Hawaii: La coulée 61g avance très lentement // The 61g lava flow advances very slowly

drapeau francaisComme je l’ai écrit précédemment, la coulée de lave 61g reste active mais avance très lentement sur la plaine côtière. Des géologues du HVO se sont rendus sur le terrain le vendredi 15 juillet. A midi, le front de coulée se trouvait à 730 mètres de la route de secours qui longe la côte et à 870 mètres de l’océan, soit une progression d’une soixantaine de mètres depuis le 12 juillet. Lors de la visite, le front de coulée était actif et il avait tendance à s’élargir. Toutefois, l’activité la plus visible se situait à proximité de la base du pali sur une distance d’environ 1,3 km en direction de l’océan.

Source : HVO.

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drapeau anglaisAs I put it before, the 61g lava flow remains active on the coastal plain but advances very slowly. HVO geologists visited the flow field on Friday, July 15th. At midday, the flow front was about 730 metre from the emergency road and 870 metres from the ocean, an advance of only about 60 metres since July 12th. The leading tip of the flow was active on Friday and the area around the flow tip has widened. The most vigorous flow activity was nearer the base of the pali and extending out about 1.3 km from the base of the pali.

Source: HVO.

Coulée 61g

La coulée 61g le 15 juillet 2016 (Crédit photo: USGS /HVO)

Copahue (Chili / Argentine)

drapeau francaisOn parle peu du Copahue, à la frontière entre le Chili et Argentine, mais le volcan est très actif. Le SERNAGEOMIN indique qu’entre le 16 et le 30 juin, l’éruption se caractérisait par des explosions phréato-magmatiques et une activité strombolienne. Le 4 juillet, le SERNAGEOMIN a mis en ligne sur sa page Facebook des photos prises lors d’un survol du volcan. Les clichés montrent une activité strombolienne dans le cratère El Agrio, au sommet d’un cône pyroclastique qui s’est formé sur le plancher de ce cratère (voir les photos ci-dessous). Au vu des images fournies par les webcams et les satellites, le VAAC de Buenos Aires a indiqué que les 7 et 8 juillet, des panaches diffus de gaz et de vapeur avec un peu de cendre montaient à une altitude de 3 km avant de s’étirer vers l’E et le SE. Le niveau d’alerte est resté à la couleur Jaune. Le SERNAGEOMIN déconseille l’entrée dans une zone à moins de 1,5 km du cratère.
Source: Global Volcanism Network..

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drapeau anglaisLittle is said about Copahue, on the border between Chile and Argentina, but the volcano is quite active. SERNAGEOMIN has reported that between June 16th and 30th, the eruption was characterized by phreato-magmatic explosions and strombolian activity. On July 4th, SERNAGEOMIN posted on their Facebook page photos from an overflight showing strombolian activity from a crater atop of a pyroclastic cone which was forming on the floor of El Agrio crater (see photos below). Based on webcam and satellite views, the Buenos Aires VAAC reported that on July 7th and 8th, diffuse gas-and-steam plumes with minor amounts of ash rose to an altitude of 3 km a.s.l. and drifted E and SE. The Alert Level remained at Yellow. SERNAGEOMIN recommends no entry into a restricted area within 1.5 km of the crater.

Source: Global Volcanism Network.

Copahue

Source: SERNAGEOMIN.

La couverture nuageuse terrestre se déplace vers les pôles // The world’s clouds are moving towards the poles

drapeau francaisDans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, des scientifiques de plusieurs universités et institutions scientifiques américaines ont pour la première fois documenté avec précision l’un des changements planétaires les plus importants provoqués par le réchauffement climatique: Le déplacement de la couverture nuageuse terrestre vers les pôles. Les chercheurs ont remarqué que la région supérieure des nuages atteint actuellement une plus grande hauteur dans l’atmosphère. L’augmentation des concentrations de CO2 conduit à un refroidissement de la stratosphère; la troposphère située en dessous se réchauffe, ce qui signifie que les nuages peuvent monter plus haut qu’auparavant.
Sur la base de la compréhension actuelle de la physique de l’atmosphère, ce déplacement de la couverture nuageuse est prévu depuis longtemps ; les scientifiques se basent sur des simulations climatiques sophistiquées qui intègrent dans leur codage des équations fondamentales régissant le comportement de l’atmosphère.
La nouvelle étude a reconstitué des images de satellites météorologiques entre les années 1983 et 2009 pour comparer les anciennes approches du phénomène avec des observations plus récentes. Voici en quels termes les chercheurs résument les changements : « La couverture nuageuse et l’albédo ont augmenté dans la partie nord-ouest de l’Océan Indien, la partie nord-ouest et sud-ouest du Pacifique tropical, ainsi qu’au nord de l’équateur dans les océans Pacifique et Atlantique. La couverture nuageuse et l’albédo ont diminué au niveau des latitudes moyennes dans les deux hémisphères (surtout dans l’Atlantique Nord), dans la partie sud-est de l’Océan Indien, ainsi que le long d’une ligne nord-ouest / sud-est s’étendant à travers la partie centrale du Pacifique Sud tropical.  »
Le déplacement des nuages vers les pôles contribue au réchauffement climatique car dans les latitudes plus élevées un rayonnement solaire moindre frappe la Terre, donc les nuages blancs réfléchissent moins qu’ils ne le feraient s’ils étaient plus proches des tropiques et de l’équateur. Comme les nuages ont une hauteur plus importante, la colonne nuageuse s’épaissit, ce qui entraîne le piégeage du rayonnement infrarouge ou de la chaleur qui, autrement, s’évacuerait dans l’espace.

Il y a en ce moment d’autres théories concernant la couverture nuageuse ; elles s’orientent vers une aggravation du réchauffement climatique au-delà des prévisions actuelles, mais ces  hypothèses demandent à être vérifiées par la communauté scientifique.
Il est important de noter que l’étude en cours, qui s’appuie uniquement sur des observations, a détecté des changements dans le comportement des nuages mais n’a pas mis en évidence les causes du phénomène et ne s’est pas non plus attardée sur les conséquences de ces changements. En effet, les chercheurs font remarquer que, en plus du réchauffement climatique, l’atmosphère terrestre connaît une «période de récupération» suite aux niveaux élevés d’aérosols provoqués par les éruptions volcaniques majeures d’El Chichón en 1982 et du Pinatubo en 1991. Ces aérosols ont eu un effet de refroidissement et l’atmosphère est maintenant en train de reprendre le dessus.
Les changements intervenus dans la couverture nuageuse auront de toute évidence des conséquences. On observera probablement une croissance des zones dites sèches, phénomène qui est prévu depuis longtemps par les climatologues. Des régions comme la Californie et l’Afrique du Sud pourraient donc connaître des conditions plus sèches. En conséquence, l’extension des zones arides à l’échelle de la planète entraînera inévitablement une augmentation des populations touchées par la pénurie d’eau et la dégradation des terres agricoles.
Source: The Washington Post.

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drapeau anglaisIn a new study published in Nature, scientists from several U.S. universities and scientific institutions have for the first time thoroughly documented one of the most profound planetary changes yet to be caused by global warming: The distribution of clouds all across the Earth has shifted toward the poles.

The study observed this change, but a northward shifting of storm tracks was not the only effect. The tops of clouds are also now reaching higher into the atmosphere. An increase of CO2 leads to cooling of the stratosphere; the troposphere underneath is warming up, and so that means the clouds can rise up higher than they did before.

Based on our understanding of the physics of the atmosphere, the event has long been expected based on sophisticated climate simulations that embed within their coding the fundamental equations that govern the behaviour of the atmosphere.

The new study pieced together images from weather satellites between the years 1983 and 2009 to confront the pre-existing theory with observations. Here is how it summarizes the changes, region by region: « Cloud amount and albedo increased over the northwest Indian Ocean, the northwest and southwest tropical Pacific Ocean, and north of the Equator in the Pacific and Atlantic oceans. Cloud amount and albedo decreased over mid-latitude oceans in both hemispheres (especially over the North Atlantic), over the southeast Indian Ocean, and in a northwest-to-southeast line stretching across the central tropical South Pacific. »

Moving cloud tracks toward the poles enhances warming because at higher latitudes, less solar radiation strikes the Earth, so white clouds are reflecting less of it away from the planet than they would if they were closer to the tropics and the Equator. Meanwhile, higher cloud tops thicken the total column of cloud, and that means more trapping of infrared or heat radiation that would otherwise exit to space. There is now a thicker blanket, which is also a warming effect.

There are debates happening right now about other possible cloud changes that would tend to worsen warming beyond current expectations, a hypothesis that remains to be fully resolved by the scientific community.

It is important to note that the current study, based on observations, has detected changes in clouds but has not pinpointed their causes or documented the consequences of these changes. Indeed, the study notes that in addition to climate warming, a « recovery » of the atmosphere from high levels of atmospheric aerosols following the enormous volcanic eruptions of El Chichón in 1982 and Mount Pinatubo in 1991 also seems to be a contributor. Those aerosols also had a cooling effect that the globe is rebounding from.

These cloud changes will, of course, have consequence, with the growth of so-called dry zones, which has been long predicted by climate scientists. Places from California to Southern Africa could experience more dry conditions. As a consequence, the global dryland expansions will increase the population affected by water scarcity and land degradations.

Source: The Washington Post.

Nuages

Voici une vue de la couverture nuageuse de la Terre observée par le satellite Aqua de la NASA entre juillet 2002 et avril 2015. Les couleurs (elles sont bien sûr fausses) indiquent la teneur en eau – très faible en bleu et très élevée en blanc. L’Afrique saharienne et la péninsule arabique sont désertiques, avec des précipitations très rares. Parmi les zones sèches, figure l’Australie. On remarquera un liseré bleu le long de la côte Pacifique de l’Amérique Sud, entre l’Équateur et le Chili, qui correspond au désert d’Atacama. A noter la nébulosité plus faible au-dessus des océans.

Hawaii: La coulée paresse sur la plaine côtière // The lava flow is getting lazy on the coastal flat

drapeau francaisLa coulée 61g reste active sur la plaine côtière. Les géologues de l’Observatoire ont effectué mardi des observations sur le terrain. A midi, le front de coulée se trouvait à environ 940 mètres de l’océan mais avait cessé sa progression. Cela ne signifie pas que la coulée est inactive car on observait des coulées éphémères en amont. La lave se superposait aux coulées précédentes et le champ de lave avait tendance à s’élargir.

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drapeau anglaisThe 61G lava flow continues to be active on the coastal flat. HVO geologists visited the flow field on Tueaday and at midday, the flow front was about 940 metres from the ocean. The actual flow tip had stalled but there are many breakouts upslope, overplating and widening the flow field.

61g

Crédit photo: USGS / HVO.