Encore une belle image volcanique !

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à une nouvelle belle image diffusée par la NASA. Elle montre le volcan Llullaillaco, situé sur la frontière entre le Chili et l’Argentine. Il s’élève à 6739 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est le plus haut volcan actif au monde, avec une dernière éruption en 1877. Le Nevados Ojos del Salado culmine à 6887 mètres, mais  aucune éruption n’a été officiellement enregistrée dans les temps historiques.

http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=43256

Eyjafjoll (Islande)

drapeau francais.jpg8 heures : L’éruption semble avoir trouvé une vitesse de croisière. On n’observe guère d’évolution depuis hier matin. De petites fontaines de lave jaillissent de la fracture qui s’est ouverte le 31 mars au soir. Au vu des webcams, les coulées ne semblent pas parcourir une très longue distance. La sismicité sur l’Eyjafjoll reste à un niveau bas.

 

drapeau anglais.jpg8 o’clock: The eruption is stable. There has been no real evolution since yesterday morning Short lava fountains are spurting from the rift that opened on March 31st in the evening. Judging from the webcam images, lava flows are not travelling a long way. Seismicity on Eyjafjoll is still at a low level.

Eruption-Islande.jpg

La révolution numérique en volcanologie

L’arrivée de la technologie numérique a profondément bouleversé l’observation des éruptions volcaniques et la communication des informations, avec des effets très importants sur les mondes de l’image et du livre.

Il me plaît à comparer la couverture de l’éruption de l’Etna en 1991-1993 (l’une des plus longues de l’histoire du volcan) et celle de l’éruption qui se déroule actuellement dans le sud de l’Islande.

En 1991, le seul moyen d’être informé sur l’évolution de l’éruption de l’Etna était d’avoir des contacts sur place (guides ou correspondants) qui relataient par courrier écrit ou par téléphone le fruit de leurs observations. La télévision avait un rôle non négligeable, à condition de ne pas diffuser des images d’archives, comme cela se produit malheureusement encore aujourd’hui.

S’agissant des images fixes, il fallait attendre que les photos soient développées ! Les journaux, magazines et autres revues étaient les seuls supports capables de les diffuser.

En 2010, tout est différent. Plus besoin d’ouvrir un journal pour savoir ce qui se passe sur le terrain volcanique à travers le monde. Il suffit de se connecter à Internet et on a accès à une foule de possibilités.

Les webcams permettent d’assister aux éruptions dans son fauteuil. Depuis quelques temps, le « streaming » a remplacé les images fixes qui changeaient toutes les 30 secondes ou toutes les minutes. On voit l’éruption en direct ! Bien sûr, il manque le bruit, les vibrations, la chaleur et les odeurs, mais ce n’est déjà pas si mal.

La plupart des observatoires diffusent régulièrement des bulletins sur l’activité du ou des volcans dont ils sont responsables. Sans oublier les sites privés qui fournissent eux aussi des informations précieuses. La connaissance de l’anglais, de l’espagnol ou de l’italien est toutefois souvent nécessaire pour comprendre ce qui est écrit. Des internautes peuvent ensuite relayer ces informations ; c’est le but de mon blog ou encore d’Infolave que je gère pour le compte de L’Association Volcanologique Européenne.  

Plus besoin de faire développer ses photos ! Les appareils photo numériques permettent de voir les clichés directement après la prise de vue. Il est possible de les mettre en ligne très rapidement sur la Toile. C’est ainsi que l’on a actuellement accès à des milliers d’images de l’éruption islandaise. La qualité des photos est également bien meilleure que ces dernières années. Le défaut (la lave blanche) sur lequel j’avais attiré l’attention semble en régression au vu des photos de l’éruption actuelle. Il est vrai que les logiciels de retouche sont largement utilisés !

 

Le problème, c’est que l’invasion de la technologie numérique a aussi des conséquences négatives. Les laboratoires qui développaient les films argentiques ont, pour la plupart, fermé leurs portes et mis au chômage leurs employés.

Devant l’afflux d’images – souvent de bonne, voire de très bonne qualité – sur Internet, la vente des « beaux livres » a considérablement diminué et la chute continue actuellement. Plus besoin d’acheter un ouvrage pour admirer des photos de qualité quand on peut les voir gratuitement sur un écran ! Des photographes de renom proposent même de superbes fonds d’écrans. De plus, les gens peuvent prendre des milliers de photos avec leurs appareils photo numériques. Il en reste forcément quelques unes qui sont très bonnes et qu’ils conserveront précieusement. De ce fait, certaines maisons d’édition ont connu ou connaissent de grosses difficultés financières et les dépôts de bilan ne sont pas rares. Mon livre Terres de Feu fera probablement partie des derniers ouvrages qui se sont vendus correctement.

 

Tous ces faits sont la rançon du progrès ( ?) contre lequel il paraît qu’on ne peut rien…  

Un bain de foule volcanique!

Le 1er avril, les autorités islandaises estimaient à 25 000 le nombre de personnes qui étaient venues voir l’éruption. Selon l’Iceland Review, les endroits prévus pour le stationnement des véhicules sur l’Eyjafjoll ressemblent à « des parkings de supermarchés » !

Beaucoup de touristes étrangers sont venus en Islande dans le seul but de voir l’éruption. Ils peuvent choisir entre plusieurs solutions. Quatre hélicoptères survolent en permanence le glacier, mais les visiteurs peuvent aussi opter pour les SUV (véhicules utilitaires sport) suffisamment puissants pour atteindre le site éruptif, ou encore pour les motoneiges. L’avion permet lui aussi de survoler les fontaines de lave. Une heure de vol coûte 250 euros, à peu près le même tarif qu’un vol Paris-Reykjavik avec la compagnie Icelandair. Environ 80 avions ont décollé jeudi de Reykjavik pour aller survoler le site éruptif.

Une aubaine pour l’Islande dans une période de crise économique !

++++++++++

8h30 : L’éruption continue ce matin au niveau de la fracture qui s’est ouverte le 31 mars. Au vu des images fournies par les webcams (voir ci-dessous), il semble que l’éruption soit moins intense que précédemment.

La sismicité reste à un niveau bas sur l’Eyjafjoll.

Eruption-Islande.jpg