Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’Alaska Volcano Observatory (AVO) vient d’indiquer que l’activité sismique s’est intensifiée sur le volcan Makushin (Aléoutiennes) au cours des deux dernières semaines. Une secousse de M4.2 a été enregistré le 15 juin 2020, suivie d’autres événements de magnitudes comprises entre M 3.1 et M 4.1 Tous ces événements sont concentrés à environ 10 km à l’est du sommet du volcan, à une profondeur d’environ 8 km. Cependant, rien n’indique que l’essaim sismique actuel débouchera sur une éruption.
La sismicité se poursuit actuellement. Les secousses les plus fortes ont été ressenties par les habitants d’Unalaska.
À la suite de cette activité, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune. La dernière éruption du Makushin a eu lieu en 2005, avec un VEI de 1.
Source: AVO.

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Alors que le volcan a récemment fait la une des journaux avec une possible éruption au 12ème siècle, le niveau d’alerte de l’Asama (Japon) a été élevé à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 25 juin 2020 en raison d’une inflation du flanc ouest depuis le 20 juin. Le nombre de séismes superficiels a également augmenté.
Source: JMA.

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On a enregistré en moyenne, entre 6 et 44 séismes volcano-tectoniques chaque jour sur le Kanlaon (Philippines) du 23 au 30 juin 2020 et entre 1 et 4 événements d’origine volcanique du 27 au 29 juin. Les panaches de vapeur s’élèvent à 100-300 m au-dessus du sommet. Les émissions de SO2 ont diminué au cours de la même période. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.
Source: PHIVOLCS.

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Le volume du dôme de lave du Merapi (Indonésie) dépasse actuellement d’environ 600 m le sommet du volcan. Son volume était estimé à 200 000 mètres cubes le 13 juin 2020. La morphologie du cratère sommital a légèrement changé après l’éruption du 21 juin. Quelque 19 000 mètres cubes ont disparu de la partie sud-ouest du sommet, probablement à proximité ou en bordure du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

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On observe une hausse de l’inflation de l’édifice volcanique à proximité du cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili) depuis le 20 juin 2020. Le dôme de lave dans le cratère a augmenté de volume. Des explosions se produisent parfois et une incandescence est visible de nuit au niveau du cratère. La couleur du niveau d’alerte reste au Jaune et il est rappelé aux habitantsde ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km.
Source: SERNAGEOMIN.

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Des explosions stromboliennes continuent à être observées dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala) avec la projection de matériaux jusqu’à 200 m au-dessus du cratère. Comme je l’ai écrit précédemment, les coulées de lave parcourent jusqu’à 2 km sur le flanc sud-ouest du volcan.
Source: INSIVUMEH.

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Le Reventador (Équateur) est bien actif ces jours-ci, avec une activité sismique soutenue, révélant des explosions, des épisodes de tremor harmonique, des séismes longue période et des signaux indiquant des émissions de gaz, de vapeur et de cendres jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Des blocs incandescents roulent jusqu’à 500 m de distance sur les flancs S et E du volcan. L’incandescence est souvent visible de nuit au niveau du cratère.

Source: Instituto Geofisico.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch en raison du risque d’éruptions explosives et de nuages ​​de cendres qui peuvent perturber le trafic aérien dans la région.
Source: KVERT.

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Au Japon, on observe une forte hausse d’activité sur l’île Nishinoshima, comme on peut s’en rendre compte sur ces vidéos tournées le 15 juin et le 29 juin 2020 :

https://youtu.be/V4nsVmgeb78

https://youtu.be/4STuFAW49Tw

Des fontaines de lave jaillissent du cratère du cône central ont une partie s’est effondrée, avec de volumineux panaches de cendres de près de 3500 mètres de hauteur. Des blocs sont projetés jusqu’à 2,5 km du cratère. La lave s’écoule dans la partie sud-ouest de l’île et entre dans la mer. Cette forte activité observée depuis plusieurs jours est probablement due à une nouvelle arrivée de magma en surface. Les embarcations doivent toujours respecter un périmètre de sécurité autour de Nishinoshima.

Source : Japanese Coast Guard.

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 Here is some news of volcanic activity around the world.

The Alaska Volcano Observatory (AVO) has just indicated that seismic activity increased at Makushin volcano (Aleutians) over the past 2 weeks. An M4.2 earthquake was recorded on June 15th, 2020, followed by more events with magnitudes between M 3.1 and M 4.1 All the earthquakes are clustered about 10 km   east of the summit of the volcano at a depth of about 8 km. However, there is no indication that the current seismic swarm will lead to an eruption.

Seismicity is continuing right now. The largest earthquakes have been felt by residents of Unalaska.

As a consequence of this activity, the aviation colour code has been raised to Yellow. Makushin’s last eruption occurred in 2005, with a VEI 1.

Source : AVO.

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While the volcano recently made the headlines about a possible eruption in the 12th century, the alert level of Asama (Japan) was raised to 2 (on a scale of 1 – 5) on June 25th, 2020 because of an inflation on the W flank since June 20th. The number of shallow earthquakes had also increased.

Source: JMA.

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An average of 6-44 volcano-tectonic earthquakes per day was recorded at Kanlaon (Philippines) during 23-30 June, 2020 and 1-4 volcanic earthquakes during 27-29 June. Steam plumes rise 100-300 m above the summit. SO2 emissions have decreased during the same period. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminds the public to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source: PHIVOLCS.

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The volume of Mt Merapi’s lava dome (Indonesia) is currently rising about 600 m above the summit. Its volume was estimated at 200,000 cubic meters on June 13th, 2020. The morphology of the summit crater area had slightly changed after the 21 June eruption. About 19,000 cubic metres had been removed from the SW part of the summit, likely near or part of the crater rim. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are asked to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source: VSI.

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An increase in the rate of inflation in the vicinity of Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile) has been observed since June 20th, 2020. The lava dome in the crater has increased in volume. Occasional explosions continue to be recorded, and nighttime crater incandescence is visible. The Alert Level remains at Yellow, and residents are reminded not to approach the crater within 3 km.

Source: SERNAGEOMIN.

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Strombolian explosions are observed at Pacaya’s Mackenney Crater (Guatemala) with the ejection of material as high as 200 m above the crater. As I put it previously, lava flows travel as far as to 2 km on the SW flank of the volcano.

Source: INSIVUMEH.

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Reventador (Ecuador) is quite active these days with a high level of seismic activity, including explosions, harmonic tremor, long-period earthquakes, and signals indicating gas, steam and ash emissions as high as 1 km above the summit. Incandescent blocks roll as far as 500 m down the S and E flanks. Nighttime crater incandescence is often visible.

Source : Instituto Geofisico.

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch because of the risk of explosive eruptions and ash clouds that may affect air traffic in the region.

Source: KVERT.

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In Japan, there is a strong increase in activity on Nishinoshima Island, as can be seen on these videos shot on June 15th and June 29th, 2020:
https://youtu.be/V4nsVmgeb78

https://youtu.be/4STuFAW49Tw

Lava fountains are gushing from the crater of the central cone, a part of which has collapsed, with voluminous ash plumes almost 3500 metres high. Blocks were ejected as far as 2.5 km from the crater.Lava is now flowing in the southwest part of the island and rntering the sea. This strong activity observed for several days is probably due to new magma ascent. Boats should stay away from a safety perimeter around Nishinoshima.
Source: Japanese Coast Guard.

Nishinoshima le 15 juin 2020 (Crédit photo : JCG)

 Nishinoshima le 29 juin 2020 (Crédit photo : JCG)

Une éruption de l’Asama (Japon) au 12ème siècle a-t-elle provoqué une famine en Europe ? // Did an eruption of Asama (Japan) in the 12th century trigger famine in Europe ?

Dans une note publiée le 27 juin 2020, j’écrivais que le volcan Okmok en Alaska avait peut-être contribué à l’avènement de l’Empire Romain, suite à de mauvaises récoltes, la famine et des maladies qui ont exacerbé l’agitation sociale à cette époque. J’ai également évoqué l’éruption du Laki en Islande qui, de la même manière, a pu contribuer au déclenchement de la Révolution Française de 1789
Un article sur l’excellent site Web The Watchers nous apprend que l’éruption du volcan Asama au Japon en 1108 a probablement provoqué un événement météorologique extrême qui aurait déclenché une grave famine en Europe. C’est la conclusion d’une nouvelle étude basée sur l’analyse des carottes extraites de la glace du Groenland et confirmée par d’autres carottes de glace prélevées en Antarctique.
Lorsqu’une éruption volcanique majeure se produit, des gaz comme le dioxyde de soufre (SO2) sont rejetés en même temps que la cendre dans l’atmosphère, parfois jusque dans la stratosphère. Ces gaz bloquent la lumière du soleil, ce qui peut affecter le climat pendant plusieurs mois. On a observé ce phénomène lors de l’éruption du Pinatubo (Philippines) en 1991.
Vers le 12ème siècle, l’Europe a connu des anomalies climatiques, telles que des étés froids consécutifs et des périodes de fortes pluies. On a longtemps pensé que ces événements étaient provoqués par l’éruption de l’Hekla (Islande) en 1104. Les travaux des chercheurs ont été compliqués car les carottes de glace indiquaient la survenue de plusieurs éruptions volcaniques de source inconnue, étroitement espacées, entre 1108 et 1110.

Cependant, les chercheurs ont constaté que l’augmentation des dépôts de sulfates d’origine volcanique se concentrait essentiellement entre 1108 et 1113, ce qui ne correspondait pas à l’éruption de l’Hekla.

Par la suite, ils ont mis la main sur un document décrivant l’éruption de l’Asama au Japon en 1108. Selon un journal intimel écrit par un noble vivant à la cour impériale japonaise à la fin de la période Heian, l’Asama est entré en éruption le 29 août 1108. On peut lire dans le journal que les rizières et les champs ne pouvaient plus être cultivés car une épaisse couche de cendre les avait recouverts. Les auteurs de l’étude ont conclu que le dépôt de sulfates dans les carottes de glace au Groenland provenait très probablement de l’éruption d’Asama cette année-là.
Référence de l’étude: « Impacts climatiques et sociétaux d’un cluster » oublié « d’éruptions volcaniques en 1108-1110 CE » – Guillet, S. et al. – Rapports scientifiques – https://doi.org/10.1038/s41598-020-63339-3

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In a post released on June 27th, 2020, I wrote that Okmok volcano in Alaska may have helped the rise of the Roman Empire with crop failures, famine and disease that exacerbated social unrest. I also mentioned the Laki eruption in Iceland which, in the same way, may have contributed to triggering the French Revolution of 1789

Reading an article on the excellent website The Watchers, we learn that the eruption of Japan’s Asama volcano in the year 1108 may have led to an extreme weather event that triggered severe famine in Europe. This is the conclusion of a new study is based on the analysis of ice cores extracted from glaciers in Greenland and confirmed by more ice cores from Antarctica.

When a major volcanic eruption occurs, gases like sulfur dioxide (SO2) are being released together with the ash into the atmosphere, sometimes as high as the stratosphere These gases block out the sunlight and may affect the climate for several months. This is what happened with the Pinatubo eruption (Philippines) in 1991.

Around the 12th century, Europe was plagued with climate anomalies, such as consecutive cold summers and torrential rains. These events were previously believed to have been caused by the eruption of Hekla (Iceland) in 1104. The researchers work mas made all the more difficult as the analysis of ice core records points to the occurrence of several closely spaced volcanic eruptions between 1108 and 1110 CE. The sources of these eruptions remain unknown

However, the researchers found that the increased volcanic sulfate deposition took place between 1108 and 1113, which did not correspond with the eruption of Hekla. They later found a document describing the eruption of Japan’s Mount Asama in 1108.

According to a journal written by a court noble in the late Heian Period, Asama erupted on August 29th, 1108. One can read in the diary that rice paddies and fields could not be farmed afterward because a thick layer of ash engulfed the fields.

The authors of the study concluded that the sulfate deposition in the ice cores in Greenland could have been formed by the Asama eruption that year.

Reference of the study : « Climatic and societal impacts of a “forgotten” cluster of volcanic eruptions in 1108-1110 CE » – Guillet, S. et al. – Scientific Reports – https://doi.org/10.1038/s41598-020-63339-3

Vue du volcan Asama (Crédit photo : Wikipedia)

L’Islande lutte contre le CO2 // Iceland is fighting against CO2

Alors que la France aura bien du mal à tenir ses engagements climatiques, l’Islande est en train de prendre la tête des pays qui font des efforts pour réduire leurs émissions de CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de notre planète.

Dans des articles publiés le 15 novembre 2017 et le 23 juin 2019, j’expliquais que l’Islande pourrait être le bon endroit pour stocker dans le sol l’excès de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. C’est actuellement l’objectif du projet CarbFix qui vise à capter ce gaz et à l’enfouir dans le substrat rocheux de nature basaltique.

Un article publié ces derniers jours sur le site Iceland Review nous apprend qu’une nouvelle technologie destinée à la production d’aluminium offre l’espoir d’éliminer les émissions de CO2 de la production. La société Arctus Metals, en coopération avec le Centre d’Innovation Islandais, a réussi à produire de l’aluminium avec ce nouveau procédé qui émet de l’oxygène au lieu du CO2.
L’élément clé de cette technologie est l’utilisation de plusieurs anodes verticales en alliage métallique inerte et de cathodes en céramique, au lieu d’électrodes en carbone. Cette innovation pourrait éliminer les émissions de CO2 des fonderies d’aluminium en Islande et dans d’autres pays.
Les trois fonderies d’aluminium islandaises produisent plus de 800 000 tonnes d’aluminium par an et émettent plus de 1,6 million de tonnes de CO2 dans le même temps. Si toutes les fonderies d’aluminium islandaises adoptaient cette nouvelle technologie, les émissions de CO2 seraient réduites de 30%, ce qui permettrait au pays de remplir les obligations internationales du pays en matière d’émissions de gaz à effet de serre.
En utilisant la nouvelle technologie mise au point par Arctus Metals, une fonderie d’aluminium de la taille de celle du groupe Rio Tinto à Straumsvík dans le sud-ouest de l’Islande produirait autant d’oxygène qu’une forêt de 500 kilomètres carrés.

Un accord de coopération a été signé avec la société allemande Trimet Aluminium, l’un des plus grands producteurs mondiaux d’aluminium, qui poursuivra le processus de développement et prévoit d’adapter la production de ses quatre fonderies à cette nouvelle technologie.
Source : Iceland Review.

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While France will find it difficult to meet its climate commintents, Iceland is currently leading the world in its efforts to reduce the emissions of CO2, one of the main greenhouse gases that contribute to global warming.

In posts released on 15 November 2017 and 23 June 2019, I explained that this country could be the right place to store in the ground the excess of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere. It is the goal of the CarbFix project which intends to capture that gas and stick it back into basalt bedrock.

A recent article on the website Iceland Review explains that a new Icelandic technology intended for aluminum production offers hopes of eliminating CO2 emissions from the production. The company Arctus Metals, in cooperation with Innovation Center Iceland, has successfully produced aluminum with this new process which emits oxygen instead of creating CO2.

The main part of the innovation consists of using multiple, vertical inert metal-alloy anodes and ceramic cathodes, instead of using electrodes made of carbon. This innovation could potentially eliminate CO2 emissions from aluminum smelters in Iceland and elsewhere.

Iceland’s three aluminum smelters produce more than 800,000 tons of aluminum a year and emit more than 1.6 million tons of CO2 a year. Their emissions make up 30 percent of Iceland’s total CO2 emissions.

If all our aluminum smelters adopted this new technology, Iceland’s CO2 emissions would be reduced by 30 percent, enabling us to fulfill the country’s international obligations and more.

Using the new Arctus Metals method, an aluminum smelter the size of Rio Tinto’s in Straumsvík in Southwest Iceland would produce as much oxygen as a forest covering 500 square kilometers.

A cooperation agreement has been signed with the German company Trimet Aluminum, one of the world’s largest producers of aluminum, which will continue the development process and is planning to eventually convert production in their four smelters to this method.

Source: Iceland Review.

Fonderie du groupe Rio Tinto de Straumsvík, dans le sud-ouest de l’Islande (Crédit photo: Iceland Review).

Une éruption de l’Okmok (Alaska) a-t-elle contribué à l’avènement de l’Empire Romain? // Did an eruption of Okmok (Alaska) help the rise of the Roman Empire?

Plusieurs organes de presse internationaux nous apprennent que des chercheurs du Desert Research Institute de Reno (Nevada) ont identifié un volcan d’Alaska dont l’éruption a peut-être contribué à l’avènement de l’Empire Romain. Leur étude a été publiée le 22 juin 2020 dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
Dans les années qui ont suivi l’assassinat de Jules César en l’an 44 avant notre ère, les récits historiques décrivent un froid inhabituel, des pénuries alimentaires, des maladies et une période de famine qui auraient accompagné ce moment charnière de l’histoire occidentale.
Les historiens ont longtemps pensé que cette météo exécrable pouvait être liée à une éruption volcanique, mais ils n’en avaient pas la preuve et n’étaient pas en mesure de déterminer où et quand elle s’était produite, ni avec quelle ampleur.
Après avoir analysé les cendres piégées dans des carottes de glace prélevées au Groenland et en Russie, un groupe de scientifiques et d’historiens pense maintenant que le volcan Okmok (Alaska), qui est entré en éruption en l’an 43 avant notre ère, est le coupable de cette situation. La puissante éruption a creusé un cratère de 10 kilomètres de diamètre. Le volcan se trouve sur l’île d’Umnak dans la chaîne des Aléoutiennes: il est toujours en activité aujourd’hui. Il s’est manifesté pour la dernière fois en 2008.
L’assassinat de César par les sénateurs romains a déclenché une lutte pour le pouvoir qui a mis fin à la République romaine, avec le passage d’une gouvernance démocratique à la dictature de l’Empire Romain. Cet événement a également conduit à la chute du royaume ptolémaïque en Egypte qui s’est trouvée sous la domination romaine.
L’étude scientifique nous explique que les mauvaises récoltes, la famine et les maladies résultant de l’éruption ont probablement exacerbé l’agitation sociale et contribué aux chamboulements politiques. [Note personnelle : une influence semblable d’une éruption volcanique a été observée lors de celle du Laki (Islande) qui a peut-être contribué à déclencher la Révolution française de 1789.]
Dans le cas de l’avènement de l’Empire Romain, l’équipe scientifique a analysé des tephra bien conservés, piégés dans les carottes de glace de l’Arctique pour mettre en relation la période de mauvaises conditions climatiques en Méditerranée et la puissante éruption du volcan Okmok. Les chercheurs ont comparé l’empreinte chimique laissée par les tephra trouvés dans la glace à ceux projetés par d’autres volcans en éruption à cette époque. Il ne faisait aucun doute que la source des retombées de l’an 43 était le volcan Okmok. Les chercheurs ont également identifié une éruption de l’Etna (Sicile) en l’an 44 avant notre ère, mais elle était moins forte et plus limitée en retombées que celle de l’Okmok.
L’éruption d’Okmok a produit des retombées volcaniques qui ont duré deux ans et abaissé la température dans l’hémisphère nord de parfois 7°C. La chute de température est visible sur les cernes d’arbres en Scandinavie et en Autriche. Un pin bristlecone dans les White Mountains de Californie montre un anneau de gel qui révèle des températures inférieures à 0°C au début du mois de septembre 43 avant notre ère. De même, les données climatiques fournies par des grottes en Chine montrent une baisse de température au cours des trois années qui ont suivi l’éruption. Les modèles réalisés par les chercheurs montrent que le temps était probablement beaucoup plus humide que la normale au cours de l’été et de l’automne qui ont suivi l’éruption de l’Okmok. Dans la région méditerranéenne, ces conditions humides et extrêmement froides ont probablement réduit les rendements des cultures et entraîné des problèmes d’approvisionnement pendant les bouleversements politiques qui ont eu lieu au cours de cette période.
Les chercheurs ont déclaré que cette éruption d’Okmok pourrait permettre d’expliquer des phénomènes inhabituels décrits dans les semaines qui ont suivi la mort de César et qui ont été décrits par des auteurs comme Virgile: des halos solaires, le soleil s’assombrissant dans le ciel ou trois soleils apparaissant dans le ciel. A l’époque, ces phénomènes ont été interprétés comme des mauvais présages.
Source: KESQ-TV.

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Several international news media inform us that researchers at the Desert Research Institute in Reno, Nevada, have identified an Alaskan volcano that may have helped the rise of the Roman Empire. Their study was published on June 22nd, 2020 in the Proceedings of the National Academy of Sciences.
In the years after the assassination of Julius Caesar in ancient Rome, historical accounts describe unusual cold, food shortages, disease and famine that accompanied a pivotal moment in Western history.
Historians had long suspected that this unexplained extreme weather could be linked to a volcanic eruption, but they had been unable to pinpoint where or when such an eruption had occurred or how severe it was.
After analyzing the ash trapped in ice cores taken from Greenland and Russia, an international group of scientists and historians now think that Okmok volcano in Alaska, which erupted more than 2,000 years ago, was the culprit. The massive explosion created a 10-kilometre-wide crater. The volcano is located on Umnak Island in the Aleutian Islands chain: it is still active today and last erupted in 2008.
Caesar’s stabbing by Rome’s senators triggered a power struggle that ultimately ended the Roman Republic, leading to a shift from a democratic governance to the dictatorship of the Roman Empire. It also ultimately led to Egypt coming under Roman rule.
The study explains that crop failures, famine and disease resulting from the eruption likely exacerbated social unrest and contributed to political realignments at this “critical juncture of Western civilization.” [Editor’s note : A similar influence of a volcanic eruption was observed when Laki erupted in Iceland and may have helped to trigger the French Revolution of 1789.]
The scientific team analyzed tephra that was trapped in Arctic ice cores to link the period of unexplained extreme climate in the Mediterranean with the massive eruption of Okmok volcano. The researchers compared the chemical fingerprint of the tephra found in the ice with tephra from volcanoes thought to have erupted about that time and it was very clear that the source of the 43 BCE fallout in the ice was the Okmok eruption. They also identified a smaller and more limited volcanic eruption in 44 BCE at Mount Etna (Italy).
The Okmok eruption produced volcanic fallout that lasted two years, lowering temperatures in the Northern Hemisphere by up to 7° C. The change in temperature can be seen in tree ring records in Scandinavia, Austria and California, with one bristlecone pine in California’s White Mountains showing a frost ring that suggested temperatures below freezing in early September 43 BCE. Similarly, climate records from caves in China also showed temperature drops in the three years after the eruption. The researchers’ models suggested it was probably much wetter than normal during the summer and autumn that followed the 43 BCE eruption of Okmok. In the Mediterranean region, these wet and extremely cold conditions during the spring through the autumn seasons probably reduced crop yields and led to supply problems during the ongoing political upheavals of the period.
The researchers said this eruption of Okmok could help explain unusual phenomena described around the immediate time of Caesar’s death by writers like Virgil : solar halos, the sun darkening in the sky or three suns appearing in the sky that at the time were interpreted as omens.
Source : KESQ-TV.

L’Okmok dans la Chaîne des Aléoutiennes (Source : AVO)

Emission de vapeur dans une zone hydrothermale sur la lèvre du Cône C de l’Okmok (Source : Alaska Volcano Observatory)