Chaud-froid sur la planète // Cold-heat on the planet

Des conditions météorologiques extrêmes ont affecté l’ensemble de la planète au mois de janvier: au moment où le vortex polaire faisait frissonner le Midwest des Etats Unis, des conditions météorologiques extrêmes étaient également signalées dans d’autres régions du monde.
En Australie, une chaleur accablante a assommé le pays, avec des incendies de forêt catastrophiques et des records de température. L’ensemble de l’Australie a connu l’un de ses étés les plus chauds jamais enregistrés. Des dizaines de feux de forêt ont sévi en Tasmanie et il faisait si chaud que les serpents cherchaient refuge dans les toilettes publiques.
En revanche, en Alaska, il fait trop chaud pour que des courses de chiens de traîneau puissent avoir lieu. La pluie et les mauvaises conditions de piste ont conduit à l’annulation de la Willow 300 de cette année. Les températures positives ont fait fondre la neige si bien que l’eau a envahi certaines parties du parcours.
AZu cours de la semaine écoulée, les températures ont été nettement plus chaudes dans certaines parties de l’Alaska que dans les Etats-Unis contigus. À McGrath, dans le centre de l’Alaska, on a enregistré une température record de +5,5 ° C, soit une trentaine de degrés plus chaude que dans le Minnesota.
Il faut s’attendre à de tels extrêmes de plus en plus fréquents pour les années à venir. Selon les scientifiques, un monde plus chaud sera probablement un monde plus extrême. La NOAA explique que, bien que le réchauffement climatique causé par l’homme ne soit pas la cause unique des événements extrêmes, leur changement d’intensité ou de fréquence peut être influencé par le changement climatique. En juin dernier, un rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) avait averti que les inondations, les vagues de chaleur et d’autres conditions météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du monde « continueraient probablement à la suite de l’accélération du changement climatique ».
D’autres études ont établi un lien entre les conditions météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète. Ainsi, une étude réalisée en 2014 et parue dans la revue Nature indiquait que les épisodes de conditions météorologiques extrêmes étaient liés à de grandes fluctuations des régimes de vents au-dessus de la surface de la Terre, phénomène qui pourrait avoir pour cause le changement climatique. »
Source: Presse nord-américaine.

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Extreme weather has been affecting the whole planet this month: As the upper Midwest shivered with record-breaking cold temperatures because of the polar vortex, wild extremes in weather were reported in other parts of the world.

In Australia, blistering heat this month has scorched the country, causing disastrous wildfires and setting temperature records. All of Australia is in the midst of one of its hottest summers on record. Dozens of wildfires raged on Tasmania and it is so hot there that snakes are seeking refuge in people’s toilets.

Meantime in Alaska, it is too warm for sled dog races to take place. Rain and poor trail conditions have led to the cancellation of this year’s Willow 300. A stretch of above-freezing temperatures has led to open water on sections of the trail.

In fact, temperatures this week were significantly warmer in parts of Alaska than in the north-central part of the continental U.S. In McGrath, central Alaska, a record-breaking temperature of 5.5°C was reported this week, which was about 30 degrees Celsius warmer than portions of Minnesota.

Weird extremes like this may become more commonplace in the future. According to scientists, a warming world will likely be a more extreme world. NOAA explains that although human-caused global warming is not the sole cause of any single extreme event, changes in the intensity or frequency of extremes may be influenced by climate change. Last June, a report from the World Meteorological Organization (WMO) warned that the floods, heatwaves and other extreme weather conditions gripping many parts of the world « are likely to continue as a consequence of accelerating climate change. »

Other research has backed up a connection between extreme weather and global warming: A 2014 study in Nature found that bouts of extreme weather are linked to large fluctuations of wind patterns high above the Earth’s surface, which could be related to climate change. »

Source : U.S. news media .

Les caprices du vortex polaire (Source: NOAA / AFP)

Stromboli (Sicile) & Sabancaya (Pérou)

Selon la dernière mise à jour du Laboratorio Geofisica Sperimentale (LGS), l’activité du Stromboli se caractérise en ce moment par de faibles explosions localisées dans des bouches situées au NE et au SW. Les émissions de gaz sont faibles, principalement au niveau du cratère central. Le tremor reste à des valeurs moyennes. La caméra thermique montre un nombre moyen d’événements de faible amplitude.
L’activité éruptive a globalement diminué par rapport aux derniers jours. Le débordement de lave prédit par certains visiteurs ne s’est pas produit. De même, un effondrement des matériaux qui se sont accumulés dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco ne devrait pas déclencher de tsunami. À Stromboli, des tsunamis peuvent survenir lorsque des effondrements ou des glissements de terrain sur la Sciara del Fuoco se produisent sous le niveau de la mer. Il ne faudrait pas oublier que la mer est profonde autour de l’édifice volcanique. Le cône s’élève à 924 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais sa base se trouve à une profondeur d’environ 2 000 mètres.
Deux tsunamis se sont déclenchés à 7 minutes d’intervalle le 30 décembre 2002. Le premier a été provoqué par le glissement d’une masse de matériaux estimée à 20 × 106 mètres cubes sous le niveau de la mer très près du littoral. Le deuxième tsunami a été provoqué par le détachement d’une masse de matériaux de 4 à 9 × 106 mètres cubes à environ 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce dernier glissement de terrain peut être considéré comme la suite logique, par gravité, du premier événement.
Source: LGS, Bulletin of Volcanology.

L’activité du Sabancaya a été assez stable au cours des derniers jours. Le dernier rapport de l’IGP se termine en ces termes: «En général, l’activité éruptive maintient des niveaux modérés. Il ne devrait pas y avoir de changements significatifs au cours des prochains jours.». Voir le bulletin complet ci-dessous.
Source: INGEMMET, IGP.

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According to the latest update of the Laboratorio Geofisica Sperimentale, activity at Stromboli is characterized by weak explosions localized at the NE and SW vents. Gas emissions are low, mainly at the central crater. The tremor level is medium. Thermal activity shows a medium number of events with low amplitude.

Volcanic activity is globally at a medium level and has decreased compared with the past days. The lava overflow predicted by some visitors did not occur. In the same way, a collapse of the material that has accumulated in the upper part of Sciara del Fuoco is unlikely to trigger a tsunami. At Stromboli, tsunamis may occur when collapses or landslides at the Sciara del Fuoco occur underwater. We need to remember that the sea is quite deep around the volcanic edifice. The cone rises 924 meters above the sea level, but its base is located at a depth of about 2000 metres.

Two tidal waves were generated 7 minutes apart on December 30th, 2002. The first tsunami was due to a submarine mass movement that started very close to the coastline and that involved about 20×106 cubic metres of material. The second tsunami was caused by a mass of material that detached at about 500 metres above sea level and that involved a volume estimated at 4–9×106 cubic metres. The latter landslide can be seen as the retrogressive continuation of the first event.

Source: LGS, Bulletin of Volcanology.

 

Activity at Sabancaya volcano has been quite stable in the past days. IGP’s latest report about the volcano concludes with these words: “In general, eruptive activity maintains moderate levels. There should not be any significant changes in the next days. See complete bulletin below.

Source: INGEMMET, IGP.

Source: IGP