Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

Suite à la reconnaissance de terrain effectuée le 4 juillet 2019 par les services de  l’OVPF, du BRGM, de l’ONF, du peloton de gendarmerie et de la protection civile, le préfet de La Réunion a décidé de mettre en place la phase de VIGILANCE du niveau d’alerte du Piton de la Fournaise à compter du samedi 6 juillet 2019 à 8h.

Cela signifie que l’accès à la partie haute de l’Enclos reste strictement limité aux deux sentiers balisés suivants :

* sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivals – cratère Caubet

* sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère)

Les sentiers Kapor jusqu’à Piton Kapor et du cratère Caubet au Belvédère sur Château Fort restent interdits d’accès.
Source : OVPF.

Cette décision de Préfet intervient trois semaines après la fin l’éruption éclair du 11-13 juin dans la partie sud-est du volcan, dans une zone très difficile d’accès et loin des sentiers mentionnés ci-dessus. Lors de mon séjour sur l’île j’ai été surpris de voir que l’Enclos restait fermé aussi longtemps alors qu’aucun paramètre n’annonçait une reprise de l’éruption.

En revanche, la décision de la Préfecture intervient alors que l’on observe une certaine  reprise de la sismicité sur le volcan et de l’inflation de l’édifice volcanique. Dans son dernier bulletin, l’OVPF indique que « l’activité volcano-tectonique sommitale qui avait fortement chuté suite à l’éruption du 11-13 juin, semble repartir depuis le 21 juin et 10 séismes sommitaux ont été détectés le 30 juin. » S’agissant de la déformation, l’OVPF écrit que la pressurisation du réservoir magmatique qui a conduit à l’éruption du 11-13 juin « n’a vidangé que très partiellement ce réservoir. Ainsi, dès la fin de l’éruption, l’inflation du volcan a repris. »

La mise en place de la phase VIGILANCE n’est probablement que provisoire….

————————————————-

Following a survey carried out on July 4th, 2019 by the services of OVPF,  BRGM, ONF, the gendarmerie and the civil defence, the prefect of Reunion has decided to set up the alert level VIGILANCE (= WATCH) for Piton de la Fournaise starting Saturday, July 6th, 2019 at 8 am.
This means that access to the upper part of the Enclos is strictly limited to the following two marked trails:
* Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – Rivals trail – Caubet Crater
* Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – Dolomieu Crater trail (access from the north of the crater)
Access to the Kapor trails to Piton Kapor and Caubet Crater Belvedere on Château Fort is still forbidden.
Source: OVPF.

This Prefect’s decision comes three weeks after the end of the flash eruption of 11-13 June in the south-eastern part of the volcano, in an area very difficult to access and far from the above mentioned trails. During my stay on the island I was surprised to see that the Enclos remained closed for so long while no parameter announced a resumption of the eruption.

On the other hand, the decision of the Prefecture intervenes at a time when one observes a certain increase in seismicity and the inflation of the volcanic edifice. In its latest update, OVPF indicates that « the volcano-tectonic activity that had fallen sharply following the eruption of June 11th-13th, has been starting again since June 21st and 10 earthquakes were detected on June 30th. With regard to deformation, OVPF writes that the pressurization of the magma reservoir that led to the 11th-13th June eruption « only partially emptied this reservoir. Thus, the inflation of the volcano has resumed at the end of the eruption. »

The VIGILANCE phase of the alert level may be temporary ….

Cône sommital de la Fournaise et Formica Léo (Photo: C. Grandpey)

 

Comment lire un interférogramme // How to read an interferogram

Depuis le début des années 1990, les scientifiques utilisent des satellites radar pour cartographier les mouvements ou les déformations de la surface de la Terre. Le radar à synthèse d’ouverture interférométrique (InSAR) calcule la différence entre deux images radar acquises par un satellite en orbite, prises à des moments différents, mais concernant un même endroit sur Terre. Cette différence s’appelle un interférogramme; il s’agit d’une carte présentant une certaine ressemblance avec un arc-en-ciel sur laquelle apparaît la déformation de surface.
La déformation est un paramètre important pour surveiller l’activité des volcans hawaïens. En effet, la morphologie d’un volcan peut se modifier au gré des mouvements du magma dans leurs systèmes d’alimentation. Cela peut entraîner des déplacements de leurs pentes à cause de failles ou à cause de la gravité, en particulier lorsqu’ils subissent des changements internes de pression. Les interférogrammes, associés au GPS et aux tiltmètres, permettent aux scientifiques du HVO d’étudier le comportement d’un volcan lorsque sa morphologie est en train de changer.
Les interférogrammes couvrent de vastes étendues – l’ensemble de Big Island peut apparaître dans une seule scène radar! – et fournissent une précision centimétrique du mouvement du sol. Cependant, l’interprétation des interférogrammes est parfois compliquée. Voici quelques conseils pour les comprendre.
La différence de distance au sol entre deux passages d’un satellite, appelée phase interférométrique, est représentée par des franges ou des bandes de couleur dans un interférogramme. Cette différence inclut les déformations de la surface qui se sont produites entre les passages, mais elle est également influencée par l’incertitude des orbites des satellites, les ambiguïtés topographiques, les conditions atmosphériques et d’autres sources d’erreur. Tous ces paramètres contribuent à la phase interférométrique. Pour obtenir le vrai mouvement du sol, il faut compenser ces sources d’erreur.
La première étape de la lecture d’un interférogramme consiste à déterminer à quel moment la déformation s’est produite. Différents satellites utilisent différentes longueurs d’onde et permettent de contrôler l’ampleur de la déformation du sol représentée par frange colorée. Dans l’interférogramme présenté ci-dessous, le satellite utilisé est le système COSMO-SkyMed (CSK) de l’Agence spatiale italienne. La longueur d’onde du radar pour le CSK est la bande X (environ 3,3 centimètres de longueur totale). Étant donné qu’un interférogramme est créé à l’aide d’ondes radar qui se déplacent entre le satellite et la Terre, la déformation est calculée en fonction de la moitié de la longueur d’onde. Cela signifie que lors de la lecture d’un interférogramme CSK, une frange équivaut à 1,65 centimètre de changement entre les deux dates.
La deuxième étape consiste à compter les franges colorées afin de déterminer l’ampleur de la déformation indiquée dans un interférogramme. La déformation volcanique ayant souvent une forme concentrique, il faut donc commencer par l’extérieur du motif de franges et compter le nombre de cycles de couleur allant du bord de la zone déformée au centre. Il faut ensuite multiplier le nombre de franges colorées par la demi-longueur d’onde pour déterminer l’ampleur de la déformation.
La troisième étape consiste à déterminer si la surface s’est déplacée vers le haut ou le bas. Pour ce faire, lorsque l’on compte les franges de l’extérieur vers l’intérieur d’un motif concentrique, il faut noter le sens des changements de couleur. On regarde si le motif passe du bleu au violet et au jaune en allant vers le centre, ou du bleu au jaune et au violet. L’échelle de couleur au bas de l’image révèle que la tendance bleu-jaune-violet montre une hausse, ce qui signifie que, dans cet interférogramme, le sol se déplace vers le satellite; il y a donc une inflation. La séquence de couleurs doit toujours être définie sur une barre d’échelle dans l’interférogramme, ainsi que la demi-longueur d’onde, car tous les interférogrammes n’utilisent pas la même séquence de couleurs et tous les satellites radar n’ont pas la même longueur d’onde.
La dernière étape consiste à interpréter les informations collectées. Sur l’interférogramme CSK ci-dessous, il y a 3 franges colorées à l’intérieur de la caldeira du Kilauea, ce qui signifie que la surface dans cette région s’est déplacée vers le satellite; elle a gonflé d’environ 4,95 centimètres entre le 6 avril et le 2 juin 2019. Il faut se rappeler que les franges colorées incluent non seulement le déplacement, mais également d’autres influences, telles que les erreurs orbitales et les anomalies atmosphériques. Ce type d’anomalie est particulièrement répandu autour de hautes montagnes, comme le Mauna Loa et le Mauna Kea, et dans les zones de forte topographie, comme le flanc sud du Kilauea. Dans ce cas, les anomalies atmosphériques ne sont probablement pas un problème, car la zone de déformation est plus petite que la plupart des situations météorologiques. Les scientifiques compensent également les erreurs orbitales car ils connaissent très précisément les orbites des satellites. Cependant, des erreurs topographiques dues aux importants changements intervenus au sommet de Kilauea en 2018 pourraient introduire une certaine erreur dans la mesure. De plus, comme les satellites radar ne sont pas orientés directement vers la Terre, la déformation dans les interférogrammes est un ensemble de déplacements verticaux et horizontaux, bien que les changements verticaux soient généralement dominants.
Source: USGS, HVO.

———————————

Since the early 1990s, scientists have used radar satellites to map movement or deformation of Earth’s surface. Interferometric Synthetic Aperture Radar (InSAR) calculates the difference between two radar images acquired by an orbiting satellite taken at different times but looking at the same place on Earth. This difference is called an interferogram and is essentially a ainbow-like map of surface deformation.
Deformation is an important parameter to monitor activity of Hawaiian volcanoes. Indeed, volcanoes can change their shape as magma moves in and out of their plumbing systems, as their slopes shift on faults or because of gravity, and when they have internal changes in pressure. Interferograms, together with GPS and tilt, help HVO scientists study the behaviour of a volcano when its morphology is changing.
Interferograms cover large areas of land – the whole Big Island can fit into a single radar scene! – and provide centimetre-scale accuracy of ground motion. However, interferograms can be tricky to read. Here are a few tips to understand them.
The difference in the distance to the ground between two satellite passes, known as the interferometric phase, is shown as fringes or bands of colour in an interferogram. This difference includes deformation of the surface that occurred between passes, but it is also influenced by uncertainty in satellite orbits, topographic ambiguities, atmospheric conditions, and other sources of error. These all contribute to the interferometric phase. To get at the true movement of the ground, you have to compensate for these sources of error.
The first step in reading an interferogram is to determine when the deformation occurred. Different satellites use different wavelengths, and that controls the amount of ground deformation represented per coloured fringe. In the interferogram shown here below, the satellite used is the Italian Space Agency’s COSMO-SkyMed (CSK) system. The radar wavelength for CSK is X-band (approximately 3.3 centimetres in total length). Because an interferogram is made using radar waves that travel to Earth from the satellite and back, the deformation is calculated in terms of half the wavelength. This means that when reading a CSK interferogram, one fringe is equal to 1.65 centimetres of change between the two dates.
Step two is to count the coloured fringes to determine the amount of deformation shown in an interferogram. Volcanic deformation is often concentric in shape, so start on the outside of the fringe pattern and count the number of colour cycles from the edge of the deformed area to the center. Multiply the number of coloured fringes by the half wavelength to determine the magnitude of the deformation.
Step three is to determine if the surface moved up or down. To do this, as you count fringes from the outside to the inside of a concentric pattern, note the sense of colour changes. Look if the pattern goes blue-purple-yellow in towards the centre, or blue-yellow-purple. The colour scale at the bottom of the image reveals that blue-yellow-purple is an increasing trend, which in this interferogram, means that the ground is moving towards the satellite—it is inflating! The colour sequence should always be defined on a scale bar in the interferogram, along with the half wavelength, because not all interferograms use the same colour sequence, and not all radar satellites have the same wavelength.
The last step is to interpret the information you have collected. On the CSK interferogram shown here, there are 3 coloured fringes inside the Kilauea Caldera, which means that the surface within this region moved towards the satellite, or inflated, by about 4.95 centimetres between April 6th and June 2nd, 2019. One should remember that the coloured fringes include not just displacement, but also other influences, like orbital errors and atmospheric anomalies. These sorts of anomalies are especially prevalent around tall mountains, like Mauna Loa and Mauna Kea, and areas of very steep topography, like the south flank of Kīlauea. In this case, atmospheric anomalies are probably not an issue, since the area of deformation is smaller than most weather patterns. Scientists also compensate for orbital errors, since they know the satellite orbits very precisely. However, topographic errors due to the massive changes that took place at the summit of Kilauea in 2018 might introduce a small amount of error to the measurement. Besides, because radar satellites don’t look straight down on Earth, the deformation in interferograms is a combination of vertical and horizontal displacements, although vertical changes usually dominate.
Source: USGS, HVO.

 

Interférogramme COSMO-SkyMed (CSK) couvrant la zone sommitale du Kilauea entre le 6 avril et le 2 juin 2019. Chaque frange de couleur représente 1;65 centimètre de déplacement du sol. Les franges de couleur les plus resserrées à l’intérieur de la caldeira indiquant une inflation bien localisée, alors que les franges les plus espacées dans la partie NO de la caldeira indiquent une faible inflation dont le centre se trouve à proximité du Jaggar Museum. Chaque cycle de couleur ou frange à l’intérieur de la caldeira a été doté de nombres en blanc sur l’interférogramme; ils font référence à un ensemble de 3 franges correspondant à un déplacement de 3 X 1,65= 4,95 cm. Ces données ont été fournies par l’agence Spatiale Italienne pour permettre au HVO d’effectuer des mesures de contrôle du Kilauea.
Vous trouverez une image haute résolution à cette adresse:
http://bigislandnow.com/wp-content/uploads/2019/06/VolcanoWatch_20June_Graphic.png

———————

COSMO-SkyMed interferogram (CSK) covering the summit area of Kilauea between April 6th and June 2nd, 2019. Each colour fringe represents 1.65 centimetres of ground movement. The closely spaced colour fringes within the caldera indicate well-localized inflation, while the broader fringes in the NW portion of the caldera indicate minor inflation centered near the Jaggar Museum. Each colour cycle or fringe inside the caldera has been given white numbers on the interferogram; they refer to a set of 3 fringes corresponding to 3 X 1.65 = 4.95 cm of displacement. This data was provided by the Italian Space Agency to help HVO to carry out Kilauea monitoring measures.
You will find a high resolution image at this address:
http://bigislandnow.com/wp-content/uploads/2019/06/VolcanoWatch_20June_Graphic.png

Eruption du Stromboli (suite) // Eruption of Stromboli Volcano (continued)

Suite à l’épisode éruptif du 3 juillet 2019 et une réunion des services compétents (INGV, Protection Civile..), le niveau d’alerte du Stromboli est passé du Vert au Jaune. Comme d’habitude, une telle mesure est prise une fois l’éruption déclenchée ou terminée. Comme je l’indiquais précédemment, et quoi qu’en disent certains, la volcanologie actuelle n’est pas en mesure de prévoir ces événements soudains.

L’INGV a fait savoir que les explosions du 3 juillet, avec l’arrivée en mer d’une quantité non négligeable de matériaux pyroclastiques, ont également provoqué un « petit tsunami », qui « n’a toutefois pas eu d’impact significatif. » La station d’Ispra à Ginostra « a enregistré une variation maximale d’environ 40 cm du niveau de la mer correspondant à la séquence paroxystique ». L’INGV indique que l’on observe « des séquences de spattering dans la zone centre-sud du cratère. (NDLR : En ce moment, la bouche située dans ce secteur expulse régulièrement des matériaux à une centaine de mètres de hauteur, avec des retombées qui se limitent à la zone cratérique.)

Les excursions au sommet du Stromboli sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.
La zone la plus touchée par l’éruption est celle de Ginostra dont les ruelles ont été recouvertes d’une épaisse couche de cendre et de lapilli. Sur place, une équipe de volontaires est arrivée pour aider au nettoyage et sécuriser les voies de secours.

Source : La Sicilia.

—————————————–

Following the eruptive episode of 3 July 2019 and a meeting of the competent services (INGV, Civil Protection ..), the warning level of Stromboli has changed from green to yellow. As usual, such a measurement is taken once the eruption is triggered or terminated. As I said before, and whatever some say, the current volcanology is not able to predict these sudden events.
The INGV reported that the explosions of July 3, with the expulsion at sea of ​​a significant amount of pyroclastic material, also caused a « small tsunami », which « however did not have a significant impact .  » The Ispra station in Ginostra « recorded a maximum variation of about 40 cm from sea level corresponding to the paroxysmal sequence ». The INGV indicates that we observe « spattering sequences in the south-central zone of the crater. » (Editor’s note: At this moment, the vent located in this sector regularly expels materials at a hundred meters of height, with fallout that is confined to the crater zone.)
Excursions to the summit of Stromboli are suspended until further notice.
The area most affected by the eruption is that of Ginostra whose streets have been covered with a thick layer of ash and lapilli. On site, a team of volunteers arrived to help clean up and secure the emergency exits.
Source: La Sicilia.

Exemple d’activité dans la zone centre-sud du cratère (Image webcam Skyline)

Image de la webcam cet après-midi vers 13 heures. Il y a de la pression dans les conduits éruptifs. Le volcan est en train de retrouver son dynamisme strombolien habituel.

Ce soir, le spectacle est au rendez-vous grâce à la webcam Skyline. L’activité est relativement intense au niveau de la bouche n°4 et accessoirement de la n°5. Le Stromboli semble avoir repris son rythme de croisière…

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité éruptive est stable sur le Sabancaya (Pérou) où l’on observait en moyenne 17 explosions par jour au cours de la semaine écoulée. Le 26 juin, les panaches de cendre montaient jusqu’à 2,6 km au-dessus du cratère.

Source : IGP.

++++++++++

Une violente éruption a eu lieu sur le Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) le 27 juin 2019, après une augmentation de l’activité sismique. Les images satellitaires ont montré des panaches de cendre s’élevant à 12-15 km au dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
L’éruption du Manam intervient à peine 2 jours après une puissante éruption de l’Ulawun, à 714 km à l’est. Le volcan s’est réveillé le 25 juin, après une augmentation d’activité de plusieurs semaines. Le panache de cendre est monté à une vingtaine de kilomètres au dessus du niveau de la mer.
Source: RVO.
Les deux éruptions ont entraîné l’évacuation d’au moins 15 000 personnes. Il n’y a pas eu de victimes, mais les éruptions ont perturbé les vols intérieurs, détruit des maisons, des plantations et des puits, laissant les villageois sans nourriture ni eau. Les personnes évacuées ont besoin d’une aide immédiate, mais celle-ci est rendue difficile par la fermeture de l’aéroport. Les besoins les plus urgents concernent la nourriture, les soins médicaux et l’eau. Il a été demandé au gouvernement de décréter l’état d’urgence.
Source: The Watchers.

++++++++++

Le CENAPRED indique que l’activité est encore assez intense sur le Popocatepetl (Mexique) avec de fortes explosions et les émissions habituelles de vapeur d’eau, de gaz et de cendre. Les explosions génèrent des panaches de cendre qui s’élèvent à 1,5 km au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2.

++++++++++

Au cours des derniers mois, les niveaux de sismicité et de déformation du Mauna Loa (Hawaii) ont dépassé le seuil normal. Une éruption n’est pas imminente et la situation n’a rien d’alarmant. Cependant, ces paramètres indiquent que des changements se produisent dans le système magmatique superficiel du volcan.
Suite à un essaim sismique significatif en octobre 2018, les instruments ont enregistré en moyenne au moins 50 séismes de faible magnitude par semaine sous le sommet du Mauna Loa, la partie supérieure de la zone de rift sud-ouest et sous la partie supérieure du flanc ouest. Les séismes se produisent dans le même secteur que ceux qui ont précédé les dernières éruptions du Mauna Loa en 1975 et 1984.
Au cours de cette même période, les GPS et les satellites ont détecté une déformation du sol qui révèle une nouvelle recharge du système magmatique peu profond.
Ces différents éléments indiquent que le Mauna Loa n’est plus à un niveau d’activité normal. En conséquence, le HVO a décidé de faire passer le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne au JAUNE.
Une hausse semblable de l’activité du Mauna Loa s’est produite entre 2014 et 2018 et aucune éruption ne s’est produite.
Source: USGS, HVO.

———————————————————

Eruptive activity is quite stable on Sabancaya (Peru). An average of 17 daily explosions was observed during the past week. On June 26th, ash plumes rose 2.6 km above the crater.

Source: IGP.

++++++++++

A powerful eruption took place at Manam (Papua New Guinea) on June 27th, 2019, after a period of increased seismic activity. Satellite imagery indicated volcanic ash rising up to 12-15 km above sea level. The aviation colour code has been raised to Red.

Manam’s eruption comes just 2 days after a powerful eruption at Ulawun, about 714 km to the east. The volcano erupted on June 25th, after a few weeks of increased activity. Ash plumes rose up to about 20 km above sea level.

Source: RVO.

Both eruptions forced at least 15,000 people to evacuate. There are no reports of casualties, but the eruptions disrupted domestic flights, destroyed homes, plantations and wells, leaving villagers without food and water. The displaced people need immediate relief but it has slowed down due to the closure of the airport. The most urgent relief is food, medical and water support. The government has been requested to declare a state of emergency.

Source: The Watchers.

++++++++++

CENAPRED indicates that activity is still quite intense at Popocatepetl (Mexico) with strong explosions and the usual “exhalations” of water vapour, gas and ash. The explosions generate ash plumes that rise 1-1.5 km above the summit.

The alert level remains at Yellow, Phase Two.

++++++++++

For the past several months, earthquake and ground deformation rates at Mauna Loa (Hawaii) have exceeded background levels. An eruption is not imminent and current rates are not cause for alarm. However, they do indicate changes in the volcano’s shallow magma storage system.
Following a significant earthquake swarm in October 2018, seismic stations have recorded an average of at least 50 shallow, small-magnitude earthquakes per week beneath Mauna Loa’s summit, upper Southwest Rift Zone, and upper west flank. The earthquakes are occurring in locations similar to those that preceded Mauna Loa’s most recent eruptions in 1975 and 1984.
During this same time period, GPS instrumentation and satellite radar have measured ground deformation consistent with renewed recharge of the volcano’s shallow magma storage system.
Together, these observations indicate Mauna Loa is no longer at a background level of activity. Accordingly, HVO is elevating the alert level to ADVISORY and the aviation coloor code to YELLOW.
A similar increase in activity occurred between 2014 and 2018 and no eruption occurred.

Source: USGS, HVO.

Carte montrant les zones de rift, donc de fragilité, du Mauna Loa (Source: USGS)

Le flanc sud-ouest du Mauna Loa est particulièrement exposé aux coulées de lave (Source: USGS)