Catastrophes glaciaires // Glacial disasters

Le réchauffement climatique augmente le risque d’effondrements catastrophiques de glaciers. L’eau de fonte générée par des étés plus chauds constitue une réelle menace. Un exemple de ce phénomène est survenu en 2013 avec l’effondrement soudain d’un pan de 500 mètres de long sur le glacier de Flat Creek en Alaska. Les blocs de glace sont tombés en cascade dans une vallée heureusement déserte dans le Parc National de Wrangell-St Elias. Les sercices du Parc font remarquer qu’un événement semblable s’est produit au même endroit deux ans plus tard.
Personne n’a été blessé au cours de ces effondrements glaciaires en Alaska, mais des événements semblables ont été observés dans des régions moins isolées au cours des deux dernières décennies, avec des morts à la clé. Quelque 140 personnes ont été tuées et un village entier a été englouti en 2002 lorsque des masses de glace se sont détachées du glacier Kolka  dans la région d’Ossétie du Nord (Russie). En juillet 2016, un amas de glace et de roches s’est détaché du glacier Aru et a parcouru une vallée étroite du Tibet, tuant neuf bergers et des centaines de moutons et de yaks.
Une étude publiée par les chercheurs du l’Université de Colorado à Boulder dans la revue Geology a révélé que les deux effondrements glaciaires en Alaska se sont produits au plus fort de la saison de fonte estivale. Cela laisse penser que ces événements hautement destructeurs pourraient se produire plus fréquemment avec le réchauffement climatique.
Un projet de recherche a été lancé pour étudier ce qui s’est passé à Flat Creek. Pour ce faire, les scientifiques ont utilisé différents outils comme l’imagerie satellite, les mesures sur le terrain, les modèles numériques de variations de niveau et la modélisation des eaux de fonte. Les images satellitaires haute résolution collectées il y a dix ans montrent qu’un gonflement anormal de 70 mètres de hauteur était présent sur la langue du glacier avant le premier effondrement de 2013. La partie inférieure de la langue glaciaire était très mince et collée par le gel sur le soubassement du glacier. Cette langue gelée a probablement bloqué la glace en provenance de la partie supérieure du glacier, ce qui a provoqué le gonflement. Cela a également ralenti l’évacuation de l’eau de fonte qui s’est accumulée sous le glacier. L’augmentation de pression de cette eau accumulée sous le glacier a provoqué la rupture soudaine de la langue, avec deux très importantes masses de matériaux qui ont recouvert chacune environ trois kilomètres carrés de forêts vieilles de 400 ans.
La ressemblance entre les effondrements glaciaires en Alaska et au Tibet montre qu’ils sint dus une cause commune. D’autres effondrements ont été observés ailleurs dans le monde. Cela montre bien que de telles phénomènes pourraient se produire de plus en plus fréquemment à cause du réchauffement climatique.
Source: The Independent.

En France, au-dessus de Saint-Gervais (Haute-Savoie), le glacier de Tête Rousse fait partie de ces glaciers dont le comportement peut être catastrophique. En 2010, on a découvert une énorme poche d’eau sous la glace, à 3200 mètres d’altitude. Les autorités ont alors décidé de mettre en place une spectaculaire opération de pompage pour éviter une catastrophe. Tout le monde avait en tête le drame du 12 juillet 1892 quand la rupture d’une poche glaciaire avait entraîné une gigantesque vague de 300 000 mètres cubes qui avait enseveli les thermes de Saint-Gervais et fait au moins 175 victimes.

Depuis 2010, le glacier de Tête Rousse est placé sous haute surveillance. Avec le réchauffement climatique, on sait que la fonte de la glace s’est accélérée. On a récemment décelé la présence de deux nouvelles poches d’eau, à une profondeur plus grande que prévu. L’une aurait un volume de 20 à 25 000 mètres cubes, l’autre de près de 15 000, soit un volume total d’environ 40 000 mètres cubes.. C’est moins que les 65 000 mètres cubes de 2010, mais c’est suffisant pour que la menace soit prise très au sérieux. Le maire de St Gervais estime aujourd’hui que 2300 personnes pourraient mourir en cas de nouvelle déferlante provoquée par la vidange brutale de la poche d’eau glaciaire. En 2010, grâce aux opérations de pompage,, le volume d’eau présent dans la cavité avait été ramené à 10.000 m3. Aujourd’hui, de nouvelles mesures sont en train d’être prises pour éviter que l’eau continue de s’accumuler.

Si la fonte et le recul des glaciers vous intéressent, je vous conseille fortement de regarder l’émission très pédagogique de C’est pas sorcier réalisée en 2006 et consacrée à ce sujet. Jamy Gourmaud et Frédéric Courant y expliquent parfaitement cette libération de poches d’eau sous-glaciaires.

https://www.youtube.com/watch?v=7Oymnk-hPk0

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With global warming, there is an increasing the risk of catastrophic glacier detachments. Meltwater generated by warmer summers is posing a new threat. An example of this pnenomenon is the 500-metre-long slab of the Flat Creek glacier (Alaska) broke off suddenly in August 2013 and cascaded down a mountain valley in the remote Wrangell-St. Elias National Park and Preserve. A similar event was documented at the same location two years later by the National Park Service.

No one was hurt in either of the ice surges in Alaska, but similar glacier detachments in less remote areas in the last two decades have been deadly. Some 140 people were killed when masses of ice broke loose from the Kolka glacier and buried an entire village in Russia’s North Ossetia region in 2002. In July 2016, a wall of ice and rocks from the Aru glacier gushed down a narrow valley in Tibet, killing nine herders and hundreds of sheep and yaks.

A study published by the Colorado Boulder researchers in the journal Geology found both Alaskan detachments occurred at the height of the summer melt seasons and suggests these highly destructive events could occur more frequently with global warming.

A research project was launched to investigate what had happened at Flat Creek. Scientists used a variety of tools, including satellite imagery, field measurements, digital elevation models, and meltwater modelling, to piece together what happened. Ten-year-old, high-resolution satellite images showed that an unusual, 70-metre-high ice bulge existed on the glacier’s tongue prior to the first detachment in 2013. The lowermost part of the glacier tongue was very thin, stagnant, and firmly frozen to the glacier bed. This frozen tongue probably blocked ice flowing down from higher on the glacier, forcing it to bulge; it also slowed meltwater drainage, allowing the water to pool under the glacier. The resulting increase in water pressure under the glacier eventually caused the tongue to suddenly detach, resulting in two mass flows so large that they each buried about three square kilometres of 400-year-old forest.

The similarity of the glacier detachments in Alaska and Tibet suggest they shared a common cause. Other detachments elsewhere in the world have also been discovered, suggesting that large-scale glacier detachments may be exacerbated by global warming.

Source: The Independent.

In France, above Saint-Gervais (Haute-Savoie), the Tête Rousse glacier is one of this type of glacier. In 2010, a huge pocket of water was discovered under the ice, at an altitude of 3,200 meters. The authorities then decided to set up a spectacular pumping operation to avoid a disaster. Everyone had in mind the drama of July 12, 1892 when the rupture of a glacial pocket had led to a gigantic wave of 300,000 cubic meters which had buried the thermal baths of Saint-Gervais and claimed at least 175 victims.
Since 2010, the Tête Rousse glacier has been under close surveillance. With global warming, we know that the melting of the ice has accelerated. Two new pockets of water have recently been detected at a depth greater than expected. One would have a volume of 20 to 25,000 cubic meters, the other nearly 15,000, for a total volume of around 40,000 cubic meters. This is less than the 65,000 cubic meters of 2010, but it is enough for the threat to be taken very seriously. The mayor of St Gervais estimates today that 2300 people could die in the event of a new wave caused by the brutal emptying of the ice pack. In 2010, thanks to pumping operations, the volume of water present in the cavity was reduced to 10,000 m3. Today, new measures must be taken to prevent water from continuing to accumulate.

Schéma  expliquant le processus de la catastrophe du 12 juillet 1892 à Saint Gervais (Source : Joseph Vallot).

Vues du front du glacier d’Argentière en 2018, à comparer avec les imagess proposées par C’est pas sorcier en 2006. (Photos : C. Grandpey)

La fonte des glaciers en Alaska // Glacier melting in Alaska

 A l’attention de ceux qui auraient encore des doutes sur les effets dévastateurs du changement climatique d’origine anthropique, voici une vidéo qui montre en accéléré le recul des glaciers de l’Alaska. Le montage a été réalisé par un glaciologue de l’Université de Fairbanks à l’aide d’images envoyées par le programme satellitaire NASA-USGS Landsat au cours des 48 dernières années. La vidéo a été mise en ligne le 9 décembre 2019.

 https://youtu.be/E4Zc_KuXMkA

Comme je l’ai indiqué dans plusieurs notes, j’ai eu l’occasion d’observer les glaciers d’Alaska depuis les airs et de les approcher en bateau. L’un des reculs les plus spectaculaires est celui du glacier Columbia que l’on atteint depuis le petit port de Valdez, là où aboutit l’oléoduc trans-alaskien. Il avait belle allure jusqu’en 1972. C’est l’époque où les gaz à effet de serre ont commencé à modifier la donne et où la catastrophe a commencé, comme pour beaucoup d’autres glaciers de la planète, dans nos Alpes en particulier.

Dès les années 1980, on voit le Columbia reculer toujours plus rapidement. En 2019, au moment où la vidéo a été diffusée, il a reculé de plus de 20 kilomètres par rapport à 1972. Entre mes deux visites de 2009 et 2013, la morphologie de sa partie frontale avait totalement changé

En 2015, j’exposais des photos des glaciers d’Alaska au festival Nature de Montier-en-Der. James Balog*, photographe naturaliste américain, exposait lui aussi des images du Columbia dans un autre site du festival. La très intéressante conversation que nous avons eue a abouti aux mêmes conclusions pessimistes sur l’avenir des glaciers et des banquises dans le monde.

Dans le sud de l’Alaska, j’ai eu l’occasion de faire d’autres approches par la mer. Comme le Columbia, le glacier Sawyer fond de manière spectaculaire. Ainsi, il avait reculé de quelque 600 mètres entre juin et septembre 2016 quand je l’ai observé !

J’adore assister au vêlage d’un glacier. J’éprouve autant d’émotion que devant un volcan en éruption. De tels phénomènes permettent de relativiser et confirment que l’Homme n’est pas grand-chose par rapport aux forces de la Nature…

*James Balog et son équipe ont filmé au Groenland le plus important vêlage glaciaire jamais observé par l’Homme.

https://youtu.be/oXe7T4SQNts

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For those who still have doubts about the devastating effects of anthropogenic climate change, here is a video showing the accelerating retreat of the glaciers of Alaska. The editing was carried out by a glaciologist at the University of Fairbanks using images sent by the NASA-USGS Landsat satellite program over the past 48 years. The video was uploaded on December 9th, 2019.
https://youtu.be/E4Zc_KuXMkA

As I explained in several posts, I have had the opportunity to observe Alaskan glaciers from the air and approach them by boat. One of the most spectacular retreats is that of the Columbia Glacier. You can reach the glacier from the small port of Valdez which is also the end of the Trans-Alaskan oil pipeline. The glacier looked fine until 1972. It was the time when greenhouse gases began to change the game and when the disaster began, as for many other glaciers on the planet, in our Alps in particular.
As early as the 1980s, the Columbia retreated ever faster. In 2019, when the video was released, it fell more than 20 kilometers from 1972. Between my two visits in 2009 and 2013, the morphology of its front part had totally changed
In 2015, I was exhibiting photos of Alaskan glaciers at the Montier-en-Der Nature festival. James Balog *, an American naturalist photographer, also exhibited photos of the Columbia glacier at another site of the festival. The very interesting talk we had led to the same pessimistic conclusions about the future of glaciers and sea ice around the world.
In southern Alaska, I have had the opportunity to take other approaches by sea. Like the Columbia, the Sawyer Glacier is melting dramatically. Thus, it had shrunk by some 600 metres between June and September 2016 when I observed it!
I love watching the calving of a glacier. I feel as much emotion as in front of an erupting volcano. Such phenomena put into perspective and confirm that Man is not much compared to the forces of Nature …

* James Balog and his team filmed the biggest ice calving ever seen by humans in Greenland.
https://youtu.be/oXe7T4SQNts

Le glacier Columbia en 2009

Le glacier Columbia en 2019

Le Glacier Sawyer en 2016

Beaucoup de glaciers de montagne sont en phase d’effondrement en Alaska

(Photos: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde ces derniers jours.

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a pris fin, mais l’OVPF met en garde contre les risques causés par les cheveux de Pelé qui sont retombés sur toute la zone sommitale du volcan. Le 7 avril 2020 sur sa page Facebook, l’Observatoire a demandé aux habitants, notamment aux fermiers, de décrire les cheveux de Pelé dans leur secteur afin de quantifier et analyser son impact. (voir carte ci-dessous)

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L’incandescence était visible la nuit et le matin dans le cratère sommital du Merapi (Indonésie) au cours des derniers jours. Un épisode éruptif le 2 avril a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 3 km au-dessus du sommet. La morphologie du dôme de lave n’a pas beaucoup changé. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: CVGHM.

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Plusieurs émissions de cendres brunes s’élevant à 500 m au-dessus du sommet du Kerinci (Indonésie) ont été observées ces derniers jours. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: CVGHM.

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Des matériaux incandescents sont toujours expulsés par le cratère Jonggring-Seloko du Semeru (Indonésie). Les blocs incandescents qui se détachent des fronts de coulées de lave roulent jusqu’à 700-900 m du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: CVGHM.

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La lave est toujours émise par le cratère principal de Karangetang (Indonésie) et parcourt 1,8 km dans plusieurs ravines sur les flancs sud-ouest et ouest. L’incandescence des deux cratères sommitaux est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

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Le KVERT indique qu’une éruption accompagnée de puissantes explosions a été observée sur le Sheveluch (Kamchatka) dans la soirée du 8 avril 2020. Selon le VAAC de Tokyo , le panache de cendre est monté jusqu’à 10 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge, avant d’être ramenée à l’Orange.

La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour le Klyuchevskoy.

Des explosions sont observées sur l’Ebeko (île de Paramushir / Russie), avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 2,2 km au-dessus du niveau de la mer. Une anomalie thermique a été identifiée sur les images satellites. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange.

L’activité éruptive sur ces volcans peut poser des problèmes au trafic aérien dans la région.

Source: KVERT.

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Le Sangay (Equateur) reste très actif. Les panaches de cendres s’élèvent à 500-600 mètres au-dessus du sommet. Des signaux de lahars ont été enregistrés par le réseau sismique. Des blocs incandescents dévalent le flanc S du volcan.
Source: Instituto Geofosico.

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La sismicité reste élevée sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska). La webcam montre des panaches de vapeur s’élevant au-dessus du cratère sommital. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange.
La source ; AVO.

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A noter la belle activité sommitale de l’Etna (Sicile) qui m’a souhaité un bon anniversaire à sa façon. Merci à Joël Boyer d’avoir mis en ligne un assemblage d’images de la webcam L.A.V.E. sur le volcan (voir ci-dessous)

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Here is some news of volcanic activity around the world during the past days.

The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) has come to an end but OVPF warns against the hazards caused by Pele’s hair that has fallen all over the summit area of the volcano. On April 7th, 2020 on its Facebook page,, the observatory asked residents, especially farmers, to report Pele’s hair in their areas in order to quantify and analyse its impact. (see map below)

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Incandescence was visible at night and in the morning in Merapi’s summit crater (Indonesia) during the past days. An eruption on April 2nd generated an ash plume that rose 3 km above the summit. The morphology of the lava dome has not much changed. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source : CVGHM.

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Several brown ash emission rising 500 m above Kerinci’s summit (Indonesia) have been observed during the past days. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is warned to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source : CVGHM.

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Incandescent material is still ejected above Mt Semeru’s Jonggring-Seloko Crater (Indonesia). Incandescent blocks from lava flow fronts descend 700-900 m from the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay outside a 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source : CVGHM.

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Lava is still emitted by Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and is travelling as far as 1.8 km down several drainages on the SW and W flanks. Incandescence from both summit craters is visible at night. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : CVGHM.

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KVERT indicates that a strong explosive eruption took place at Sheveluch (Kamchatka) in the evening of April 8th, 2020. According to the Tokyo VAAC, the ash column rose up to 10 km above sea level. The aviation colour code was raised to Red, then lowered to Orange.

The aviation colour code is also Orange for Klyuchevskoy.

Explosions are observed at Ebeko (Paramushir Island / Russia), with ash plumes rising up to 2.2 km above sea level. A thermal anomaly has been identified in satellite images. The Aviation Colour Code remains at Orange.

Eruptiveg activity on these volcanoes could air traffic in the region.

Source: KVERT.

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A high level of activity is reported at Sangay (Ecuador). Ash plumes are rising 500-600 metres above the summit. Signals indicating lahars have been recorded by the seismic network. Incandescent blocks were seen descending the volcano’s S flank.

Source : Instituto Geofosico.

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Elevated seismicity is recorded at Shishaldin (Aleutians / Alaska). The webcam shows steam plumes rising from the summit craterl. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Colour Code remains at Orange.

Source ; AVO.

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It should be noted as well that Mt Etna is quite active these days. The volcano wished me a happy birthday in its own way. Thank you, Joël Boyer, for releasing these images of the L.A.V.E. webcam.

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Première carte élaborée par l’OVPF sur la dispersion et la concentration des cheveux de Pélé suite à l’éruption du Piton de la Fournaise.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde :

Des notes spéciales seront dédiées à l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion).

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Les données sismiques, infrasonores et satellitaires des deux dernières semaines n’ont montré aucun signe d’activité éruptive sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Un épais panache de vapeur et un lac de cratère ont été observés sur les images satellites, mais aucun dépôt de cendre récent n’a été détecté. Bien que l’activité sismique reste supérieure à la normale, on ne semble pas se diriger vers une éruption à court terme. C’est pourquoi l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique çà « Advisory » (Surveillance conseillée). L’activité explosive est susceptible de reprendre sans prévenir.

Source: AVO.

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Comme je l’ai écrit précédemment, la sismicité est restée élevée ces derniers jours dans la Péninsule de Reykjanes (Islande). L’IMO explique que c’est la crise sismique la plus intense jamais enregistrée dans cette partie de l’Islande depuis le début de la surveillance numérique en 1991. La sismicité s’est concentrée dans trois secteurs principaux : Eldey, Reykjanes-Svartsengi et Krýsuvík. Une inflation a persisté dans la région du Mt Thorbjorn où elle atteint environ 70 à 80 mm depuis le début du phénomène. Cependant, la récente déformation du sol est inférieure à celle de janvier et février. Il semble que le dernier épisode d’inflation ait été causé par une deuxième intrusion magmatique à une profondeur de 3 à 4 km, dans une zone à l’ouest du Mt Thorbjorn, proche du lieu où a été détectée l’intrusion au début de l’année.
Source: OMI.

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Le Semeru (Indonésie) reste bien actif. Des matériaux incandescents sont éjectés à une vingtaine de mètres au-dessus du cratère. Des blocs incandescents se détachent des fronts de coulées de lave et dévalent jusqu’à 200-750 m du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: CVGHM.

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La lave continue de s’échapper du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et parcourt 1,8 km dans trois ravines sur les flancs SO et O du volcan. L’incandescence des deux cratères sommitaux est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

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Un épisode éruptif sur le Merapi (Indonésie) a été décrit sur ce blog le 27 mars 2020.

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J’ai décrit l’activation du Stromboli (Sicile) dans deux notes publiées les 29 et 31 mars 2020. Au vu des images de la webcam INGV, il semble que l’activité effusive le long de la Sciara del Fuoco soit en déclin, mais de fortes explosions stromboliennes peuvent encore se produire au sommet du volcan.

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L’activité du Yasur (Vanuatu) est soutenue ces jours-ci, avec des émissions de cendres et / ou de gaz. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0-4). La populations et les visiteurs sont priés de se tenir à l’écart de la zone d’exclusion permanente de 395 mètres de rayon.  Source: GeoHazards.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Special posts will be dedicated to the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island)

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Seismic, infrasound, and satellite data over the past two weeks have shown no signs of eruptive activity at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska). A robust steam plume and a crater lake have been seen in satellite images, but no recent ash deposits. Although seismic activity remains above background level, it does not appear to be increasing towards an eruption in the short-term. Thus, AVO has lowered the aviation colour code to Yellow and the volcano alert level to Advisory. Explosive activity could resume with little or no warning.

Source: AVO.

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As I put it before, seismicity has been elevated in the past days on the Reykjanes Peninsula (Iceland). IMO explains this period of unrest was the largest seismic crisis ever recorded in this part of the country since digital monitoring started in 1991.The seismicity occurred across three main volcanic systems: Eldey, Reykjanes-Svartsengi, and Krýsuvík. Uplift continued to be detected in the Thorbjorn area, totalling about 70-80 mm. However, the deformation rate was lower than in January and February. It looks as if the recent inflation was caused by a second magmatic intrusion at a depth of 3-4 km in an area W of Thorbjorn, close to the intrusion that occurred at the beginning of the year.

Source: IMO.

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Semeru (Indonesia) is quite active. Incandescent material is ejected 20 m above the crater. Incandescent material detaching from lava flow fronts descends 200-750 m from the crater. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: CVGHM.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travels as far as 1.8 km down three drainages on the SW and W flanks. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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An eruptive episode on Mt Merapi (Indonesia) was described on this blog on March 27th, 2020.

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I described the activity at Stromboli (Sicily) in two posts released on March 29th and 31st. Judging from the INGV webcam images, it seems effusive activity along the Sciara del Fuoco is decreasing, but powerful strombolian events may still occur at the summit of the volcano.

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Activity at Yasur (Vanuatu) is elevated these days, with ash and/or gas emissions. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-4). Residents and visitors are askes to keep out of the 395-m-radius permanent exclusion zone.

Source: GeoHazards.

L’éruption du Piton de la Fournaise le 2 avril 2020

(Crédit photo: SAG/PGHM)