Tamu: Cartographie du plus grand volcan sur Terre // Tamu: Mapping of the largest volcano on Earth

drapeau-francaisDans une note rédigée le 8 septembre 2013, j’indiquais que, selon une étude effectuée par des scientifiques de plusieurs universités américaines, le plus grand volcan du monde se trouvait sous l’Océan Pacifique. Appelé Massif Tamu, il est beaucoup plus grand que le Mauna Loa à Hawaii et n’est que de 25% inférieur à Olympus Mons sur Mars, le plus grand volcan du système solaire. Le Tamu présente une envergure de 650 kilomètres et une hauteur d’environ 4 km. Il est entré en éruption pendant quelques millions d’années pendant les premières années du Crétacé, il y a environ 144 millions d’années et il est resté inactif depuis cette époque.
Une équipe scientifique du Schmidt Ocean Institute vient de terminer la cartographie du Tamu. A bord du navire de recherches Falkor, les chercheurs ont réussi à réaliser une carte couvrant 98% de la zone tout en rassemblant 2 millions de mesures magnétiques qui devraient permettre d’en savoir plus sur la formation du volcan.

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drapeau-anglaisIn a note written on September 8th 2013, I indicated that according to research by scientists from several U.S. universities, the world’s largest volcano lay beneath the Pacific Ocean. Called the Tamu Massif, it is much bigger than Hawaii’s Mauna Loa and is only 25 percent smaller than Olympus Mons on Mars which is the biggest volcano in Earth’s solar system.
Tamu is 650 kilometres wide and about 4 km tall. It erupted for a few million years during the early Cretaceous period, about 144 million years ago, and has been extinct since then.
A scientific team with the Schmidt Ocean Institute has just finished mapping the Tamu volcano. The researchers aboard the Falkor research vessel were able to map about 98% of the area – filling in gaps of information about the geography of the volcano while collecting almost 2 million magnetic measurements which help to better understand how the volcano was formed.

Tamu

Source: Schmidt Ocean Institute

De l’argent pour les fermiers du Turrialba (Costa Rica) // Money for Turrialba’s farmers (Costa Rica)

drapeau francaisLe Turrialba est actif depuis sa première éruption majeure le 1er novembre 2014, comme on peut le voir sur cette vidéo réalisée à la fin du mois d’octobre 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
La cendre émise par le volcan a causé des dégâts aux fermes à proximité du volcan. Cependant, les fermiers viennent de recevoir de bonnes nouvelles de la part des autorités qui ont déclaré que les agriculteurs et les éleveurs qui ont été dans l’obligation d’évacuer leurs terres à cause de l’activité récente du Turrialba pourraient bientôt obtenir de l’argent du gouvernement. Le directeur du Parc National du Turrialba a annoncé que la zone de conservation allait demander des fonds pour acheter 1000 hectares aux propriétaires qui possèdent des terres dans et autour du Parc. Beaucoup de propriétaires fonciers ont dû abandonner leurs parcelles à l’intérieur du Parc et la nouvelle proposition gouvernementale vise à les indemniser.
Le Parc National est fermé au public, mais les propriétaires fonciers conservent le droit d’y cultiver la terre et élever le bétail, à condition de respecter les mesures d’urgence en cas d’éruption. Sur les 1256 hectares qui composent le Parc National du Turrialba, 78% sont des terres privées.
Lundi dernier, la Commission Nationale d’Urgence et le Service National Vétérinaire ont recommandé l’évacuation de plus de 200 têtes de bétail dans un rayon de 5 kilomètres du volcan dont la cendre peut causer des problèmes respiratoires chez les bovidés et empoisonner l’herbe dans les pâturages.
Une autre raison derrière la proposition de rachats des terres à l’intérieur et à proximité du Parc est d’épargner aux éleveurs les coûts associés aux évacuations du bétail (transport, location de nouveaux pâturages et visites vétérinaires). Par exemple, un agriculteur a dit qu’il avait perdu huit têtes de bétail à cause de la maladie et d’autres complications parce qu’il avait dû les déplacer de nombreuses fois. Il a loué les pâturages ailleurs ou s’est arrangé avec des amis pour loger ses animaux jusqu’à ce qu’il puisse revenir sur ses propres terres.
Source: The Tico Times.

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drapeau-anglaisTurrialba has been active since the first major eruption on November 1st 2014, as can be seen on this video shot at the end of October 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
The ash emitted by the volcano has caused damage to neighbouring farms. However, they have just received good news from the the authorities who said that farmers and ranchers who have been forced to evacuate their land because of Turrialba’s recent activity could expect to get money from the government. The Director of Turrialba National Park announced that the conservation area would seek funds to purchase 1,000 hectares from landholders in and around the Park. Many landowners have had to abandon their plots within the Park because of the proximity to the volcano. The new proposal seeks to compensate those landowners.
The National Park is closed to the public but private landholders retain rights to farm and graze in the park under emergency restrictions. Out of the 1,256 hectares that make up Turrialba National Park, 78 % are privately owned.
Last Monday, the National Emergency Commission and the National Animal Health Service recommended the evacuation of more than 200 heads of cattle within a 5-km radius of the volcano’s crater. Ash from the volcano can harm the cow’s lungs and kill the grass they graze on.
Another reason behind the proposal to buy back land inside and nearby the park is to help ranchers avoid the costs associated with evacuation orders, including transportation, renting pasture and veterinary visits. A farmer said he had lost eight head of cattle from disease and other complications from having to relocate them many times. He has rented pasture elsewhere or depending on friends to board his animals until he can return to his own land.
Source : The Tico Times.

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Crédit photo: OVSICORI.

Nevado del Ruiz (Colombie): Ne pas oublier ! // Never forget !

drapeau-francaisLe mercredi 13 novembre 1985, la chaleur du Nevado del Ruiz faisait fondre la glace de son sommet et déclenchait un lahar qui emportait avec lui la vie de 25 000 personnes dans la ville d’Armero.
A l’occasion de ce triste anniversaire, nous ne devons pas oublier que les volcans peuvent encore tuer, 30 ans après cette catastrophe.

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drapeau-anglaisOn Wednesday, November 13th, 1985, the heat of Nevado del Ruiz Volcano melted the ice on its summit, sending a destructive mudflow down its slopes. Flooding claimed the lives of over 25,000 people in the town of Armero.
On this sad anniversary, we should not forget than volcanoes can kill, even 30 years after the disaster in Colombia.

Armero

Armero après le passage du lahar (Crédit photo: USGS)

Glaciers et ours d’Alaska au festival de Montier-en-Der

Cette année, le Festival de Photo animalière et de Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne) a lieu du 19 au 22 novembre.
J’y présenterai mon exposition « Alaska, des glaciers et des ours ». A l’approche de la COP 21, le réchauffement climatique imprégnera le festival et mes images des glaciers d’Alaska ne peuvent que confirmer le phénomène.
Je serai présent sur le site du Chapiteau et j’aurai plaisir à vous y rencontrer.
Le livre « Dans les pas de l’ours » sera disponible à la librairie du festival, ainsi que « Mémoires volcaniques » paru il y a quelques années chez le même éditeur.
Les informations sur le festival sont à cette adresse : http://www.festiphoto-montier.org/

Glacier-melting

Ours Haines_modifié-1

Photos : C. Grandpey