Eyjafjallajökull (Islande)

drapeau francais.jpg8 heures: L’inondation qui inquiétait hier soir la Protection Civile a atteint son pic vers 21 heures et n’ a pas emporté la digue sur laquelle passe la route n°1. Les brèches qui avaient été taillées dans la levée ont permis d’empêcher que soit emporté le pont sur la rivière Markarfljót. Les énormes blocs de glace observés au pied de la langue glaciaire du Gígjökull n’ont finalement pas été emportés par le courant jusqu’au pont.

S’agissant du nuage de cendre qui perturbe le trafic aérien, la météo islandaise indique que le vent devrait tourner au nord pendant le week-end et la situation ne devrait donc guère s’améliorer. Il faut être patient et attendre que la phase de débourrage – classique dans ce genre d’éruption – soit terminée.  

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez quelques photos aériennes du panache éruptif et des zones inondées. Le sommet du volcan est toujours dans les nuages et les observations au sol restent impossibles. Les photos montrant des cascades et fontaines de lave ont été prises lors de l’éruption précédente.                                                    

http://www.mbl.is/mm/frettir/myndasyrpa.html?cat_id=4;album=1049;img=28489&ref=fprenningur

12 heures : En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à une vidéo sur laquelle on voit l’ampleur des inondations ainsi qu’un image radar des 8 cratères qui couronnent le sommet de l’Eyjafjallajökull.

http://http.ruv.straumar.is/static.ruv.is/vefur/150471%20flugmyndir.wmv

20 heures : Le dernier rapport de l’Icelandic Met Office indique que l’éruption continue et que le panache atteint une hauteur de 4 ou 5 km et, parfois, des altitudes plus élevées. Il avance en direction de l’Europe, poussé par des vents de NO.

 

Les dernières images du satellite EUMETSAT montrent que le nuage de cendre s’étire entre le nord de la Finlande et le Royaume-Uni. Il a traversé le Danemark et progresse actuellement vers l’est le long de la côte balte en direction de la Russie, tout en dérivant dans le même temps vers le sud, en direction de l’Europe Centrale à une vitesse de 25 km/h. .

 

drapeau anglais.jpg8 o’clock: The flood that worried the Civil Protection last night reached a peak at 21 :00 or so. It did not carry away the levee on which Road 1 is built.  The gaps that had been made in the levee prevented the bridge on the Markarfljót River from being destroyed. The huge ice chunks that could be seen by the Gígjökull glacial tongue have not been carried with the flood down to the bridge.

As far as the ash cloud that disrupts air traffic is concerned, the weather forecast in Iceland indicates that the wind should blow from the north during the week-end, which should not improve the situation. One has to be patient and wait for the volcano to stop clearing its throat.

By clicking in the following link, you’ll see a few photos of the eruption from the air. The summit of the volcano is still shrouded in the clouds and observations on the ground are not possible yet. The photos showing lava fountains and cascades were taken during the previous eruption.

http://www.mbl.is/mm/frettir/myndasyrpa.html?cat_id=4;album=1049;img=28489&ref=fprenningur

12 o’clock: By clicking on the following link, you’ll have access to a video showing the impact of the floods as well as a radar image of the three craters on top of Eyjafjallajökull.

http://http.ruv.straumar.is/static.ruv.is/vefur/150471%20flugmyndir.wmv

20 :00 : The Icelandic Met Office latest update indicates that the plume from the eruption in Eyjafjallajökull volcano is still ongoing, reaching heights of 4 to 5 kilometres, occasionally reaching higher altitudes. The plume drifts with north-westerly winds reaching Europe.  

 

The latest EUMETSAT satellite images show the volcanic ash cloud now stretches from northern Finland to the United Kingdom. It has crossed Denmark and is currently progressing further east along the Baltic coast toward Russia, whilst also drifting southward into Central Europe at a rate of 25 km an hour.  

Eruption-Islande.jpg
Le nuage éruptif photographié hier par le satellite Terra de la NASA

Mise au point volcanique…

Ce matin, en allumant la radio, les premiers mots volcaniques que j’ai entendus ont été « Pinatubo » et « Mont St Helens » ! Tendant mieux mon oreille encore endormie, je me suis vite rendu compte qu’il ne s’agissait pas d’un réveil de ces deux monstres, mais d’une assimilation très rapide que faisait la presse avec l’éruption islandaise.

Toujours attirée par le spectaculaire, la presse catastrophiste et nécrophage voyait déjà en grand, en comparant les panaches émis par ces volcans lointains, respectivement en 1980 et 1991, avec celui qui vient de provoquer la fermeture de nombreux aéroports.

Le problème, c’est que le Pinatubo et le St Helens n’appartiennent pas à la même catégorie que l’Eyjafjallajökull  et ils ne jouent pas dans la même division si l’on se réfère à la violence de leurs éruptions !

S’agissant du volcan islandais, on en parle beaucoup parce qu’il perturbe notre vie, qui plus est à la veille d’un départ en vacances ! Si son panache avait eu la bonne idée de se diriger vers le nord-est, la presse n’en parlerait pas ou très peu, comme elle l’a fait pour l’éruption islandaise précédente! L’éruption qui se déroule en ce moment est une éruption sous-glaciaire classique, avec une première émission d’un panache de vapeur quand la chaleur du volcan a fait fondre la calotte glaciaire. Nous traversons actuellement une phase de « débourrage » qui se traduit par une abondante émission de cendre, comme cela peut se produire sur d’autres volcans comme l’Etna (voir photo ci-dessous). Ces cendres sont très abrasives et ne font pas bon ménage avec les réacteurs des avions, d’où les mesures de précaution prises par l’aviation civile. Il y a quelques années, un avion de la British Airways a connu de graves problèmes en traversant un nuage de cendre au-dessus de l’Indonésie.

Les journalistes s’inquiètent par ailleurs des problèmes respiratoires que pourrait occasionner l’éruption de l’Eyjafjallajökull. Comme je l’ai écrit hier, les Islandais ont conseillé à la partie de la population la plus exposée à la cendre de se munir de masques anti-poussière. En France, nous n’en sommes pas encore là ! Nous ne sommes pas confrontés – pour le moment – à une éruption majeure. Même si le nuage de cendre survolait la France, il serait extrêmement dilué et ne poserait pas vraiment de problèmes sanitaires.

Si, comme la météo islandaise le prévoit, le nuage éruptif se dirige vers le sud – donc vers l’ouest de la France – il n’est pas impossible que l’on assiste à des couchers de soleil extrêmement colorés….

Tout cela pour dire qu’il n’y a pas lieu, pour le moment de trop s’inquiéter. Il y a fort à parier que les émissions de cendre vont devenir moins intenses dans les prochains jours (avec quelques rechutes possibles, cependant) et que l’Eyjafjallajökull continuera son éruption en se faisant oublier des journalistes.

Pluie-de-cendre.jpg
Pluie de cendre sur l’Etna (Photo: C. Grandpey)

 

Gaua (Vanuatu)

drapeau francais.jpgDébut avril, d’importants changements ont été observes dans l’activité du volcan. Des panaches de gaz ont été détectés quotidiennement sur les images satellites. Entre fin mars et début avril, les panaches de cendre montaient jusqu’à 2 ou 3 km d’altitude. Des explosions étaient également perçues dans les villages proches du volcan. Des retombées de cendre se sont produites au sud et au nord de l’île et des témoins ont vu des bombes sortir du cratère.

Le niveau d’alerte pour le Vanuatu est maintenu à 2, sur une échelle de 4.

Source : Global Volcanism Network.

 

 

drapeau anglais.jpgEarly in April, significant changes were observed in the volcano’s activity. Gas plumes were detected daily by satellite images. From the end of March to the beginning of April, ash plumes were seen rising up to 2-3 a.s.l.  Explosions were also heard in nearby villages. Ashfall was observed in the N and S parts of the island and witnesses saw bombs being ejected from the volcano. 

The Vanuatu Volcano Alert Level remains at 2 (on a scale of 4).

Source: Global Volcanism Network.