Merapi (Ile de Java / Indonésie)

L’éruption du Merapi en novembre 2010 a été dévastatrice. Quelque 350 personnes ont perdu la vie et des centaines de milliers d’autres ont été contraintes d’abandonner leurs maisons trop exposées aux coulées pyroclastiques vomies par le volcan. Les autorités indonésiennes estiment à plus de 600 millions de dollars les pertes économiques, que ce soit au niveau de l’agriculture ou du tourisme. Aujourd’hui encore, le visiteur assiste à des scènes de désolation avec des maisons à moitié brûlées et des arbres calcinés qui dressent leurs branches mortes au-dessus d’une terre recouverte par la cendre grise du volcan.
Dans une note intitulée « Merapi mon amour », j’avais expliqué au moment de l’éruption l’attachement très fort des Indonésiens à leur terre et leur réticence à l’abandonner, même quand le danger était présent. Dès que le niveau d’alerte a été abaissé, de très nombreuses familles ont regagné leurs habitations, tout en étant conscientes qu’une nouvelle colère du volcan pourrait les anéantir. Ainsi, à Srunen, dans le district de Cangkringan, les villageois ont reconstruit leurs maisons de briques en dépit des propositions du gouvernement qui leur proposait de l’argent (3200 dollars) et un lopin de terre dans une région plus sûre. Ces villageois ont refusé de partir sous prétexte que la superficie des terres proposées était ridicule à côté de l’espace que leur offre les pentes du Merapi.
Tout près, la reprise d’une nouvelle vie dans la région de Srunen est parfois difficile. En attendant que leurs vaches puissent à nouveau donner du lait, certains villageois vendent sur le bord de la route qui conduit au volcan des fruits achetés à des producteurs. Le revenu est donc particulièrement maigre. .  
A côté des villageois autorisés à revenir vivre au pied du volcan en dépit du danger, d’autres n’ont pas eu cette chance et ils doivent continuer à vivre dans des camps de fortune. C’est le cas des habitants du village de Glagahmalang qui est enfoui à jamais sous la cendre du Merapi. Leur vie a totalement changé. Certains paysans qui possédaient, pour certains, deux maisons, cinq vaches et de la terre cultivable se retrouvent maintenant dans une maison de deux pièces de 6 mètres sur 6. Leurs revenus dépendent en grande partie de l’argent extérieur – des dons en particulier – qui se fait de plus en plus rare.
Pendant ce temps, le Merapi est calme mais on sait que, tôt ou tard, une nouvelle éruption se produira avec les mêmes conséquences pour les villages sur ses pentes. Nous reverrons alors les mêmes scènes de désolation, les évacuations, les camps de réfugiés et, quelques mois plus tard, le retour des paysans sur leurs terres recouvertes de cendre. C’est cela, la vie sur le Merapi…

Source: Voice of America et presse locale indonésienne.

 

Merapi-village.jpg
Scène de désolation après la dernière éruption du Merapi.

De l’électricité géothermique bientôt à Hawai’i?

drapeau francais.jpgOn peut lire sur le site Internet Hawaii 24/7 (http://www.hawaii247.com/) que la Grande Ile d’Hawaii envisage de se tourner vers la géothermie dans les prochaines années afin de subvenir en totalité à ses besoins énergétiques. Le County of Hawaii a demandé et financé une étude sur la faisabilité du projet et le Groupe de Travail Géothermique auquel avait été confiée cette tâche a remis son rapport définitif le 4 janvier dernier.  
Le rapport a évalué la possibilité d’utilisation de l’énergie géothermique comme première source d’électricité sur Big Island. Il inclut une analyse des données techniques ainsi que des travaux d’experts qui sont convaincus de la possibilité de développer localement des centrales produisant cette énergie renouvelable. Elle permettrait au County of Hawaii de se passer des générateurs d’électricité fonctionnant avec des carburants à base de pétrole.   
Voici quelques unes des principales conclusions du Groupe de Travail :
-L’énergie géothermique est une source renouvelable propre à l’île d’Hawaii et qui est indifférente aux variations de prix des énergies fossiles. Elle a également un coût inférieur.
-L’énergie géothermique peut être le composant principal d’un portefeuille énergétique diversifié, que ce soit pour le réseau électrique ou le transport.  
-L’approche la plus prudente consiste à développer plusieurs centrales géothermiques.
-Grâce aux centrales géothermiques, les engrais, l’hydrogène, l’oxygène, mais aussi l’électricité destinée aux entreprises pourraient être produits à moindre coût aux heures creuses quand la demande en électricité est réduite.

Plus de 30% de l’électricité de la Grande Ile sont déjà produits à partir d’énergies renouvelables – hydroélectrique, solaire, éolienne et géothermique. La société Puna Geothermal Venture exploite une centrale géothermique de 38 mégawatts à l’est de l’île.

drapeau anglais.jpgOne can read on the website of Hawaii 24/7 (http://www.hawaii247.com/) that Hawaii Big Island is currently considering geothermal energy to produce its own future energy. The County of Hawaii sponsored a study and the Geothermal Working Group presented their final draft of their Report on January 4th.
The report evaluated the use of geothermal energy as a primary source of electricity for the Big Island. The report includes an analysis of technical data and expert testimony providing convincing rationale to develop local renewable energy plants and transition away from the county’s dependence on petroleum-fueled generators for baseload electricity.  
Among the Geothermal Working Group’s principal findings:
– Geothermal is a renewable resource indigenous to the island of Hawaii that is dissociated from the price volatility of petroleum fuels. It also has a lower cost than fossil fuels.
– Geothermal can be a key component in a diversified energy portfolio, both for the electrical grid and for transportation.
– Developing multiple geothermal plants is the most prudent approach.
– With geothermal power plants, agricultural fertilizers, hydrogen, oxygen, and business-enterprise power can be produced for off-peak rates during the hours of curtailed electrical demand.

More than 30% of electricity on Hawaii Big Island is already generated from renewable resources, including hydro, wind, solar and geothermal. Puna Geothermal Venture operates a 38-megawatt capacity geothermal plant in East Hawaii.

Turrialba (Costa Rica)

drapeau francais.jpgLa situation semble s’être stabilisée sur le volcan. En conséquence, l’alerte Jaune reste en place pour le Parc National dans lequel se trouve le volcan, mais le niveau d’alerte a été abaissé à la couleur Verte pour les villages environnants, tels que Cartago, Jimenez et Oreamuno où il est toutefois demandé aux habitants d’être vigilants.
L’accès au Parc sera interdit tant que les volcanologues n’auront pas effectué des mesures dans le cratère et tiré des conclusions sur le niveau de magma dans l’édifice.
Source : Inside Costa Rica.

drapeau anglais.jpgThe situation has stabilized. As a consequence, the « Yellow » alert will remain in place for the Turrialba National Park that includes the Turrialba volcano, but the danger has been downgraded to surrounding areas such as Cartago, Jimenez and Oreamuno where authorities lowered the status to « Green » alert, meaning to keep a watchful eye on the behaviour of the volcano.
For now access to the Park is still restricted, as experts get close to the crater to take readings and confirm the magma levels.
Source: Inside Costa Rica.

La fin des beaux livres (suite)

Suite à ma note concernant les « beaux livres » et les réactions qu’elle a suscitées, je dois préciser que mes remarques faisaient essentiellement référence aux livres d’images de Nature. Je pense en effet que d’autres domaines – l’Art en particulier – sont moins concernés par cette chute des ventes. 
Comme je l’ai indiqué précédemment, j’étais au festival Nature de Montier-en-Der (Haute Marne) en novembre 2011. Il y a une librairie à l’intérieur du festival. Cette fois, la plupart des ouvrages Nature avaient un air de déjà vu et il est fort à parier que les ventes n’ont pas atteint des sommets. Je l’ai écrit sur ce blog: quand je vois le comportement de bon nombre de personnes qui photographient sans vergogne les photos exposées, je ne suis pas surpris de voir que les ventes de ce genre de livres ne suivent pas! Mon ouvrage Terres de Feu est l’un des derniers à s’être bien vendu (il est paru en 2004); je ne suis pas sûr qu’il connaîtrait le même succès s’il sortait aujourd’hui!
Comme beaucoup de gens de ma génération, « j’aime avoir de vraies images sur papier, feuilleter, toucher, montrer… », comme cela a été écrit dans un commentaire. Malgré tout, je ne suis pas du tout certain que les jeunes générations seront sensibles très longtemps au livre papier avec l’apparition de leurs homologues électroniques. Pour le moment, leur catalogue n’est pas très important, mais j’imagine que dans peu de temps, le téléchargement à la maison remplacera l’achat chez un libraire traditionnel. C’est fort dommage car le contact avec un libraire digne de ce nom est un moment privilégié et ô combien enrichissant !  
Certains diront que je suis pessimiste. Peut-être. L’avenir dira qui a raison !