Température record dans la Vallée de la Mort // Record temperature in the Death Valley

La température dans la Vallée de la Mort (Californie) a atteint 130°F (54,4°C) à 15h41 le 16 août 2020. Il s’agit probablement la température la plus élevée sur Terre depuis 1913. Si le relevé du National Weather Service est correct, cette température figurer également parmi les trois plus élevées jamais mesurées dans la Vallée de la Mort, ainsi que la température la plus élevée jamais observée au cours du mois d’août.
Cette température record survient au milieu d’une très forte vague de chaleur qui continue de sévir dans la majeure partie du sud-ouest des États-Unis. Plusieurs records de chaleur quotidiens y ont été établis le 15 août
Source: National Weather Service.

Certains climatologues français vont probablement encore dire qu’il s’agit d’un “hasard”!

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Temperatures in Death Valley (Californie) reached 130°F (54,4°C) at 3:41 p.m on August 16th, 2020, possibly the highest mercury reading on Earth since 1913. If the National Weather Service’s recording is correct, it would also be among the top-three highest temperatures to have ever been measured in Death Valley, as well as the highest temperature ever seen there during the month of August.

This record temperature comes amid a very severe heat wave that continues to grip most of the southwestern U.S. Multiple daily heat records were set on August 15th

Source: National Weather Service.

Some French climatologists will probably say one again that it was just a « a matter of chance !

Zabriskie Point dans la Vallée de la Mort (Photo : C. Grandpey)

Les satellites et la fonte de l’Antarctique // Satellites and Antarctica’s melting

Une nouvelle étude publiée dans Nature Geoscience nous apprend que 25 années d’observations satellitaires ont permis d’élaborer une histoire détaillée des plates-formes glaciaires en Antarctique. Ces plates-formes sont la partie frontale flottante des glaciers et elles entourent tout le continent. Les observations ont été réalisées par les missions d’altimètre radar de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) avec les satellites ERS-1, ERS-2, EnviSat et CryoSat-2. Ils ont mesuré les variations d’épaisseur des plates-formes glaciaires de l’Antarctique depuis le début des années 1990.
L’ensemble des données de l’ESA confirme la tendance à la fonte des plateformes. Ensemble, elles ont laissé échapper près de 4000 gigatonnes d’eau douce depuis 1994, une quantité qui pourrait remplir le Grand Canyon aux Etats-Unis.
On sait depuis longtemps que la taille de ces plates-formes diminue car l’eau océanique relativement chaude les ronge par dessous. Nous sommes maintenant en mesure de dire exactement où et quand la fonte se produit, et où va l’eau de fonte. Une partie de cette eau froide plonge dans les profondeurs de la mer autour de l’Antarctique où elle influence sans aucun doute la circulation océanique, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le climat bien au-delà du sud polaire. Par exemple, certains modèles ont montré que la fonte de la glace de l’Antarctique ralentit l’élévation de la température des océans dans le monde, entraînant de ce fait une augmentation des précipitations aux États-Unis.
En mettant en relation les données satellitaires, les informations sur la vitesse de déplacement de la glace fournies par d’autres sources, et les résultats de modèles informatiques, les scientifiques de la Scripps Institution of Oceanography ont obtenu une image haute résolution de la fonte des plateformes glaciaires au cours de la période étudiée.
Comme on pouvait s’y attendre, le fonte des plateformes montre beaucoup de variations, avec des pertes et des gains de masse, même au sein d’une même playeforme, mais l’image globale révèle que les plateformes perdent de la glace.

Grâce aux satellites, les scientifiques peuvent désormais savoir avec précision à quelle endroit et à quelle profondeur se produit le fonte de la glace. Certaines de ces plateformes flottantes plongent sur plusieurs centaines de mètres sous la surface de la mer. Les chercheurs peuvent dire à partir des données satellitaires si la perte de glace se produit là où la plateforme est la plus mince, ou à son front, ou bien à l’endroit où la glace commence à flotter.
L’amincissement des plateformes glaciaires ne contribue pas directement à l’élévation du niveau de la mer. C’est parce que la glace en train de flotter a déjà déplacé un volume équivalent d’eau. C’est comme un glaçon qui flotte dans un verre d’eau. Cependant, la fonte des plateformes a une conséquence indirecte. Si les plateformes sont affaiblies par la perte de glace, les glaciers qu’elle retiennent habituellement peuvent avancer plus rapidement dans l’océan, ce qui entraînera une élévation du niveau de la mer. Le phénomène se produit actuellement et a été observé par d’autres satellites.
La Scripps Institution a élaboré une carte de l’Antarctique qui montre l’amincissement des plateformes glaciaires avec différentes couleurs (voir ci-dessous).
Source: Yahoo News.

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 A new study published in Nature Geoscience tells us that 25 years of satellite observations have been used to reconstruct a detailed history of Antarctica’s ice shelves, the platforms are the floating protrusions of glaciers and ring the entire continent. These observations were made by ESA’s radar altimeter missions: ERS-1, ERS-2, EnviSat and CryoSat-2. These spacecraft have tracked the change in thickness in Antarctica’s ice shelves since the early 1990s.

The European Space Agency data-set confirms the shelves’ melting trend. As a whole, they have shed close to 4,000 gigatons since 1994, an amount of meltwater that could fill America’s Grand Canyon.

We have known for quite a long time that these platforms are losing mass as relatively warm ocean water is eating their undersides. What is knew is that we are now able to say exactly where and when the wastage has been occurring, and where also the meltwater has been going. Some of this cold, fresh water has been entering the deep sea around Antarctica where it is undoubtedly influencing ocean circulation. And this could have implications for the climate far beyond the polar south. For example, some studies have shown that including the effect of Antarctic ice melt into models slows global ocean temperature rise, and that can actually lead to an increase in precipitation in the US.

Combining satellite data with ice velocity information from other sources, and the outputs of computer models, scientists at the Scripps Institution of Oceanography have gained a high-resolution view of the pattern of melting during the study period.

As might be expected, there has been quite a lot of variation, with mass loss and gain, even within the same individual shelf, but the overall picture reveals the shelves are wasting.

Thanks to the satellites, the scientists can now trace precisely where at depth the melting is occurring. Some of these floating platforms of ice extend several hundred metres below the sea surface. The researchers can tell from the satellites’ data whether the loss of ice is occurring close to the thinnest parts of the shelves or at their fronts, or deep down in those places where the glacier ice starts to float.

Thinning ice shelves do not contribute directly to sea-level rise. That’s because the floating ice has already displaced its equivalent volume of water. It is like an ice cube in a glass of water. However, there is an indirect consequence. If the shelves are weakened, the land ice behind can flow more quickly into the ocean, and this will lead to sea-level rise. This is happening right now and has been measured by other satellites.

The Scripps Institution has produced a map of Antarctica that shows the thinning of the ice platforms with different colours (see below).

Source: Yahoo News.

Carte montrant les variations de fontes des plateformes glaciaires en Antarctique (Source : Scripps Institution of Oceanography)

Grímsvötn (Islande) : pas de crue glaciaire pour le moment // Grímsvötn (Iceland) : no glacial flood yet

Les dernières mesures GPS effectuées sur le Grímsvötn montrent que la terre recommence à se soulever. Les scientifiques expliquent que cela signifie qu’il n’y aura pas de crue glaciaire à court terme, comme ils le pensaient il y a quelques jours.
Les scientifiques et la Protection Civile ont contrôlé la zone autour de Grímsvötn pendant tout le week-end. Les dernières données indiquent qu’une crue glaciaire n’est pas imminente pour le moment, mais le niveau du lac sous-glaciaire du Grímsvötn est très élevé. Une crue est très probable cette année.
Bien que ce ne soit pas toujours le cas, une crue glaciaire du Grímsvötn peut déclencher une éruption volcanique. Bien que ces éruptions puissent être puissantes, leur principal inconvénient est qu’elles occasionnent généralement des perturbations du trafic aérien. Comme je l’ai déjà écrit, la prochaine éruption du Grímsvötn ne devrait pas être aussi puissante que celle de 2011.
Source: Iceland Review. .

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The latest GPS measurements taken at Grímsvötn volcano show that the land there is starting to rise again. Scientists say this means that there will not be a glacial flood in the immediate future, as was thought a possibility a few days ago.

Scientists and Civil Defense authorities have been closely monitoring the area around Grímsvötn all weekend. The latest data indicate that a glacial flood is not imminent right now, but the water level in Grímsvötn is very high, so a flood is expected this year.

Although this is not always the case, a glacial flood at Grímsvötn can trigger a volcanic eruption. Although these eruptions can be strong, the primary side effect has usually been disruptions to air traffic. As I put it before, Grímsvötn’s next eruption is unlikely to be as big as the one in 2011.

Source : Iceland Review.

L’éruption de 2011 vue depuis l’espace (Source : NASA)