Cumbre Vieja (La Palma): dernières nouvelles de l’éruption // Latest news of the eruption

18 heures: L’éruption du Cumbre Vieja continue. La sismicité profonde (plus de 20 kilomètres) a augmenté en nombre et en amplitude au cours des dernières 24 heures. Le nombre d’événements au cours de cette période et à ces profondeurs est le plus élevé depuis le début de l’éruption. La sismicité à des profondeurs intermédiaires reste faible par rapport aux semaines précédentes. La magnitude maximale atteinte au cours des dernières 24 heures concerne un événement M 5,0 à une profondeur de 36 kilomètres.
L’expansion du deuxième delta de lave se poursuit, surtout perpendiculairement au littoral. La lave se superpose au delta précédent. Elle a complètement englouti la plage de Guirres et Involcan indique qu’elle menace une entreprise hôtelière dans le secteur

La hauteur du panache éruptif ce matin était de 2.500 mètres. Il continuait à se diriger dans une direction ouest-sud-ouest et n’affecte donc pas l’activité de l’aéroport.

Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) restent élevées.

Certaines personnes ont été surprises de voir des péniches de débarquement naviguer le long de la côte occidentale de La Palma. C’est tout simplement que l’armée a mis a disposition des agriculteurs des embarcations leur permettant d’accéder à leurs parcelles. Il ne faudrait pas oublier que de nombreuses voies d’accès ont été détruites par la lave. Les bateaux feront le trajet trois fois par jour entre le port de Tazacorte et la plage de Puerto Naos, la seule adaptée aux opérations de débarquement avec ce type d’embarcation.. Les transferts se font en seulement 20 minutes, contre plus d’une heure et demie jusqu’à présent.

Selon les dernières données Copernicus, la zone touchée s’élève à plus de 1 005 hectares, soit 7,46 de plus qu’hier.

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6:00 pm: The eruption of Cumbre Vieja continues. Deep seismicity (over 20 kilometers) increased in number and magnitude over the past 24 hours. The number of events during this period and at these depths has been the highest since the start of the eruption. Seismicity at intermediate depths remains low compared to previous weeks. The maximum magnitude in the last 24 hours reached M 5.0 for an event at a depth of 36 kilometers.
The expansion of the second lava delta continues, mostly perpendicular to the coastline. Lava flows over the previous delta. It has completely engulfed Guirres beach and Involcan says it threatens a hotel business in the area
The height of the eruptive plume this morning was 2,500 meters. It continued to move in a west-southwest direction and therefore does not affect the activity of the airport.
Sulfur dioxide (SO2) emissions remain high.
Some people were surprised to see landing craft sailing along the western coast of La Palma. The army has made boats available to farmers allowing them access to their plots. It should not be forgotten that many access routes have been destroyed by lava. The boats will make the trip three times a day between the port of Tazacorte and the beach of Puerto Naos, the only one suitable for disembarking operations with this type of boats. Transfers are done in just 20 minutes, compared to more than one hour and a half so far.
According to the latest Copernicus data, the affected area stands at more than 1,005 hectares, 7.46 more than yesterday.

Capture écran webcam

Islande: l’éruption continue, les fermiers craignent pour leur bétail // Iceland: The eruption continues, farmers fear for their cattle

L’éruption se poursuit sur la péninsule de Reykjanes. Cela fait maintenant un mois que la lave s’échappe de plusieurs fractures éruptives.

Le débit effusif moyen pour ces 30 journées d’éruption est de 5,6 m3/seconde ; il est relativement stable mais pas très important. Il ne représente que la moitié du débit de l’éruption de Fimmvörðuháls en 2010 qui était déjà une petite éruption. Il représente aussi entre 6 et 7% de l’éruption de 2014 dans Holuhraun.

Les scientifiques s’attendent à ce que la coulée de lave qui est en passe de sortir de la Geldingadalir rejoigne la lave déjà présente dans la Meradalir. Si la jonction s’effectue (probablement très bientôt), l’un des meilleurs points de vue sur l’éruption deviendra une île dans une mer de lave. Il ne sera accessible que par hélicoptère. Cependant, d’autres bons points de vue demeurent. Un de mes amis qui a visité l’éruption a expliqué que le champ de lave s’était tellement agrandi qu’il était devenu plus difficile de s’approcher des nouvelles coulées. Il me dit aussi que l’un des cônes jumeaux du début de l’éruption a cessé son activité effusive et dégaze abondamment. L’éruption est très dynamique au point que les webcams ont du mal à suivre son évolution.

Une nouvelle ouverture d’où s’est échappée une coulée de lave est apparue au sein des autres fractures au cours du week-end, mais l’éruption reste globalement stable. En y réfléchissant, on se rend compte qu’elle est stable depuis un mois maintenant !. La fracture la plus active semble être l’une de celles qui se sont ouvertes le 13 avril. Elle laisse échapper une rivière de lave de plus de deux mètres d’épaisseur qui recouvre désormais l’ancien sentier d’accès au site éruptif. La lave se déplace à vitesse variable, de un à trois mètres par heure. Les visiteurs doivent faire un détour important pour contourner cette coulée qui semble susceptible de se diriger vers la Meradalir.

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Les fermiers de la péninsule de Reykjanes craignent que l’éruption dans la  Geldingadalir et la Meradalir provoque un pic de pollution au fluor qui les empêcherait de récolter le foin cet été et les empêcherait aussi de laisser paître les moutons. Sans leurs pâturages et sans le foin, les paysans devraient abattre une partie de leurs troupeaux et / ou recevoir une aide financière importante. Il y a environ 330 moutons dans les fermes près de Grindavík pendant l’hiver, et beaucoup plus après l’agnelage au printemps. Les animaux peuvent paître n’importe où dans larégion pendant les mois d’été, comme c’est le cas dans toute l’Islande.

Le vent jouera un rôle important. Heureusement, le vent dominant vient du sud-est dans la région, de sorte que les gaz volcaniques ne viennent pas vers Grindavik. Si le vent soufflait du nord-est, la situation serait beaucoup plus compliquée.

Source: www.ruv.is

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The eruption continues on the Reykjanes Peninsula. Lava has flowed for one month now.

The average lava flow for the first 30 days is 5.6 m3/second and is relatively stable. It is only half of the average flow of the first 10 days at Fimmvörðuháls in 2010, which itself was a relatively small eruption. Compared to the large 2014 Holuhraun eruption, the current eruption only produces 6-7% of the average lava flow.

Scientists expect the lava tongue pushing its way out of Geldingadalir to merge with the lava already in Meradalir. If this happens (probably very soon), one of the best eruption viewpoints of the eruption will become an island in a sea of lava. It will be accessible only by helicopter. However, other good viewpoints remain. A friend of mine who visited the eruption said that the lava field has enlarged so much that it has become more difficult to get near the new lava. He also told me that one of the original  twin cones has apparently stopped lava production and is just smoking heavily now. It’s a really dynamic eruption changing almost too fast to keep up with even with all the live cams.

A small new opening started erupting amid the other fissures over the weekend and the eruption remains globally stable. Thinking about it, it has been stable for a month now!.

The most powerful fissure vent now appears to be one of those that opened up on April 13th; it is producing a stream of lava over two metres thick that now covers the old hiking trail. The lava is moving at variable speed, from one to three metres per hour. People need to take a significant detour around the lava, which seems likely to head into Meradalir.

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Farmers on the Reykjanes Peninsula fear the Geldingadalir/Meradalir eruption could cause a spike in fluorine pollution that stops them producing hay this summer and prevents them from allowing sheep out to graze. Without their pastures and hay fields, they would need to cull their flocks and/or receive significant financial assistance. There are around 330 sheep on farms close to Grindavík during the wintertime, and many more after lambing each spring. Nearly all are usually allowed to roam freely during the summer months, as is the case all over Iceland.

The wind will play an important part. Luckily, the prevailing wind is from the southeast in the region, so volcanic gas does not go over Grindavik. Should it blow from the north-east, it would be much worse.

Source: www.ruv.is

Nouvelle vue de l’éruption (Source: www.ruv.is)

De l’argent pour les fermiers du Turrialba (Costa Rica) // Money for Turrialba’s farmers (Costa Rica)

drapeau francaisLe Turrialba est actif depuis sa première éruption majeure le 1er novembre 2014, comme on peut le voir sur cette vidéo réalisée à la fin du mois d’octobre 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
La cendre émise par le volcan a causé des dégâts aux fermes à proximité du volcan. Cependant, les fermiers viennent de recevoir de bonnes nouvelles de la part des autorités qui ont déclaré que les agriculteurs et les éleveurs qui ont été dans l’obligation d’évacuer leurs terres à cause de l’activité récente du Turrialba pourraient bientôt obtenir de l’argent du gouvernement. Le directeur du Parc National du Turrialba a annoncé que la zone de conservation allait demander des fonds pour acheter 1000 hectares aux propriétaires qui possèdent des terres dans et autour du Parc. Beaucoup de propriétaires fonciers ont dû abandonner leurs parcelles à l’intérieur du Parc et la nouvelle proposition gouvernementale vise à les indemniser.
Le Parc National est fermé au public, mais les propriétaires fonciers conservent le droit d’y cultiver la terre et élever le bétail, à condition de respecter les mesures d’urgence en cas d’éruption. Sur les 1256 hectares qui composent le Parc National du Turrialba, 78% sont des terres privées.
Lundi dernier, la Commission Nationale d’Urgence et le Service National Vétérinaire ont recommandé l’évacuation de plus de 200 têtes de bétail dans un rayon de 5 kilomètres du volcan dont la cendre peut causer des problèmes respiratoires chez les bovidés et empoisonner l’herbe dans les pâturages.
Une autre raison derrière la proposition de rachats des terres à l’intérieur et à proximité du Parc est d’épargner aux éleveurs les coûts associés aux évacuations du bétail (transport, location de nouveaux pâturages et visites vétérinaires). Par exemple, un agriculteur a dit qu’il avait perdu huit têtes de bétail à cause de la maladie et d’autres complications parce qu’il avait dû les déplacer de nombreuses fois. Il a loué les pâturages ailleurs ou s’est arrangé avec des amis pour loger ses animaux jusqu’à ce qu’il puisse revenir sur ses propres terres.
Source: The Tico Times.

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drapeau-anglaisTurrialba has been active since the first major eruption on November 1st 2014, as can be seen on this video shot at the end of October 2015:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=gTthKVQZjgI
The ash emitted by the volcano has caused damage to neighbouring farms. However, they have just received good news from the the authorities who said that farmers and ranchers who have been forced to evacuate their land because of Turrialba’s recent activity could expect to get money from the government. The Director of Turrialba National Park announced that the conservation area would seek funds to purchase 1,000 hectares from landholders in and around the Park. Many landowners have had to abandon their plots within the Park because of the proximity to the volcano. The new proposal seeks to compensate those landowners.
The National Park is closed to the public but private landholders retain rights to farm and graze in the park under emergency restrictions. Out of the 1,256 hectares that make up Turrialba National Park, 78 % are privately owned.
Last Monday, the National Emergency Commission and the National Animal Health Service recommended the evacuation of more than 200 heads of cattle within a 5-km radius of the volcano’s crater. Ash from the volcano can harm the cow’s lungs and kill the grass they graze on.
Another reason behind the proposal to buy back land inside and nearby the park is to help ranchers avoid the costs associated with evacuation orders, including transportation, renting pasture and veterinary visits. A farmer said he had lost eight head of cattle from disease and other complications from having to relocate them many times. He has rented pasture elsewhere or depending on friends to board his animals until he can return to his own land.
Source : The Tico Times.

Turrialba-02

Crédit photo: OVSICORI.