Islande : résultats des analyses de la lave // Iceland : results of lava analysis

Les dernières analyses de la lave émise par l’éruption actuelle ont révélé que le magma est sensiblement différent de celui des éruptions précédentes. Il ressemble davantage au magma de l’éruption du Geldingadalir en mars 2021.

Deux échantillons de lave ont été analysés, un premier issu de téphras et un deuxième de lave, collectés à la surface au début de l’éruption, le 29 mai 2024. Ce qui a surpris les scientifiques, c’est le rapport dioxyde de potassium/dioxyde de titane. La lave des éruptions précédentes sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar avait un rapport relativement élevé de dioxyde de potassium par rapport au dioxyde de titane, semblable à ce qui s’est produit lors de l’éruption de Litli-Hrútur en 2022 et de l’éruption dans la Meradalir en 2022. En revanche, au début de l’éruption dans la Geldingadalir en mars 2021, le magma a présenté un rapport potassium-titane très similaire à celui de l’éruption actuelle. Un scientifique a déclaré : « C’est comme si le magma qui est émis aujourd’hui avait la même source que celui qui est apparu pour la première fois dans la Geldingadalir.

Eruption dans la Meradalir en 2022 (image webcam)

Les similitudes entre les deux éruptions, survenues à trois ans d’intervalle, sont intéressantes pour plusieurs raisons. L’une d’elles est que l’éruption se produit dans deux systèmes volcaniques différents. Une autre raison est que le magma qui émis dans la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar provient d’une chambre magmatique sous Svartsengi. Après une brève période d’accumulation, il remonte à la surface, mais il s’est refroidi et un peu cristallisé dans la chambre, et est donc plus avancé. Ce n’était pas le cas lors de l’éruption dans la Geldingadalir. Cependant, personne ne sait pourquoi le magma qui remonte maintenant à la surface semble avoir la même composition que celui qui est apparu dans la Geldingadalir en 2021. Un scientifique islandais a déclaré : « Il faudrait le demander au Diable !. » On pense que ce magma pourrait provenir d ‘une zone entre la croûte et le manteau. Des analyses supplémentaires seront nécessaires pour espérer obtenir une réponse.

Image webcam de l’éruption du 29 mai 2024

On peut lire sur le site Internet de l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande : « Des échantillons de téphras et de lave ont été collectés au nord de Fiskidalsfjall et à l’est de Sýlingarfell le 1er et le 4ème jour de l’éruption qui a débuté le 29 mai 2024. Le verre volcanique présent dans les échantillons a été analysé avec la microsonde électronique de l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande. La lave et les tephras sont composés de cristaux de plagioclase, d’olivine et de clinopyroxène. Le verre des tephras est exempt de microlites, tandis que les échantillons de lave en contiennent des quantités variables. Dans l’ensemble, les caractéristiques pétrographiques de la nouvelle lave sont assez semblables à celles des laves émises précédemment sur la fissure de Sundhnúksgígar depuis décembre 2023. »

Source  : Iceland Monitor..

Remarques personnelles à propos des dernières éruptions sur la péninsule de Reykjanes.

Les dernières analyses et celles effectuées lors des éruptions précédentes sont intéressantes car elles révèlent que le magma qui alimente les éruptions sur la péninsule de Reykjanes a sa source à grande profondeur, dans le manteau ou dans la zone entre le manteau et la croûte. La différence de composition chimique de la lave entre les différents échantillons prélevés est probablement liée au séjour – ou au non séjour – du magma dans une chambre magmatique comme celle sous Svartsengi.

Quelle que soit la zone source du magma, on peut remarquer que la composition chimique de la lave n’a guère d’influence sur le processus éruptif. Les événements observés sur la péninsule de Reykjanes ces dernières années se sont tous déroulés de la même façon. Ils sont d’ailleurs liés à la position de l’Islande sur le rift médio-atlantique.

Du fait de de la source profonde du magma, on a affaire à une lave à haute température, donc très fluide qui crée des intrusions en s’infiltrant dans les fractures qui tranchent l’Islande du nord-est au sud-ouest. Ces intrusions s’accompagnent généralement de fortes crises sismiques comme on l’a vu quand l’une d’elles a atteint Grindavik.

Une fois la surface atteinte, le magma ouvre des fractures et donne naissance à des éruptions fissurales. Telle une boutonnière, plusieurs bouches s’ouvrent le long de la fracture. Leur activité décline au fil des jours avec l’évacuation du magma et l’éruption se termine en général avec une seule bouche active, comme c’est le cas avec la dernière éruption.

Le Met Office islandais indique que la chambre magmatique sous Svartsengi est probablement à nouveau en cours de remplissage. Si c’est le cas, on peut s’attendre à de nouveaux événements éruptifs, à moins que le magma décide de séjourner dans la chambre et d’attendre un temps plus ou moins long avant de percer la surface. Ainsi va la vie volcanique dans cette partie de l’Islande…

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The latest analyses of the lava emitted by the current eruption have revealed that the magma differs significantly from its predecessors. It is more similar to the magma from the Geldingadalir eruption in March 2021.

Two lava samples have been analyzed, a tephra deposit and secondly a lava deposit, which came to the surface when the eruption began on May 29th, 2024. What surprised the scientists was the ratio of potassium dioxide to titanium dioxide. The lava from previous eruptions on the Sundhnúkagígar crater row has had a relatively high ratio of potassium dioxide to titanium dioxide, similar to what came up in the Mt Litli-Hrútur eruption in 2022 and the Meradalur eruption in 2022. By contrast, at the beginning of the eruption in Geldingadalir in March 2021, magma came up with a very similar potassium-titan ratio as in the current eruption, One scientis said : “It’s like the magma that’s coming up now is of the same strain as the one that first appeared in Geldingadalir.”

The similarities between the two eruptions, which occurred three years apart, are interesting for several reasons. One reason is that the eruption occur in two different volcanic systems. Another reason is that magma that comes up at Sundhnúkagígar crater row is first collected in a magma chamber under Svartsengi. After a brief accumulation period there, it then pops onto the surface, but then the magma has cooled, crystallized a little, and is usually more advanced. This was not the case in the eruption in Geldingadalir. However, nobody knows why the magma that is now rising to the surface appears to be of the same strain as the one that came in Geldingadalir 2021. An Icelandic scientist said : “You have to ask the devil about that.” It is thought that this magma may come from the area between crust and mantle. More analyses will be necessary to hope to get some answer.

One can read on the website of the Institute of Earth Sciences of the University of Iceland : “Samples of tephra and quenched lava were collected north of Fiskidalsfjall and east of Sýlingarfell on the 1st day and 4th day of the eruption at Sundhnúksgígar that started on May 29th, 2024. The volcanic glass in the samples was analysed with the electron microprobe of the Institute of Earth Sciences, University of Iceland. The lava and tephra are composed of vesicular glass, plagioclase, olivine and clinopyroxene crystals. The tephra glass is microlite-free, whereas quenched lava samples contain variable amounts of microlites. Overall, the petrographic features of the new lava resemble those of previous lavas erupted at Sundhnúksgígar since December 2023 .”

Source : Iceland Monitor.

Personal remarks about the latest eruptions on the Reykjanes Peninsula.

The latest analyzes and those carried out during previous eruptions are interesting because they reveal that the magma which fuels the eruptions on the Reykjanes Peninsula has its source at great depth, in the mantle or in the zone between the mantle and the crust. The difference in chemical composition of the lava between the different samples is probably linked to the stay – or non-stay – of the magma in a magma chamber like the one under Svartsengi.

Whatever the source area of ​​the magma, it can be noted that the chemical composition of the lava has little influence on the eruptive process. The events witnessed on the Reykjanes Peninsula in recent years have all developed in the same way. They are also linked to Iceland’s position on the mid-Atlantic rift.

Due to the deep source of the magma, we are dealing with lava at high temperature, therefore very fluid, which creates intrusions by infiltrating the fractures which cut Iceland from the north-east to the south-west. These intrusions are generally accompanied by strong seismic crises as could be seen when one of them reached Grindavik.

Once it reaches the surface, the magma opens fractures and triggers fissure eruptions. Like a buttonhole, several vents open along the fracture. Their activity declines over the days as the magma evacuates and the eruption generally ends with only one active vent, as is the case with the current eruption. The Icelandic Met Office says the magma chamber beneath Svartsengi is likely filling again. If this is the case, we can expect new eruptive events, unless the magma decides to stay in the chamber and wait a longer or shorter time before breaking through the surface. Such is volcanic life in this part of Iceland…

Io, la lune volcanique de Jupiter, vue depuis la Terre ! // Jupiter’s volcanic moon Io seen from Earth !

Est-il vraiment nécessaire d’envoyer des sondes coûteuses vers Jupiter pour obtenir de bonnes vues d’Io, l’une des lunes de la planète ? Grâce à un télescope installé en haut du Mont Graham, un sommet de l’Arizona, des scientifiques ont réussi à prendre des clichés d’Io. Ces images sont si détaillées qu’elles rivalisent avec celles prises depuis l’espace.
Pour obtenir ces vues, l’équipe scientifique a utilisé un appareil photo baptisé SHARK-VIS qui a récemment été monté sur le grand télescope binoculaire (LBT) situé sur le Mont Graham. Les nouvelles images montrent des détails de la surface d’Io mesurant seulement 80 kilomètres de large. Une telle résolution n’était, jusqu’à présent, possible qu’avec des sondes spatiales envoyées vers Jupiter. Selon l’Université d’Arizona, « cela équivaut à prendre une photo d’un objet de la taille d’une pièce de dix cents (environ un centimètre de diamètre) à 161 kilomètres de distance ».
Les nouvelles images d’Io sont si détaillées que les scientifiques ont pu discerner des couches de lave superposées émises par deux volcans actifs juste au sud de l’équateur de Io. Une image prise depuis le LBT début janvier montre un anneau de soufre rouge foncé autour de Pelé, un volcan imposant qui crache régulièrement d’énormes panaches jusqu’à 300 kilomètres au-dessus de la surface d’Io. Cet anneau semble en partie recouvert de débris blancs (représentant du dioxyde de soufre gelé) provenant d’un volcan voisin, Pillan Patera, connu pour ses éruptions moins fréquentes. En avril, l’anneau rouge de Pelé est apparu à nouveau presque dans son intégralité sur les images prises par le vaisseau spatial Juno de la NASA lors de son survol le plus proche d’Io depuis deux décennies.
Les éruptions volcaniques d’Io, avec celles de Pelé et Pillan Patera, sont provoquées par la chaleur générée au plus profond de la lune par la lutte gravitationnelle entre Jupiter et ses deux autres lunes, Europe et Ganymède. L’observation de l’activité volcanique sur Io peut permettre aux scientifiques de comprendre comment les éruptions ont façonné la surface de la lune dans son ensemble.
Des changements à la surface d’Io, le corps volcanique le plus actif du système solaire, sont enregistrés depuis que le vaisseau spatial Voyager a détecté pour la première fois une activité volcanique sur la lune en 1979.

Une séquence similaire d’éruptions de Pelé et Pillan Patera a également été observée par le vaisseau spatial Galileo de la NASA lors de son approche du système Jupiter entre 1995 et 2003.
Avant l’installation de la nouvelle caméra sur le LBT en 2023, il était impossible d’observer de tels événements à la surface d’Io depuis la Terre. En effet, même si les images infrarouges des télescopes au sol peuvent détecter les points chauds indiquant des éruptions volcaniques, leur résolution n’est pas suffisante pour identifier les emplacements précis des éruptions et des changements comme les dépôts laissés par de nouveaux panaches éruptifs.
Source : space.com, Yahoo Actualités.

Crédit photos: NASA

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Is it really necessary to send costly probes to Jupiter to get good views of Io one of the planet’s moons ? Using a telescope perched on a mountain in Arizona, scientists have managed to take snapshots of Io. These images are so detailed they even rival pictures of the world taken from space.

To capture these views, the team used a camera, dubbed SHARK-VIS, that was recently installed on the Large Binocular Telescope (LBT) located on Arizona’s Mt. Graham; the new images outline features on Io’s surface as small as 80 kilometers wide, a resolution that was, until now, possible only with spacecraft studying Jupiter. According to a statement by the University of Arizona, « this is equivalent to taking a picture of a dime-sized object from 161 kilometers away. »

The new pictures of Io are, in fact, so intricate that scientists could discern overlapping deposits of lava spewed by two active volcanoes just south of the moon’s equator. An LBT image of Io taken in early January shows a dark red ring of sulfur around Pele, a prominent volcano routinely spewing huge plumes up to 300 kilometers above Io’s surface. That ring appears partly obscured by white debris (representing frozen sulfur dioxide) from a neighboring volcano named Pillan Patera, which is known to erupt less frequently. By April, Pele’s red ring is once again seen nearly complete in images taken by NASA’s spacecraft Juno during its closest flyby past the moon in two decades.

Io’s volcanic eruptions, including those by Pele and Pillan Patera, are driven by frictional heat created deep within the moon as a result of a gravitational tug-of-war between Jupiter and its two other nearby moons Europa and Ganymede. Monitoring Io’s volcanic activity can help scientists learn about how the eruptions shaped the moon’s surface as a whole.

Surface changes on Io, which is actually the most volcanically active body in the solar system, have been recorded ever since the Voyager spacecraft first spotted volcanic activity on the moon in 1979. A similar sequence of eruption from Pele and Pillan Patera was also observed by NASA’s Galileo spacecraft during its tour of the Jupiter system between 1995 and 2003.

However, prior to the installation of the new camera on the LBT last year, such resurfacing events were impossible to observe from Earth. That’s because while infrared images from ground-based telescopes can sniff out hotspots pointing to ongoing volcanic eruptions, their resolution isn’t sufficient to identify the precise locations of eruptions and surface changes like fresh plume deposits.

Source : space.com, Yahoo News.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le  monde :

L’éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) qui a débuté le 29 mai 2024 se poursuit au niveau du seul cratère actif sur la fracture éruptive. L’activité a semblé marquer le pas au cours des dernières heures. Après la déflation observée depuis le début de l’éruption dans le secteur de Svartsengi, le Met Office indique qu’un soulèvement du sol semble avoir à nouveau débuté. Il est difficile de prédire combien de temps durera encore cette éruption.

L’événement marquant de ces derniers jours a été l’envahissement de la Grindavikurvegur par un débordement de lave. Le Blue lagoon est resté fermé pendant plusieurs jours
Source : Met Office.

La lave recouvre la Grindavikurvegur ((Crédit photo: Protection Civile)

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L’éruption a commencé sur le Kilauea Hawaii) vers 0 h 30 (heure locale) le 3 juin 2024, probablement à environ 1 ou 2 km au sud de la caldeira du Kilauea est maintenat terminée et aucune activité éruptive n’est actuellement observée sur le volcan. Les émissions de gaz volcaniques sur le site de l’éruption ont considérablement diminué et se rapprochent de la normale. La sismicité dans la région sommitale reste élevée, tandis que le tremor a retrouvé son niveau normal. Le soulèvement du sol se poursuit. Bien que l’éruption soit terminée, de nouveaux épisodes de sismicité et de déformation du sol pourraient déboucher sur de nouveaux épisodes éruptifs dans le secteur de la dernière éruption ou ailleurs dans la région sommitale.

Source : HVO.

Vue de l’éruption du 3 juin 2024 (Crédit photo: HVO)

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L’éruption de l’Ibu (Halmahera / Indonésie) se poursuit avec de volumineux panaches de cendres et de vapeur. Le niveau d’alerte reste à 4 (le niveau le plus élevé sur une échelle de quatre niveaux) et le public est prié de rester à 4 km du cratère actif.

 Panaches de cendres sur le volcan Ibu (Crédit photo: VSI)

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Toujours en Indonésie, l’activité éruptive au niveau du cratère Laki-laki du Lewotobi s’est intensifiée en mai-juin avec des panaches de cendres et de vapeur s’élevant de 100 à 900 m au-dessus du sommet. Le nombre de séismes volcaniques ainsi que les signaux indiquant des événements éruptifs et des avalanches ont considérablement augmenté. L’incandescence au sommet était visible sur une image de la webcam le 5 juin, et on pouvait voir une activité strombolienne le 9 juin. Le 10 juin, le niveau d’alerte a été porté à 3 et le public a été invité à rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km autour du cratère Laki-laki, à 4 km au NNE et à 5 km sur les flancs NE. L’activité strombolienne s’est poursuivie le 10 juin et plusieurs émissions de cendres sont montées jusqu’à 600m-1 000 m au-dessus du sommet.

Source : PVMBG.

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Des pluies intenses le 6 juin 2024 ont mobilisé les cendres déposées lors de l’éruption du Kanlaon (Philippines) le 3 juin, et déclenché des lahars sur le flanc S. des coulées de boue ont impacté plusiers localités. Un bulletin spécial a été émis le 8 juin en raison de niveaux élevés de SO2. Lors d’une visite sur le terrain, le Phivolcs a constaté que les émissions de SO2 étaient en moyenne de 4 397 tonnes par jour, ce qui est le niveau le plus élevé enregistré jusqu’à présent cette année et la deuxième mesure la plus élevée pour le Kanlaon. Ces émissions ont toujours été élevées en 2024, atteignant en moyenne 1 458 tonnes par jour. La sismicité d’origine volcanique s’est maintenue à des niveaux supérieurs à la normale, avec une moyenne de 33 événements par jour. Selon un article de presse du 12 juin, au moins 1 237 familles, soit 4 190 habitants dans cinq barangays, étaient toujours dans des centres d’hébergement provisoires ; beaucoup de personnes souffrent de problèmes de santé dus à une exposition au dioxyde de soufre et aux cendres. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public de rester en dehors de la zone de danger permanente de 4 km de rayon autour du volcan.

Vue de l’éruption du Kanlaon le 3 juin 2024 (Source: réseaux sociaux)

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Toujours aux Philippines, le PHIVOLCS a indiqué dans un rapport spécial que les émissions de SO2 restent élevées sur le Taal ; elles atteignaient en moyenne 11 072 tonnes par jour le 6 juin 2024. Chaque jour, les émissions de vapeur et de gaz s’élèvent jusqu’à 1,9 à 2,4 km au-dessus du Main Crater. Les 7 et 8 juin, il y a eu cinq épisodes significatifs de tremor volcanique. Un événement phréatique de deux minutes a également été enregistré. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland) that began on May 29th, 2024 continues at the only active crater on the eruptive fissure. It looks as if activity has been declining during the past hours. After the deflation observed in the Svartsengi area since the start of the eruption, the Met Office indicates that ground uplift may have started again. It is difficult to predict how long this eruption will last.

The most significant event of recent days was the invasion of the Grindavikurvegur by a lava overflow. The Blue Lagoon remained closed for several days

Source : Met Office.

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The eruption that began at Kilauea (Hawaii) around 12:30 a.m. (local time) on June 3rd, 2024 is now over and the volcano is not erupting. Volcanic gas emissions at the eruption site have decreased significantly and are approaching background levels. Seismicity in the summit region remains elevated, while the tremor has dropped to background levels. Ground inflation at the summit continues. Although the eruption has ended, renewed pulses of seismicity and deformation could result in new eruptive episodes within the area or elsewhere within the summit region.
Source: HVO.

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The eruption at Ibu (Halmahera / Indonesia) continues with voluminous ash and steam plumes. The alert level remains at 4 (the highest level on a four-level scale) and the public is asked to stay 4 km away from the active crater.

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Still in Indonesia, eruptive activity at Lewotobi’s Laki-laki crater increased during in May-June with ash-and-steam plumes rising 100-900 m above the summit. The number of volcanic earthquakes as well as earthquake signals indicating eruptive events and avalanches significantly increased. Incandescence at the summit was visible in a 5 June webcam image, and Strombolian activity was periodically visible on 9 June. On 10 June the alert level was raised to 3 and the public was asked to stay outside the 3-km exclusion zone around Laki-laki crater, 4 km to the NNE, and 5 km on the NE flanks. Strombolian activity continued on 10 June and several ash emissions rose 600-1,000 m above the summit.
Source : PVMBG.

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Intense rain on 6 June 2024 mobilized ash deposited during the 3 June eruption at Kanlaon (Philippines) causing lahars to descend the S flank and impact local communities.
A special notice was issued on 8 June due to elevated SO2 levels. During a field survey SO2 emissions averaged 4,397 tonnes per day, which was the highest level recorded so far this year and the second highest measurement for Kanlaon. These emissions were elevated in 2024, averaging 1,458 tonnes per day. The rate of volcanic earthquakes persisted at above-background levels with an average of 33 events per day. At least 1,237 families or 4,190 residents of five barangays remained in evacuation shelters according to a 12 June news article; many had health problems from exposure to sulfur dioxide gas and ash. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminded the public to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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Still in the Philippines, PHIVOLCS has indicated in a special report that SO2 emissions are elevated at Taal, averaging 11,072 tonnes per day on 6 June 2024. Daily steam-and-gas emissions are rising 1.9-2.4 km above the rim of Main Crater. During 7-8 June there were five significant periods of volcanic tremor. A two-minute phreatic event was also recorded. The alert level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Des puits à la surface de la planète Mars // Pits on the Martian surface

On observe souvent des tunnels de lave sur les volcans effusifs sur Terre. Le Kilauea à Hawaii et le Piton de la Fournaise à la Réunion en offrent de parfaits exemples. Parfois, les voûtes de ces tunnels s’effondrent et des « lucarnes » apparaissent alors à la surface. Les dernières images fournies par les sondes autour de la planète Mars laissent supposer que des caractéristiques semblables existent peut-être sur la Planète Rouge.

Photo: C. Grandpey

La découverte d’un trou béant sur le flanc d’Arsia Mons, un volcan éteint dans la région de Tharsis sur Mars, a récemment suscité une grande agitation parmi les scientifiques. Le trou ne mesure que quelques mètres de diamètre et a l’aspect d’un puits vertical ; il a été photographié le 15 août 2022 par le Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA qui volait à environ 256 kilomètres au-dessus de la surface martienne. Il existe d’autres cavités sur les flancs des grands volcans de la région de Tharsis. La question est de savoir si elles ne sont que des puits étroits, ou si elles débouchent sur des cavernes beaucoup plus vastes.

Puits à la surface de Mars (Source: NASA)

La présence de grottes sur Mars présenterait un intérêt majeur. D’une part, elles pourraient fournir un abri contre les radiations aux astronautes lors de futures missions scientifiques. Ensuite, ces cavités pourraient présenter un intérêt astrobiologique car il se peut qu’elles aient hébergé des formes de vie dans le passé, et peut-être même aujourd’hui.
La profondeur de ces cavités reste un mystère, et personne ne sait si elles s’ouvrent sur de grandes cavernes ou si elles se limitent à de petites dépressions cylindriques. Certaines ont été photographiées lorsque le soleil était suffisamment haut dans le ciel ; il semblerait que ces cavités ne sont que des puits qui percent simplement le flanc du volcan sans déboucher sur des grottes ou des tunnels plus grands. Si tel est le cas, elles ressembleraient à des formes de relief rencontrées sur les champs de lave hawaïens. Cependant, des cavités observées sur la Lune ont révélé des planchers parsemés de débris qui semblent pouvoir conduire vers un monde souterrain de plus grande taille.
A côté des volcans, des cavités peuvent également se former à cause de contraintes tectoniques qui fracturent la surface. Dans ce cas, elles sont moins susceptibles de conduire à des cavernes plus grandes. Une autre hypothèse, moins probable sur Mars, est que ces cavités débouchent sur des grottes creusées par d’anciennes rivières souterraines, une caractéristique géologique appelée karst, Mars est loin d’avoir livré tous ses secrets et de nombreuses questions restent sans réponse…
Médias d’information internationaux.

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Lava tubes are often seen on effusive volcanoes on Earth. Kilauea Volcano in Hawaii and Piton de la Fournaise on Reunion Island offer perfect examples. Sometimes, the roofs of these tunnels collapse and ‘skylights’ can be seen on the surface. The latest images provided by probes travelling around Mars suggest that similar features can be found on the Red Planet.

A pit on the flank of Arsia Mons, an extinct volcano n the Tharsis region of Mars, has recently generated excitement among scientists. The pit is only a few meters across and appears to be a vertical shaft ; it was imaged on August 15th, 2022 by NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter, which was flying about 256 kilometers above the Martian surface. There are other holes on the flanks of large volcanoes in the Tharsis region. The question is to know whether these holes are just narrow pits, or whether they lead to much larger caverns.

Pits and caves on Mars are of major interest for the scientific world. For one thing, they could provide shelter against radiation exposure for astronauts in the future. Next, these pits could hold astrobiological interest because they could have been abodes for Martian life in the past, and perhaps even today.

How deep these pits are is still a mystery, and it remains uncertain whether they open into a large cavern or whether they are contained to a small, cylindrical depression. Some Martian pits have been imaged when the sun is high enough in the sky ; it seems to show they are only shafts that go straight down into the flank of the volcano without opening into larger caves or tubes. If so, this would make them similar to features found on Hawaiian lava fields. However, pits on the Moon have shown boulder-strewn floors that appear as though they could lead to a larger subterranean volume.

Aside from volcanoes, pits can also be formed through tectonic stresses that fracture the surface. In this case, they are less likely to lead to a larger cavern. Another less likely hypothesis is that these pits open up into ancient underground rivers, a geological feature called a karst.

Mars is far from having revealed all its secrets and many questions are still unanswered…

International news media.