Islande : Péninsule de Reykjanes et volcan Krafla // Iceland : Reykjanes Peninsula and Krafla Volcano

Les modélisations montrent que l’accumulation de magma continue sous le secteur de Svartsengi à un rythme constant. Lors des éruptions de décembre 2023, janvier et février 2024, l’intrusion magmatique a débouché sur une éruption lorsque le volume de magma accumulé a atteint 8 à 13 millions de mètres cubes. Le volume total accumulé a déjà atteint ce seuil. La probabilité d’une nouvelle intrusion magmatique, voire d’une éruption dans les prochains jours, se fait de plus en plus précise. Une éruption pourrait survenir avec un préavis très court, peut-être moins de 30 minutes.
La sismicité est actuellement globalement faible sur la péninsule de Reykjanes. L’événement le plus significatif a eu lieu le 8 mars 2024 avec une magnitude M 2,8, à une profondeur de 5 km, juste au SE de Þorbjörn.
Le Met Office explique que le comportement de l’intrusion magmatique du 2 mars, avec une éruption avortée, a différé des intrusions précédentes. Cela peut indiquer que des changements se sont produits dans le rythme habituel de l’accumulation magmatique à Svartsengi et dans celui des des intusions et éruptions à répétition.
Je suis personnellement ravi de voir que le Met Office fait référence aux événements survenus sur le volcan Krafla (nord de l’Islande) après 1975. Le Met Office rappelle que sur une période de 10 ans, 20 intrusions magmatiques se sont produites, 9 d’entre elles ont abouti à une éruption volcanique, tandis que les autres ont débouché sur des éruptions avortées. Lors du cafouillage qui a précédé l’éruption de décembre 2023 sur la péninsule de Reykjanes, j’ai rappelé qu’une éruption avortée s’était produite sur le Krafla dans les années 1990. Le Met Office précise que lors de la période d’activité du Krafla, le magma a toujours emprunté le même dike, mais à des échelles de grandeur différentes. Il faut aussi noter que les éruptions du Krafla n’ont pas suivi un schéma aussi régulier que celui observé jusqu’à présent le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkar sur la péninsule de Reykjanes.
Source : Met Office islandais.

Graphique tendant à montrer que le comportement du magma a changé depuis l’éruption avortée du 2 mars 2024. Personne ne sait si la situation actuelle se limitera à une intrusion ou débouchera sur une éruption.  (Source: Met Office)

Reykjanes et Krafla : intrusions magmatiques, éruptions effectives et éruptions avortées (Image webcam et Wikipedia)

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Model calculations show that magma accumulation at Svartsengi continues at a steady rate. In previous events a magma intrusion formed when the volume of accumulated magma reached 8 to 13 million cubic meters. The total volume accumulated now has already reached this threshold. Pressure buildup therefore continues to increase in the magma chamber and likelihood of a new dike intrusion and even an eruption in the next days is increased. An eruption could occur with very short notice, possibly less than 30 minutes.

Seismicity is currently globally low on the Reykjanes Peninsula. The largest event was M2.8 on March 8th, 2024, at a depth of 5km, just SE of Þorbjörn.

The Met Office explains that the behaviour of the dike propagation on March 2nd differed in some ways to the previous dike formations. It may indicate possible changes to the unusually rythmic pattern of unrest with magma accumulation at Svartsengi and repeated dyke intusions and eruptions.

I am personally pleased to see that the Met Office refers to the events that occurred at Krafla volcano (northern Iceland) after 1975. During a period of 10 years, 20 magma intrusions occurred with 9 of them culminating in a volcanic eruption, while the others led to aborted eruptions. During the mess that preceded the December eruption on the Reykjanes Peninsula, I reminded that an aborted eruption has occurred at Krafla in the 1990s. The Met Office specifies that in the Krafla unrest magma always intruded into the same dike, but at different scales of magnitude. However, the eruptions did not follow a similarly regular pattern as observed so far in the Sundhnúkar crater row.

Source : Icelandic Met Office.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le Met Office attend toujours une éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande). L’accumulation de magma sous le secteur de Svartsengi a atteint un seuil correspondant aux éruptions précédentes. Cependant, l’éruption avortée du 2 mars 2024 a pu modifier le comportement de l’intrusion (voir la note suivante).

Eruption du 8 février 2024 (Image webcam)

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Une image envoyée par le satellite Sentinel-2 le 11 mars 2024 montre une nouvelle éruption effusive sur le volcan Tinakula (Îles Salomon), avec de la lave qui est émise par une bouche au sommet et qui s’écoule sur environ 1 km le long du versant ouest jusque dans l’océan. Cette éruption poursuit l’activité débutée en décembre 2018.
Tinakula, une petite île d’environ 3,5 km de diamètre, représente le sommet émergé d’un vaste stratovolcan situé à l’extrémité nord-ouest des îles de Santa Cruz. Le volcan, principalement composé de matériaux andésitiques, est actif depuis le début de l’exploration espagnole au 16ème siècle, avec des éruptions fréquentes. Un événement explosif vers 1840 aurait généré des coulées pyroclastiques qui ont dévasté l’île, entraînant la mort des habitants présents à cette époque.

Tinakula le 11 mars 2024 (Source : Copernicus / Sentinel-2)

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On enregistre toujours des signes d’activité du volcan sous-marin Ahyi (Îles Mariannes / USA). Un petit panache d’eau de mer décolorée à proximité volcan a été observé sur une image satellite le 5 mars 2024. La couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs) et le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory – surveillance conseillée – niveau 2 sur une échelle à quatre niveaux.
Source : USGS.

Source: USGS

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L’éruption se poursuit sur l’île Fernandina (Galapagos) à partir d’une fracture circulaire située sur le flanc supérieur SE. Cependant, l’activité a diminué au cours de la semaine écoulée. Des centaines d’anomalies thermiques ont été identifiées u-dessus des coulées de lave sur les images satellite. La plus longue coulée de lave a couvert une distance de 8 km. Un incendie de végétation a été observé à l’ouest du champ de lave le 7 mars 2024. Les émissions de SO2 varient entre environ 1 870 et 4 160 tonnes par jour.
Source : Instituto Geofisico.

Image du début de l’éruption (Source: Parc National)

A noter : Si vous avez l’intention de visiter les îles Galapagos, il vous sera demandé de payer deux fois plus de droits d’entrée à partir de cette année, car l’augmentation du nombre de visiteurs exerce une pression sur cette destination écologiquement sensible. Le ministère équatorien du Tourisme a annoncé les nouveaux tarifs, qui entreront en vigueur le 1er août 2024. Ils passeront de 100 dollars à 200 dollars pour les ressortissants de presque tous les pays, à l’exception des autres membres du bloc commercial sud-américain Mercosur qui doivent désormais payer 100 $ par personne, contre 50 $ auparavant. Les enfants de moins de deux ans peuvent visiter gratuitement, quelle que soit leur nationalité.
Il s’agit de la première augmentation des droits d’entrée aux Galapagos depuis 1998. Cet argent supplémentaire sera consacré aux efforts de conservation des îles.

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Selon des articles de presse, les émissions de gaz ont augmenté dans le cratère Santiago du Masaya (Nicaragua) en février. De petits glissements de terrain se sont produits sur la paroi interne du cratère nord-ouest et le niveau du lac de lave a légèrement augmenté. Des limites ont été recommandées quant au nombre de personnes et au temps passé sur la zone d’observation au bord du cratère. Un important glissement de terrain s’est produit le 2 mars 2024 et a recouvert le lac de lave actif. Une image satellite du 3 mars a montré une anomalie thermique au fond du cratère moins intense que sur une image du 22 février. Selon un article de presse du 8 mars, l’INETER a signalé que de petits glissements de terrain continuent de se produire sur les parois internes des cratères sud-ouest et nord-ouest. Les lacs de lave restent recouverts de dépôts. Il se peut que le Parque Nacional Volcán Masaya ouvre partiellement, mais le public est prié de rester à 800 m du cratère Santiago.
Source : INETER, médias d’information nicaraguayens.

Lac de lave au fond du cratère du Masaya (Crédit photo: INETER)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

An eruption is still expected by the Icelandic Met Office on the Reykjanes Peninsula (Iceland). Magma accumulation beneath the Svartsengi area has reached a threshold corresonding to the previous eruptions. However, the aborted eruption of March 2nd, 2024 may have altered the behaviour of the intrusion (see the post that follows).

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Sentinel-2 satellite image acquired on March 11th, 2024, shows Tinakula Volcano (Solomon Islands) undergoing a new effusive eruption, with lava emerging from the summit vent and flowing about 1 km down its western slope into the ocean. This eruption continues the activity that began in December 2018.

Tinakula, a small island approximately 3.5 km in diameter, represents the visible peak of a vast stratovolcano situated at the northwest end of the Santa Cruz islands.The volcano, primarily composed of andesitic material, has been active since the Spanish began exploration in the 16th century, with frequent eruptions. An explosive event around 1840 is believed to have generated pyroclastic flows that devastated the island, resulting in the loss of its then-inhabitants.

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Signs of unrest at Ahyi Seamount (Mariana Islands / USA) continue. A small plume of discolored seawater in the vicinity of the seamount was observed in a satellite image released on March 5th, 2024. The Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the Volcano Alert Level remains at Advisory (level 2 on a four-level scale).

Source : USGS.

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The eruption at Fernandina (Galapagos) continues from a circumferential fissure located on the upper SE flank. However, activity decreased duribg the past week. Hundreds of thermal anomalies over the lava flows have been identified in satellite images, and the longest lava flow shows a total length of 8 km. A fire west of the flow field was observed on March 7th, 2024. SO2 emissions range between about 1,870 and 4,160 tons per day.

Source : Instituto Geofisico.

If you intend to visit the Galapagos Islands you will be asked to pay twice as much in entry fees from this year amid concerns that a rise in visitor numbers is putting pressure on the ecologically sensitive destination. Ecuador’s Ministry of Tourism has announced the new fees, which will take effect on August 1st, 2024. They will go from $100 to $200 for nationals of almost all countries, except for other members of the South American trade bloc Mercosur who will now have to pay $100 per person, up from $50. Children under age two can visit for free, regardless of nationality.

This is the first increase in Galapagos entry fees since 1998. The additional money will go toward conservation efforts for the islands.

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According to news articles, gas emissions increased at Masaya’s Santiago Crater (Nicaragua) in February, small landslides occurred from the inner NW crater wall, and the level of the lava lake slightly increased. Limits have been recommended on the number of people and the time spent at the viewing area at the crater rim. A large landslide occurred on March 2nd, 2024 and covered the active lava lake. A satellite image from March 3rd showed a much smaller thermal anomaly on the crater floor compared to a 22 February image. According to an 8 March news article, INETER reported that small landslides continue to occur, originating from the inner SW and NW crater walls. The lava lakes remain covered with the deposits. The Parque Nacional Volcán Masaya may partially open, though the public is asked to stay 800 m away from Santiago Crater.

Source : INETER, Nicaraguan news media.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Un rideau pour sauver le glacier Thwaites (Antarctique) ? // A curtain to save the Thwaites Glacier (Antarctica) ?

Le Thwaites est un immense glacier situé sur la côte ouest de l’Antarctique, auquel j’ai déjà consacré plusieurs notes sur ce blog. Son front mesure 120 kilomètres.

 

Les scientifiques lancent constamment des messages d’alerte car le Thwaites fond très rapidement. Il a perdu plus de 1 000 milliards de tonnes de glace depuis l’an 2000. Les scientifiques souhaitent l’équiper de rideaux de 100 kilomètres de long afin de ralentir sa fonte. Le projet est évalué à 50 milliards de dollars. Si le Thwaites disparaissait entièrement, le niveau de la mer dans le monde augmenterait d’environ 3 mètres.

 

Crédit photo: NASA

Si le niveau de la mer augmentait de seulement 60 centimètres dans le monde,  les conséquences pour les villes côtières seraient terribles. New York, Miami et la Nouvelle-Orléans connaîtraient des inondations dévastatrices. Dans le monde entier, 97 millions de personnes seraient confrontées à une montée rapide des eaux mettant en danger leurs maisons et leurs moyens de subsistance.

La ville de Miami est déjà confrontée à la montée des eaux de l’océan (Photo : C. Grandpey)

À l’heure actuelle, la banquise de l’Antarctique constitue un rempart qui empêche les eaux chaudes de l’océan Austral d’atteindre les glaciers. Si le Thwaites venait à fondre dans sa totalité, cela déclencherait une cascade de fonte glaciaire avec une hausse supplémentaire de trois mètres du niveau de la mer. En effet, les glaciers côtiers de l’Antarctique sont interconnectés. Si la fonte de l’un s’accélère, celle des autres fera de même.

Image montrant les glaciers de l’ouest Antarctique (Source ; BAS)

La fonte du Thwaites contribue déjà à 4 % de l’élévation du niveau de la mer dans le monde.Certains scientifiques – qui jouent parfois aux apprentis-sorciers – tentent de trouver des solutions innovantes susceptibles de ralentir la fonte des glaciers. La dernière stratégie réside dans l’installation de gigantesques rideaux sous-marins de 100 kilomètres de long pour empêcher l’eau de mer chaude d’atteindre et de faire fondre les glaciers. En effet, l’un des principaux facteurs responsables de la fonte des glaciers en Antarctique est la pénétration d’eau de mer chaude, aidée par les courants, sous la banquise, ce qui provoque sa fonte rapide. À mesure que les océans se réchauffent avec le réchauffement climatique, les courants érodent de plus en plus le Thwaites, menaçant de le faire fondre, ce qui serait une catastrophe.

L’eau chaude de l’océan Austral mine la banquise par en dessous (Source : BAS)

En théorie, ces rideaux bloqueraient l’arrivée des courants chauds vers le Thwaites. Cela donnerait à sa banquise le temps de se régénérer et donc de mieux protéger les glaciers en amont. L’idée du rideau s’appuie sur une solution similaire qui a été suggérée en 2018 et qui consistait à bloquer l’eau chaude à l’aide d’un mur. Les rideaux semblent une meilleure option. En effet, ils sont tout aussi efficaces qu’un mur pour bloquer les courants chauds, mais beaucoup plus faciles à retirer si nécessaire.

Diagramme montrant comment un rideau ancré au fond marin pourrait empêcher les courants d’eau chaude et profonde d’atteindre les glaciers (Source :.Arctic Centre / Université de Laponie)

Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont déjà effectué les premiers tests sur un prototype, et ils pourraient passer à l’étape suivante dès l’été 2025. Ils testent actuellement une version d’un mètre de long à l’intérieur de réservoirs. Une fois qu’ils auront prouvé sa faisabilité du projet, ils procéderont à son test dans la rivière Cam, soit en installant un rideau au fond de la rivière, soit en le tirant derrière un bateau. L’idée est de développer progressivement les prototypes jusqu’à ce qu’ils prouvent que la technologie est suffisamment fiable pour être installée en Antarctique. Si tout se passe bien, les chercheurs pourraient tester un ensemble de prototypes de rideaux de 10 mètres de long dans un fjord norvégien d’ici environ deux ans. Un problème majeur sera d’obtenir le financement nécessaire pour mener à bien ce projet extrêmement coûteux..
Source  : Business Insider via Yahoo Actualités.

Je suis personnellement extrêmement sceptique devant ce projet de rideaux en Antarctique. Tout d’abord, je ne suis pas certain que la somme colossale exigée par sa réalisation sera attribuée aux scientifiques britanniques. Par ailleurs, le gigantisme du projet tient davantage du fantasme d’un Professeur Nimbus que de scientifiques raisonnables. Il est fort à parier que les rideaux prévus dans le projet ne pèseront pas lourd devant la force des courants marins. Vouloir freiner la chaleur qu’ils transportent semble une douce illusion. De toute façon, comme je l’ai écrit à maintes reprises, ce n’est pas aux conséquences du réchauffement climatique qu’il faut s’attaquer mais à ses causes. Priorité doit être donnée à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, CO2 et NH4 en particulier. Malheureusement, la Courbe de Keeling et celle de la température mondiale qui lui est parallèle ne montrent pas le moindre fléchissement. Si des mesures ne sont pas prises de toute urgence, nos enfants et petits-enfants seront confrontés à de très graves problèmes.

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Thwaites is a massive glacier on Antarctica’s western coast. Its front is 120 kilometers wide. Scientists are worried because Thwites is melting very fast. It has lost over 1,000 billion tons of ice since 2000. Scientists want to build 100-kilometer-long curtains around the glacier to slow its catastrophic melting. The cost of the project is estimated at $50 billion.

If the Thwaites collapsed entirely, global sea levels would ultimately rise by about 3 meters.

Sixty centimeters of sea level rise may not sound like a lot. But if sea levels rose by 60 centimeters worldwide, the effects on coastal communities would be catastrophic. Cities like New York, Miami, and New Orleans would experience devastating flooding. Across the globe, 97 million people would be in the path of rapidly encroaching waters, putting their homes, communities, and livelihoods at risk.

Right now, the Antarctic ice shelf prevents the warming waters of the Southern Ocean from reaching the glaciers on land. If the Thwaites collapsed, it would trigger a cascade of melting that could raise sea levels another 3 meters. Indeed, the coastal glaciers in Antarctica are interconnected

Already, the melting Thwaites contributes to 4% of global sea level rise. Geoengineers are trying to find innovating technologies that could slow glacial melting. The latest strategy lies with underwater curtains. They would like to install gigantic 100-kilometer-long underwater curtains to prevent warm seawater from reaching and melting glaciers. Indeed, one of the main drivers of glacial melting is the flow of warm, salty sea water deep within the ocean. These warm currents lap against the sides of the Thwaites, melting away the thick ice that keeps the shelf’s edge from collapsing. As oceans warm due to global warming, these intruding currents will increasingly erode the Thwaites, driving it closer to total collapse.

In theory, these curtains would block the flow of warm currents to the Thwaites to halt its melting and give its ice shelf time to re-thicken. The curtain idea is based on a similar solution that was suggested in 2018, which would block warm water using a massive wall.. Curtains are supposed to be a much safer option. They are just as effective as a wall at blocking warm currents, but much easier to remove if necessary.

Researchers at the University of Cambridge are already in the very early stages of developing and testing a prototype, and they could progress to the next stage as early as summer 2025. Right now, they are testing a one-meter-long version of this technology inside tanks. Once they have proven its functionality, they willl move on to testing it in the River Cam, either by installing it at the bottom of the river or by pulling it behind a boat. The idea is to gradually scale up the prototypes until evidence suggests the technology is stable enough to install in the Antarctic. If all goes well, they could be testing a set of 10-meter-long curtain prototypes in a Norwegian fjord in about two years. A major problem will be to get the necessary funds to complete the project.

Source : Business Insider via Yahoo News.

Records de température en Afrique // Temperature records in Africa

À en juger par les nouvelles en provenance d’Afrique, on peut déjà affirmer que mars 2024 sera l’un des mois les plus chauds – peut-être le plus chaud – de l’histoire. Une vague de chaleur exceptionnelle a entraîné des milliers de records de température à travers l’Afrique le 11 mars 2024. Des records ont été battus dans presque tous les pays, du nord au sud et d’ouest en est. Selon un climatologue, « il ne s’est jamais produit quelque chose de pareil, où que ce soit dans le monde, dans l’histoire du climat. »
Au Cameroun, les températures ont atteint 45,5 °C, un nouveau record national pour cette journée de mars.
De même, la température au Ghana a atteint 43,8 °C, marquant également un record national pour le mois de mars.
Le Niger a vu ses records mensuels battus dans presque toutes les stations météo, avec des températures atteignant 45 °C à Tillabéry et supérieures à 43 °C dans de nombreuses autres villes.
Le Burkina Faso a enregistré des températures comprises entre 42,8 °C et 44,1 °C à Ouagadougou.
Le Mali a enregistré sa journée la plus chaude de son histoire avec 44 °C à Bougouni. Les températures nocturnes ne sont pas descendues en dessous de 27 °C.
Des centaines de records ont également été battus en Afrique du Sud, en Namibie, en Zambie et au Botswana.

Source : The Watchers.

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Judging from the news coming from Africa, one can already say that March 2024 will be one of the hottest – maybe the hottest – months in history. A wave of exceptionally hot weather led to the shattering of thousands of temperature records across Africa on March 11th, 2024. Records were smashed in nearly every single country from north to south and west to east, According to a climatologist, “never happened anything like this anywhere in the world in climatic history.”

In Cameroon, temperatures reached 45.5 °C, setting a new national record for the hottest March day.

Similarly, Ghana reached 43.8 °C, also marking a national record for March.

Niger saw its monthly records broken at almost all monitoring stations, with temperatures soaring to 45 °C in Tillabery, and above 43 °C in many other towns.

Burkina Faso recorded monthly highs with temperatures ranging between 42.8 °C and 44.1 °C in Ouagadougou.

Mali reported its hottest day in history with Bougouni reaching 44 °C. Night temperatures did not go below 27 °C.

Hundreds of records were also broken all over South Africa, Namibia, Zambia, and Botswana.

Source : The Watchers.