Dernières nouvelles de Io, la lune de Jupiter // Latest news of Io, Jupiter’s moon

 CNN a publié un article très intéressant sur les dernières observations d’Io, la lune volcanique de Jupiter. Cette lune a été nommée ainsi en référence à une mortelle transformée en vache lors d’un combat entre Zeus et Hera dans la mythologie grecque
Plus de 400 volcans ornent la surface de Io, en faisant le monde volcanique le plus actif de notre système solaire. Certains de ces volcans sont si puissants que leurs éruptions peuvent être vues à l’aide de grands télescopes sur Terre.
De nouvelles images recueillies par un réseau de télescopes ALMA (Atacama Large Millimeter / submillimeter Array) au Chili ont permis de voir pour la première fois l’effet direct de cette activité volcanique sur la mince atmosphère de la lune. Une étude incluant ces données devrait être publiée prochainement  dans le Planetary Science Journal.
Les images capturées le réseau de télescopes offrent une nouvelle perspective sur la lune et sa palette de couleurs, avec du jaune, du blanc, de l’orange et du rouge. Ces couleurs sont dues aux gaz sulfureux émis par les nombreux volcans, et qui gèlent lorsqu’ils rencontrent les températures froides de la surface.

Une lune couverte de volcans pourrait faire penser que Io est un corps céleste chaud, mais il n’en est rien ; la surface d’Io est  froide en permanence, avec une température d’environ moins 145°C (- 230°F).
L’atmosphère d’Io est si ténue qu’elle est environ un milliard de fois plus mince que celle de la Terre. Des observations et études antérieures de la lune ont révélé que cette atmosphère est en grande partie composée de dioxyde de soufre (SO2).
Cependant, on ne sait pas quel processus entraîne la dynamique dans l’atmosphère d’Io. Il se peut qu’il s’agisse d’une activité volcanique ou d’un gaz qui se sublime au contact de la surface glacée lorsque Io est au soleil. Les chercheurs ont utilisé ALMA pour capturer des images de la lune alors qu’elle se déplaçait dans et hors de l’ombre de Jupiter afin de mieux comprendre son atmosphère. Lorsque Io passe dans l’ombre de Jupiter et qu’elle n’est pas exposée directement à la lumière du soleil, le SO2 condense à la surface de Io. Pendant ce temps, on ne peut voir que du SO2 d’origine volcanique. On peut donc mesurer exactement quelle proportion de l’atmosphère est affectée par l’activité volcanique. Par la suite, dès que Io reçoit le lumière du soleil, la température augmente, son atmosphère se reforme en 10 minutes environ, plus vite que l’avaient prédit les modèles précédents. Cependant, les dernières données montrent que tout le SO2 ne gèle pas pendant les périodes de baisse de température quand Io se trouve dans l’ombre de Jupiter. En fait, ALMA a pu détecter les émissions de SO2 en provenance de ce que les chercheurs appellent des « volcans furtifs », qui n’émettent pas de gaz ou de particules détectables, mais qui émettent leur gaz dans une atmosphère suffisamment chaude pour éviter leur condensation et le gel.
Les scientifiques sont désormais en mesure d’expliquer le déroulement de ces processus chauds. L’attraction de Jupiter, Ganymède et Europa chauffe l’intérieur d’Io, ce qui donne naissance à des volcans qui émettent du dioxyde de soufre sous forme de gaz. Finalement, le gaz se condense et gèle pour former une épaisse couche de glace à la surface d’Io. Cette couche est recouverte de poussière volcanique, ce qui fait apparaître les couleurs caractéristiques de la lune.
Les images ALMA ont révélé des panaches distincts de SO et de SO2 émis par les volcans, et contribuant pour 30% à 50% à l’atmosphère de la lune. Les scientifiques ont également détecté du chlorure de potassium gazeux (KCl), un composant observé dans le magma des volcans. Les chercheurs pensent que cela montre qu’il existe des réservoirs de magma diffèrents entre les volcans.
Io est à peine plus grande que notre Lune, mais elle est très différente. De plus, son environnement ne ressemble à rien de ce que l’on trouve sur Terre. À côté des volcans, la surface d’Io est également recouverte de lacs de lave silicatée en fusion. Avec un tel paysage, les scientifiques affirment qu’il serait totalement impossible d’y vivre.
Io est coincée entre la puissante gravité de Jupiter et le tiraillement des orbites des autres lunes comme Europa et Ganymède, ce qui participe à l’activité sur Io. Certains volcans sont imposants, comme Loki Patera, qui mesure 200 kilomètres de diamètre. La lune est sur une orbite verrouillée autour de Jupiter, ce qui signifie que c’est toujours la même face de la lune qui est orientée vers la planète.
Les images ALMA ont révélé que l’atmosphère d’Io devient incroyablement instable lorsqu’elle traverse l’ombre de Jupiter. Cela se produit toutes les 42 heures pendant l’orbite d’Io autour de sa voisine.
Les observations et études futures permettront aux chercheurs de déterminer la température de la basse atmosphère d’Io, qui reste inconnue pour le moment.
Source: CNN.

————————————————-

CNN has released a very interesting article about the latest observations of IO, Jupiter’s volcanic moon. The moon was named with reference to a mortal woman who is transformed into a cow during a fight between Zeus and Hera in Greek mythology

Io is covered by more than 400 active volcanoes, and it is the most volcanically active world in our solar system. Some of Io’s volcanoes are so powerful that their eruptions can be seen using large telescopes on Earth.

New images collected by an array of telescopes on Earth have observed for the first time the direct effect of this volcanic activity on the moon’s thin atmosphere. A study including this data is expected to be published in the Planetary Science Journal.

The images captured by ALMA, or the Atacama Large Millimeter/submillimeter Array of telescopes in Chile, provide a new perspective on the moon and its colour palette of yellow, white, orange and red. These colours are due to the sulphurous gases spewing from the moon’s many volcanoes that freeze when they meet the cold temperatures of the icy surface.

Although the idea of a moon covered in volcanoes suggests Io would be a hot celestial body, Io’s surface is always cold at about – 145°c (- 230°F)..

Io’s atmosphere is so faint that it is about a billion times thinner than Earth’s. Previous observations and studies of the moon revealed that this atmosphere is largely comprised of sulphur dioxide gas (SO2).

However, it is not known which process drives the dynamics in Io’s atmosphere. It might be volcanic activity, or gas that has sublimated from the icy surface when Io is in sunlight. Researchers used ALMA to capture images of the moon as it moved into and out of Jupiter’s shadow to understand more about the moon’s atmosphere. When Io passes into Jupiter’s shadow, and is out of direct sunlight, it is too cold for SO2, and it condenses onto Io’s surface. During that time one can only see volcanically-sourced SO2. One can therefore see exactly how much of the atmosphere is impacted by volcanic activity. Then, as soon as Io gets into sunlight, the temperature increases, its atmosphere reforms in about 10 minutes’ time, faster than what models had predicted. However, the researchers’ data show that not all of the SO2 freezes during the temperature drop Io experiences while in Jupiter’s shadow. In fact, ALMA was able to detect global radio SO2 emissions from what the researchers call “stealth volcanoes”, which don’t emit smoke or detected particles, but release the gas into the atmosphere that is warm enough to keep from condensing and freezing.

Scientists are now able to explain these hot processes unfold. The tug of Jupiter, Ganymede and Europa heat the interior of Io, which creates volcanoes that release hot sulphur dioxide gas. Eventually, the gas condenses and freezes in a thick layer of SO2 ice on Io’s surface. That layer is covered over by volcanic dust, which creates Io’s signature colours.

The clarity of the ALMA images revealed distinct plumes of SO and SO2 coming from the volcanoes, contributing between 30% to 50% of the moon’s atmosphere. The scientists also saw potassium chloride gas (KCl), a common component of magma, emerging from the volcanoes. The researchers believe that this suggests that the magma reservoirs differ between volcanoes.

Io is only slightly larger than our moon, but it is very different. What’s more, its environment is unlike anything found on Earth. Beside the volcanoes, Io’s surface is also covered with lakes of molten silicate lava. With such a dramatic landscape, scientists say it would be totally impossible to live there.

Io is caught between Jupiter’s massive gravity and the tug of orbits from the planet’s other moons like Europa and Ganymede, which contributes to the activity on Io. Some of its volcanoes are massive, like Loki Patera, which is 200 kilometres across. The moon is in a tidally locked orbit around Jupiter, meaning that the same side of the moon always faces the planet.

The ALMA images revealed that Io’s atmosphere becomes incredibly unstable when it passes through Jupiter’s massive shadow. This occurs every 42 hours during Io’s orbit around its neighbour.

Future observations and studies will allow researchers to determine the temperature of Io’s lower atmosphere, which remains unknown for now.

Source: CNN.

Les images ALMA d’Io montrent pour la première fois des panaches de dioxyde de soufre (en jaune) s’élevant des volcans. Jupiter est visible en arrière-plan (image de la sonde Cassini). [Source : ALMA, NASA, Space Science Institute]

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Au Kamtchatka, l’activité strombolienne se poursuit sur le Klyuchevskoy et une coulée de lave avance toujours dans la ravine Apakhonchich sur le flanc SE. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange le 8 octobre 2020.

Un important épisode éruptif s’est produit sur le Bezymianny dans la soirée du 21 octobre 2020, avec un panache de cendres qui s’est élevé à une dizaine de kilomètres au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est d’abord passée au Rouge, avant d’être ramenée à l’Orange pendant la nuit après la fin de l’éruption. Les données satellitaires ont montré un volumineux nuage de cendres s’étirant sur environ 75 km à l’ouest du volcan.

Des explosions ont été observées sur le Karymsky, avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 4 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko et le Sheveluch.
Source: KVERT.

+++++++++

Dans les Aléoutiennes (Alaska), aucun signal de tremor, aucune activité éruptive et aucune anomalie thermique de surface n’ont été enregistrés sur le Pavlof au cours des deux dernières semaines. Le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne ont été abaissés respectivement à Normal et Vert.

La sismicité a diminué régulièrement sur le Great Sitkin au cours des derniers mois et est maintenant à un niveau normal pour ce volcan. Aucune activité éruptive et aucune anomalie thermique n’ont été observées dans l’imagerie satellite. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été abaissés respectivement à Vert et à Normal.
Source: AVO.

++++++++++

En Equateur, un niveau d’activité élevé continue à être observé sur le Reventador. Des émissions de gaz, de vapeur et de cendres sont observées jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. La nuit, on peut voir de l’incandescence au niveau du cratère et les blocs incandescents dévalent  les flancs du volcan. La coulée de lave de 400 m de long sur le flanc NE reste active mais ne progresse plus.

Un niveau d’activité élevé est signalé sur le Sangay. La sismicité se caractérise par des explosions, des épisodes de tremor harmonique, des séismes longue période et des signaux indiquant des émissions. Les panaches de cendres s’élèvent de 570 à 2100 m au-dessus du sommet.
Sourxe: Instituto Geofisico (IG).

++++++++++

Des explosions sont enregistrées sur le Villarrica (Chili), associées à des séismes longue période. Les explosions éjectent des matériaux incandescents au-dessus du cratère et déposent des tephra sur le flanc E jusqu’à 3 km de distance. La bouche éruptive présente un diamètre de 5 à 6 m, à une profondeur de 150 m sous la lèvre du cratère. Le niveau d’alerte reste Jaune pour le volcan et pour les localités proches du volcan, avec une zone d’exclusion pour le public de 500 m autour du cratère.
Source: SERNAGEOMIN.

++++++++++

Les répliques sont de plus en plus espacées et moins fortes après le séisme du 21 octobre 2020 qui a atteint une magnitude de M 5,6 dans la Péninsule de Reykjanes (Islande). À en juger par les sismogrammes, l’événement avait une origine tectonique, même si certaines personnes ont signalé une odeur de soufre. Comme je l’ai déjà indiqué, de tels témoignages sont parfois observés lors de puissants tremblements de terre dans le monde. Les scientifiques de l’IMO ne prévoient aucune activité volcanique à la suite de ce séisme.

++++++++++

Dernière minute: Une intensification de l’activité strombolienne dans le Nouveau Cratère Sud-Est et la Bocca Nuova de l’Etna (Sicile) a généré de volumineux panaches de cendre atteignant 2 ,5 km d’altitude le 23 octobre 2020. La couleur de l’alerte aérienne a momentanément été élevée au Rouge avant d’être rabaissée à l’Orange.

En conséquence, l’aéroport de Catane a été fermé à 9h30 (heure locale). Le trafic aérien est redevenu normal en fin de matinée.

Source : La Sicilia.

—————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world :

In Kamchatka, strombolian activity continues at Klyuchevskoy and a lava flow is still advancing down the Apakhonchich drainage on the SE flank. The Aviation Colour Code was raised to Orange on October 8th, 2020.

A powerful eruptive episode occurred at Bezymianny in the evening of October 21st, 2020, with an ash plume that rose about 10 km above sea level. The Aviation Colour Code was first raised to Red and later lowered back to Orange during the night after the end of the eruption has finished. Satellite data showed a large ash cloud moving about 75 km west of the volcano.

Explosions have been observed at Karymsky, with ash plumes rising up to 4 km above sea level. The Aviation Colour Code has been raised to Orange.

The Aviation Colour Code is also Orange for Ebeko and Sheveluch.

Source: KVERT.

+++++++++

n the Aleutians (Alaska), no seismic tremor was recorded at Pavlof during the past two weeks, with no eruptive activity or unusual surface temperatures. The Volcano Alert Level and the Aviation Colour Code have been lowered to Normal and Green, respectively.

Seismicity at Great Sitkin has been steadily decreasing for the past several months and is now at background levels. No eruptive activity or unusual surface temperatures have been observed in satellite imagery. The Aviation Colour Code and the Volcano Alert Level have been lowered to Green and Normal, respectively.

Source: AVO.

+++++++++

In Ecuador, a high level of activity continues at Reventador. Multiple gas, steam, and ash emissions are observed as high as 1 km above the summit. Crater incandescence and incandescent blocks rolling down the flanks are observed at night. The 400-m-long lava flow on the NE flank remains active but no longer advances.

A high level of activity is reported at Sangay. Seismicity is characterized by explosions, harmonic tremor, long-period earthquakes, and signals indicating emissions. Ash plumes are rising 570-2,100 m above the summit.

Sourxe: Instituto Geofisico (IG).

++++++++++

Explosions are recorded at Villarrica (Chile), associated with long-period seismicity. They eject incandescent material above the crater rim and deposit tephra on the E flank as far as 3 km. The eruptive vent is 5-6 m in diameter at a depth of 150 m below the crater rim. The Alert Level remains at Yellow for the volcano and for the municipalities close to the volcano, with an exclusion zone for the public of 500 m around the crater.

Source: SERNAGEOMIN.

++++++++++

Aftershocks are getting more spaced and less powerful after the event of October 21st, 2020 whichh reached a magnitude of M 5.6 in the Reykjanes Peninsula (Iceland). Judging from the seismograms, the event had a tectonic origin, even though some people reported a smell of sulphur. As I put it before, similar evidence is sometimes observed during powerful quakes in the world. IMO scientists do not expect any volcanic activity to follow the earthquakes.

++++++++++

Latest : An episode of increased activity at Mt Etna’s NSEC and Bocca Nuova (Sicily) generated voluminous ash emissions up to 2.5 km above sea level in the morning of October 23rd, 2020. The Aviation Colour Code was momentarily raised to Red, then lowered back to Orange.

As a consequence, Catania airport was closed at 09:30 (local,time). Flights returned to normal later in the morning. .

Source: La Sicilia.

Le Villarrica vu depuis l’espace (Source : NASA)

Le dernier séisme en Islande probablement d’origine tectonique // Last earthquake in Iceland likely tectonic

Un séisme de M 5,6 a été enregistré à 13h43 le 20 octobre 2020 à Núpshlíðarháls, à environ 5 km à l’ouest de la zone géothermale de Seltún sur la Péninsule de Reykjanes. La secousse a été largement ressenti dans une grande partie du pays, en particulier dans le sud de la Péninsule de Reykjanes et dans la région de Reykjavik, à environ 25 km de l’épicentre. Plus de 250 répliques ont été détectées, les plus importantes entre 15h27 et 15h32.
Selon le Met Office islandais (IMO) certaines personnes ont remarqué une plus forte odeur de gaz près du lac Grænavatn. A noter que ce phénomène est parfois signalé dans les zones où se produisent de puissants séismes. Si c’est le cas l’IMO pense qu’il pourrait s’agir de mouvements de magma dans la croûte, mais cet information doit être vérifiée avant d’être confirmée. Pour l’instant, il n’y a aucun signe d’activité volcanique dans la région. Il n’y a eu aucun changement dans le comportement du tremor harmonique sur les stations de mesure à proximité.
Le dernier séisme est le plus significatif dans la Péninsule de Reykjanes depuis 2003.
Une grande partie de l’activité sismique est observée dans la Péninsule en 2020. Des secousses de M 5,0 ont été enregistrés en juillet de cette année à proximité de Fagradalsfjall, juste à l’ouest de l’épicentre du dernier événement.
L’origine de l’activité actuelle est difficile à déterminer car l’activité sismique et l’activité volcanique a déjà animé cette partie du pays.
Source: OMI.

———————————————–

An M 5.6 earthquake was recorded at 13:43 on October 20th, 2020in Núpshlíðarháls, about 5 km west of the geothermal area in Seltún on the Reykjanes peninsula. The earthquake was felt widely around the country, especially the southern part of the Reykjanes Peninsula and in the capital area, which is some 25 km from the epicentre. More than 250 aftershocks have been detected, the largest ones between 15:27 and 15:32.

It was reported by the Icelandic Met Office (IMO) that people had been noticing more gas smell close to Grænavatn. This phenomenon is sometimes reported in areas where large earthquakes are reported. IMO says this would suggest that magma might be on the move in the crust, but the news needs to be checked before being confirmed. For the time being, there are no signs of volcanic unrest in the area. There has not been any change in harmonic tremor on nearby measuring stations.

The last earthquake is the largest event measured in the Reykjanes Peninsula since 2003.

A great deal of earthquake activity has been ongoing in the peninsula in 2020. M 5.0 earthquakes were recorded in July this year, by Fagradalsfjall, just west of where the epicentre of the last event.

The origin of this activity is difficult to determine as both seismic and volcanic activity has already caused unrest in that part of the country.

 Source : IMO.

L’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes, avec l’événement du 20 octobre 2020 et ses nombreuses répliques (Source : IMO)

Nyiragongo (RDC) : Mise au point // The real situation

Dans une note publiée le 19 octobre 2020, je posais la question « Le Nyiragongo (RDC) à nouveau une menace pour Goma ? » Je relayais en l’occurrence un article publié sur le site web Science. J’écrivais que « Dario Tedesco et ses collègues ont récemment observé le lac de lave et ont déclaré qu’il se remplissait à un rythme inquiétant. Le danger est que, comme en 2002, la lave éventre les parois du cratère et dévale les pentes du volcan. La dernière analyse des données indique que le risque maximal se situera dans 4 ans, même si l’on pense qu’un séisme est susceptible de déclencher une crise éruptive avant cette date. » J’ajoutais que « le réseau de surveillance autour du volcan montre une activité sismique élevée et plusieurs essaims profonds. Cependant, on ne sait pas si ce type d’activité est normal ou inhabituel car on manque de données de comparaison avec l’activité antérieure du volcan. Il convient de noter qu’une période de tremor intense a été enregistrée des mois avant l’éruption de 2002, mais que rien de tel n’est détecté pour le moment. » Donc pas de panique pour le moment.

Comme d’habitude, certains organes de presse se sont empressés de faire du catastrophisme, une tendance très à la mode que l’on a pu observer dans le documentaire « Planète volcans » il y a quelques jours. On a pu lire qu’une éruption du Nyiragongo était « imminente ». Ce n’est pas le cas. Contacté par l’AFP, l’un des scientifiques cités dans l’article a indiqué qu’il faut « être vigilant et surveiller attentivement le volcan à tout moment », mais « il n’y a pas d’éruption imminente« .Que les habitants de Goma se rassurent ; même si le risque éruptif est permanent dans la région où s’agite également le Nyiamuragira, aucune éruption ne semble « imminente » à l’heure actuelle.

—————————————–

In a post published on October 19th 2020, I asked the question « Nyiragongo (DRC) again a threat to Goma? » « I was relaying an article published on the Science website. I wrote that “Dario Tedesco and his colleagues recently observed the lava lake and said it was filling up at an alarming rate. The danger is that, as in 2002, the lava might burst through the walls of the crater and travel down the slopes of the volcano. The latest data analysis indicates that peak hazard will be in 4 years, although it is believed that an earthquake might trigger an eruptive crisis before that date. » I added that « the surveillance network around the volcano shows high seismic activity and several deep swarms. However, one does not know whether this type of activity is normal or unusual because one lacks comparable, older data. It should be noted that sustained tremor activity was recorded months before the 2002 eruption, but nothing like that is detected for the moment. »   So there is no need to panic for the moment.
As usual, some media outlets rushed to do catastrophism, a very fashionable trend that we saw in the documentary « Planète volcans » a few days agoThey reported that an eruption of Nyiragongo was « imminent ». This is not the case. Contacted by AFP, one of the scientists quoted in the article said that one must « be vigilant and carefully monitor the volcano at all times », but « there is no imminent eruption« . The inhabitants of Goma should be reassured; although the risk of an eruption is permanent in the region where Nyiamuragira is another active volcano. No eruption seems « imminent » these days.

Crédit photo: Wikipedia