Volcans du monde // Volcanoe of the world

La situation volcanique dans le monde est restée relativement stable ces derniers jours.

Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange sur le Sheveluch, le Klyuchevskoy, le Karymsky et l’Ebeko à cause des explosions accompagnées de panaches de cendre susceptibles d’affecter le trafic aérien entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

Au Mexique, le niveau d’alerte du Popocatepetl reste à la couleur Jaune Phase 3. Le CENAPRED fait état d’émissions de vapeur et de gaz, mais les explosions destructrices du dôme de lave avec des panaches et retombées de cendre semblent avoir cessé. On observe toutefois de l’incandescence au niveau du cratère pendant la nuit.

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Le Mont Aso (Japon) a connu une éruption mineure le 18 avril. Comme le 16 avril, elle a eu lieu dans le cratère Nakadake N ° 1, avec un nuage de cendres atteignant 400 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 sur une échelle de 5.

Source : JMA.

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Le Mont Agung (Bali / Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 21 avril 2019. Le nuage de cendre est monté à environ 2000 mètres au-dessus du cratère, avec des retombées sur plusieurs localités situées sous le vent. De récentes photos (voir ci-desssous) ont montré que le dôme de lave dans le cratère n’avait guère évolué depuis 2017. Il ne semble pas y avoir de risque de débordement. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 sur une échelle de 4.

Source : CVGHM.

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Le Stromboli a attiré mon attention ces derniers jours car l’activité éruptive s’était quelque peu intensifiée avec des émissions de cendre depuis la terrasse centrale et le cratère NE. Rien de très inquiétant toutefois.

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Pas de réveil en vue à court terme sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). L’OVPF enregistre quelques éboulements et quelques séismes, mais rien de vraiment significatif. Les GPS n’enregistrent pas de signaux de déformation particuliers. Les émissions de SO2 au niveau du sommet: sont eu dessous du seuil de détection. Les émissions de CO2 au niveau du sol sont en augmentation en zone distale (Plaine des Cafres) et montrent des valeurs élevées en zone proximale (Gîte du Volcan), signe que la chambre magmatique est dans sa phase de remplissage. Tout est calme, mais avec le Piton, la situation peut évoluer très rapidement !

Source : OVPF.

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Au Guatemala, le Fuego reste bien actif avec 20-25 explosions par heure. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent à 4500 mètres d’altitude. Des avalanches de matériaux et une coulée de lave continuent à avancer dans les ravines qui entaillent les flancs du volcan. Des retombées de cendre sont observées dans plusieurs localités.

L’activité du Pacaya et du Santiaguito reste stable. Voir les bulletins précédents les concernant.

Source : INSIVUMEH.

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La situation est stable sur le Sabancaya (Pérou) où l’on observe une quinzaine d’explosions chaque jour. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 4000 mètres. La sismicité est principalement associée à des mouvements de fluides sous l’édifice volcanique. Le 18 avril dernier, une visite du Laboratoire Magmas et Volcans (LMV) de Clermont-Ferrand dans le cadre d’une sortie de la délégation L.A.V.E. Auvergne-Loire-Limousin a permis d’assister à la présentation par Charlotte Gélibert (étudiante en Master 2) de son travail de recherche sur la caractérisation des cendres des panaches volcaniques afin de mieux comprendre leur dynamique et d’établir des modèles de dispersions. Ce travail est important dans la gestion des risques (trafic aérien, populations locales…). Les données sont déjà disponibles suite à une campagne de mesure Doopler sur le Sabancaya. Charlotte Gélibert est lauréate de la bourse L.A.V.E.

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The volcanic situation in the world has remained relatively stable in recent days.

In Kamchatka, the aviation colour code is maintained at Orange on Sheveluch, Klyuchevskoy, Karymsky and Ebeko because of explosions accompanied by ash plumes likely to affect air traffic between America and Asia.
Source: KVERT.

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In Mexico, the alert level of Popocatepetl remains at Yellow Phase 3. CENAPRED reports steam and gas emissions, but the destructive explosions of the lava dome with ash plumes and ashfall appear to have ceased. However, there is glow in the crater during the night.

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Mount Aso (Japan) experienced a minor eruption on April 18th. Like on April 16th, it took place in the Nakadake No.1 crater, with a a ash cloud reaching 400 metres in height. The alert level is maintained at 2 on a scale of 5.
Source: JMA.

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Mount Agung (Bali / Indonesia) experienced a new eruptive episode on April 21st, 2019. The ash cloud rose about 2,000 metres above the crater, with ashfall over several downwind lmunicipalities. Recent photos (see below) showed that the lava dome in the crater has not much changed since 2017. There does not seem to be any risk of an overflow.The alert level is maintained at 3 on a scale of 4.
Source: CVGHM.

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Stromboli caught my attention in recent days as the eruptive activity intensified somewhat with ash emissions from the central terrace and the NE crater. Nothing to really wory about.

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There should be no short term activity on Piton de la Fournaise (Reunion Island). The OVPF mentions some rockfalls and earthquakes, but nothing really significant. GPS instruments do not record deformation signals. SO2 emissions at the summit: are below the detection limit. CO2 emissions at the ground level are increasing in the distal zone (Plaine des Cafres) and show high values ​​in the proximal zone (Gîte du Volcan), a sign that the magma chamber is refilling. Everything is calm, but the situation can change very quickly!
Source: OVPF.

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In Guatemala, Fuego remains active with 20-25 explosions per hour. They generate ash plumes that rise to 4500 metres a.s.l. Avalanches of material and a lava flow continue to advance in the drainages that slash the volcano’s flanks. Ashfall is observed in several municipalities.
The activity of Pacaya and Santiaguito remains stable. See the previous posts.
Source: INSIVUMEH.

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The situation is stable on Sabancaya (Peru) where there are about fifteen explosions every day. They generate ash plumes that rise up to 4000 metres. Seismicity is mainly associated with fluid movements beneath the volcanic edifice. On April 18th, a visit to the Laboratory Magmas and Volcanoes (LMV) of Clermont-Ferrand as part of the L.A.V.E. Auvergne-Loire-Limousin delegation included the presentation by Charlotte Gélibert (Master 2 student) of her research work on the characterization of volcanic ash plumes to better understand their dynamics and to establish dispersion models. This work is important in risk management (air traffic, local populations …). The data is already available following a Doopler measurement campaign on Sabancaya. Charlotte Gélibert was recently awarded the L.A.V.E. scholarship.

Photo du cratère de l’Agung en décembre 2017, visible sur le site VolcanoDiscovery : https://www.volcanodiscovery.com/agung/news/66532/Gunung-Agung-volcano-Bali-Indonesia-flat-lava-dome-occupying-summit-crater.html

Photo du cratère de l’Agung en avril 2019 visible sur la page Facebook « Peter Rendezvous » : https://www.facebook.com/peter.rendezvous.9?__tn__=%2Cd*F*F-R&eid=ARBZqScb31ZoyFsirI7Z2jmBQod_Z4ccYPlLBHzrN5e9dURdI1uniZGiGUqbHlg2KzgbLuwY7LDZPvlp&tn-str=*F

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Laboratoire Magmas et Volcans à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

La grande vitesse des coulées pyroclastiques // The high speed of pyroclastic flows

Dans un article publié dans la revue Nature Geoscience, des chercheurs confirment les conclusions d’études précédentes à propos des coulées pyroclastiques. Ils expliquent qu’ils ont découvert que les matériaux à haute température émis par un volcan pendant une éruption génèrent une couche d’air entre le sol et une coulée pyroclastique, ce qui permet à cette dernière de se déplacer en atteignant des vitesses extrêmes et en détruisant tout sur son passage.

Les coulées pyroclastiques sont constituées d’un mélange de lave à très haute température, de pierre ponce, de cendre et de gaz volcaniques. Elles peuvent atteindre des températures de 1000 degrés Celsius et, dans des cas extrêmes, dévaler les pentes des volcans à plus de 600 kilomètres à l’heure. Elles sont responsables d’environ 50% de tous les décès provoqués par les éruptions volcaniques dans le monde. Des coulées pyroclastiques ont détruit Pompéi, Herculanum et Stabies lorsque le Vésuve est entré en éruption en l’an 79. Plus récemment, elles ont causé la mort de centaines de personnes sur les pentes du Fuego (Guatemala) en juin 2018.
Les coulées pyroclastiques se divisent en général en deux parties: 1) un flux de fragments de roches à très haute température qui se déplace à la surface du sol, et 2) un nuage de cendres à haute température qui s’élève au-dessus. Dans l’étude publiée dans Nature Geoscience, des chercheurs de l’Université Massey de Nouvelle-Zélande ont tenté de comprendre pourquoi la partie inférieure d’une coulée pyroclastique peut se déplacer aussi rapidement.
Pour ce faire, ils ont réalisé une expérience et déversé 6 tonnes de matériaux pyroclastiques à une température de 400 degrés Celsius dans une structure de leur propre fabrication située dans une chaufferie désaffectée. Les chercheurs ont enregistré l’écoulement des matériaux à l’aide de caméras haute vitesse, ce qui leur a permis ensuite d’analyser avec précision le comportement des matériaux au fur et à mesure de leur écoulement.

Les résultats de l’expérience montrent que les écoulements pyroclastiques génèrent leur propre lubrification sur une couche d’air. Une zone de matériaux volcaniques sous haute pression se forme vers la base de la coulée. L’air est repoussé vers le bas sous l’effet de la pression, ce qui crée comme un matelas d’air à la surface duquel les matériaux peuvent s’écouler rapidement.
Cette étude pourrait aider les autorités à mieux comprendre les dangers posés par les volcans et prévoir leur comportement. Les résultats pourraient avoir des applications dans d’autres domaines comme les avalanches et les glissements de terrain. Depuis longtemps, les volcanologues se demandent pourquoi les coulées pyroclastiques sont capables de se déplacer sur de longues distances. En effet, on a trouvé des dépôts de coulées à des centaines de kilomètres du volcan source ; d’autres ont franchi des obstacles topographiques  tels que des chaînes de montagnes ou des étendues d’eau. La dernière étude fournit également des informations mathématiques importantes qu’il faudrait intégrer à la modélisation des courants de densité pyroclastique (PDC). Ces courants se déplacent généralement une centaine de kilomètres à l’heure, mais on sait qu’ils ont atteint des vitesses allant jusqu’à 600 kilomètres à l’heure sur des terrains accidentés et jusqu’à de grandes distances du volcan source. La dernière étude tend à montrer que cette haute vitesse est obtenue par lubrification grâce à la couche d’air à la base des coulées pyroclastiques.
Source: Presse scientifique internationale.

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In a paper published in Nature Geoscience, researchers confirm the results of previous studies. They explain that they have discovered that the high temperature material spewed from a volcano during eruptions generates a layer of air between it and the ground, allowing a pyroclastic flow to surf along at extreme speeds, destroying everything in its path.

Pyroclastic flows are made up of a mix of hot lava, pumice, ash and volcanic gases. They can reach temperatures of up to 1,000 degrees Celsius and can, in extreme cases, move down the slopes of volcanoes at over 600 kilometres per hour. They are responsible for around 50 percent of all deaths from volcanic eruptions globally. Pyroclastic flows destroyed the ancient cities of Pompeii, Herculaneum and Stabies when Mount Vesuvius erupted in A.D. 79. More recently, they caused the deaths of hundreds of persons on the slopes of Fuego Volcano (Guatemala) in June 2018.

Pyroclastic flows are normally split into two parts : 1) a stream of hot rock fragments that move along the ground and 2) a hot cloud of ash that rises above. In the study published in Nature Geoscience, researchers from New Zealand’s Massey University tried to understand how the lower level of material is able to move so fast.

To do this, they carried out an experiment by releasing up to 6 tons of 400-degree Celsius pyroclastic material down a makeshift unit inside a disused boiler house. The researchers recorded the flow of the material with high-speed videos, allowing them to analyze exactly what was happening to it as it rolled down.

Results showed that the pyroclastic flows generate their own air lubrication. An area of high-pressure volcanic material forms toward the base of the flow. The air is forced downward as a result of the pressure, creating a near-frictionless layer along which the material can flow quickly.

This study could help authorities better understand the hazards posed by volcanoes, and how to plan for them. The results could have implications for other events, including avalanches and fast-flowing landslides. A long-standing puzzle for volcanologists has been the question of why pyroclastic flows are able to travel so far. Indeed, one can find flow deposits hundreds of kilometres from the source volcano, and others that have crossed significant topographic or other barriers, such as mountain ranges or open bodies of water. Thus, the research also provides important mathematical information that should be incorporated into the modelling of pyroclastic density currents (PDCs). PDCs typically travel around 100 kilometres per hour but are known to have reached speeds up to more than 600 kilometres per hour over rough terrain large distances from the volcano.The research suggests that this high mobility is through air lubrication at the base of the flows.

Source: International scientific press.

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Voici une vidéo montrant le déplacement des coulées pyroclastiques sur l’île de Montserrat, pendant l’éruption du volcan Soufriere Hills en 1995. J’ai toujours été impressionné par le glissement de l’écoulement pyroclastique à la surface de l’océan.

https://youtu.be/GeghNYm_03A

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Coulées pyroclastiques sur le Mayon aux Philippines (Crédit photo: Wikipedia)

Aso (Japon) & Agung (Indonésie)

Après une première manifestation le 16 avril 2019, le Mont Aso (Japon) a connu une autre éruption mineure le 18 avril. Comme le 16 avril, l’éruption a eu lieu dans le cratère Nakadake N ° 1, avec un nuage de cendres atteignant 400 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 sur une échelle de 5. L’accès est interdit dans les zones situées à 1 km autour du cratère.
Source: JMA.

Le Mont Agung (Bali / Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 21 avril 2019 à 3h21 du matin. Le nuage de cendre est monté à environ 2 000 mètres au-dessus du cratère, avec des retombées sur plusieurs localités situées sous le vent, notamment Klungkung, Bangli, Denpasar, Badung et Tabanan. Cependant, l’éruption n’a pas affecté le trafic de l’aéroport international de Bali. Des masques ont été distribués à la population.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3 sur une échelle de 4. Les habitants et les touristes ne doivent pas pénétrer dans la zone de danger d’un rayon de 4 km autour du cratère.
Source: The Jakarta Post.

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After a first eruptive event on April 16th, 2019, Mount Aso (Japan) went through another minor eruption on April 18th. Like on April 16th, the eruption started at the No.1 Nakadake Crater, with an ash cloud up to 400 metres above the crater. The alert level is kept at 2 on a scale of 5. Access is prohibited to areas 1 km around the crater.

Source: JMA.

Mount Agung (Bali / Indonesia) went through another eruptive episode on April 21st, 2019 at 3:21 a.m. The ash cloud rose to about 2000 metres above the crater, with ashfall on several downwind municipalities including Klungkung, Bangli, Denpasar, Badung and Tabanan. However, the eruption did not affect the operations of Bali’s international airport. Masks were distributed to residents.

The alert level is kept at 3, on a scale of 4. Residents and tourists should not enter the danger zone within a 4-kilometer radius from the crater.

Source: The Jakarta Post.

Vue de l’Aso (Crédit photo: F. Gueffier)

Eruption de l’Agung (Crédit photo: VSI)

Le Stromboli s’agite // Stromboli is quite active

Hier 18 avril 2019, un visiteur de mon blog a attiré mon attention sur l’activité du Stromboli qui, selon lui, était en hausse. C’est vrai que les superbes images en direct de la webcam Skyline permettent d’avoir une belle vue du volcan qui est en train de se racler le gosier. En effet, de volumineux panaches de cendre s’échappent à intervalles rapprochés de l’un des cratères situé, semble-t-il dans la partie centrale de la terrasse cratérique, mais aussi du cratère NE d’où s’échappent parfois les traditionnelles gerbes incandescentes typiques de l’activité strombolienne. A noter que les deux cratères se manifestent parfois ensemble. On perçoit aussi de temps à autre de fortes détonations.

Il est dommage que le site de l’INGV ne fonctionne pas. Au vu des sismomètres, on pourrait avoir une idée de l’intensité des événements.

En voyant ces panaches de cendre du Stromboli, je me dis que ce serait  l’occasion de tester les systèmes de détection élaborés à la suite de l’éruption de l’Eyjafjoll (Islande) en 2010 et qui, semble-t-il, n’ont pas connu se suite concrète dans les aéronefs…

Voici quelques captures d’écran de la webcam qui donnent une idée de l’activité du Stromboli en ce moment:

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Yesterday 18 April 2019, a visitor of my blog drew my attention to the activity of Stromboli which, in his opinion, was increasing. It is true that the greal live images of the Skyline webcam offer a beautiful view of the volcano which is clearing its throat. Indeed, voluminous ash plumes are coming out at short intervals from one of the craters located, it seems, in the central part of the crater terrace, but also from the NE vent NE from which sometimes ejects the traditional incandescent materials typical of Strombolian activity. The two vents are sometimes acting together. One can also hear occasional strong explosions.
It is a pity that the INGV website should not work. In view of the seismometers, one could have an idea of ​​the intensity of the events.
Seeing these ash plumes of Stromboli, I think it would be an opportunity to test the detection systems developed in the wake of the eruption of Eyjafjoll (Iceland) in 2010 and which, it seems, have not known concrete applications in aircraft …

Here are a few screenshots of the webcam that give a good idea of the current volcanic activity:

Le site web de l’INGV est d nouveau opérationnel. On peut voir que le Stromboli est bien actif, sans que les événements atteignent une intensité exceptionnelle.

Source: INGV