu’une nouvelle éruption pourrait se produire dans les prochains jours sur la péninsule de Reykjanes. Voir ma note du 27 décembre :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/12/27/une-eruption-en-islande-pour-la-nouvelle-annee-an-eruption-in-iceland-for-the-new-year/

Le Met Office a précisé le 28 décembre 2023 que le sol continue de se soulever d’environ un demi centimètre à un centimètre par jour dans le secteur de Svartsengi. Si la tendance continue, le sol atteindra le 2 ou le 3 janvier la même hauteur qu’avant la forte activité sismique du 10 novembre et l’éruption volcanique du 18 décembre. L’inflation a recommencé peu après le début de l’éruption du 18 décembre 2023..
Le Met Office ne s’attend pas à des séismes majeurs. Si une éruption devait survenir, elle serait plutôt annoncée par un essaim sismique comme celui observé avant l’éruption du 18 décembre. « Il est vraiment difficile de déterminer quels seraient les signes avant-coureurs. Cela peut dépendre de l’endroit. De plus, il se peut qu’il y ait une éruption, mais il se peut aussi que la sismicité ne débouche pas sur une éruption. » En d’autres termes, personne ne sait ce qui se passera sur la péninsule de Reykjanes dans les prochains jours ou les prochaines semaines.

Image webcam de l’éruption du 18 décembre 2023

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Il n’y a pas d’éruption sur le Kilauea (Hawaï) en ce moment.
Le National Park Service et la Federal Aviation Administration ont élaboré un plan définissant les conditions de survol du Parc national des volcans d’Hawaii. Ce plan « réduit considérablement » le nombre de survols en hélicoptère ou en ULM. »
Le plan prévoit la poursuite d’un nombre limité de survols du parc et dans un rayon de 800 mètres de ses limites afin de protéger les ressources naturelles et culturelles, la nature sauvage, l’intégrité des sites sacrés et des zones cérémonielles, ainsi que la tranquillité des visiteurs.
Plus précisément, le plan autorise jusqu’à 1 548 survols par an sur trois itinéraires spécifiques à l’intérieur des limites du parc. Il s’agit d’une réduction significative par rapport au nombre précédent (11 300 vols par an).
Le plan prévoit trois itinéraires de vols touristiques qui évitent le sommet du Kilauea et protègent les principales ressources culturelles et naturelles, les zones fréquentées par les visiteurs et la nature sauvage du parc. Les circuits aériens devront se limiter à ces itinéraires.
Il convient également de rappeler aux visiteurs que l’utilisation de drones est strictement interdite dans les parcs nationaux américains.

Crédit photo: HVO

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Une nouvelle forte éruption a secoué le Marapi (Sumatra / Indonésie) à 12 h 19 (heure locale) le 22 décembre 2023. L’événement a généré une colonne de cendres qui a atteint 4,8 km au-dessus du niveau de la mer.
Il est rappelé aux personnes, y compris aux touristes et aux randonneurs, qu’il est strictement interdit d’entrer ou de mener des activités dans un rayon de 3 km autour du Cratère Verbeek. Il est conseillé aux habitants vivant à proximité des ravines et des cours d’eau de rester vigilants face aux menaces potentielles de lahars pendant la saison des pluies.
Pour faire face aux risques sanitaires posés par les cendres volcaniques, les habitants des environs du Marapi sont invités à porter des masques pour se couvrir la bouche et le nez et à se protéger les yeux et la peau. Il est également demandé à la population de protéger les installations d’eau potable contre la contamination par les cendres et de déblayer régulièrement la cendre sur les toits des maisons pour éviter des dommages structurels.
Le Marapi est déjà entré en éruption le 3 décembre 2023, tuant 23 randonneurs, et d’autres personnes ont été blessées par les coulées pyroclastiques et les retombées de cendres qui ont suivi.
Source : Jakarta Post.

Image de l’éruption du 3 décembre

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Le PVMBG a signalé une éruption du Lewotobi (île de Flores / Indonésie) le 23 décembre 2023. L’événement a duré environ 24 minutes, avec des panaches de cendres de 1 à 1,5 km de hauteur. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs). L’éruption a été précédée, pendant environ une semaine, d’une hausse de la sismicité. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à au moins 2 km du cratère actif.

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Toujours en Indonésie, l’éruption du Merapi (île de Java) se poursuit. Le dôme de lave SO génère de nombreuses avalanches qui descendent les flancs S et SO jusqu’à 1,7 km de distance. Les effondrements continus de matériaux provoquent des changements morphologiques sur le dôme de lave SO. On les voit nettement sur les images des webcams. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à une distance de 3 à 7 km du sommet, en fonction des secteurs.
Source : CVGHM.

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Le niveau d’alerte du Sabancaya (Pérou) reste à la couleur Orange. Le volcan est secoué quotidiennement par une soixantaine d’explosions qui génèrent des panaches de cendre de 2,3 km de hauteur en moyenne.

Source : IGP.

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Les images du réseau de vidéosurveillance de l’Etna (Sicile) ont permis d’observer deux séquences explosives le 23 décembre 2023. La première a eu lieu à 01h17 (UTC ) au niveau du cratère SE avec des projections qui sont retombées le long des pentes du cratère, avec une modeste émission de cendres
L’explosion suivante s’est produite à 11h23 (UTC), également au niveau du cratère SE, accompagnée d’une petite émission de cendres rapidement dispersées par les vents en altitude. L’intensité de cet événement a été inférieure à celle du précédent ce même jour. .
Source : INGV.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Nevado del Ruiz (Colombie) avec des niveaux faibles à modérés. Les événements sismiques indiquant la fracturation de roches ont augmenté en nombre et en intensité. La sismicité associée à l’activité au niveau du dôme de lave s’est également intensifiée. Les émissions de cendres et de gaz s’élèvent jusqu’à 1,9 km au-dessus du sommet, avec des retombées de cendres près du volcan et parfois à Manizales (27 km au nord-ouest). Le niveau d’alerte reste au Jaune, niveau III (le deuxième niveau sur une échelle de quatre niveaux), et le public est prié de rester en dehors des zones de sécurité autour du cratère Arenas.
Source : Servicio Geológico Colombiano.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Icelandic volcanologists believe a new eruption could occur in the coming days on the Reykjanes Peninsula. See my post of December 27th :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/12/27/une-eruption-en-islande-pour-la-nouvelle-annee-an-eruption-in-iceland-for-the-new-year/

The Met Office specified on December 28th, 2023 that the land continues to rise by about half to one-centimetre per day at Svartsengi. If this continues, the land will reach the same height by January 2nd or 3rd it had reached before the strong seismic activity on November 10th and the volcanic eruption on December 18th, 2023. The land began to rise again shortly after the volcanic eruption began on December 18th.

No large earthquakes are expected by the Met Office. Should an eruption occur, it would rather be announced by a seismic swarm like the one that occurred before the 18 December eruption. « But it’s really hard to determine what the pre-warning is. It may depend on where it would be.Then it might start to erupt, but then it also can’t end with an eruption. » In other words, nobody knows what will happen on the Reykjanes Peninsula in the nest days or weeks.

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Kilauea volcano (Hawaii) is not erupting these days.

The National Park Service and the Federal Aviation Administration have completed an Air Tour Management Plan for Hawaii Volcanoes National Park that “significantly reduces” the number of helicopter and fixed-wing tours in the park.

The plan provides for the continuation of air tours at reduced levels over the park and within 800 meters of its boundary to protect natural and cultural resources, wilderness, the integrity of Native Hawaiian sacred sites and ceremonial areas, and visitor experiences.

Specifically, the plan authorizes up to 1,548 air tours per year on three specific routes within the park’s boundary. This is a significant reduction from existing levels of more than 11,300 flights per year.

The plan esignates three air tour routes that avoid the summit of Kilauea and protect key cultural and natural resources, visitor use areas, and park wilderness. Air tours will be limited to these routes.

One should also remind visitors that the use of drones is stritly prohibited within U.S. National parks.

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Another strong eruption shook Marapi (Sumatra / Indonesia) at 12:19 (local time) on December 22nd, 2023. The event produced an ash column that reached at least 4.8 km above sea level.

People, including tourists and climbers, are reminded that it is strictly prohibited to enter or conduct activities within a 3 km radius of Verbeek Crater. Residents living near valleys, streams, or riverbanks are advised to remain vigilant to the potential threats of lahars during the rainy season.

In response to the health hazards posed by volcanic ash, individuals in the vicinity of Mount Marapi are urged to wear masks to cover their mouth and nose and use protective gear for their eyes and skin. Locals are urged to safeguard clean water facilities from ash contamination and regularly clear roofs of volcanic ash accumulation to prevent structural damage.

Mt Marapi erupted on December 3rd, 2023, killing 23 climbers, with many more affected by the subsequent pyroclastic flows and ashfall.

Source : Jakarta Post.

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PVMBG reported that an eruption at Lewotobi (Flores Island / Indonesia) on December 23rd, 2023. The event lasted about 24 minutes, with ash plumes rising 1-1.5 km above the summit. The Aviation Color Code was raised to Orange (level 3 on a four-color scale).. The eruption was preceded by about a week of increased seismicity. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 2 km away from the active summit crater.

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Still in Indonesia, the eruption at Merapi (on Java) continues. The SW lava dome produces numerous avalanches that descend the S and SW flanks as far as 1.7 km. Morphological changes to the SW lava dome are observed in webcam images due to continuing collapses of material. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

Source : PVMBG.

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The alert level of Sabancaya (Peru) remains at Orange. The volcano is shaken daily by around 60 explosions which generate ash plumes 2.3 km high on average.
Source: IGP.

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Images from the videosurveillance network of Mt Etna (Sicily) made it possible to observe two explosive sequences on December 23rd, 2023. The first took place at 01:17 a.m. (UTC) at the SE crater with projections which fell along the slopes of the crater, with a modest ash emission.
The next explosion occurred at 11:23 (UTC), also at the SE crater, accompanied by a small ash emission quickly dispersed by the wind. The intensity of this event was lower than that of the previous one on the same day. .
Source: INGV.

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Eruptive activity continues at Nevado del Ruiz (Colombia) at low-to-moderate levels. Seismic events indicating rock fracturing have increased in both number an intensity. Seismicity associated with activity at the lava dome has also intensified. Ash-and-gas emissions are rising up to 1.9 km above the summit, generating ashfall near the volcano and occasionally in Manizales (27 km NW). The Alert Level remains at Yellow, Level III (the second level on a four-level scale), and the public is asked to stay out of the restricted areas around Arenas Crater.

Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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