Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le brouillard qui envahit souvent la colline de Langihryggur ne permet pas de faire de bonnes observations de l’éruption de Fagradalsfjall (Islande). Cependant, les quelques éclaircies montrent que le volcan reste actif. Le tremor a un comportement irrégulier, avec des périodes intenses entre coupées de pauses.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une bonne vidéo de l’éruption réalisée à l’aide d’un drone DJI Mavic Air 2 les 18 et 20 juillet 2021 : 

A l’attention des volcanophiles qui ont l’intention de se rendre prochainement en Islande, le gouvernement islandais impose à nouveau la présentation de tests PCR négatifs de moins de 72 heures par les personnes vaccinées avant l’entrée dans le pays. La mesure entrera en vigueur le 26 juillet 2021. Plusieurs Islandais rentrant de l’étranger ont été testées positif à la Covid-19. Leur état n’inspirait toutefois pas d’inquiétude.

 

Source : Icelandic Met Office

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Un essaim sismique incluant plus de 140 événements a secoué le parc national de Yellowstone ces derniers jours. Il était centré sous le lac Yellowstone. 40 secousses avaient une magnitude supérieure à M 2.0, et deux se situaient au-dessus de M 3.0. Cependant, les géologues de l’USGS expliquent que la situation n’a rien d’inquiétant. De telles séquences sismiques sont courantes dans le parc et représentent environ 50 % de la sismicité totale de la région de Yellowstone. Cet essaim est semblable à celui qui s’est produit à peu près au même endroit en décembre 2020. Certaines personnes craignent toujours que la sismicité à Yellowstone annonce le réveil du «supervolcan», avec des conséquences régionales et mondiales. L’USGS ne pense pas qu’une éruption à Yellowstone puisse se produire avant des milliers d’années.

Le niveau d’alerte pour Yellowstone est à la couleur Verte. La sismicité à Yellowstone est en général due à l’activité hydrothermale, lorsque l’eau pénètre dans les failles de la croûte terrestre.

Source : USGS.

Source : USGS

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Après une pause de plusieurs jours (dernière crise éruptive le 14 juillet 2021), l’Etna (Sicile) a connu un nouveau paroxysme le 20 juillet sur le coup de 5h30 du matin (heure locale). Le processus reste le même : activité strombolienne dans le Cratère SE, évoluant ensuite en fontaines et débordements de lave d’environ 1 ou 2 km de longueur sur le versant SO du cratère.

Au moment où j’écris ces lignes, l’Etna a connu 47 crises éruptives – ou « paroxysmes » – depuis le mois de février 2021. Ces événements éruptifs spectaculaires génèrent des panaches de cendres qui, selon l’orientation du vent, entraînent des retombées sur différentes régions de la Sicile, en particulier l’est, le sud et le nord. C’est chaque fois le même scénario : les habitants doivent sortir les balais pour évacuer cette cendre.

Cette cendre malvenue a des conséquences économiques et sanitaires. Il n’y a pas qu’un aspect économique, mais aussi social et sanitaire. Nello Musumeci, le président de la Région sicilienne, a déclaré : « Nous voulons impliquer la législation nationale afin que la cendre de l’Etna soit considérée comme un phénomène ordinaire et non extraordinaire. »   En effet, les colères à répétition du Mongibello non seulement mettent à rude épreuve la patience des habitants, mais causent des dommages et des coûts supplémentaires aux maisons et aux entreprises, sans parler des désagréments pour les routes et des problèmes de santé, en particulier pour les enfants.

La région Sicile a donc décidé de planifier une intervention structurelle d’évacuation de la cendre volcanique avec un fonds régional dans lequel elle pourra puiser plus rapidement. Cette allocation de fonds permettra aux municipalités de faire face aux dépenses engagées jusqu’à présent.

Source : La Sicilia.

Source : INGV

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Le Sirung n’est pas le plus connu des volcans indonésiens. Il est situé à l’extrémité nord-est d’une ligne de centres volcaniques longue de 14 km qui forment une péninsule à l’extrémité sud de l’île de Pantar, dans la province orientale de Nusa Tenggara Timor.

Des émissions de cendres jusqu’à près de 3 km de hauteur ont été observées dans la soirée (heure locale) du 21 juillet 2021.

La sismicité n’a pas montré de changements significatifs.

La couleur de l’alerte aérienne est passée à Orange.

Un certain nombre d’éruptions phréatiques se sont produites sur le Sirung à partir de bouches dans la caldeira au cours du 20ème siècle. Une éruption d’une durée de 3 heures a eu lieu le 8 mai 2012. La dernière éruption s’est produite le 8 juillet 2015, lorsqu’un panache de cendres s’est élevé jusqu’à 1,5 km d’altitude.

Source : The Watchers et des médias indonésiens

 

Source : Wikipedia

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Le Taal (Philippines) reste actif avec des panaches de vapeur et de SO2 qui montent à 1-2 km de hauteur au-dessus du Main Crater Lake. La sismicité reste élevée.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3. Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent interdite d’accès. 3 839 personnes séjournent actuellement dans des centres d’évacuation.
Source : PHIVOLCS.

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De nouvelles explosions ont été enregistrées dans le cratère Ontake du Suwanosejima (Japon) entre le 12 et le 19 juillet 2021. Elles généraient des panaches de cendres de 3 km de hauteur. De grosses bombes volcaniques sont actuellement éjectées à 400 mètres du cratère où de l’incandescence est visible de nuit. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 et il est demandé au public de ne pas s’approcher à moins de 2 km du cratère.

Source : JMA.

Eruption du Suwanosejima (Source : JMA)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The fog which often invades Langihryggur does not allow to make good observations of the Fagradalsfjall eruption (Iceland). However, one can see from time to time that the volcano is still active. The tremor behaves in an irregular way, with intense periods between pauses. It looks as if lava is still flowing.

For the attention of volcanophiles who intend to visit Iceland soon, the Icelandic government will again require negative PCR tests done no more than 72 hours before arrival in Iceland to visitors who have been vaccinated. Several Icelanders returning from abroad have tested positive for Covid-19. Their condition, however, did not cause concern.

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A swarm of more than 141 earthquakes rattled Yellowstone National Park in the past days. It was centered beneath Yellowstone Lake. 40 earthquakes were bigger than M 2.0, and two above M 3.0. However, USGS geologists say the earthquake swarm is nothing to worry about. Such earthquake sequences are common in the Park and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region. This swarm is similar to one that occurred in about the same place during December 2020.

Some people still worry earthquakes in Yellowstone are a sign that the super volcano that lies beneath the park will soon erupt and have regional and global consequences. The USGS doesn’t think an eruption at Yellowstone is likely for thousands of years. Even with the current swarm, the alert level for Yellowstone is Green, which is normal.

Earthquakes in Yellowstone occur for a number of reasons. The most common is hydrothermal activity when water gets into faults in the Earth’s crust.

Source : USGS.

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After a pause of several days (last eruptive crisis on July 14th, 2021), Mt Etna (Sicily) experienced a new paroxysm on July 20th, 2021 at 5:30 in the morning (local time). The eruptive process has not changed : Strombolian activity in the SE Crater, then evolving into fountains and lava overflows of about 1 or 2 km in length on the SW side of the crater.

At the time of this writing, Etna has experienced 47 eruptive crises – or « paroxysms » – since February 2021. These spectacular eruptive events generate ash plumes which, depending on the direction of the wind, cause ashfall on different regions of Sicily, in particular the east, south and north. It is the same scenario each time: the inhabitants must take out the brooms to remove this ash.

This unwelcome ash has economic and health consequences. There is not only an economic aspect, but also social and sanitary consequences. Nello Musumeci, the President of the Sicilian Region, declared: “We want to involve the national legislation so that the ash of Mt Etna is considered as an ordinary and not extraordinary phenomenon. Indeed, the repeated anger of Mongibello not only disturbs the population, but causes damage and additional costs to homes and businesses, not to mention inconvenience to the roads and health problems, in particular for kids. The Sicily region has therefore decided to plan a structural intervention to evacuate the volcanic ash with a regional fund on which it can draw more quickly. This allocation of funds will allow municipalities to meet the expenses incurred to date.

Source: La Sicilia.

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Mt Sirung is not the best known Indonesian volcano. It is located at the northeast end of a 14 km long line of volcanic centers that form a peninsula at the southern end of Pantar Island, in the eastern province of Nusa Tenggara Timor. Ash emissions up to nearly 3 km in height were observed on the evening (local time) of July 21st, 2021. However, seismicity did not show significant changes. The aviation colour code was raised to Orange.

A number of phreatic eruptions occurred on Mt Sirung from vents in the caldera during the 20th century. A 3-hour eruption occurred on May 8th, 2012. The last eruption occurred on July 8th, 2015, when an ash plume rose to an altitude of 1.5 km.

Source: The Watchers and Indonesian media. Image Sirung

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Taal (Philippines) remains very active with steaam and SO2 plumes rising 1-2 km above the Main Crater Lake. SO2 emissions remain elevated. Significant seismicity accompanies the gaz emissions.
The alert level is kept at 3. PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a permanent danger zone whose acess is prohibited. 3,839 persons are staying in evacuation centres..
Source: PHIVOLCS.

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New explosions were recorded at Suwanosejima’s Ontake Crater between July 12th and 19th,, 2021. They produced plumes that rose as high as 3 km above the crater. Large volcanic bombs are often ejected 400 m from the crater and incandescence is visible at night. . The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay 2 km away from the crater.

Source : JMA.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

ource : JMA.

Réchauffement climatique : de plus en plus d’orages dans l’Arctique // Global warming : more and more thunderstorms in the Arctic

Avec le changement et le réchauffement climatiques, les orages sont de plus en plus fréquents dans l’Arctique. Les météorologues ont signalé trois épisodes orageux successifs, avec des éclairs impressionnants, au cours d’une seule semaine entre la Sibérie et le nord de l’Alaska. Ils n’avaient jamais rien vu de tel auparavant.

En règle générale, l’air au-dessus de l’Océan Arctique, en particulier lorsque l’eau est recouverte de glace, n’a pas la chaleur convective nécessaire pour générer des orages. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’Arctique se réchauffe plus rapidement que le reste du monde, de sorte que les conditions changent. Les épisodes orageux accompagnés d’éclairs pendant l’été au delà du Cercle Polaire arctique ont triplé depuis 2010, une tendance directement liée au changement climatique et à la perte de glace de mer de plus en plus rapide dans le Grand Nord. À mesure que la glace de mer disparaît, une plus grande quantité d’eau peut s’évaporer ; cela ajoute de l’humidité à l’atmosphère qui se réchauffe.

Les orages accompagnés d’éclairs menacent les forêts boréales de l’Arctique car ils déclenchent des incendies dans des régions reculées qui sont exposées au soleil de l’été 24 heures sur 24. Les éclairs sont également plus fréquents au-dessus des régions de toundra dépourvues d’arbres, ainsi qu’au-dessus de l’Océan Arctique et de la banquise. En août 2019, la foudre a même frappé à moins de 100 kilomètres du Pôle Nord.

Selon deux études menées par des scientifiques du National Center for Atmospheric Research à Boulder, Colorado, rien qu’en Alaska, l’activité orageuse va probablement tripler d’ici la fin du siècle si les tendances climatiques actuelles se confirment.

Avec la forte augmentation des éclairs, la Sibérie a connu des incendies de forêt de plus en plus violents ces dernières années (voir mes notes à ce sujet). Début juillet 2021, l’armée russe a procédé à des largages d’eau pour éteindre les flammes qui brûlaient près de 800 000 hectares de forêt. La Yakoutie, qui est la région la plus durement touchée, est en état d’urgence depuis des semaines.

De l’autre côté du détroit de Béring, la foudre à la mi-juin a déclenché l’un des plus gros incendies de l’été en Alaska en brûlant une immense étendue de toundra à environ 200 km au nord du Cercle Polaire.

Le réchauffement de l’Arctique favorise la croissance de la végétation dans la toundra du nord de l’Alaska, ce qui alimente encore davantage les incendies. Selon des chercheurs du Centre International de Recherche sur l’Arctique à Fairbanks, à la fin du siècle, une superficie deux fois plus importante de toundra se consumera en Alaska, avec des incendies de végétation qui se produiront quatre fois plus fréquemment.

Source : Yahoo Actualités.

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With climate change and global warming, thunderstorms are becoming more and more frequent in the Arctic. Meteorologists have reported three successive thunderstorms with impressive lightning bolts in a single week from Siberia to the north of Alaska. Forecasters had not seen anything like that before.

Typically, the air over the Arctic Ocean, especially when the water is covered with ice, lacks the convective heat needed to generate lightning storms. But as climate change warms the Arctic faster than the rest of the world, the conditions are changing. Episodes of summer lightning within the Arctic Circle have tripled since 2010, a trend directly tied to climate change and increasing loss of sea ice in the far north. As sea ice vanishes, more water is able to evaporate, adding moisture to the warming atmosphere.

These electrical storms threaten boreal forests fringing the Arctic, as they spark fires in remote regions already baking under the round-the-clock summer sun. There is also more frequent lightning over the Arctic’s treeless tundra regions, as well as above the Arctic Ocean and pack ice. In August 2019, lightning even struck within 100 kilometres of the North Pole.

According to two studies by scientists at the National Center for Atmospheric Research in Boulder, Colorado, in Alaska alone, thunderstorm activity is on track to increase three-fold by the end of the century if current climate trends continue.

With the sharp uptick in lightning, Siberia has seen increasingly violent forest fires in recent years. In early July 2021, the Russian army deployed water-dropping aircraft to douse flames burning nearly 800,000 hectares of forest, while the hardest-hit region of Yakutia has been in a state of emergency for weeks.

On the other side of the Bering Strait, mid-June lightning sparked one of the biggest fires this summer in Alaska, scorching a huge expanse of tundra about 200 km north of the Arctic Circle.

Warming in the Arctic is also encouraging the growth of vegetation on northern Alaska’s tundra, adding further fuel for fires. According to researchers at the International Arctic Research Center in Fairbanks, by the end of the century, twice as much Alaska tundra could burn on a regular basis than was the norm in the past, with fires occurring four times more frequently.

Source : Yahoo News.

Incendies de végétation en Sibérie (Source : The Siberian Times)

Réchauffement climatique : les incendies en Sibérie // Global warming : wildfires in Siberia

Selon un rapport publié le 20 juillet 2021 par le ministère russe des catastrophes, les incendies de forêt pendant l’année 2021 en Yakoutie – ou république Sakha – la plus grande et la plus froide république de la fédération russe, ont jusqu’à présent consommé 2,5 millions d’hectares de végétation.

Dans leur ensemble, les incendies de forêt en Yakoutie en 2021 sont moins destructeurs qu’en 2020, lorsqu’ils ont fait rage pendant la majeure partie des mois de juillet et août. De plus, ils sont maintenant plus au sud où ils se rapprochent des principales zones habitées. La plupart des zones affectées par les incendies en 2021 se situent dans une fourchette de 60 à 65° N. Le 20 juillet 2021, on recensait plus de 400 foyers d’incendies à travers la Russie, la plupart en Yakoutie.

Des milliers de pompiers sont aidés par des avions et, dans la mesure du possible, ils utilisent une technologie de pluie artificielle développée à l’époque soviétique. Pour faire pleuvoir, les autorités utilisent un avion Antonov-26 qui ensemence les nuages ​​avec un cocktail chimique d’iodure d’argent, d’azote liquide et de neige carbonique qui modifie les conditions météorologiques.

La superficie totale brûlée pour l’ensemble de la Sibérie, et pas seulement la Yakoutie – depuis le début de la saison des incendies en 2020, entre mars et la fin septembre, était d’environ 26 millions d’hectares.

Source : The Siberian Times.

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According to a report released on July 20th, 2021 by the Russian Ministry of Emergency, the 2021 wildfires in Yakutia, the largest and coldest republic of Russia, have so far consumed 2.5 million hectares of forests.

Overall, Yakutia wildfires in 2021 are less destructive than in 2020, when they raged through most of July and August. In addition, they are now further south, nearer the main areas of population. Most of the areas of fires in 2021 fall in the zone of 60 – 65° N. As of July 20th,, there are more than 400 hotbeds of natural fires across Russia, most of them in Yakutia.

Thousands of firefighters are being helped by aircraft and, where possible, they are using artificial rain technology developed in Soviet times. To make the rain, the authotities are using an Antonov-26 plane to lace the clouds with a chemical cocktail of weather-changing silver iodide, liquid nitrogen, and dry ice.

The total estimated burned area – which includes the whole of Siberia, not only Yakutia – from the beginning of the 2020 fire season in March through the end of September, was about 26 million hectares.

Source : The Siberian Times.

Image acquise le 5 juillet 2021 par le satellite Sentinel-2 Copernicus

Vous verrez d’autres photos en vous rendant sur la page du Siberian Times :

https://siberiantimes.com/other/others/features/permafrost-is-ablaze-with-hundreds-of-wildfires-in-worlds-coldest-region/

Le réchauffement climatique et les incendies aux Etats Unis // Climate change and wildfires in the U.S.

Plus de 70 incendies de forêt majeurs sont actuellement recensés dans l’ouest des États-Unis et dans les États voisins. Les flammes ont englouti des dizaines de milliers de kilomètres carrés. On craint que des conditions climatiques changeantes puissent aggraver une situation déjà désastreuse. La plupart des régions touchées par les incendies sont en proie à des conditions de sécheresse considérées comme « extrêmes » et « exceptionnelles », les niveaux d’alerte les plus élevés.

En Californie, l’incendie de Tamarack avance rapidement au sud du Lac Tahoe. Il a franchi une autoroute, provoquant de nouvelles évacuations et l’annulation d’un raid cycliste extrême à travers la Sierra Nevada. L’incendie de Tamarack, déclenché par la foudre le 4 juillet, a littéralement explosé pendant la nuit et menacé Markleeville, une petite ville proche de la frontière entre la Californie et le Nevada.

En Oregon, le Bootleg Fire est contenu à seulement 22%. La fumée et la chaleur ont provoqué des colonnes de cendres et de fumée pouvant atteindre 10 km de hauteur. Le Bootleg est actuellement le plus grand incendie de forêt aux États-Unis. Les autorités craignent que cet enfer fusionne avec le Log Fire à proximité.

Les incendies de végétation se développent et progressent rapidement en raison des conditions chaudes, sèches et venteuses. L’absence d’humidité contribue à la propagation du feu pendant la période nocturne. La forte vitesse de propagation des incendies est favorisée par la végétation qui a été affectée par la sécheresse. Des conditions similaires sont attendues pour les prochains jours.

Le National Weather Service (NWS) prévoit une « chaleur extrême » dans toutes les plaines du nord et les États de l’ouest entre les montagnes, avec des températures « bien au-dessus de la moyenne » au cours des prochains jours. Cette vague de chaleur exacerbera la sécheresse actuellement observée dans la région, ce qui va créer un environnement propice à la propagation incontrôlable des incendies de forêt. Le NWS a également également mis en garde sur la présence de « foudre sèche » pendant les orages de chaleur, en particulier dans des parties du nord et du centre de la Californie.

Les conditions extrêmement chaudes et sèches qui attisent ces incendies sont liées au changement climatique d’origine humaine. L’ouest des États-Unis connaît une chaleur et une sécheresse de plus en plus intense depuis une trentaine d’années. Le NWS explique que la situation ne fera qu’empirer, ce qui engendrera des incendies de végétation plus fréquents et destructeurs.

Selon le National Interagency Fire Center, 34 596 incendies de forêt ont été signalés du 1er janvier au 16 juillet 2021, affectant environ 10 000 kilomètres carrés. Au cours de la même période de 2020, il y a eu 28 423 incendies de forêt affectant 7 200 kilomètres carrés.

Source : The Guardian.

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More than 70 large wildfires are currently burning across the US west and nearby states – engulfing tens of thousands of square kilometres in flames. Fears are mounting that shifting conditions can worsen an already dire situation. Significant areas of the states affected by the wildfires are in the grips of drought conditions that are considered “extreme” and “exceptional”, the most severe levels.

In California, a rapidly growing Tamarack Fire south of Lake Tahoe jumped a highway, prompting more evacuation orders and the cancellation of an extreme bike ride through the Sierra Nevada.

The Tamarack Fire, which was sparked by lightning on 4 July, exploded overnight and was threatening Markleeville, a small town close to the California-Nevada state line.

In Oregon, the Bootleg Fire is just 22% contained. The smoke and heat have spurred giant « fire clouds », dangerous columns of ash and smoke that can spiral up to 10 km skyward. Bootleg is currently the largest US forest fire. Officials also worry that this inferno might merge with the nearby Log Fire.

The wildfires develop and extend rapidly due to hot, dry and breezy conditions. Poor humidity recovery at night is contributing to active fire spread through the night time period. Robust spread rates are being generated by drought-affected fuels. Similar conditions are expected for the next several days.

The National Weather Service (NWS) has forecast “excessive heat” throughout the northern plains and intermountain west states, with temperatures soaring “well above average” over the next several days. This heat wave will exacerbate the severe to exceptional drought currently found across the region, which in combination can make for an environment ripe for wildfires to spread uncontrollably. The NWS also warned that dry lightning could be a concern for portions of northern and central California.

The extremely hot, dry conditions fanning these fires are linked to human-caused climate change. The US west has grown much drier and warmer over the past three decades and is expected to grow more extreme which, in turn, is poised to create more frequent and destructive wildfires.

According to the National Interagency Fire Center, there have been 34,596 reported wildfires from 1 January to 16 July, affecting about 10 000 square kilometres. Over the same period of 2020, there were 28,423 wildfires affecting 7200 square kilometres.

Source : The Guardian.

 

Graphique montrant la progression des incendies de végétation aux Etats Unis depuis les années 1980 (Source : National Interagency Fire Center)