Le Kelud (Indonésie) affole les animaux // Mount Kelud (Indonesia) causes panic among the animals

drapeau francaisComme je l’ai écrit précédemment, suite à une hausse de la sismicité le niveau d’alerte du Kelud est passé à 3 (Siaga), sur une échelle de 4. Il est probable que des gaz s’échappent du volcan car des habitants ont vu des cervidés et autres animaux s’enfuir de la forêt et se diriger vers leurs habitations.

Les autorités locales se préparent à de possibles évacuations. Trois villages seraient concernés en priorité : Pandansari, Banturejo et Pagersari. L’Agence de Gestion des Catastrophes indiquent que six autres localités à proximité du Kelud seraient menacées elles aussi. En tout, 32 000 personnes pourraient être mises en danger mais les observations scientifiques ne justifient pas une évacuation des populations pour le moment.

Le Kelud et l’un des volcans les plus dangereux d’Indonésie. Il est entré en éruption à plusieurs reprises dans le passé. Il a tué 5110 personnes en 1919, 210 en 1966 et 32 en 1990. Sa dernière activité, en 2007, n’a pas causé de pertes humaines.

Tous ces événements sont décrits dans mon dernier livre « Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des temps modernes » (voir colonne de gauche de ce blog).

Le VSI a installé une webcam qui permet de suivre en direct les humeurs du Kelud :

http://www.vsi.esdm.go.id/index.php/gunungapi/kamera-gunungapi

Source: The Jakarta Globe.

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drapeau anglaisAs I put it before, because of an increase in seismicity, the alert level of Kelud has been raised to 3 (Siaga), on a scale of 4. Gases are also probably coming out of the volcano. Indeed, there are reports from people who claimed to have seen deer and other animals running out of the forest toward their house.

Local authorities are getting ready for possible evacuations. Pandansari is one of three villages on high alert during a possible eruption of Kelud. The other two are Banturejo and Pagersari. The Disaster Mitigation Agency said that six other villages around Mount Kelud could be affected. In all 32,000 residents could possibly be in danger but the observation results haven’t shown that an evacuation is urgent.

Kelud is one of the most dangerous volcanoes in Indonesia. It has erupted several times in the past. It killed 5,110 people in 1919, 210 in 1966 and 32 in 1990. The volcano’s most recent activity, in 2007, caused no casualties.

All these recent events are fully described in my last book “Killer Volcanoes, eruptions meurtrières des temps modernes” (see left-hand column of this weblog).

VSI has set up a webcam that allows to have a direct view of Mt Kelud’s activity :

http://www.vsi.esdm.go.id/index.php/gunungapi/kamera-gunungapi

Source: The Jakarta Globe.

Nouvelles volcaniques d’Indonésie, de Nouvelle Zélande et d’Equateur // Volcanic news from Indonesia,New Zealand and Ecuador

drapeau francaisDepuis le dernier épisode éruptif du Sinabung (Indonésie) le 30 Janvier dernier, les Malaisiens craignent que la cendre volcanique atteigne leur pays. Dans un communiqué publié en début de semaine, le Ministère de la Santé a conseillé aux gens de rester chez eux avec portes et fenêtres fermées si la cendre du Sinabung vient à être poussée par le vent vers la Malaisie. .
Les habitants sont également invités à porter un masque, un chiffon ou un mouchoir humide afin de protéger leurs voies respiratoires si l’air est pollué. Les enfants, les personnes âgées et ceux qui ont des problèmes médicaux doivent éviter ou réduire les activités de plein air pendant cette période. Les gens sont également invités à boire beaucoup d’eau, se laver fréquemment le visage et les autres parties du corps qui sont exposées.
Le public doit s’abstenir de conduire dans un univers de cendre car la mauvaise visibilité peut causer des accidents.  .
Toutefois, la possibilité de voir des Malaisiens être exposés à la cendre est faible. Les régions de la côte ouest et la partie méridionale de la péninsule sont les plus menacées.

 Source : Malaysian National News Agency.

Dans plusieurs notes (26 août et 4 décembre 2012, 13 Avril 2013), j’ai indiqué que l’Ile Rangitoto était un champ volcanique situé tout près d’Auckland (Nouvelle Zélande) et qu’une étude récente par des chercheurs de l’Université d’Auckland a montré que le risque éruptif était peut-être plus réel qu’on le pensait jusqu’à présent.
En effet, ces chercheurs ont découvert que le volcan était entré en éruption « de manière intermittente » ou « semi-continue » entre 1500 ans et 500 ans.
C’est la raison pour laquelle un forage jusqu’à 150 mètres de profondeur a commencé sur l’île il y a trois jours. Son but est de récolter des dizaines de carottes susceptibles de révéler l’histoire éruptive du volcan. A partir de ces échantillons, les scientifiques devraient en savoir plus sur la durée et la fréquence des éruptions sur l’Ile Rangitoto au cours des 1000 dernières années. Ces informations  permettront à des organismes tels que la Sécurité Civile d’améliorer considérablement les modèles d’activité volcanique pour les années à venir.
Source : New Zealand Herald .

Après une semaine d’éruption, le Tungurahua (Equateur) a endommagé des milliers d’hectares de cultures et provoqué une pénurie d’alimentation pour 110 000 têtes de bétail.
Le volcan est entré en éruption le 2 février, avec des explosions et un panache de cendre d’environ 13 km de hauteur, suivis de deux autres explosions de taille moyenne qui ont envoyé des cendres à environ cinq kilomètres dans le ciel. L’éruption continue.

Une épaisse couche de cendre recouvre les cultures et des vents de la mousson ont accéléré la propagation de la cendre à grande échelle sur toute la campagne. Afin de minimiser les pertes causées par l’éruption, les agriculteurs ont commencé à récolter les tomates, les pommes de terre et le maïs avant maturité.
Selon les médias locaux, la cendre volcanique a entraîné des pénuries de légumes dans certaines villes de grande taille ou de taille moyenne. A Guayaquil, le prix des oignons, du maïs et des pommes de terre a augmenté d’environ 10 pour cent.
Source: Presse sud-américaine.

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drapeau anglaisSince Mount Sinabung’s latest eruptive episode on January 30th, people in Malaysia have feared volcanic ash might reach their country. In a communiqué early this week, the Health Ministry advised people to stay indoors with all doors and windows closed if ash from Mount Sinabung was carried by winds towards their country.
People are also advised to wear masks or a cloth or a wet handkerchief as a respiratory protective device if the air is polluted. Children, elderly people and those who have medical problems should avoid or reduce outdoor activities during this time. People are also advised to drink plenty of water, frequently wash the face and other parts of the body that are exposed.
The public should refrain from driving in ashy conditions since it may be difficult due to poor visibility resulting in motor vehicle accidents.
However, the possibility of people in Malaysia to be exposed to the ash is low. Areas on the west coast and southern part of the peninsula are the most likely to be at risk

Source: Malaysian National News Agency.

In previous notes (26 August, 4 December 2012 and 13 April 2013), I indicated that Rangitoto was a volcanic field located on an island close to Auckland and that a recent study by University of Auckland researchers had shown that the danger was perhaps more real than ever thought before.

Indeed, they discovered that the volcano actually erupted “intermittently” or “semi-continuously” from about 1500 years to 500 years ago.

This is the reason why a study drilling up to 150 metres into the island’s surface began on the island three days ago. Its aim is to gather dozens of core samples revealing the volcano’s eruptive history. From these samples, scientists will learn more about the duration and frequency of eruptions on Rangitoto over the past 1000 years, information that will help hazard and risk planners such as Civil Defence significantly improve models of future volcanic activity.

Source : New Zealand Herald.

After a week of eruptions, Tungurahua has damaged thousands of hectares of crops, leaving a feed shortage for 110,000 head of livestock.

The volcano erupted on February 2nd, sending an ash plume about 13 km high, followed by two other moderate-sized explosions that sent ash about five kilometres into the sky. Since then, the volcano has continued to erupt.

The thick ash is coating crops and monsoon winds are causing the ash to spread around the countryside widely. In order to minimize the losses caused by the eruption, farmers have begun to harvest tomatoes, potatoes and corns before they reach maturity.

According to local media reports, the spreading volcanic ash has led to vegetable shortages in some large and medium-sized cities in the country. In Guayaquil, prices for onions, corn and potato have risen for about 10 per cent.

Source: South American press.

Rangitoto-blog

L’Ile Rangitoto  (Crédit photo:  Wikipedia)

Une coulée pyroclastique sur l’Etna? Pas vraiment! // A pyroclastic flow on Mount Etna? Not really

drapeau francaisL’épisode effusif des derniers jours continue sur le versant oriental du NCSE. Le tremor est toujours aussi chaotique.

La journée du 11 février a été marquée, sur le coup de 7 heures (heure locale), par un effondrement au niveau de la base de ce même versant du NCSE. Cet effondrement, confirmé par un survol en hélicoptère, n’est guère surprenant car une quantité impressionnante de matériaux s’est déposée sur le versant du cône depuis le début de l’épisode éruptif. L’INGV explique qu’un volume de matériaux instables et en partie chaud s’est détaché du versant et a dévalé la pente en donnant l’aspect d’une coulée pyroclastique sans toutefois en être une. Au vu des images fournies par la caméra thermique, la température de l’avalanche n’a rien à voir avec celle des coulées pyroclastiques du Sinabung, par exemple. De plus, la couleur marron trahit la présence largement majoritaire de matériaux anciens. Nous ne sommes pas dans le contexte d’un effondrement de dôme ! L’avalanche a terminé sa course à la base de la paroi occidentale de la Valle del Bove. Son front qui s’était élargi en cours de route atteignait une largeur estimée à environ 1 km, après un parcours de 3 ou 4 km. A noter qu’une coulée de lave est apparue dans la cicatrice laissée par l’effondrement, mais l’activité strombolienne et effusive décrite précédemment ne semble pas avoir été affectée par l’événement de ce matin. Ce soir, la lave continue à avancer sur le versant E du NCSE.

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drapeau anglaisThe effusive episode of the last days continues on the eastern flank of the NSEC. The tremor is still quite irregular.

On February 11th, at 7 a.m. or so, a collapse occurred on the lower eastern flank of the NSEC. This collapse, later confirmed during an overflight, does not really come as a surprise; indeed,  an impressive amount of materials has accumulated on the flank of the cone since the beginning of the eruptive episode. INGV explains that an unstable volume of partly hot materials broke loose from the flank and travelled along the slope, just like a pyroclastic flow, without being a true one. Judging from the thermal camera images, the temperature of the avalanche could not be compared with that of the pyroclastic flows of Mount Sinabung, for instance. Besides, the brown colour revealed the presence of ancient materials. This does not happen during a dome collapse! The avalanche came to an end at the bottom of the western wall of the Valle del Bove. Its front was about 1 km wide and it had travelled about 3-4 km. It is interesting to observe that a lava flow came out of the notch that was left by the collapse, but the strombolian and effusive activity described previously did not seem to be affected by this morning’s event. This evening, lava is still travelling along the eastern flank of the NSEC.

Etna-7-février

L’effondrement de ce matin vu par la webcam L.A.V.E.

Kelud (Indonésie): Nouvelle hausse du niveau d’alerte // The alert level has been raised again

drapeau francaisSuite à une augmentation de la sismicité depuis le 7 février, le niveau d’alerte du Kelud est passé à 3 (Siaga) le 10 février, sur une échelle de 4 niveaux. Rappelons que le niveau 2 avait été décrété le 2 février pour la même raison. Les hypocentres ont été localisés à une profondeur de 1500-3500 mètres. L’évolution de la situation est donc à suivre très attentivement.

Source : VSI.

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drapeau anglaisDue to an increase in seismicity since February 7th, the alert level of Kelud has been raised to 3 (Siaga) on a scale of 4 levels. Let’s bear in mind that level 2 was decided on February 2nd, for the same reason. The hypocentres have been located at depths ranging between 1,500 and 3,500 metres. The situation needs to be monitored very closely.

Source: VSI.