Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

De récentes mesures aériennes de gaz effectuées au-dessus du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) ont confirmé les importantes émissions de gaz, ainsi qu’un niveau élevé du tremor volcanique. Dans le même temps, la température du lac de cratère a marqué une hausse et atteint actuellement 38 °C.
Les scientifiques néo-zélandais n’ont pas changé d’avis dans leurs pronostics pour les prochaines semaines. Ils confirment qu’il ne devrait pas y avoir d’éruption, ou juste une éruption mineure limitée à la zone sommitale. De telles petites éruptions peuvent générer des lahars, en particulier dans le lit de la rivière Whangaehu.
Source : GNS.

 

Le 3 mai, on pouvait voir un panache de vapeur s’élever au-dessus du cratère ((Source: GeoNet)

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) continue dans le cratère de l’Halema’uma’u. Des sorties de lave sporadiques se produisent en bordure cratère. L’activité reste confinée à l’intérieur du cratère et aucune coulée de lave n’est observée ailleurs sur le volcan. Aucun changement significatif n’a été noté au sommet ou sur l’East Rift Zone.
Depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021, le niveau du cratère s’est élevé d’environ 99 mètres par accumulation de la lave. Le volume émis depuis le début de cette éruption était d’environ 66 millions de mètres cubes le 6 avril 2022.
Source : HVO.

Vidéo montrant l’activité dans le cratère de l’Halema’uma’u le 26 avril 2022. La caméra se trouvait sur la lèvre NO du cratère :

https://www.usgs.gov/media/videos/lava-lake-kilauea-summit-april-26-2022

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Un important épisode éruptif a été observé au niveau du volcan Garet sur l’île de Gaua (Vanuatu) le 2 mai 2022.L’explosion a généré un épais panache de cendres. Les dernières analyses indiquent que l’activité est susceptible de se poursuivre comme en ce moment ou de devenir une éruption mineure justifiant un niveau d’alerte 3. Les agences de tourisme, les autorités locales, les habitants de Gaua et le grand public sont informés que la zone de danger se situe au niveau du cône volcanique.
Le niveau d’alerte reste à 2. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 2011, avec un VEI 1.
Source : Vanuatu GeoHazards.

 

Le Mt Garet sur l’île de Gaua (Source: Smithsonian Institution)

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Une anomalie thermique était visible sur le Karymsky (Kamtchatka) sur les images satellite presque tous les jours à la fin du mois d’avril 2022. Les explosions généraient des panaches de cendres qui s’élevaient jusqu’à 5 km au-dessus du niveau de la mer. et même 10 km le 28 avril. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge puis abaissée à l’Orange lorsque le volcan a cessé d’émettre de la cendre.
Source : KVERT.

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Seuls quelques panaches de gaz blancs s’élevaient au-dessus de l’Anak Krakatau (Indonésie) dans les derniers jours d’avril et les premiers jours de mai 2022. Les images satellites montraient des coulées de lave incandescente dans et autour du cratère, jusque dans la mer. Les habitants et les touristes doivent rester à au moins 2 km du volcan. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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Sur l’île d’Ambae (Vanuatu), le cône du lac Voui émet toujours des panaches de vapeur et de cendre. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km autour des bouches actives dans le lac Voui,
Sur l’île d’Ambrym (Vanuatu), on pouvait voir de l’incandescence à l’intérieur du cratère du Benbow fin janvier et début février suite à l’apparition d’une coulée de lave à partir d’une nouvelle bouche dans la partie nord-ouest du plancher du cratère. Cependant, des observations récentes indiquent que les émissions de gaz et de cendres ont disparu dans le cratère. La sismicité a diminué et s’est stabilisée. Le niveau d’alerte a été abaissé à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le 28 avril 2022.
L’activité du Yasur (Vanuatu) se poursuit à un niveau élevé. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 sur une échelle de 0 à 4. Des émissions de cendres et de gaz ainsi que de fortes explosions sont toujours enregistrées, avec des bombes qui retombent dans et autour du cratère.
Source : GéoHazards.

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L’éruption du Semeru (Indonésie) se poursuit. Des panaches de cendres presque quotidiens sont toujours visibles; ils s’élèvent jusqu’à 300-700 m au-dessus du sommet. Une coulée pyroclastique s’est détachée du front de coulée de lave le 1er mai 2022. Elle a produit des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Recent airborne gas measurements over Mt Ruapehu ( New Zealand) confirmed continued high levels of gas emissions, along with strong volcanic tremor. Meanwhile, Crater Lake temperature has risen to 38 °C.

NZ scientists have not chnaged their minds about the next weeks. They confirm that the most likely outcome of this unrest episode is no eruption, or a minor eruption that is confined to the summit area. Small eruptions may generate lahars, especially in the Whangaehu River.

Source: GNS.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii), within Halemaʻumaʻu crater, continues. Sporadic breakouts continue along the margins of the crater, All recent activity has been confined to the crater and no active lava can be seen elsewhere on the volcano. No significant changes have been noted in the summit or East Rift Zone.
Since the beginning of this eruption on September 29, 2021, the crater floor has seen a total rise of about 99 meters. The volume of lava effused since the beginning of this eruption was approximately 66 million cubic meters, as measured on April 6, 2022.

Source: HVO.

Video showing activity within Halema’uma’u Crater on April 26th, 2022 :

https://www.usgs.gov/media/videos/lava-lake-kilauea-summit-april-26-2022

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A significant eruptive episode occurred at Garet volcano on Gaua Island (Vanuatu) on May 2nd, 2022. It generated a thick ash plume. New analyses suggest that activity is likely to continue at this same level or increase to the minor eruption state (Level 3). All tourism agencies, local authorities, people of Gaua, and the general public are warned that the danger area remains at the volcanic cone.

The volcanic Alert Level remains at Level 2. The last known eruption of this volcano took place in 2011, with a VEI 1.

Source: Vanuatu GeoHazards.

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A thermal anomaly over Karymsky (Kamchatka) was visible in satellite images on most days at the end of April. Explosions produced ash plumes that rose as high as 5 km a.s.l. and 10 km on April 28th. The Aviation Color Code was raised to Red and later lowered to Orange when ash was no longer being emitted by the volcano.

Source: KVERT.

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Only white gas plumes were rising above Anak Krakatau (Indonesia) in the last days of April and early days of May 2022. Satellite images showed incandescent lava flows in and around the crater and advancing into the sea. Residents and tourists should stay at least 2 km from the volcano, The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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At Ambae (Vanuatu) the cone in Lake Voui continues to produce steam and ash emissions. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside the 2-km radius dangers zone around the active vents in Lake Voui,

Incandescence from Ambrym’s Benbow Crater (Vanuatu) was visible during late January and early February from a lava flow that had effused from a new vent on the NW part of the crater floor. However, recent observations indicate that gas and ash are no longer being emitted from the crater. Seismicity has decreased and stabilized. The alert level was lowered to 1 (on a scale of 0-5) on April 28th, 2022.

Activity at Yasur (Vanuatu) continues at a high leve. The alert level is kept at 2 on a scale of 0-4. Ash-and-gas emissions and loud explosions are still recorded, with bombs falling in and around the crater.

Source: GeoHazards.

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The eruption at Semeru (Indonesia) continues. Almost daily ash plumes are visible, rising 300-700 m above the summit. A pyroclastic flow from the end of the lava flow descended the SE flank at on May 1st, 2022 and produced ash plumes that rose as high as 500 m above the summit. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les dunes de Io // Io’s dunes

Io est la troisième plus grande lune de Jupiter. Elle a une surface recouverte de glace, avec des ondulations à propos desquelles les scientifiques se sont posé beaucoup de questions. Cependant, en utilisant les données de la sonde spatiale Galileo de la NASA, ils sont aujourd’hui en mesure de fournir une nouvelle explication sur leur formation. La mission Galileo a duré 14 ans; elle a exploré le système de Jupiter de 1995 à 2003 et a permis aux scientifiques de mieux comprendre les processus physiques contrôlant le mouvement des grains sur Io.
Selon une nouvelle étude publiée en avril 2022 dans la revue Nature Communications, il se pourrait que Io soit un nouveau « monde de dunes ». Les chercheurs ont testé « un mécanisme grâce auquel les grains de sable peuvent se déplacer et entraîner la formation de dunes sur Io ».
Par nature, les dunes sont des collines ou des crêtes formées par le sable qui s’accumule sous l’action du vent. Cependant, l’atmosphère ténue de Io signifie que les vents y sont faibles, et que les dunes se forment par d’autres moyens.
Io est le monde le plus actif du système solaire d’un point de vue volcanique, avec des centaines de volcans dont certains crachent des panaches riches en soufre à des centaines de kilomètres de hauteur. Cette activité volcanique intense contribue à créer une surface variée, avec des coulées de lave solidifiée et de sable, ou bien des effusions de lave ou de dioxyde de soufre.
Les chercheurs ont utilisé des équations mathématiques pour simuler la force qui serait nécessaire pour déplacer les grains sur Io et ont calculé la trajectoire qu’ils emprunteraient. L’étude a simulé le déplacement d’un grain de basalte ou de givre et a révélé que l’interaction entre l’écoulement de la lave en surface et le dioxyde de soufre sous la surface de la lune crée un effet de vent suffisant pour former de grandes structures ressemblant à des dunes à la surface de Io.
Les images fournies par la sonde spatiale Galileo de la NASA confirment les conclusions des chercheurs; elles montrent que l’espacement, la hauteur et la largeur des ondulations sur Io ont des points communs avec les dunes observées sur Terre et dans d’autres mondes.
Source : space.com.

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Io is Jupiter’s third-largest moon. It has an icy, yet rolling surface, which has long perplexed scientists. However, using data from NASA’s Galileo spacecraft, scientists have now developed a new explanation of how such dunes may form. The 14-year mission, which explored the Jupiter system from 1995 to 2003, allowed scientists to better understand the physical processes controlling grain motion on Io.

According to a new study published in April 2022 in the journal Nature Communications, Io could be a new ‘dune world. The researchers have tested « a mechanism by which sand grains can move, and in turn dunes could be forming there. »

By nature, dunes are defined as hills or ridges of sand piled up by the wind. However, Io’s low-density atmosphere means the winds on the moon are weak, suggesting its dunes must be formed by some other means.

Io is the most volcanically active world in the solar system, sporting hundreds of volcanoes, some of which spew sulfurous plumes hundreds of kilometers high. This amount of volcanic activity creates a varied surface, with a mix of black solidified lava flows and sand, « effusive » lava streams and « snows » of sulfur dioxide.

The researchers used mathematical equations to simulate the force required to move grains on Io and calculated the path those grains would take. The study simulated the movement of a single grain of basalt or frost, revealing that the interaction between flowing lava and sulfur dioxide beneath the moon’s surface creates venting that is dense and fast moving enough to form large dune-like features on the moon’s surface.

Observations from NASA’s Galileo spacecraft support the researchers’ findings, showing that the spacing and height-to-width ratios of Io’s crests are consistent with dunes seen on Earth and other worlds.

Source: space.com.

Les « dunes » de Io (Source: NASA)

Sismicité d’origine volcanique en Antarctique // Volcano-triggered seismicity in Antarctica

Un article publié fin avril 2022 sur le site Live Science nous apprend qu’un volcan sous-marin endormi depuis longtemps à proximité de la Péninsule Antarctique a montré des signes d’activité en déclenchant un essaim sismique incluant quelque 85 000 événements.

L’essaim, qui a commencé en août 2020 et s’est calmé en novembre de cette même année, représente l’activité sismique la plus forte jamais enregistrée dans la région. Les scientifiques pensent que cette sismicité a probablement été causée par une intrusion magmatique dans la croûte terrestre. De semblables intrusions se sont déjà produites dans d’autres endroits sur Terre, mais c’est la première fois que des chercheurs en observent une en Antarctique.
L’essaim s’est produit au niveau de l’Orca Seamount, un volcan sous-marin inactif qui s’élève à 900 mètres au-dessus du plancher océanique dans le détroit de Bransfield, un passage étroit entre les îles Shetland du Sud et la pointe nord-ouest de l’Antarctique. Dans cette région, la plaque tectonique Phénix plonge sous la plaque antarctique continentale en créant un réseau de failles dues à l’étirement de certaines parties de la croûte.
Les chercheurs en poste à la station scientifique de l’île King George, l’une des îles Shetland du Sud, ont été les premiers à ressentir les secousses sismiques. Les scientifiques ont cherché à comprendre ce qui se passait, mais l’île King George est éloignée de tout, avec seulement deux stations sismiques à proximité. Ils ont donc utilisé les données de ces stations sismiques, ainsi que les données de deux stations au sol fonctionnant dans le cadre du système mondial de navigation par satellite, pour mesurer le déplacement du sol. Ils ont également analysé les données de stations sismiques plus éloignées et de satellites qui utilisent l’interférométrie radar pour mesurer les déplacements au niveau du sol.
Les stations à proximité sont utiles pour détecter les moindres séismes, tandis que. les stations plus éloignées utilisent des équipements plus sophistiqués qui permettent de brosser un tableau plus détaillé des séismes les plus importants. En rassemblant ces données, les scientifiques ont pu créer une image de la géologie sous-jacente qui a déclenché l’essaim sismique.
Les deux séismes les plus significatifs de l’essaim avaient des magnitudes de M 5,9 et M 6,0 en octobre et en novembre 2020. Après le séisme de novembre, l’activité sismique a diminué. Les secousses ont semblé déplacer le sol de l’île King George d’environ 11 centimètres. Seuls 4 % de ce déplacement peuvent s’expliquer par la sismicité proprement dite. Les scientifiques pensent que c’est le mouvement du magma dans la croûte qui explique en grande partie le déplacement spectaculaire du sol.
Les chercheurs pensent que s’il y a eu une éruption de l’Orca Seamount, elle s’est probablement produite au moment de l’essaim sismique. Il n’y a actuellement aucune preuve directe d’une telle éruption. Pour en avoir la confirmation, les scientifiques devront envoyer une mission dans le détroit de Bransfield pour mesurer la bathymétrie, la profondeur du plancher océanique, et la comparer aux cartes historiques.
Source : Live Science

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An article published in late April 2022 on the Live Science website informs us that a long-dormant underwater volcano near Antarctica has woken up, triggering a swarm of 85,000 earthquakes. The swarm, which began in August 2020 and subsided by November of that year, is the strongest earthquake activity ever recorded in the region. Scientists say the quakes were likely caused by a « finger » of hot magma poking into the crust. Similar intrusions already occurred in other places on Earth, but this is the first time researchers observed it in Antarctica.

The swarm occurred around the Orca Seamount, an inactive volcano that rises 900 meters from the seafloor in the Bransfield Strait, a narrow passage between the South Shetland Islands and the northwestern tip of Antarctica. In this region, the Phoenix tectonic plate is diving beneath the continental Antarctic plate, creating a network of fault zones, stretching some portions of the crust and opening rifts in other places.

Scientists at the research stations on King George Island, one of the South Shetland Islands, were the first to feel  the quakes. Scientists wanted to understand what was going on, but King George Island is remote, with just two seismic stations nearby. So they used data from those seismic stations, as well as data from two ground stations for the global satellite navigation system, to measure ground displacement. They also looked at data from more distant seismic stations and from satellites circling Earth that use radar to measure shifting at ground level.

The nearby stations are good for detecting the tiniest quakes. More distant stations, meanwhile, use more sophisticated equipment and can thus paint a more detailed picture of the larger quakes. By piecing these data together, the scientists were able to create a picture of the underlying geology that triggered the earthquake swarm.

The two largest earthquakes in the series had magnitudes M 5.9 and M 6.0 in October and in November 2020. After the November quake, seismic activity waned. The quakes seemed to move the ground on King George Island around 11 centimeters. Only 4% of that displacement could be directly explained by the earthquake; the scientists suspect the movement of magma into the crust largely accounts for the dramatic shifting of the ground.

If there was an underwater eruption at the seamount, it likely happened at that time. But there is no direct evidence for an eruption. In order to confirm that the shield volcano blew its top, scientists would have to send a mission to the strait to measure the bathymetry, or seafloor depth, and compare it to historical maps

Source: Live Science.

Modèle topographique montrant l’emplacement de l’Orca Seamount dans le détroit de Bransfield (Source: SERNAGEOMIN)

Origine des dépôts de tephra sur la Grande Ile d’Hawaii // Origin of tephra deposits on Hawaii Big Island

Le Mauna Loa et le Kilauea sont les deux volcans les plus actifs de la Grande Ile d’Hawaï et leurs histoires éruptives se chevauchent. Ils sont situés à faible distance d’un de l’autre; leurs cratères sommitaux ne sont éloignés que d’environ 34 kilomètres.De plus, une partie du Kilauea s’est édifiée sur le flanc sud-est du Mauna Loa, le plus ancien des deux volcans.
Le Mauna Loa et le Kilauea produisent des coulées de lave qui peuvent parcourir plusieurs kilomètres depuis la source. De plus, ils émettent des panaches de tephra qui peut monter haut dans l’atmosphère et parcourir de longues distances en étant poussés par le vent. C’est pourquoi il peut parfois être difficile de déterminer quel volcan est responsable d’une coulée de lave ou d’un dépôt de tephra.
Connaître la source des matériaux émis, qu’il s’agisse du Mauna Loa ou du Kilauea, est important pour évaluer les risques volcaniques sur la Grande Ile d’Hawaï. Les géologues se tournent vers les événements du passé, qu’ils soient effusifs ou explosifs, pour comprendre la fréquence des éruptions volcaniques. Le calcul des intervalles de récurrence permet de déterminer la fréquence à laquelle des événements effusifs ou explosifs se produisent, et cela peut aider à prévoir quand ils sont susceptibles de se produire à l’avenir.
Par exemple, si les géologues observent un affleurement dans lequel six couches de tephra sont prises en sandwich entre une coulée de lave supérieure datée d’il y a 800 ans et une coulée de lave inférieure datée d’il y a 2 000 ans – donc avec une période de temps de 1 200 ans entre les deux coulées – ils peuvent conclure que l’intervalle de récurrence minimum serait de 200 ans (1 200 ans divisés par six éruptions explosives). Cela signifie qu’un événement éruptif explosif s’est produit, en moyenne, tous les 200 ans au cours de cette période de 1 200 ans. Si on sait qu’il y a six couches de tephra, mais si on ne sait pas si elles proviennent du Mauna Loa ou du Kilauea, il est difficile de comprendre à quelle fréquence les éruptions se sont produites à partir de chacun de ces volcans.
Par exemple, si une seule des couches de tephra provient du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 240 ans pour le Kilauea et de plus de 1 200 ans pour le Mauna Loa. Mais si trois des couches de tephra proviennent du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 400 ans pour le Kilauea et de 400 ans pour le Mauna Loa.
Afin de déterminer quel volcan a produit telle coulée ou tel couche de tephra, les géologues ont recours à plusieurs méthodes. Ils utilisent souvent une cartographie détaillée. En effet, une éruption explosive laisse généralement des dépôts plus épais près de la source et ils s’amincissent en s’éloignant de cette même source.
Les géologues peuvent également avoir recours à la géochimie pour déterminer si un produit éruptif particulier provient du Mauna Loa ou du Kilauea. Des études ont montré que les deux volcans ont des signatures géochimiques différentes. Par exemple, les laves du Mauna Loa contiennent généralement plus de silice (Si) et moins de calcium (Ca), de titane (Ti) et de potassium (K) à une teneur donnée en magnésium (Mg) que les laves du Kilauea.
Par ailleurs, les deux volcans et leurs prédécesseurs plus anciens ont généralement des concentrations d’éléments traces et des signatures isotopiques différentes. Les géochimies définissent deux familles différentes le long de l’archipel hawaiien. Sur la Grande Ile d’Hawaï, le Mauna Loa et le Hualalai forment une famille, tandis que le Kilauea, le Mauna Kea et le Kohala en forment une autre. On pense que les différences chimiques proviennent du panache du point chaud et démontrent que les systèmes magmatiques des deux volcans ne sont pas interconnectés.
Une nouvelle étude a appliqué ces différences chimiques entre le Mauna Loa et le Kilauea pour comprendre la source volcanique des couches dans un dépôt de tephra de deux mètres d’épaisseur sur le flanc sud-est du Mauna Loa. Le dépôt de tephra se trouve à environ 19 kilomètres au sud de Moku’āweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa, et à 35 kilomètres au sud-ouest de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du Kilauea. En raison de la variation des directions du vent, l’un ou l’autre des volcans pourrait potentiellement être la source du dépôt de tephra. Les premières analyses chimiques d’éclats de verre volcanique prélevés dans les couches de tephra laissent supposer que des tephra du Kilauea et du Mauna Loa sont présents sur le site. Les tephra de l’ancienne éruption du Keanakākoʻi et de celle du Kulanaokuaiki, émis par le Kilauea, semblent être présents, ainsi qu’au moins une couche de tephra en provenance du Mauna Loa.
Les nouvelles données ainsi obtenues seront importantes pour déterminer les calculs d’intervalle de récurrence pour les événements explosifs sur le Mauna Loa et le Kilauea et permettront aux scientifiques du HVO de fournir des évaluations des risques plus fiables pour la Grande Ile d’Hawaï.
Source : USGS, HVO.

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Mauna Loa and Kilauea are the two most active volcanoes on the Island of Hawaii, and they have overlapping eruption histories. They are located in close proximity, with their summit craters only about about 34 kilometers apart. In fact, part of Kilauea is built on the southeast flank of Mauna Loa, which is the older of the two volcanoes.

Both volcanoes produce lava flows that can travel many kilometers from the volcanic vent. Additionally, they produce tephra that can rise high into the atmosphere and travel long distances by wind. With this in mind, it can sometimes be difficult to determine which volcano is responsible for a specific lava flow or tephra layer.

Knowing the source of the erupted material, whether from Mauna Loa or Kilauea, is important for assessing volcanic hazards on Hawaii Big Island. Geologists look to past eruptions, both effusive and explosive, to understand the frequency of volcanic eruptions. Recurrence intervals can be calculated to determine how often effusive or explosive events occur, which can help forecast when they may occur in the future.

For example, if geologists observe an outcrop with six tephra layers sandwiched between an upper lava flow dated at 800 years ago and a lower lava flow dated at 2,000 years ago – a time period of 1,200 years preserved between the two flows – the minimum recurrence interval would be 200 years (1,200 years divided by six explosive eruptions). This means that an explosive eruptive event occurred, on average, every 200 years within that 1,200 year time period. If we know that there are six tephra layers, but we don’t know if they erupted from Mauna Loa or Kilauea, it is difficult to understand how often eruptions occurred from the individual volcanoes.

For example, if only one of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 240 years for Kilauea and over 1,200 years for Mauna Loa. But if three of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 400 years for Kilauea and 400 years for Mauna Loa.

In order to determine which volcano produced a certain flow or tephra, geologists resort to several methods. They often use detailed mapping. An explosive eruption, for example, will generally have thicker deposits near the source and thin out away from the source.

Geologists can also use geochemistry to determine if a particular eruptive product is from Mauna Loa or Kilauea. Studies have shown that the two volcanoes have different geochemical signatures. For example, Mauna Loa lavas generally have higher silica (Si) and lower calcium (Ca), titanium (Ti), and potassium (K) at a given magnesium (Mg) content than Kilauea lavas.

The two volcanoes and their older predecessors generally have different trace element concentrations and isotope signatures as well, with the geochemistries defining two different families along the island chain. On the Island of Hawaii, Mauna Loa and Hualalai form one family, while Kilauea, Mauna Kea, and Kohala form another. The chemical differences are thought to originate in the hotspot plume and demonstrate that the magma systems for the two volcanoes are not interconnected.

A new study is applying these geochemical differences between Mauna Loa and Kilauea to understand the volcanic source of individual layers within a two-meter-thick tephra exposure on the southeast flank of Mauna Loa. The exposure is located approximately 19 kilometers south of Moku‘āweoweo, the summit caldera of Mauna Loa, and 35 kilometers southwest of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea. Due to varying wind directions, either volcano could potentially be the source of the tephra.

Initial geochemistry obtained from fresh glass shards found in the tephra layers suggests that tephra from both Kilauea and Mauna Loa are present at the field site. Tephras from both the Keanakākoʻi Ash (circa 1500–1820 CE) and the Kulanaokuaiki Tephra (circa 400–1000 CE), which erupted from Kilauea, appear to be present, as well as at least one tephra layer from Mauna Loa.

The new data will be important for constraining recurrence interval calculations for explosive events on Mauna Loa and Kilauea and will help the USGS Hawaiian Volcano Observatory provide more robust hazard assessments for the Island of Hawaii.

Source : USGS, HVO.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo : USGS)

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo : C. Grandpey)

Caldeira sommitale du Kilauea en 2006 (Photo: C. Grandpey)

Caldeita sommitale du Kilauea après l’éruption de 2018 (Crédit photo: HVO)