Le Festival de Montier-en-Der 2018: Un bon cru !

Comme tous les ans, je me suis rendu à Montier-en-Der, petite localité de la Haute-Marne, où se tient le 3ème week-end de novembre le Festival International de la Photo Animalière et de Nature. En 2018, il s’agissait de la 22ème édition. La fréquentation a été perturbée par les manifestations des « gilets jaunes » et beaucoup d’amoureux de la Nature avaient annulé leur venue. Les accès au festival restaient toutefois possibles grâce à la compréhension des manifestants qui filtraient les passages au niveau de certains ronds-points. J’avais personnellement apposé le macaron du festival sur mon pare-brise, ce qui a beaucoup facilité les choses.

Cela étant dit, j’ai trouvé que, globalement, les expositions étaient de très bonne qualité. Cette année, le fil rouge du festival était le thème de l’eau et des océans, avec de superbes images des fonds marins et des êtres qui y vivent. Dans la hall d’exposition principal, Laurent Ballesta montrait 700 requins dans la nuit, tandis qu’Alexis Rosenfeld faisait plonger le public sur les récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité. Philippe Bourseiller, que je connaissais avec le regretté Jacques Durieux dans le domaine des volcans, faisait voyager dans les superbes lumières de l’Arctique et de l’Antarctique. Ce fut un réel plaisir de pouvoir converser à nouveau avec ces deux photographes. De nombreuses autres expositions décoraient les murs des différents sites de Montier et des alentours.

Beaucoup de visiteurs viennent aussi à Montier pour aller observer les grues dans le secteur du Lac du Der. Il est toujours intéressant de voir ces grands migrateurs faire le plein de nourriture dans les champs autour du lac et d’assister à leur retour vers le plan d’eau où elles viennent passer la nuit. Dans quelques jours, elles continueront de voler en V au-dessus de ma maison qui se trouve au coeur d’un couloir de migration vers les terres du sud où les températures sont plus clémentes.

Petite remarque à l’attention des « gilets jaunes » : Je sais que les nuits sont froides dans l’est de la France, mais il est malgré tout regrettable de voir la pollution générée par la combustion des pneumatiques au niveau des ronds-points et ailleurs. Si les manifestants pouvaient se réchauffer par d’autres moyens, la Nature leur serait forcément reconnaissante !

Photos: C. Grandpey

 

Montier-en-Der 2017: Le retour en force du noir et blanc

Cette année encore, je suis allé à Montier-en-Der (Haute Marne) ou se tenait du 16 au 19 novembre 2017 la 21ème édition du Festival International de la Photo Animalière et de Nature. A l’origine, n’avais pas prévu de m’y rendre, mais un autre événement avec présentation d’images volcaniques près de Mulhouse le samedi m’a décidé à aller jeter un coup d’oeil aux réalisations photographiques 2017 pendant la journée du vendredi, sans oublier les grues qui, dans les environs de Montier et du Lac du Der, s’affairaient à leurs derniers préparatifs avant d’entamer leur longue migration.

S’agissant de l’édition 2017 du Festival, j’ai surtout été frappé par l’abondance d’images en noir et blanc. Il s’agit probablement d’une mode, à moins que le noir traduise inconsciemment le pessimisme actuel dans lequel vit notre société. On aime ou on n’aime pas. De mon côté, j’ai été enthousiasmé par les éléphants de Kyriakos Kasiras dont j’avais déjà apprécié le talent quelques jours auparavant à l’occasion du Salon de la Photo à Paris. Un cliché grand format – intitulé « Le temps suspendu » – montrant un pachyderme qui semble sortir d’une masse nuageuse menaçante pour se diriger d’un pas lourd vers le photographe, est vraiment impressionnante. L’éléphant devient le maître du monde!

En revanche, j’ai très moyennement apprécié les « 50 Nuances de Lion » de Laurent Baheux, pas plus que son « Afrique Sauvage » présentée en plein air devant les haras. Les teintes noires sont trop prononcées à mon goût et ont tendance à « tuer » le rendu général des photos et l’ambiance de la savane. L’amoureux des somptueux paysages de l’Ouest Américains qui sommeille en moi n’a pas du tout (c’est un euphémisme) apprécié les photos exposées Salle Saint-Berchaire. J’ai en mémoire les couleurs incroyables du Grand Prismatic à Yellowstone ou encore les mille nuances que suscite un lever du jour sur les hoodoos de Bryce Canyon. A mes yeux, c’est un véritable sacrilège de rendre ces paysages sublimes en noir et blanc. C’est bien sûr une histoire de goût et beaucoup de personnes ne seront pas de mon avis.

Pour le reste, les expositions étaient, pour la plupart, comme les années précédentes, de très bonne facture, même si certains animaux ou paysages prennent des allures de « déjà vu ». J’ai beaucoup aimé l »exo-expo Another World » présentée à l’intérieur de la Halle au Blé et censée « défier les frontières du vivant ».

Rendez-vous à Montier 2018? Pourquoi pas!

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« Le temps suspendu » de Kyriakos Kasiras… Du grand art !

Avec les logiciels actuels, il est facile de convertir une photo couleur en noir et blanc. Je me suis amusé à effectuer cette opération sur l’une de mes photos du Grand Prismatic à Yellowstone. Voici l’original…

…et son équivalent en noir et blanc!

Personnellement, je ne peux imaginer Yellowstone autrement qu’en couleur…mais l’appréciation de la beauté est subjective. Des goûts et des couleurs on ne discute pas…

Le Festival Photo 2015 de Montier-en-Der (Haute-Marne) : Un grand cru !

Cette année, le 19ème Festival Photo animalière et de Nature de Montier-en-Der abordait la thématique du climat, à la veille de la COP 21 qui doit se tenir à Paris au début du mois de décembre. Le parrain du Festival était James Balog, photographe de référence sur les sujets du réchauffement climatique. Parmi les autres participants à cet événement international, Rémy Marion faisait pénétrer dans les blancheurs polaires où les ours sont menacés par la fonte de la banquise, tandis qu’Olivier Grünewald remontait aux origines de notre planète avec des images de très haute volée. En provenance du Parc du Denali au cœur de l’Alaska, David Tomeo montrait les effets du réchauffement climatique dans le 49ème Etat de l’Union. De mon côté, j’avais axé mon exposition sur la fonte des glaciers d’Alaska et sur les modifications de comportement des ours suite à la hausse des températures.
En dépit des événements tragiques qui ont endeuillé la capitale quelques jours plus tôt, le Festival 2015 a connu un gros succès populaire et c’est très bien ainsi.
Félicitations aux organisateurs et aux 600 bénévoles.
Rendez-vous maintenant pour l’édition 2016 qui marquera le 20ème anniversaire de ce festival.

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Des glaciers et des ours, sans oublier les grues de la région du Der!

(Photos: C. Grandpey)

Festival de Montier-en-Der

Toutes celles et ceux qui aiment les belles photos pourront se rendre à Montier-en-Der (Haute Marne) à l’occasion du Festival de Photo Nature et Animalière qui aura lieu entre le 19 et le 22 novembre 2015. Cette année, le thème du festival est le réchauffement climatique à quelques jours de la COP 21.
Parmi les photographes figurent:
Olivier Grünewald: Origines (avec des images de volcans)
Arnaud Guérin: Oiseaux de mer – Les coureurs d’océans
Vincent Munier L’appel du loup
Claude Grandpey: Alaska, des glaciers et des ours
Rémy Marion: Eloge de la glace

Toutes les informations sur le festival sont à cette adresse:
http://www.festiphoto-montier.org/

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Photo: C. Grandpey

Glaciers et ours d’Alaska au festival de Montier-en-Der

Cette année, le Festival de Photo animalière et de Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne) a lieu du 19 au 22 novembre.
J’y présenterai mon exposition « Alaska, des glaciers et des ours ». A l’approche de la COP 21, le réchauffement climatique imprégnera le festival et mes images des glaciers d’Alaska ne peuvent que confirmer le phénomène.
Je serai présent sur le site du Chapiteau et j’aurai plaisir à vous y rencontrer.
Le livre « Dans les pas de l’ours » sera disponible à la librairie du festival, ainsi que « Mémoires volcaniques » paru il y a quelques années chez le même éditeur.
Les informations sur le festival sont à cette adresse : http://www.festiphoto-montier.org/

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Photos : C. Grandpey

Rencontres et dédicaces

J’aurai le plaisir de participer à plusieurs événements au cours des prochaines semaines et prochains mois, et de dédicacer les ouvrages encore disponibles : Terres de Feu, Mémoires Volcaniques, Dans les Pas de l’Ours, ces deux derniers livres étant écrits conjointement avec Jacques Drouin.

Du 10 au 12 avril : « Lire à Limoges », festival annuel du livre, sous chapiteau, au Champ de Juillet. Avec des rencontres et des conférences en marge de cet événement dont l’invité d’honneur cette année est Eric-Emmanuel Schmitt. Attention! Je ne serai présent sur le stand CULTURA que le vendredi, journée réservée aux auteurs régionaux. Le samedi et le dimanche, c’est pour les « people », ceux qui attirent les foules et qui permettent aux organisateurs d’affirmer que leur manifestation a été un succès. J’écrirai prochainement une note à ce sujet.

Du 14 au 16 mai : 13ème Festival « Chapitre Nature »  au Blanc, dans l’Indre, à proximité du Parc Régional de la Brenne. Avec des conférences, expositions, lectures, sorties nature et spectacles.

Du 19 au 22 novembre : 19ème Festival Photo de Montier-en-Der, dans la Haute-Marne, où j’ai été sélectionné pour présenter une exposition intitulée « Alaska, des glaciers et des ours ». L’occasion pour moi d’alerter une nouvelle fois sur le réchauffement climatique.

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Montier-en-Der: Un bon festival, mais…

Je rentre tout juste de Montier-en-Der (Haute-Marne) où le Festival Photo Animalière me laisse de plus en plus sur ma faim. Certes, les expositions proposées au public sont globalement de bonne facture, mais je trouve que l’on est tombé dans une espèce de banalité qui fait que l’on s’ennuie un peu. Je pense que les organisateurs auraient tout intérêt à dynamiser cette manifestation, au risque de voir le public se désintéresser un peu plus chaque année. J’avais déjà remarqué que la foule de visiteurs était moins dense en 2012 et j’ai fait la même constatation cette année. Il est vrai que le tarif d’entrée (15 euros pour une journée et 24 euros pour 2 jours n’est pas donné). Ne pas oublier que la crise est passée par là et qu’il faut aussi prévoir des frais d’essence et parfois d’hébergement.

Même si je ne suis pas enthousiaste, il faut tout de même reconnaître que le Festival de Montier-en-Der conserve un niveau tout à fait acceptable. A mes yeux, deux expositions sortent du lot cette année :

Les images du monde polaire du photographe allemand Thorsten Milse présentées en très grand format sont époustouflantes. Je vous conseille vivement de visiter son site (www.polar-world.de) où on peut les admirer en résolution plus faible (heureusement, sinon bonjour les vols!).

L’autre exposition concerne les flamants roses de Patrick et Marie Blin. La finesse des clichés est absolument remarquable.

Le biologiste marin Laurent Ballesta (bien connu grâce à l’émission de Nicolas Hulot Ushuaia Nature, aujourd’hui défunte) présentait des photos du monde animal rencontré dans les rivières et les plans d’eau de nos régions. La technique photo est bien sûr au rendez-vous mais, comme je le confiais à Laurent, je préfère les clichés réalisés dans les profondeurs des océans, tels qu’il les avait présentés à Montier il y a deux ou trois ans.

Si je devais donner un conseil aux organisateurs du Festival de Montier, ce serait le suivant: Au lieu de se concentrer à tout prix sur la vie animale (au fil des années, les renards, les chouettes et les petits oiseaux finissent par lasser), il serait peut-être intéressant de faire entrer des photos touchant à d’autres aspects de la Nature et de donner, par exemple, une place un peu plus large aux paysages ou aux quatre éléments qui sont actuellement réduits à la portion congrue dans le festival. Il serait peut-être bon de remplacer le mot « Animalière » par le mot « Nature » qui permettrait d’élargir les horizons.

Pour le reste, l’organisation est bonne, même si certains points peuvent être améliorés: L’accrochage des photos est parfois un peu léger (dans la Halle au Blé, par exemple); les traductions en français des légendes sont parfois bâclées et réalisées de toute évidence avec le traducteur Google!!

Le festival est l’occasion de rencontrer d’autres passionnés de Nature. Sans oublier les grues qui fréquentent encore en nombre important le Lac du Der et les environs à cette époque de l’année.

Par respect pour leurs auteurs, je ne photographie jamais les oeuvres exposées, même si certaines personnes utilisent sans vergogne leur téléphones portables, voire carrément leurs appareils photo.  En revanche, je photographie volontiers les grues, comme ce groupe d’oiseaux en train de se restaurer avant leur départ pour des cieux plus cléments…

Grues-Montier