Un visiteur de mon blog m’a demandé il y a quelques jours si j’avais les dernières nouvelles de l’Ol Doinyo Lengai. Ma dernière note a été publiée en juillet 2017 et je n’ai rien lu de fiable sur le volcan depuis cette époque. En juillet 2017, un article du National Geographic indiquait que « selon des observations récentes, il semble que l’Ol Doinyo Lengai montre les signes d’une éruption imminente », mais les prévisions étaient vagues (« quelques semaines, quelques mois, ou un an ou plus « ) et donc peu fiables.
La dernière vidéo que je connaisse date de janvier 2018: https://www.youtube.com/watch?v=mug9nuJUrL0
On peut voir un profond cratère avec un cône de carbonatite sur son plancher. Cependant, il ne semble pas y avoir de lave active sortant des bouches à l’intérieur du cratère. Quelques fumerolles sont visibles sur les parois.
Se référant au site web d’un volcanophile, le site Internet The Watchers a indiqué le 8 août 2018 qu ‘ »une nouvelle émission de carbonatite chaude a commencé au volcan Ol Doinyo Lengai en Tanzanie il y a quelques jours ». La nouvelle demande confirmation.
J’ai encore en mémoire les images d’Ol Doinyo Lengai lorsque je l’ai visité fin décembre 2002. Il y avait un petit lac de lave au sommet et les coulées de carbonatite avançaient parfois sur la plate-forme sommitale et sur les pentes du volcan.
Il serait dommage de grimper au sommet de ce volcan et de ne voir aucune activité car la montée et la descente ne sont pas faciles et demandent beaucoup d’efforts. Cependant, vous avez la récompense de voir la vallée du Rift et le lac Natron depuis le sommet. Ces vues sont incroyablement belles!
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A visitor of my blog asked me a few days ago if I had the latest news of Ol Doinyo Lengai volcano. My latest note was released in July 2017 and I have not read anything reliable about the volcano since then. In July 2017, a National Geographic article said that “according to recent observations, it looks as if Ol Doinyo Lengai is showing signs that an eruption is imminent,” but the prediction was vague (“a matter of a few weeks, a couple of months, or a year or more”) and thus unreliable.
The latest video I know dates back to January 2018:
One can see a deep crater with a cone of carbonatite on its floor. However, there does not seem to be active lava coming out of the vents in the crater. A few fumaroles can be seen on the crater walls.
Referring to the website of a volcano lover, the website The Watchers indicated on August 8th, 2018 that “a new emission of hot carbonatite began at Ol Doinyo Lengai volcano in Tanzania a few days ago”. The piece of news needs to be confirmed.
I still have in my brain the images of Ol Doinyo Lengai when I visited it at the end of December 2002. There was a small lava pond at the summit and lava flows were sometimes travelling on the summit platform and on the slopes of the volcano.
It would be a pity to climb to the summit and see no activity because the climbing and the descent are not easy and require a good deal of efforts. However, you get the reward of seeing the Rift Valley and Lake Natron from the top of the volcano. These views are incredibly beautiful!
Ambae (Vanuatu):
D’après la presse néo-zélandaise, les habitants d’Ambae ont obéi à l’ordre du gouvernement et ont commencé à évacuer l’île dans les premiers jours du mois d’août. La décision gouvernementale a été motivée par les effets des retombées de cendre provoquées par l’éruption dans le Lac Voui. Le 8 août, plus de 3 000 personnes s’étaient dirigées vers les îles Espiritu Santon et Maewo.
Etna (Sicile / Italie):
L’INGV indique que l’activité de l’Etna consiste en des émissions de gaz et une activité strombolienne dans les cratères sommitaux. Trois bouches sont actives au fond de la Bocca Nuova, avec des émissions de gaz au niveau de deux d’entre elles et une activité strombolienne sporadique dans la troisième. Trois bouches sont également actives au fond du cratère nord-est; l’une d’elles produit des émissions de cendre ; une autres de la vapeur et une troisième projette des matériaux incandescents qui ne dépassent pas la lèvre du cratère. Après plusieurs mois de calme, l’activité explosive a repris dans la bouche E sur le flanc E du Nouveau Cratère Sud-Est. L’activité a débuté le 1er août avec un panache de cendre qui s’est élevé de plusieurs centaines de mètres au-dessus du sommet.
Source: INGV.
Krakatau (Indonésie):
L’activité est relativement stable sur le volcan. Les explosions génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 600 mètres au-dessus du sommet où l’incandescence est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Les habitants et les touristes sont invités à ne pas s’approcher du volcan à moins d’1 km du cratère.
Source: VSI.
Nevados de Chillan (Chili)
L’activité se poursuit sur le volcan ; elle est liée à la croissance du dôme de lave Gil-Cruz dans le cratère Nicanor. La sismicité est modérée à élevée et se compose d’événements longue période (LP) et d’épisodes de tremor. Le niveau d’alerte reste à l’Orange,
Source: SERNAGEOMIN.
Sierra Negra (Isla Isabela / Equateur):
L’éruption du Sierra Negra se poursuit. L’incandescence produite par les coulées de lave actives est visible quotidiennement. Une augmentation du tremor a commencé à 22h20 le 3 août et a duré deux heures, signe d’une intensification de l’activité sur le flanc N.
Source: Instituto Geofisico.
Sabancaya (Pérou):
Des explosions sont encore observées sur le Sabancaya, avec une vingtaine d’événements en moyenne chaque jour. Les panaches de gaz et de cendre montent jusqu’à 2,6 km au-dessus du cratère. Le 2 août, les émissions de SO2 atteignaient 5 000 tonnes / jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: INGEMMET.
Kilauea (Hawaii) :
Activité inchangée depuis ma dernière note.
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Ambae (Vanuatu):
According to New Zealand newspapers, residents of Ambae obeyed the government order and began to evacuate the island in the first days of August. The order was potivated by the effects of significant ashfall from the ongoing eruption at Lake Voui. By August 8th, over 3,000 people had been moved to Espiritu Santon and Maewo islands.
Etna (Sicily / Italy):
INGV reports that activity at Mt Etna is characterized by gas emissions at the summit craters and strombolian activity. Three vents at the bottom of Bocca Nuova are active, with gas emissions rising from two vents and sporadic strombolian activity occurring at a third. Three vents are also active at the bottom of Northeast Crater; one produces ash emissions, one steam emissions, and strombolian explosions at the third ejects incandescent material as high as the crater rim. After several months of quiet conditions, explosive activity resumed at the E crater on the E flank of the New Southeast Crater. The activity began on August 1st with an ash plume that rose several hundred metrs above the summit.
Source: INGV.
Krakatau (Indonesia):
Activity is relatively stable at the volcano. Explosions generate ash plumes that rise as high as 600 metres above the summit where incandescence is visible at night. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Residents and visitors are asked not to approach the volcano within 1 km of the crater.
Source: VSI.
Nevados de Chillan (Chile)
Activity continues at the volcano, associated with the growth of the Gil-Cruz lava dome in the Nicanor Crater. Seismicity is moderate to high and consists of long-period events and tremor episodes. The Alert Level remains at Orange,
Source : SERNAGEOMIN.
Sierra Negra ( Isla Isabela / Ecuador):
The eruption at Sierra Negra continues. Incandescence from active lava flows is visible daily. An increase in the tremor began at 22:20 on August 3rd and lasted two hours, signifying a new pulse of activity on the N flank.
Source: Instituto Geofisico.
Sabancaya (Peru):
Explosions are still observed at Sabancaya with an average of about 20 events per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 2.6 km above the crater rim. On August 2nd, the SO2 emissions were measured at 5,000 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.
Selon une étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs de 17 pays et publiée début juillet 2018 dans Nature Geoscience, le réchauffement climatique au cours des prochaines années pourrait être deux fois plus important que celui prévu par les modèles climatiques présentés dans les scénarios actuels. Même si l’objectif d’une hausse des températures de 2°C était atteint, le niveau de la mer pourrait augmenter de six mètres ou plus.
Les résultats de l’étude s’appuient sur l’observation de trois périodes chaudes au cours des 3,5 millions d’années passées, époque où la température de la Terre dépassait de 0,5°C à 2°C les températures préindustrielles du 19ème siècle.
L’étude montre également que de vastes zones de calottes polaires pourraient disparaître. Des changements significatifs dans les écosystèmes pourraient voir le désert du Sahara devenir une étendue verte et les bordures des forêts tropicales se transformer en savane. Les observations des périodes de réchauffement passées révèlent qu’un certain nombre de mécanismes amplificateurs, mal représentés dans les modèles climatiques, augmentent le réchauffement à long terme bien au-delà des projections actuelles. En conséquence, le budget carbone pour éviter 2°C du réchauffement climatique pourrait être beaucoup plus réduit que prévu, laissant une marge d’erreur très faible pour atteindre les objectifs de la COP 21.
Pour obtenir leurs résultats, les chercheurs ont examiné trois des périodes chaudes les mieux documentées, le maximum thermique de l’Holocène (il y a 5000-9000 ans), le dernier interglaciaire (129 000-116 000 ans) et la période chaude du milieu du Pliocène (3,3-3 millions d’années). Le réchauffement des deux premières périodes a été causé par des changements prévisibles de l’orbite terrestre, tandis que l’événement du milieu du Pliocène fut le résultat de concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone de 350 à 450 ppm, ce qui correspond sensiblement au niveau actuel (409,53 ppm au relevé du 6 juillet 2018 sur la Mauna Loa à Hawaii).
En combinant un large éventail de mesures fournies par des carottes de glace, des couches de sédiments, des archives fossiles, des datations à l’aide d’isotopes atomiques et une foule d’autres méthodes paléoclimatiques établies, les chercheurs ont reconstitué l’impact de ces changements climatiques. Ensemble, ces périodes montrent clairement à quel point la Terre sera plus chaude une fois le climat stabilisé. Aujourd’hui, notre planète se réchauffe beaucoup plus rapidement qu’au cours de n’importe laquelle de ces périodes car les émissions anthropiques de CO2 continuent de croître. Même si ces émissions cessaient aujourd’hui, il faudrait des siècles, voire des millénaires, pour retrouver un équilibre.
Les changements survenus sur Terre sous les conditions du passé ont été profonds: les étendues de glace de l’Antarctique et du Groenland se sont considérablement réduites et, par conséquent, le niveau de la mer s’est élevé d’au moins six mètres; les aires de répartition du plancton marin se sont déplacées, bouleversant des écosystèmes marins entiers; le Sahara a verdi et les espèces forestières se sont déplacées de 200 km vers les pôles, tout comme la toundra; les espèces de haute altitude ont décliné, les forêts tropicales tempérées ont été réduites et dans les zones méditerranéennes la végétation maintenue par le feu a dominé.
Même avec seulement 2°C de réchauffement – et potentiellement seulement 1,5 ° C – les impacts significatifs sur le système terrestre seront profonds. L’élévation du niveau de la mer pourrait devenir inéluctable pendant des millénaires ; cela affecterait une grande partie de la population mondiale, des infrastructures et l’activité économique. Pourtant, ces changements importants sont généralement sous-estimés dans les projections des modèles climatiques actuels qui se concentrent sur le court terme et semblent sous-estimer le réchauffement à long terme et l’amplification de la chaleur dans les régions polaires. Ces mêmes modèles climatiques semblent être fiables pour des changements mineurs sur de courtes périodes, par exemple au cours des prochaines décennies jusqu’en 2100, mais quand les changements prennent de l’ampleur ou persistent, ils sous-estiment le réchauffement climatique.
La dernière étude montre que si nos dirigeants ne s’attaquent pas très rapidement aux émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique transformera profondément notre planète et notre mode de vie, pas seulement pour ce siècle mais bien au-delà.
Source: Nature Geoscience, Science Daily.
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According to a study performed by an international team of researchers from 17 countries and published early July 2018 in Nature Geoscience, future global warming may be twice as warm as projected by climate models under current scenarios. Even if the world meets the 2°C target, sea levels may rise six metres or more.
The results of the study are based on observational evidence from three warm periods over the past 3.5 million years when the world was 0.5°C-2°C warmer than the pre-industrial temperatures of the 19th century.
The research also revealed how large areas of the polar ice caps could collapse and significant changes to ecosystems could see the Sahara desert become green and the edges of tropical forests turn into savanna. Observations of past warming periods suggest that a number of amplifying mechanisms, which are poorly represented in climate models, increase long-term warming beyond climate model projections. This suggests the carbon budget to avoid 2°C of global warming may be far smaller than estimated, leaving very little margin for error to meet the Paris targets.
To get their results, the researchers looked at three of the best-documented warm periods, the Holocene thermal maximum (5000-9000 years ago), the last interglacial (129,000-116,000 years ago) and the mid-Pliocene warm period (3.3-3 million years ago). The warming of the first two periods was caused by predictable changes in the Earth’s orbit, while the mid-Pliocene event was the result of atmospheric carbon dioxide concentrations that were 350-450ppm, much the same as today.
Combining a wide range of measurements from ice cores, sediment layers, fossil records, dating using atomic isotopes and a host of other established paleoclimate methods, the researchers pieced together the impact of these climatic changes. In combination, these periods give strong evidence of how a warmer Earth would appear once the climate had stabilized. By contrast, today our planet is warming much faster than any of these periods as human caused carbon dioxide emissions continue to grow. Even if our emissions stopped today, it would take centuries to millennia to reach equilibrium.
The changes to the Earth under these past conditions were profound: there were substantial retreats of the Antarctic and Greenland ice sheets and as a consequence sea-levels rose by at least six metres; marine plankton ranges shifted, reorganising entire marine ecosystems; the Sahara became greener and forest species shifted 200 km towards the poles, as did tundra; high altitude species declined, temperate tropical forests were reduced and in Mediterranean areas fire-maintained vegetation dominated.
Even with just 2°C of warming – and potentially just 1.5°C – significant impacts on the Earth system are profound. Sea-level rise could become unstoppable for millennia, impacting much of the world’s population, infrastructure and economic activity. Yet these significant observed changes are generally underestimated in climate model projections that focus on the near term. Compared to these past observations, climate models appear to underestimate long term warming and the amplification of warmth in polar regions. Indeed, climate models appear to be trustworthy for small changes, such as for low emission scenarios over short periods, for instance over the next few decades until 2100. But as the change gets larger or more persistent, it appears they underestimate climate change.
This new research shows that if today’s leaders don’t urgently address our emissions, global warming will bring profound changes to our planet and way of life, not just for this century but well beyond.
L’émission de lave au niveau de la Fracture n° 8 reste faible. Il y a un petit lac de lave actif à l’intérieur du cône d’où s’échappe un petit panache de gaz. La surface du lac de lave se trouve à une dizaine de mètres sous le déversoir qui alimentait le chenal de lave. Le panache de gaz a fortement diminué le long de la côte. La coulée de lave active reste présente près de la rampe de mise à l’eau de Pohoiki mais elle n’a pas progressé de manière significative
Dans la partie centrale de l’East Rift Zone, les mesures de gaz émis par le Pu’uO’o, effectuées les 6 et 7 août, indiquent une teneur en SO2 inférieure aux mesures de la semaine dernière. Cette teneur en SO2 est semblable à celle observée au cours des trois derniers mois. Lors d’un survol, aucune lave active n’a été observée dans le cratère.
Le sommet du Kilauea reste calme, avec une très faible sismicité. La déformation mesurée par un tiltmètre et les capteurs GPS a pratiquement cessé. Entre la mi-mai et le début d’août 2018, la profondeur de l’Halema’uma’u a plus que triplé et son diamètre a plus que doublé avec la vidange du réservoir magmatique peu profond et l’intrusion de la lave dans la l’East Rift Zone. Des fractures et des blocs issus du plancher de la caldeira se sont effondrés dans l’Halema’uma’u. À la base des parois abruptes du cratère se trouvent des amas de matériaux qui se sont accumulés lors des phases d’effondrement. Des zones de fumerolles restent présentes dans le cratère, à proximité de l’ancien lac de lave.
Les changements subis par le sommet et la LERZ montrent que la quantité de magma qui a quitté le sommet pour alimenter l’éruption dans la LERZ a diminué. On ne sait pas pendant combien de temps va encore durer cette situation. Il se peut que l’on observe une nouvelle arrivée de lave, ce qui provoquerait une nouvelle déflation de la zone sommitale, de nouveaux effondrements et une reprise de l’éruption dans la LERZ.
Source: USGS / HVO.
Personnellement, je ne crois pas à une telle reprise de l’éruption. L’activité a diminué régulièrement au niveau de la Fracture n° 8 au cours des dernières semaines, avec l’absence de fontaines de lave et une émission de lave en déclin. Cela a été également prouvé par la croûte qui a commencé à recouvrir la partie inférieure du chenal de lave. Parallèlement, le nombre d’effondrements et la sismicité ont également diminué au sommet, signe que la vidange de la poche magmatique sous le plancher du cratère se terminait.
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Activity and lava output from Fissure 8 remains low. There is a small active lava lake within the Fissure 8 cone, with a weak gas plume. The surface of the lava lake is about 5-10 metres below the spillway entrance. The laze plume has greatly diminished along the coast. Active lava remains close to the Pohoiki boat ramp but has not advanced significantly toward it
In the Middle East Rift Zone, gas measurements of the Pu’uO’o plume taken on August 6th and 7th indicated a reduced SO2 emission rate lower than the measurement of the previous week. They were similar to what has been observed over the past three months. No active lava was observed in the crater during an overflight.
The Kilauea summit remains quiet, with very low seismicity. The deformation at the summit as measured by tiltmeter and GPS instruments has virtually stopped. Between mid-May and early August, 2018, the depth of Halema‘uma‘u more than tripled and its diameter more than doubled as magma from Kīlauea’s shallow summit reservoir moved into the Lower East Rift Zone. Cracks and down-dropped blocks of the caldera floor have slumped into Halema‘uma‘u. At the base of the steep crater walls are piles of rock fragments shaken loose during previous summit collapse events. Areas of persistent steaming within the crater, in the vicinity of the former lava lake, are also visible.
Summit and LERZ changes considered together imply that the rate of magma leaving the summit to feed the Lower East Rift Zone eruption has decreased. How long this condition will persist is unknown. It is possible that outflow will pick up again, resulting in renewed summit area deflation leading to another collapse event and renewed eruption vigour on the LERZ.
Source: USGS / HVO.
I personally do not believe in a reprieve of the eruption. Activity decreased at Fissure 8 during the past weeks with the absence of lava fountains and an output that was declining. This was proved by the crust that started covering the lower part of the lava channel. In parallel, the number of collapse events and seismicity also decreased at the summit, revealing that the drainage of the magma pocket beneath the crater floor was coming to an end.