Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpg8 heures: Il faudra attendre le prochain du HVO pour avoir confirmation, mais il semble bien qu’une nouvelle zone d’activité soit apparue dans le secteur du Pu’uO’o, avec une sortie de lave sur le versant sud du cône. La phase de gonflement se poursuit sur le Kilauea et cette apparition de la lave ne serait pas vraiment une surprise.  

21 heures : J’ai eu raison d’attendre le jour hawaiien pour confirmer ce que j’avais cru voir sur les images de la webcam hier soir. Une nouvelle bouche s’est effectivement ouverte vers 19 heures (heure locale), mais pas à l’extérieur du cône. Elle s’est ouverte dans la partie ouest du cratère et la lave s’est ensuite rapidement répandue vers le nord et le sud en longeant la paroi interne ouest du cratère.

 

drapeau anglais.jpg8:00: We’ll have to wait for HVO’s next update to have a confirmation but there seems to be another area of activity at Pu’uO’o. It’s difficult to appreciate the situation right now, but I think lava is coming out on the southern side of the crater. Inflation is going on at the volcano so that a new lava outbreak would not really be a surprise.

21:00: I was right to wait for Hawaiian daylight to confirm what I was on the webcam last night. A new vent did open at 19:00 or so (local time) but NOT outside the cone. The new source opened at the western edge of the Pu’u ‘O’o Crater floor and lava quickly spread north and south along the base of the west crater wall.

PuuOo-30-aout-2011.jpg
Avec l’aimable autorisation du HVO.

 

Les Iles Aléoutiennes (Alaska / Etats Unis)

Parmi les notes volcaniques de ce blog, plusieurs font référence à des volcans des Iles Aléoutiennes, l’une des régions les plus reculées de notre planète. On peut lire sur le site Wikipedia que « ces îles s’étendent sur 1 900 kilomètres selon un axe semi-circulaire approximativement est-ouest depuis la péninsule d’Alaska jusqu’au large du Kamchatka. Elles ferment l’accès au sud reliant l’Océan Pacifique à la Mer de Béring. Les Iles Aléoutiennes font partie de la Ceinture de Feu du Pacifique ».

La plus grande partie de ces quelque 300 îles volcaniques font partie de l’Etat d’Alaska, mais quelques unes à l’extrême ouest sont des territoires russes. 

S’agissant de la population, les Aléoutes  – qui ont donné leur nom à l’archipel – occupent quelques unes de ces îles. On pense que leur nombre a pu atteindre 25 000 à une certaine époque, mais il ne sont plus que 2000 aujourd’hui.

 

Les îles Aléoutiennes sont le plus souvent répertoriées en cinq groupes : Fox ; Iles des Quatre Montagnes, Andreanof, Rat et Near.

 

– Le groupe Fox est le plus proche du continent américain. Unimak est l’île la plus vaste, dominée par les 2900 mètres du Mont Shishaldin, volcan à la forme conique parfaite dont la dernière éruption officielle remonte à 2004. Il se peut qu’une activité éruptive ait eu lieu en 2008, mais ce volcan, comme la plupart de ses homologues des Aléoutiennes, n’est pas instrumenté de sorte qu’il est difficile de savoir ce qui s’y passe en temps réel. Seuls les satellites permettent de contrôler l’activité volcanique de ces terres lointaines et souvent inhospitalières. Deux autres volcans – Pogromni et Westdahl – dominent la partie occidentale d’Unimak tandis que la Fisher Caldera occupe le centre de l’île.

Toujours dans le groupe Fox, Unalaska est une autre île relativement vaste où le volcan Makushin (2036 m) domine la côte nord. Sa dernière éruption a eu lieu en janvier 1995, mais de nombreux autres épisodes ont été recensés au cours des siècles précédents.

Un pont relie Unalaska à la petite île d’Amaknak.

 

– Le groupe suivant, à l’ouest, est celui des Quatre Montagnes, qui se compose en fait de huit îles. Certaines d’entre elles sont uniquement occupées par un volcan, comme le Cleveland qui fait souvent la une de l’actualité sur ce blog. Il émettait encore en 2010 des panaches de cendre parfaitement visibles sur les images satellites.  

 

– Encore plus à l’ouest, on découvre le groupe Andreanof où la petite ville d’Adak (300 habitants) est la municipalité la plus à l’ouest des Etats-Unis. A l’époque de la Seconde Guerre mondiale, sa population s’élevait à plusieurs milliers d’habitants car elle représentait une base militaire stratégique face à la menace d’invasion japonaise.

 

– Dans le groupe Rat, on retiendra l’île de Kiska et son imposant volcan dans la partie nord.

 

– L’île Attu, dans le groupe Near, ne possède pas de volcan mais l’activité sismique est intense comme dans tout l’archipel des Aléoutiennes.

 

Comme je l’ai écrit précédemment, il est très difficile de contrôler l’activité des volcans des Iles Aléoutiennes. Les obstacles sont d’ordre physique (longues distances depuis Anchorage) et météorologique (le temps est souvent bouché pendant de longues périodes) de sorte que les scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory ne peuvent se fier qu’aux indications données par les satellites pour savoir ce qui se passe sur le terrain. Quelques missions sont mises sur pied mais, aux Etats Unis aussi, les restrictions budgétaires sont de rigueur et le financement de ces expéditions coûteuses n’est pas à l’ordre du jour, d’autant que les volcans des Aléoutiennes ne sont pas vraiment une menace pour les populations. Seuls les nuages de cendre peuvent perturber le trafic aérien entre l’Amérique et l’Asie. C’est pour cela que les images satellites sont très précieuses.

Aleoutiennes-blog.jpg