Ça bouillonne au large de Naples (Italie) // Subaquatic activity off the coast of Naples (Italy)

drapeau francaisOn sait depuis longtemps que la Campanie est une région volcanique active. Le Vésuve et les Champs Phlégréens sont là pour le prouver. La note que j’ai rédigée récemment sur le bradyséisme qui anime la région montre que ce serait une erreur de ne pas surveiller cette partie de notre planète.

Ces derniers temps, une vidéo amateur tournée par des plongeurs au large de Naples fait apparaître une agitation à la surface de la mer. D’un diamètre d’une trentaine de mètres, les bouillonnements sont probablement dus à des remontées de gaz provoquées par l’activité volcanique. Ce n’est pas la première fois que des remontées de gaz sont observées au large de Naples.

Vous pourrez voir la vidéo en cliquant sur ce lien :

http://www.youreporter.it/video_Attivita_Vulcanica_subacquea

Source: Youreporter.it.

Un blogonaute vient de me transmettre un lien qui donne les conclusions de l’INGV concernant ces bouillonnements au large de la côte napolitaine.

http://www.ov.ingv.it/ov/

Voilà ce qu’écrivent en substance les scientifiques qui se sont rendus sur le site au large de San Giovanni a Teduccio :

« Les paramètres chimiques et physiques n’ont pas montré de valeurs très différentes d’une eau de mer typique, avec un pH moyen d’environ 8 et une température d’environ 14,2 ° C. La teneur en sel était légèrement inférieure à la surface (environ 5%) indiquant, probablement, l’arrivée d’un fluide de faible salinité. Les relevés effectués à l’aide de caméras thermiques infrarouges n’ont pas montré d’anomalie de température à la surface. En conclusion, les observations ne révèlent pas la présence de fluides liés à une activité volcanique ».

Le quotidien Il Mattino précise que cette remontée d’eau douce est dure à la rupture d’une conduite qui transporte l’eau d’un épurateur. Donc, pas d’inquiétude!

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drapeau anglaisIt has long been known that Campania is an active volcanic region. Vesuvius and the Phlegrean Fields are there to prove it. The note I have recently written on the bradyseism that drives the region shows that it would be wrong not to monitor this part of our planet.
Recently, an amateur video shot by scuba divers off the coast of Naples showed some boiling at the surface of the sea. With a diameter of about thirty meters, it is probably due to ascent of gas caused by volcanic activity. This is not the first time that gas bubbling has been observed off Naples.
You can have a look at the video by clicking on this link:

http://www.youreporter.it/video_Attivita_Vulcanica_subacquea

Source: Youreporter.it.

A visitor of my blog has just sent me a link that reveals the findings of INGV on these bubblings off the coast of Naples.
http://www.ov.ingv.it/ov/

Here is the text written by the scientists who visited the site off the coast of San Giovanni a Teduccio:
« The chemical and physical parameters did not show values ​​very different from typical seawater, with an average pH of about 8 and a temperature of about 14.2 ° C. The salt content was slightly lower at the surface (about 5%) probably indicating the arrival of a low salinity fluid. The measurements performed with infrared thermal cameras showed no temperature anomaly at the surface. In conclusion, the observations do not reveal the presence of fluids associated with volcanic activity. »

The daily Il Mattino indicates that the ascent of fresh water was caused by the breaking of the pipe of a water purifier. Nothing to worry about!

Le Nicaragua voit vert // Nicaragua sees green

drapeau francaisLe Nicaragua ne produit pas de pétrole, mais c’est une terre où le vent souffle fort, où brille le soleil tropical et où se dressent 19 volcans actifs. Certains d’entre eux comme le Telica, le Cerro Negro, le San Cristobal ou le Concepción se réveillent de temps en temps et les autorités nicaraguayennes ont compris quel profit elles pouvaient tirer de toute cette énergie naturelle. Dans quelques années, la majeure partie de l’électricité du Nicaragua sera produite par les barrages hydroélectriques, les centrales géothermiques et les éoliennes.
Le plus grand parc éolien se trouve sur les rives du lac Nicaragua qui étale ses eaux au milieu du pays et jouit vents très réguliers qui font tourner les pales de dizaines d’éoliennes sur la rive occidentale du lac.
Il y a quelques années, le Nicaragua était presque totalement dépendant du pétrole nécessaire à la production de son électricité. De plus, le pays n’avait pas suffisamment de centrales thermiques pour subvenir à ses besoins. De fréquentes coupures de courant de 12 heures entravaient l’économie et pénalisaient la vie quotidienne. En 2005, le gouvernement a décidé de tirer parti de toute son énergie naturelle. Un ensemble de politiques a été mis en place afin de développer des projets d’énergie renouvelable au Nicaragua.
Une entreprise, Ram Power dont la maison mère se trouve dans le Nevada, a investi plus de 400 millions de dollars dans la centrale géothermique Polaris située à côté du volcan Telica. Le principe de fonctionnement est relativement simple : La roche chaude se trouve à environ 5-7 kilomètres de profondeur. Elle chauffe l’eau souterraine qui est ensuite remontée à la surface. La vapeur produite est injectée dans des turbines qui produisent de l’électricité. Outre la réduction des émissions de carbone, l’énergie géothermique permet au Nicaragua de moins dépendre du pétrole étranger.
Les énergies renouvelables génèrent aujourd’hui près de la moitié de l’électricité du Nicaragua, un chiffre qui, selon les responsables gouvernementaux, pourrait atteindre 80 pour cent d’ici quelques années, contre seulement 13 pour cent aux États-Unis. Et ce n’est peut être qu’un début. Il y a tellement d’énergie inexploitée au Nicaragua que le gouvernement envisage d’exporter l’électricité vers ses voisins d’Amérique centrale.
Source: Presse nicaraguayenne .

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drapeau anglaisNicaragua produces no oil, but is a land of fierce winds, tropical sun and 19 active volcanoes. Some of them like Telica, Cerro Negro, San Cristobal or Concepción come to life from time to time and Nicaraguan authorities have understood they can tap all this natural energy. Within a few years the vast majority of Nicaragua’s electricity will come from hydroelectric dams, geothermal plants and wind farms.

Nicaragua’s largest wind farm lies on the shores of Lake Nicaragua, which stretches halfway across the country and enjoys nearly constant winds that rotate the dozens of wind turbines that rise up from the western shore of the lake.

Just a few years ago, Nicaragua was almost totally dependent on imported fuel oil to generate power. The country also lacked thermal plants to turn that fuel oil into electricity. The result was frequent 12-hour blackouts that damaged the economy and made daily life a real mess. In 2005, the government set out to harness all that natural energy. A set of policies was put in place that would allow renewable energy projects to be developed in Nicaragua.

One firm, Nevada-based Ram Power, has sunk more than $400 million into the Polaris geothermal plant located next to Telíca volcano. The hot rock resource is usually about 5 to 7 kilometres below the earth’s crust. It heats underground water which then is brought to the surface. The resulting steam is fed into turbines to produce electricity. Besides reducing carbon emissions, geothermal power has made Nicaragua less dependent on foreign oil.

Renewables now generate nearly half of Nicaragua’s electricity, a figure that government officials predict could rise to 80 percent within a few years. That compares to just 13 percent in the United States. And it may be just the beginning. There is so much untapped energy in Nicaragua that it’s planning to export electricity to its Central American neighbours.

Source : Nicaragua news media.

Cerro-Negro

Le Cerro Negro, l’un des 19 volcans actifs du Nicaragua  (Crédit photo:  Wikipedia)