Volcans du monde // Volcanoes of the world

En raison d’une augmentation de la sismicité, le niveau d’alerte du Colima (Mexique) est passé de Vert à Jaune le 26 avril 2019. Une zone d’exclusion de 8 km a été établie autour du cratère.
Le CENAPRED explique que des explosions modérées pourraient se produire, accompagnées d’une croissance du dôme et de possibles coulées de lave.
Le dernier épisode éruptif du Colima a débuté dans le cratère sommital le 6 janvier 2013 et s’est arrêté le 7 mars 2017. Il avait un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 2.
Source: CENAPRED.

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Toujours au Mexique, le Popocatepetl continue d’émettre des nuages de vapeur et de gaz. Des épisodes de tremor de faible amplitude sont parfois enregistrés. La nuit, une légère incandescence est observée au-dessus du cratère. Le 26 avril, un survol a révélé qu’aucun dôme n’était présent au fond du cratère interne (voir la photo ci-dessous).
Le CENAPRED indique avec insistance qu’il ne faut pas essayer de s’approcher du volcan et surtout du cratère. En cas de fortes pluies, il est recommandé de quitter le fond des ravins en raison des risques de glissements de terrain et de lahars.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune Phase 3.

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Le HVO a enregistré un séisme de magnitude 4,2 le 27 avril 2019 à 17 h 26. (heure locale) sur la Grande Ile d’Hawaii. L’événement a été localisé à environ 20 km au sud-est de Volcano, à une profondeur de 6 km. Ce séisme fait partie des ajustements qui se poursuivent sous le flanc sud du Kilauea à la suite du séisme de M 6,9 survenu le 4 mai 2018.
Vingt secondes avant le séisme de M 4.2, un autre événement de M 1.6 s’est produit en profondeur sous la zone de rift sud-ouest du Kilauea. Il a créé une confusion sur la localisation du séisme de plus grande magnitude.
Des secousses très faibles à faibles, avec une intensité maximale de IV sur l’échelle de Mercalli, ont été signalées, principalement dans la partie orientale de l’île d’Hawaii ; quelques autres ont été signalées du côté ouest.
Les différents séismes n’ont provoqué aucun changement d’activité détectable sur les volcans Kilauea ou Mauna Loa. Aucun tsunami n’a été signalé..
Source: USGS / HVO.

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Au Pérou, l’activité du Sabancaya reste relativement stable avec une dizaine d’explosions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 1700 mètres au-dessus du cratère. On observe actuellement une légère inflation de l’édifice volcanique. Les émissions de SO2 atteignaient 4020 tonnes le 27 avril 2019.

Source : INGEMMET, IGP.

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Des éruptions mineures sont toujours observées sur le Mont Agung (Indonésie). L’une d’elles s’est produite dans la soirée du 29 avril 2019. Elle a duré environ 2 minutes avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à 4,6 km au dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendres ont été signalées dans les villages environnants. L’aéroport international de Bali a continué de fonctionner normalement.
Le niveau d’alerte de l’Agung reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) avec une zone d’exclusion de 4 km.
Comme je l’ai écrit précédemment, les dernières photos de l’intérieur du cratère montrent que le dôme n’a pas grandi de manière significative au cours des derniers mois. Cela signifie qu’il y a actuellement peu de risque de débordements, d’effondrements et de coulées pyroclastiques.

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On enregistre une forte hausse de la sismicité ces jours-ci aux Philippines. Un essaim sismique est actuellement sous surveillance au large de Surigao del Norte. Il a commencé avec un événement M 5.5 le 26 avril 2019 et on a continué à enregistrer des séismes d’intensité faible à modérée. Le 30 avril, le réseau sismique des Philippines avait enregistré 728 événements d’une magnitude comprise entre M 1,5 et M 5,5, tous dans le même secteur. Ces événements sont provoqués par la subduction de la plaque tectonique de la Mer des Philippines le long de la Fosse des Philippines. Le réseau sismique philippin indique que l’activité sismique actuelle peut déboucher sur deux scénarios: elle peut continuer sans variation significative et décliner dans les prochains jours, ou bien conduire à un séisme plus important.

Au moins 16 personnes sont mortes après que deux séismes majeurs le 23 avril 2019. 81 personnes ont été blessées et 14 autres sont portées disparues. Le 22 avril dans l’après-midi, un séisme de magnitude M 6,3, à une profondeur de 86 km, a été enregistré sur l’île de Samar, au centre des Philippines. Aucune alerte tsunami n’a été émise. Quelque 29 structures ont été endommagées. L’électricité a été coupée dans certaines régions du Samar oriental.
Source: Journaux philippins.

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Voici un site Internet intéressant qui montre le Marum et le Benbow (Vanuatu) avant et après la disparition des lacs de lave. On voit également les profondes fractures qui parcourent la région.

https://extreme-pursuit.com/2019/03/30/ambrym-islands-famed-lava-lakes-lost/

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Dans un communiqué diffusé dans l’après-midi du 1er mai 2019, l’INGV indique qu’une activité strombolienne de faible intensité mais en hausse a débuté dans la bouche BN-1 de la Bocca Nuova de l’Etna. Les guides ont fait état de retombées de matériaux produits par les explosions à proximité de la lèvre du cratère. Les conditions météo ne permettent pas de bonnes conditions d’observations avec les caméras de surveillance. Toutefois, le tremor ne montre pas de variations significatives.

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Le dernier bulletin de l’OVPF montre que tout est calme en ce moment sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Contrairement à ce que le penaient et l’espéraient certains, il ne devrait donc pas y avoir d’éruption dans le court terme. Depuis la fin de la dernière éruption (18 février – 10 mars 2019), une sismicité superficielle est toujours enregistrée, avec en moyenne 6 événements par jour au cours du mois d’avril. En parallèle, 4 séismes profonds ont également été enregistrés au cours de ce même mois.

La reprise de l’inflation de l’édifice qui a fait suite à la dernière éruption s’est arrêtée fin mars.

Les concentrations de CO2 dans le sol sont stables sur des valeurs intermédiaires.

Les concentrations de SO2 dans l’air dans l’Enclos Fouqué sont proches ou en dessous du seuil de détection

Dans son bilan pour le mois d’avril, l’OVPF explique que « la réalimentation profonde en magma et la pressurisation du réservoir magmatique superficiel qui avaient repris suite à

la dernière éruption semblent avoir cessé depuis début avril. A noter que depuis 2016, les réalimentations profondes sous le Piton de la Fournaise se font par impulsions. De telles phases d’accalmie dans les déformations et la sismicité ont déjà été observées à plusieurs reprises en 2016, 2017 et 2018 sur des périodes allant de 15 à 80 jours environ. »

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Due to an increase in seismicity, the alert level of Colima (Mexico) was raised from Green to Yellow on April 26th, 2019. An exclusion zone has been established 8 km around the crater.

CENAPRED explains that moderate explosions could occur, accompanied by a dome growth and possible lava flows.

Colima’s last eruptive episode started at the summit crater on January 6th, 2013 and stopped on March 7th, 2017. It had a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 2.

Source: CENAPRED.

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Still in Mexico, Popocatepetl keeps emitting steam and gas clouds. Episodes of low-amplitude tremor are sometimes recorded. At night, slight incandescence is observed above the crater. On April 26th, an overflight revealed that no dome is currently present at the bottom of the inner crater (see photo below).
CENAPRED emphasizes that people SHOULD NOT go near the volcano, especially near the crater, and in case of heavy rains leave the bottoms of ravines by the danger of landslides and lahars.
The alert level is kept at Yellow Phase 3.

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HVO recorded an M 4.2 earthquake on April 27th, 2019, at 5:26 p.m. (local time) on Hawaii Big Island. The event was located about 20 km southeast of Volcano, at a depth of 6 km. This earthquake is part of the continuing adjustments beneath the south flank of Kilauea following the M 6.9 earthquake that occurred on May 4th, 2018.

Twenty seconds before the M 4.2 earthquake, a M 1.6 quake occurred deep beneath Kilauea Volcano’s Southwest Rift Zone, causing some initial confusion about the larger earthquake’s location.

Weak to light shaking, with a maximum Intensity of IV on the Mercalli Intensity Scale, has been reported primarily in East Hawaiʻi, with a few reports from West Hawaii.

The earthquakes have caused no detectable changes in activity at either Kilauea or Mauna Loa volcanoes. No tsunami was generated by the earthquake.

Source: USGS / HVO.

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In Peru, the activity of Sabancaya remains relatively stable with a dozen daily explosions. They generate ash plumes that rise up to 1700 metres above the crater. There is currently a slight inflation of the volcanic edifice. SO2 emissions reached 4020 tonnes on April 27th, 2019.
Source: INGEMMET, IGP.

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Small-scale eruptions are still observed on Mt Agung (Indonesia). One of them occurred in the evening of April 29th, 2019. It lasted about 2 minutes with an ash plume up to 4.6 km above sea level. Some ashfall was reported in the surrounding villages. Bali international airport kept functioning normally.

The Alert Level for Agung remains at 3 (on a scale of 1 – 4) with a 4-km exclusion zone.

As I put it previously, the last photos of the interior of the crater show that the dome has not grown significantly during the past months. This means that there is currently little risk of overflows, collapses and pyroclastic flows.

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Seismicity is quite high these days in the Philippines. A series of earthquakes is currently being monitored offshore Surigao del Norte. It started with an M 5.5 event on 26 April 2019 and has continued to generate small- to moderate-size earthquakes. On 30 April, the Philippine Seismic Network had recorded 728 events with magnitudes ranging between 1.5-5.5, clustering in the same area. These events are associated with the ongoing subduction of the Philippine Sea Plate along the Philippine Trench. The Philippine Seismic Network indicates that at this early stage, the current earthquake activity may indicate two scenarios: it may continue with its present activity and eventually wane in the next few days, or this may culminate to a larger earthquake.

At least 16 people have died after the Philippines was rattled by two major earthquakes on April.23rd, 2019. A further 81 people were injured and 14 remain missing. The first M 6.1 quake hit Luzon island on April 22nd.. On April 23rd in the afternoon, an M 6.3 earthquake with a depth of 86.km was registered on the island of Samar in central Philippines. No tsunami warning has been issued. Some 29 structures and buildings sustained damage from the first quake. Power was cut in certain areas of Eastern Samar.

Source : Philippine newspapers.

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Here is an interesting website which shows Marum and Benbow (Vanuatu) before and after the disappearance of the lava lakes. One can also see the deep fissures that slash the region.

https://extreme-pursuit.com/2019/03/30/ambrym-islands-famed-lava-lakes-lost/

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In a report released on the afternoon of May 1st, 2019, INGV indicatess that a low intensity – but increasing – strombolian activity has started in the BN-1 vent of Bocca Nuova on Mt Etna. The guides reported the fallout of explosive materials near the crater rim. The weather conditions do not allow good observation conditions with the surveillance cameras. However, the tremor does not show significant fluctuations.

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The OVPF latest update shows that everything is quiet at the moment on Piton de la Fournaise (Reunion Island). Contrary to what some people thought and hoped, there should be no eruption in the short term. Since the end of the last eruption (18 February – 10 March 2019), a shallow seismicity is still recorded, with an average of 6 events per day during the month of April. In parallel, 4 deep earthquakes were also recorded during the same month.
The inflation f the edifice that followed the last eruption stopped at the end of March.
CO2 concentrations in the soil are stable at intermediate values.
SO2 oncentrations in the air in the Enclos Fouqué are close to or below the detection limit
In its report for the month of April, OVPF explains that « the deep magma recharge and the pressurization of the shallow magma reservoir that had resumed after the last eruption seem to have stopped since early April. One should remember that since 2016, deep refeeding of the magma reservoir under Piton de la Fournaise is done by impulses. Such phases of lull in deformation and seismicity have already been observed several times in 2016, 2017 and 2018 over periods ranging from 15 to 80 days. »

Vue du cratère du Popocatepetl. On remarque l’absence de dôme de lave (Source : CENAPRED)

Réflexions sur les causes de l’éruption du Kilauea en 2018 // Reflections on the causes of the 2018 Kilauea eruption

Lorsque se produit un événement géologique majeur, les scientifiques tentent d’en comprendre la cause. S’agissant de la dernière éruption du Kilauea en 2018, le HVO rappelle que le volcan est l’un des plus actifs au monde. Les zones de fractures et le sommet du Kilauea sont en Zone 1 sur la carte à risques de l’USGS pour la Grande Ile d’Hawai. En effet, c’est là que se trouvent la plupart des bouches ayant donné lieu à des éruptions au cours des derniers siècles. La lave est sortie du sol dans la Zone 1 et s’est rapidement répandue dans la Zone 2, là où se propagent en général les coulées.
En avril 2018, le Kilauea étaient en éruption pratiquement continue depuis plus de 35 ans. Il était inévitable qu’à un moment ou à un autre l’éruption du Pu’uO’o se termine et qu’une autre éruption commence sur le volcan. Il était également à peu près certain que, sur la base des activités passées, l’éruption suivante se produirait quelque part sur l’East Rift Zone du Kilauea.
Les données sismiques et de déformation de l’éruption de 2018 montrent que du magma a été injecté dans la partie basse de l’East Rift Zone du Kilauea à partir de la partie centrale de cette même zone, près du Pu’uO’o, entre le 30 avril et le 3 mai. La sismicité s’est déplacée vers l’est à raison d’environ 1 km à l’heure pendant trois jours, à mesure que le magma se frayait un chemin dans le sous-sol, jusqu’à sa sortie en surface au niveau de la Fracture n°1 le 3 mai 2018. Cela montre clairement que la migration du magma le long de la zone de rift a commencé près de Pu’uO’o, donc dans la partie centrale de la zone, plutôt que dans sa partie basse.
L’intrusion magmatique initiale s’est arrêtée sous Pohoiki Road, au sud-ouest de l’installation géothermique. Le 9 mai, la sismicité a montré que l’intrusion s’était réactivée et qu’elle se dirigeait vers l’est en direction de Kapoho. Après une autre courte pause, le magma a poursuivi son avancée en souterrain jusqu’à ce qu’il atteigne son point le plus oriental, près de l’extrémité sud de Halekamahina Road.
L’ouverture ultérieure de 24 fractures sur la Lower East Rift Zone (LERZ), dans le secteur des Leilani Estates, n’a pas été vraiment une surprise. Des éruptions avaient déjà eu lieu dans cette même région en 1960 (Kapoho), 1955 (bouches de vapeur sur la Highway 130 en direction de Halekamahina), 1840 (Ka’ohe Homesteads dans les Nanawale Estates), vers 1790 (Lava Tree State Monument), et également avant cette date. Ces éruptions antérieures se sont produites bien avant le début les forages géothermiques sur la LERZ.
La situation géographique des fractures 16 à 22 a conduit certaines personnes à se demander s’il pouvait exister une relation entre l’activité éruptive et les forages géothermiques. Ces derniers ont eu lieu sur la LERZ car les éruptions du passé ont donné naissance à une petite activité hydrothermale dans cette zone.
Le fait que les éruptions du passé aient eu lieu avant les forages géothermiques sur la LERZ (1790, 1840, 1955 et 1960), la migration du magma en provenance du Pu’uO’o dans la LERZ et l’arrêt temporaire de la migration du magma à l’ouest des installations géothermiques indiquent que ces dernières n’ont joué aucun rôle dans le déclenchement de l’éruption.
La véritable cause de l’éruption dans la LERZ réside probablement dans l’accumulation de la pression magmatique au sommet du Kilauea, associée à une fragilisation de la zone de rift. La relation entre l’alimentation magmatique, la pression du magma et la résistance de l’édifice volcanique est la cause de la plupart des éruptions volcaniques dans le monde.
Ce qui s’est passé en 2018 fait partie du processus éruptif naturel du Kilauea et n’a pas été influencé par les activités humaines. Le volcan s’est comporté comme il l’a souvent fait dans le passé.
Source: USGS / HVO.

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When a major geologic event occurs, scientists  try to understand its cause. As far as Kilauea’s last eruption is concerned, HVO explains that Kilauea is one of the most active volcanoes in the world. The rift zones and summit on Kilauea are identified as Zone 1 on the USGS Lava-Flow Hazard Map for Hawaii Island, which is where the majority of erupting vents have been located in recent centuries. Lava has first emerged from the ground within Zone 1 and quickly flowed into Lava Flow Hazard Zone 2.

By April 2018, Kilauea had been erupting essentially nonstop for over 35 years. It was inevitable that, at some point, the Pu’uO’o eruption would end and another eruption would begin on the volcano. It was also fairly certain that, based on past activity, the next eruption would likely occur somewhere on Kilauea’s East Rift Zone.

Seismic and deformation data from the 2018 eruption show that magma was injected into the lower East Rift Zone (LERZ) from the middle part of Kilauea’s East Rift Zone near Pu’uO’o between April 30th and May 3rd.  Seismicity propagated eastward at a pace of about 1 km per hour over three days as magma forced its way through subsurface rock, until erupting to the surface as fissure 1 on May 3rd. It clearly shows that the downrift migration of magma began near Pu’uO’o rather than in the LERZ.

The initial intrusion of magma stopped beneath Pohoiki Road southwest of the geothermal development. On May 9th, seismicity indicated that the intrusion had reactivated and was moving eastward toward Kapoho. After another short pause, the magma continued its subsurface advance until it reached its easternmost point near the south end of Halekamahina Road.

The subsequent opening of 24 fissures in the vicinity of Leilani Estates on Kilauea’s LERZ was not unprecedented or particularly surprising. Eruptions occurred in this same area in 1960 (Kapoho), 1955 (steam vents on Highway 130 to Halekamahina), 1840 (Ka’ohe Homesteads through Nanawale Estates), around 1790 (Lava Tree State Monument), and earlier. These previous eruptions happened well before geothermal operations began on the LERZ.

The final locations of fissures 16-22 have led some people to ask if there might be a relationship between the eruption and geothermal operations. These operations are located on the LERZ because past eruptions have produced a small hydrothermal resource deep beneath that area.

The combination of repeated pre-geothermal LERZ eruptions (1790, 1840, 1955, and 1960), the clear movement of magma from Pu’uO’o into the LERZ, and the temporary halt in magma propagation west of the geothermal development all indicate that geothermal operations played no discernible role in triggering the eruption.

The actual causes of the LERZ eruption are likely the pre-eruption build-up of magmatic pressure at Kilauea’s summit combined with long-term weakening of the rift zone. The relationship between magma supply, magmatic pressure, and strength of the volcanic edifice are the typical culprits for most volcanic eruptions around the world.

What happened in 2018 is part of Kilauea’s natural process and was not influenced by human actions. The volcano behaved as it has many times in the past.

Source : USGS / HVO.

Vue aérienne de l’East Rift Zone (Photo: C. Grandpey)

Vue de l’East Rift Zone du Kilauea et de l’activité éruptive le 15 juin 2018 (Source : USGS / HVO)

Hawaii : Réouverture progressive du Parc des Volcans // Progressive reopening of the Volcanoes National Park

À l’approche de l’anniversaire du début de l’éruption du Kilauea en 2018, le personnel du Parc National des Volcans d’Hawaï s’affaire pour remettre en état et rouvrir les sentiers et les routes, évaluer et surveiller les zones dangereuses, et pour accueillir le public dans un paysage qui a été profondément transformé par l’activité volcanique de l’année dernière.
L’éruption du Kilauea et l’effondrement de la caldeira en 2018 ont entraîné la fermeture de la majeure partie du Parc pendant 134 jours car l’activité éruptive était dangereuse, imprévisible et encore jamais observée au sommet du volcan. Un ouragan, deux tempêtes tropicales et un feu de forêt sur le Mauna Loa ont rendu l’année encore plus difficile, mais les rangers ont continué à accueillir le public à l’extérieur du parc, tout en protégeant les ressources naturelles et culturelles. La majeure partie du Parc National des Volcans d’Hawaï est maintenant ouverte, y compris les deux tiers du populaire sentier du Kilauea Iki, mais certaines zones restent fermées pour des raisons de sécurité.
Il est bon de se rappeler que jusqu’en 2018, le Kilauea a connu une éruption quasi permanente sur deux sites: le Pu’O’o dans l’East Rift Zone depuis 1983, et le cratère sommital – l’Halema’uma’u – depuis 2008. Le Pu’uO ‘o a donné naissance à des coulées de lave qui ont parfois atteint l’océan, tandis que l’Halema’uma’u a hébergé un lac de lave pendant près de 10 ans. La lueur intense produite par le lac était souvent visible depuis les points d’observation situés en bordure de la caldeira. De nombreux Hawaïens considèrent l’ Halema’uma’u comme la demeure de Pele, la déesse des volcans hawaïens, et toute la zone sommitale est l’une des régions les plus sacrées de la Grande Ile d’Hawaii.
Le 30 avril 2018, le plancher du Pu’uO’o s’est effondré. L’Observatoire a ensuite enregistré des séismes et la migration du magma vers le District de Puna. Plus de 700 maisons ont été détruites par la lave et plus de 2000 personnes ont été déplacées. Au sommet, la lave a disparu de l’Halema’uma’u et quelque 60 000 séismes ont endommagé les bâtiments du parc, des routes, des sentiers, les systèmes d’alimentation en eau et d’autres infrastructures. La majeure partie du parc est restée fermée du 11 mai au 22 septembre 2018.
Source: Parc National des Volcans d’Hawaï

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As the anniversary of the 2018 Kilauea eruption nears, staff at Hawai‘i Volcanoes National Park continue efforts to repair and reopen trails and roads, assess and monitor unsafe areas, and welcome the public back to a landscape forever changed by last year’s volcanic activity.

The Kilauea eruption and caldera collapse of 2018 resulted in most of the park closing for 134 days due to unsafe, unpredictable and unprecedented eruptive activity at the volcano’s summit. A hurricane, two tropical storms and a wildfire on Mauna Loa added to the intensity of a difficult year, but park rangers continued to serve the public at locations outside the park, protect natural and cultural resources. Most of Hawai‘i Volcanoes National Park is now open, including two-thirds of the popular Kilauea Iki Trail, but some areas remain closed for safety.

It is good to remember that until 2018, Kilauea erupted almost nonstop from two locations: the Pu’O’o vent in the East Rift Zone since 1983, and from its summit crater, Halema‘uma‘u, since 2008. Pu’uO’o produced surface lava that periodically travelled as far as the ocean, while Halema‘uma‘u hosted a lake of lava for nearly 10 years with an intense glow often visible from vantage points along the caldera rim. Many native Hawaiians consider Halema‘uma‘u the home of Pele, the Hawaiian volcano deity, and the entire summit area is one of the most sacred areas in all Hawaii.

On April 30th, 2018, the floor of the Pu’uO’o vent collapsed, followed by earthquakes and the migration of magma towards the Puna District. More than 700 homes were destroyed by lava, and more than 2,000 people were displaced. At the summit, lava disappeared from Halema‘uma‘u, and 60,000 or so earthquakes damaged park buildings, roads, trails, water systems and other infrastructure. Most of the park closed from May 11th to Sept. 22nd, 2018.

Source: Hawaii Volcanoes National Park.

Vue du cratère du Kilauea Iki, siège d’une puissante éruption en novembre-décembre 1959, avec des fontaines de lave atteignant 580 mètres, un record sur les volcans hawaiiens. (Photo: C. Grandpey)

Kilauea Iki

Stromboli (Sicile) : Activité du 25 avril 2019 // Activity on April 25th, 2019

J’ai pu observer le Stromboli pendant l’après-midi du 25 avril 2019 grâce à la webcam Skyline, et avec sous les yeux la carte des cratères sommitaux mise en ligne le 20 janvier 2019 sur le site Volcano Discovery. L’activité reste intéressante, même si elle est moins soutenue qu’il y a une dizaine de jours. Elle se concentre essentiellement au niveau de la bouche NE (n° 6) qui expulse de temps à autre de très volumineux panaches de cendre (voir image ci-dessous). On entend régulièrement des phases soutenues et bruyantes de dégazage, sans forcément expulsion de matériaux. Ces derniers jaillissent essentiellement de la partie orientale de la terrasse centrale (bouche n° 4) et d’une bouche (n° 5)située tout en haut de la Sciara del Fuoco mais les explosions ne sont pas très fréquentes. Les touristes qui se trouveront au sommet ce soir avec les guides n’auront pas grand-chose à se mettre sous la dent…

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I could observe Stromboli during the afternoon of April 25th, 2019 thanks to the Skyline webcam and the map of the craters that can be seen on the website VolcanoDiscovery. The activity remains interesting, even though it is less sustained than ten days ago. It mainly concerns the NE vent (n° 6) which expels from time to time voluminous ash plumes (see image below). One can regularly hear long and noisy phases of degassing, without necessarily the expulsion of materials. The latter are mainly ejected by the eastern part of the central terrace (n° 4) and a vent located at the summit of the Sciara del Fuoco (n° 5), but the explosions are not very frequent. The tourists who will be at the summit tonight with the guides will not have much to observe…

Source: VolcanoDiscovery

Panache de cendre émis par la bouche n° 6 à 15h30 (Capture l’image de la webcam Skyline)