Eruption aux Galapagos (Equateur) // Eruption at Galapagos Islands (Ecuador)

Selon le site The Watchers, une éruption a commencé sur le volcan Wolf (Galapagos / Equateur) vers 05h30 (UTC) le 7 janvier 2022. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 2015 après 33 ans de sommeil, avec un VEI 4.
Selon le Washington VAAC, l’éruption a généré un panache qui est monté jusqu’à 3,6 km au-dessus du niveau de la mer.
La Smithsonian Institution explique que le Wolf (1710 m) est le plus haut volcan des îles Galápagos. Il chevauche l’équateur à l’extrémité nord d’Isabela, la plus grande île de l’archipel.
Une profonde caldeira de 6 x 7 km est située au sommet.
L’éruption de 1797 a été la première éruption historique documentée dans les îles Galápagos
Source : The Watchers, Smithsonian Institution.

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According to the website The Watchers, an eruption began at Wolf volcano (Galapagos / Ecuador) at around 05:30 (UTC) on January 7th, 2022. The last eruption of this volcano took place in 2015 after 33 years of sleep, with a VEI 4.

According to the Washington VAAC, the eruption is sending a plume up to 3.6 km above sea level,.

The Smithsonian Institution explains that Wolf (1,710 m) is the highest volcano of the Galápagos Islands. It straddles the equator at the north end of the archipelago’s largest island, Isabela.

A deep 6 x 7 km caldera is located at the summit.

An eruption in 1797 was the first documented historical eruption in the Galápagos Islands

Source : The Watchers, Smithsonian Institution.

Image satellite NASA Landsat 7

Premier bilan climatique pour 2021 // First climate assessment for 2021

Les agences climatiques commencent à diffuser leurs bilans concernant l’année 2021. Ainsi, selon ERA5, avec +0,46°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, l’année 2021 arriverait en 5ème position. Par rapport à la période 1991-2020, l’anomalie est de + 0,267°C.

Contrairement aux années passées qui étaient dominées par le phénomène de réchauffement El Niño, la température de 2021 a été tirée vers le bas par La Niña qui génère des conditions plus froides dans le Pacifique oriental. Malgré cela, l’année 2021 a été plus chaude que certaines années dominées par El Niño comme 2010 où la hausse était de +0,32°C. Cela montre que le réchauffement climatique est en train de prendre rapidement le dessus sur la variabilité naturelle. Si on remonte encore dans le temps, on note que 2021 est nettement au-dessus de 1983 et de 1998, deux années marquées par deux des trois plus gros impacts d’ El Niño. On peut donc dire que la tendance de fond est à un réchauffement de 0,20°C par décennie depuis les années 1980 et la variabilité naturelle ne peut que freiner temporairement l’élévation des températures.

Décembre 2021 a été le 6ème mois de décembre le plus chaud des annales ERA5. Il conclut une année 2021 quasiment au même niveau que 2018, époque où El Niño avait émergé en fin d’année.

On va maintenant attendre le bilan des autres agences climatiques, la NOAA et la NASA, par exemple, qui prennent en compte des données sur une plus longue période qu’ERAS5 (cette dernière remonte à 1979 seulement). D’autres agences climatique comme le Met Office remontent aux années 1850. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), quant à elle, utilise les données du Met Office pour produire des estimations des archives qui ne remontent pas à la période préindustrielle.

Source: ERAS5, global-climat.

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The climate agencies are starting to release their reports for the year 2021. Thus, according to ERA5, with + 0.46°C above the 1981-2010 average, 2021 would come in 5th position. Compared to the period 1991-2020, the anomaly is + 0.267°C.
Unlike past years which were dominated by the El Niño warming phenomenon, the temperature of 2021 was pulled down by La Niña which generates colder conditions in the eastern Pacific. Despite this, 2021 was warmer than some years dominated by El Niño like 2010 when the rise was + 0.32°C. This shows that global warming is rapidly overtaking natural variability. If we go back in time, we note that 2021 is clearly above 1983 and 1998, two years marked by two of the three biggest impacts of El Niño. We can therefore say that the underlying trend has been for a warming of 0.20°C per decade since the 1980s and natural variability can only temporarily slow the rise in temperatures.
December 2021 was the 6th hottest December in ERA5 history. It concludes a year 2021 almost at the same level as 2018, when El Niño had emerged at the end of the year.
We will now wait for the results of the other climate agencies, NOAA and NASA, for example, which take into account data over a longer period than ERAS5 (the latter goes back to 1979 only). Other climate agencies like the Met Office go back to the 1850s. The World Meteorological Organization (WMO), on the other hand, uses data from the Met Office to produce archival estimates that do not go back to the pre-industrial era.
Source: ERA5, global-climat.

 

Anomalies annuelles de température par rapport à la période 1981-2010 (Source: ERA5).

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : poursuite de l’éruption

L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit tranquillement. Chtristian Holveck s’est de nouveau rendu sur site le 4 janvier et m’a adressé quelques photos. Il m’indique que « le cône est toujours bien actif et continue à croître tranquillement tandis que les coulées qui circulent principalement en tunnels s’entassent et forment maintenant une longue proéminence d’où s’échappent parfois quelques résurgences qu’il est alors possible d’approcher. »

Photos : C. Holveck

L’OVPF indique avoir observé le 6 janviers 2021 un débordement de la lave contenue dans le cône éruptif, avec une belle coulée.

L’accès à l’Enclos reste interdit. Seuls quelques privilégiés, autorisés et encadrés, peuvent s’approcher davantage. Mon ami Christian Holveck en fait partie, ce qui devrait répondre aux questions, accompagnées d’une certaine jalousie, de certains volcanophiles que je connais en métropole…

Coup de chaud en montagne

Le réchauffement climatique a encore frappé et ceux qui habitent les zones de montagne viennent de s’en apercevoir. L’épais manteau neigeux qui avait recouvert nos passifs en novembre avec plus de 120 à 130 cm dans les Alpes du nord, a fondu « comme neige au soleil » au cours du mois de décembre. Début janvier, les pistes de ski des stations du Massif Central faisaient peine à voir. Une fine couche a recouvert le sol le 4 janvier, mais ce ne sera probablement pas suffisant pour colmater la brèche. Le plus inquiétant, c’est que la fonte ultra rapide a eu lieu pendant la période de l’année habituellement la moins favorable à ce phénomène.

Le redoux a duré très longtemps, entre le 13 décembre 2021 et le 4 janvier 2022. Météo France précise que les trois dernières semaines sont les plus chaudes jamais enregistrées pour une fin d’année, tant en durée qu’en intensité.

La fonte amorcée à la mi décembre s’est accentuée entre le 27 et le 30 décembre 2021 avec l’arrivée d’un flux d’air subtropical accompagné de fortes pluies qui ont atteint des altitudes élevées, jusqu’à 3000 m. Du jamais vu à cette époque de l’année!.Il est bien évident que le manteau neigeux n’a pas supporté cette situation et s’est considérablement aminci.

Ce n’est pas tout. Une nouvelle vague de redoux due à la présence d’un anticyclone d’origine subsaharienne a fait bondir l’isotherme 0°C à 3700 – 3800 m pendant plusieurs jours. A 2500 m d’altitude, le thermomètre affichait +10°C. Sur les pistes, les gens skiaient dans de la soupe, comme en fin de saison au printemps.

La période de redoux est en train de prendre fin, mais elle va laisser des traces et devra rester dans les mémoires car c’est une preuve supplémentaire du réchauffement climatique.

Certains vont me faire remarquer que dans le même temps plusieurs régions des Etats Unis – District de Colombie, par exemple – connaissant un froid rigoureux avec des tempêtes de neige. Comme je l’ai indiqué précédemment, la situation est provoquée par les fluctuations du courant-jet (jet stream) qui entraîne des variations climatiques spectaculaires et une multiplication des événements extrêmes. Certaines régions du Proche-Orient viennent de connaître des déluges de pluie et de grêle auxquels elles ne sont pas habituées. L’impression que le climat sur Terre est en train de devenir fou est une preuve criante du changement climatique.

Les enneigeurs ne fonctionnent pas quand la température est trop élevée (Photo: C. Grandpey)