Le dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère

Alors que la conférence de Paris sur le climat (COP 21) commence à se profiler à l’horizon (elle aura lieu entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015), voici les derniers graphiques communiqués par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) au vu des relevés effectués sur le Mauna Loa à Hawaii. Vous trouverez le document complet à cette adresse : http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/

En tête du document, on peut lire les relevés des CO2 dans l’atmosphère effectués :
1) en août 2014 : 397.01 ppm.
2) en août 2015 : 398.82 ppm.

La NOAA fournit ensuite un graphique montrant l’évolution mensuelle moyenne des dernières concentrations de CO2 sur le Mauna Loa entre 2011 et 2016.

Graphique 1

La ligne en pointillés rouges représente les valeurs mensuelles moyennes au vu des relevées effectués au milieu de chaque mois.
La ligne noire représente ces mêmes valeurs, mais après correction en référence au cycle saisonnier moyen.

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Le graphique suivant (courbe de Keeling) montre l’évolution du CO2 sur le Mauna Loa au fil des ans, depuis le début des relevés en 1950.

Graphique 2

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Le dernier graphique montre, pour chaque année, l’évolution moyenne des concentrations du CO2 sur le Mauna Loa (entre fin décembre d’une année et début janvier de la suivante). On estime que la marge d’erreur est de 0,11 ppm par année.

Graphique 3

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Au vu de ces graphiques, il ne fait guère de doute que les activités humaines sont responsables de l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Certains diront que ces statistiques n’expliquent pas à elles seules le réchauffement climatique qui, selon eux, ferait partie d’un cycle naturel de la Terre. Mon rôle n’est pas de polémiquer ou de dire qui a tort et qui a raison. Il se limite à informer sur un phénomène qui affecte profondément notre planète et pourrait avoir des conséquences spectaculaires et inquiétantes pour la vie des générations futures.

5 réflexions au sujet de « Le dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère »

  1. Bonjour Claude,
    Contrairement à bien d’autres personnes, faisant plus ou moins profile d’autruche, vous méritez, eu égard à vos qualités d’honnêteté et de fin observateur, que l’on réagisse à vos propos pertinents de manière spontanée.
    Votre cri d’alarme, presque perpétuel, concernant les modifications climatiques actuelles qui amènent à voir disparaitre les glaces d’eau douce, m’amène à ébaucher une réponse à trois questions :
    Quel phénomène est la cause de cet état de fait ?
    Entre gaz carbonique et rayonnement solaire, on a coutume d’attribuer le réchauffement global de la planète à l’effet de serre qui est produit par cet échange de rayonnements lumineux.
    Bien qu’indéniable, et vous êtes là pour en témoigner, ce réchauffement est encore très géographiquement inégalement répartit sur terre, et reste pour l’instant des plus spectaculaire aux pôles et sur les glaciers d’altitude. Qui plus est, c’est maintenant le pergélisol qui fond l’été dans l’hémisphère nord et ne regèle pas l’hiver, isolé du froid par la neige qui le recouvre (effet d’igloo, récemment mis en évidence), venant encore libérer du CO2, voir du méthane, que les bactéries réveillées par l’eau liquide génèrent.
    En marge de toutes les polémiques et discussions anarchiques l’environnant, il semble donc pour moi assez établit que l’effet de serre soit bien la cause de ce réchauffement et qu’il est assez logique que la glace en demeure la première victime.

    Quelle est l’origine de la concentration de ce gaz dans l’atmosphère ?
    Comme vous l’indiquez, les mesures et analyses atmosphérique permanentes réalisées par
    différents organismes montrent maintenant, sans conteste, que la concentration de ce gaz
    dans l’atmosphère est en augmentation continuelle et atteint des taux très importants. Faute
    de trouver des raisons objectives, scientifiques et naturelles à ce phénomène telle que par exemple une variation dans l’activité des dorsales océaniques, (absolument non observé par les scientifiques), force est de reconnaitre que son origine est bien due à l’activité humaine. S’il était besoin d’une preuve, elle semble bien nous être donnée par la récente analyse des isotopes du carbone qui laissent aucun doute sur l’origine de ce gaz absolument issue des combustions de produits fossiles, qui ayant perdu par leur grand âge le marqueur radioactif C14, signe leur origine. On peut donc dire que, oui, nous sommes effectivement responsables de son actuelle prolifération. (Production annuelle de CO2 par combustion du pétrole, gaz naturelle et charbon : 39 GT)

    Comment pouvons-nous agir à son encontre ?
    Agriculture, transports, chauffage, construction, industries transformatrice, chimie du médicament ou du textile, économie, finance, politique et rapports de force…reposent éminemment sur l’utilisation des combustibles fossiles, rendue irrémédiablement aujourd’hui, indispensables à la pérennité de l’Humanité. Qui plus est, si cette mécanique diabolique suffit à peine à satisfaire les besoins vitaux des quelques 7 milliards d’individus qui peuple la terre, on a peine à imaginer comment les 12, 15 et pourquoi pas 32 milliards de nos successeurs pourront subsister sans cette manne venant à épuisement. Je ne vois personnellement pas comment, dans ces conditions, une quelconque Cop 21 (Conference Of Parties, 21 ième du genre), rassemblant les principaux rouages de cette mécanique, pourrait produire une réelle échappatoire à ce carnage, autrement que de persister dans une logique de : « gagnons un peu de temps, après nous le déluge », et de nous enseigner comment faire pour différer l’échéance de l’apocalypse de demain à après-demain. A les observer, nos jeunes, enfants, petits enfants, dès qu’ayant atteint un âge de raison, immergés dans une virtualité quotidiennement « entabletté » semblent bien avoir pressentis la dureté de l’obstacle, en lui tournant d’instinct le dos.
    Sans spécialement jouer les devins, ou sombrer dans un pessimisme outrancier, il semble tout de même que l’on puisse raisonnablement entrevoir une grande catastrophe qui pourrait bien ressembler à une nouvelle extinction de masse, et que nous ayons atteint un certain cap Darwinien. Je parie tout de même sur les capacités d’adaptation de notre espèce pour finalement se satisfaire de peu d’oxygène à respirer, de maigre repas à avaler et de comprendre une bonne fois, que dans un univers fermé, maitriser sa démographie serait un mieux, et peu être même un salut.

    Amitiés
    Pierre Chabat

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  2. Bonjour Pierre et merci pour cette analyse. A force de voir ce qui se passe sur le terrain, je suis particulièrement pessimiste pour l’avenir de la planète et donc celui de mes petits-enfants. A supposer (ce qui est bien sûr impossible) que l’on cesse du jour au lendemain toutes nos émissions de CO2 et autres gaz responsables du réchauffement climatique, il y aura forcément un effet d’inertie et il faudra à la planète plusieurs décennies pour retrouver un semblant d’équilibre. Les discussions que j’ai eues cette été aux Etats Unis montrent que la population américaine a été conditionnée à l’idée des cycles climatiques dont nous ne serions pas responsables. Il serait donc illusoire d’espérer des efforts des Yankees pour diminuer leurs émissions. Américains et Russes ont tout intérêt à voir l’Arctique perdre sa glace pour pouvoir aller y exploiter les ressources naturelles et pour profiter de nouvelles voies de navigation. La messe est dite!

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    1. Claude,

      L’INSEE a publié il y a déjà quelques temps une liste des réserves mondiales de pétrole dites « prouvées » qui totalisent en 2014 : 224 354 millions de tonnes.
      Sachant qu’en fonction de la densité, on peut compter en moyenne 7.6 barils par tonnes, et que la consommation actuelle mondiale est de 85 millions de barils de 159 litres par jour, un petit calcul élémentaire nous procure la date de son épuisement total, soit 54 ans après le 1er janvier 2014 et donc en 2060, 70.
      Pour la démographie, les estimations de l’ONU, qui sont les seuls chiffres que l’on peut trouver sur le net à gogo, sont de 3 niveaux, et pour 2060 de l’ordre de : Niveau bas : 8.7 milliards d’individus, niveau moyen : 9.7 milliards, niveau haut : 10.8 milliards.
      A moins bien sur d’interdire immédiatement l’usage de l’avion et celui de l’automobile ou du camion, de ranger les machines agricole au placard, d’arrêter les usines de production de ciment, aluminium, engrais, lessives et autres ingrédients mangeurs de fuel, … bref je ne vois vraiment pas comment, aux vues des chiffres fournis et publiés, n’importe quel individu, sain d’esprit, pourvu d’un réflexion moyenne, heureux de vivre et conscient des réalités peut croire en l’avenir et au futur de ses enfant sans être définitivement sourd, muet et aveugle.
      Dans ces conditions, puisque pour bien vivre sans souci, il faut être totalement infirme, je suggère que nous nous enfermions d’urgence dans un sac rempli de lames de rasoir et entamions la descente du mont Fuji en roulé-boulé, le bonheur est surement garanti à l’arrivée. N’est-ce pas une bonne suggestion ?

      Amitiés

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