Réchauffement climatique: CO2, températures, océans et glace // Global warming: CO2, temperatures, oceans and ice

drapeau-francaisIl y a quelques jours, j’ai écrit une note indiquant que la France est toujours en train de se réchauffer, à l’image de notre planète toute entière. J’ai utilisé la courbe de Keeling pour illustrer la situation. A mes yeux, c’est l’une des meilleures références pour démontrer à quel point les activités humaines sont responsables de la situation actuelle. La courbe montre de manière incontestable que nous ajoutons des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et plus particulièrement du dioxyde de carbone. Voici les concentrations de CO2 dans l’atmosphère mesurées à l’observatoire du Mauna Loa à Hawaii:

drapeau-anglaisA few days ago, I wrote another post to indicate that France is still warming, as well as the whole planet. I used the Keeling curve to illustrate the situation. To my eyes, it is one of the best references to demonstrate the responsibility of human activities for the current situation. The curve shows in an undisputable way that we are adding greenhouse gases to the atmosphere, more specifically carbon dioxide. Here is the concentration of CO2 in our atmosphere measured at the Mauna Loa observatory in Hawaii:

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Source: Scripps Institution.
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drapeau-francaisDans notre vie quotidienne, les températures extérieures sont les principaux signes qui nous indiquent que les étés deviennent plus en plus chauds et que les hivers sont de moins en moins froids, avec disparition de la neige ou du gel dans de nombreuses régions du monde.
Voici la température moyenne à l’échelle de la planète pour chaque mois, de Janvier de 1880 à Janvier 2016, selon les données fournies par la NASA. Il s’agit des températures de surface, autrement dit celles qui nous entourent. Le point rouge marque la mesure la plus récente. Janvier 2016 est le nouveau record :

drapeau-anglaisIn our everyday life, outdoor temperatures are the main signs that indicate summers are getting hotter and hotter, while winters are less and less cold, with no more frost or snow in many areas of the world.
Here’s the global average temperature each month from January 1880 through January 2016, according to data from NASA. These are surface temperature, in other words the place where we are living. The red dot marks the most recent measurement. January 2016 is the new record:

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drapeau-francaisVoici les valeurs entre 1970 et aujourd’hui, période pendant laquelle le réchauffement de la Terre a été constant :

drapeau-anglaisHere are the same values from 1970 to now, a period during which Earth has warmed steadily:

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drapeau-francaisAprès les mesures de surface, voici celles effectuées par les satellites dans la troposphère (la couche basse de l’atmosphère), par Remote Sensing Systems. Bien sûr, il y a des fluctuations de temps à autre. Il peut y avoir un «accident» avec un hiver très froid ici et là, mais si l’on prend en compte la tendance générale (à savoir la ligne rouge) on voit parfaitement que les températures globales sont en hausse.
La plupart des climatologues s’accordent pour dire que nous sommes responsables de l’augmentation de la température mondiale. La température de notre planète a déjà dépassé de 1°C celle de l’ère «pré-industrielle». Il est généralement admis qu’un réchauffement de 1,5°C – 2°C au-dessus de la moyenne pré-industrielle représente une modification climatique dangereuse.
Au train où vont les choses, il est fort probable que nous atteindrons 2°C avant la fin du siècle. Nous sommes donc très loin des objectifs de la COP 21!

drapeau-anglaisHere is the data for the lower atmosphere – the troposphere – from satellite data according to Remote Sensing Systems. Of course, there are some fluctuations from time to time. There may be an “accident” with an occasional very cold winter, but we have to take the overall tendency (i.e. the red line) into account to realise that global temperatures are rising indeed.
Most climatologists agree to say that we are highly responsible for the global temperature increase. The world has already warmed 1°C above the “pre-industrial”era. The prevailing view is that warming by 1.5°C – 2°C above pre-industrial means dangerous climate change.
At the current rate, we are likely to reach 2°C before the end of the century, thus very far from the COP 21 promises!

drapeau-francaisLe point rouge fait référence à la dernière valeur (février 2016) qui est la plus chaude. Comme dans le graphique précédent, la ligne rouge montre la tendance mondiale qui, en dépit des fluctuations, continue à aller vers le haut.

drapeau-anglaisThe red dot refers to the latest value (February 2016), and it’s the hottest. Like in the previous graph, the red line shows the global tendency which, despite fluctuations, keeps going upward.

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drapeau-francaisLa hausse des températures ne concerne pas uniquement la surface de la Terre ou la troposphère. Elle affecte également les océans. Voici la situation pour les 700 premiers mètres de profondeur des océans :

drapeau-anglaisThe temperature increase does not only concern the Earth’s surface or lower atmosphere. It affects the oceans as well. Here what happens for the top 700 metres of the oceans:

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Source: Remote Sensing Systems

drapeau-francaisLe graphique montre les moyennes pour chaque trimestre. Là encore, la courbe est orientée vers le haut.

drapeau-anglaisThe graph shows averages for each quarter-year. Again we see the same global upward trend.

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drapeau-francaisUne crainte qui accompagne habituellement le réchauffement des océans est la montée de leur niveau, avec les conséquences que cela aurait pour les rivages et les gens qui habitent à proximité. Il y a aussi le risque de voir l’eau de mer venir se mêler aux nappes phréatiques, ce qui les rendrait impropres à la consommation et à l’agriculture
La fonte des glaciers – surtout ceux qui finissent leur course dans la mer – déverse de l’eau dans les océans, tandis que le réchauffement des océans provoque la dilatation thermique de l’eau de mer. Ces deux effets conjugués provoquent une hausse du niveau la mer. Cette hausse a été parfois rapide, parfois lente, mais elle est vraiment rapide en ce moment, et même plus rapide qu’elle ne l’a jamais été depuis au moins 2500 ans (voire beaucoup plus). Voici un graphique montrant le niveau de la mer depuis 1880, en se référant aux mesures effectuées par les marégraphes à travers le monde:

drapeau-anglaisA fear that usually accompanies ocean warming is the rise of sea level, with the consequences it would have for the sea shores and the people who live close to them. There is also the risk of seeing seawater intruding into groundwater supplies, making them unfit for drinking and agriculture
The melting of glaciers – especially tidewater ones – puts more water in the oceans, and heating the oceans causes thermal expansion of seawater. Both effects have caused the sea to rise. Sea level has risen sometimes faster, sometimes slower, but it’s faster now, and in fact is faster than it has been for at least 2500 years (perhaps a lot longer). Here is a graph showing sea level since 1880, based on measurements by tide gauges around the world:

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Source: NOAA

drapeau-francaisDepuis 1993, les scientifiques ont la possibilité de mesurer la variation du niveau des océans grâce aux satellites. Voici les résultats fournis par l’Université du Colorado :

drapeau-anglaisSince 1993 scientists have also been measuring the height of the sea surface with satellites. Here are the results released by the University of Colorado:

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Source: University of Colorado
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drapeau-francaisAlors que les courbes précédentes montrent toutes une hausse, il y en a d’autres qui vont vers le bas, comme celle montrant la quantité de glace dans le monde. Les grandes calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland perdent des milliards de tonnes de glace chaque année. Voici un graphique montrant la variation, mesurée par satellite, de la quantité de glace dans la calotte du Groenland:

drapeau-anglaisWhile the preceding curves have all been upward, there are others that go downward, like the one showing the amount of ice in the world. The great ice sheets of Antarctica and Greenland, have been losing many billions of tons of ice each year. Here is a graph showing the change in the amount of ice in the Greenland icecap, measured by satellite:

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Source: NASA
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drapeau-francaisIl n’y a pas que les grandes calottes glaciaires qui fondent. Il en va de même pour la glace de mer dont la surface se réduit comme peau de chagrin et qui est beaucoup plus mince que dans le passé (voir mes notes précédentes sur la situation de la glace de mer dans l’Arctique). Les glaciers du monde suivent la même tendance. La plupart d’entre eux reculent. J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de montrer le phénomène en Alaska ou dans les Alpes. Il y a toutefois quelques exceptions locales et certains glaciers continuent à avancer, comme sur le Mont Shasta aux États-Unis, mais la grande majorité est en train de disparaître sous nos yeux. Une récente enquête menée par le service de surveillance des glaciers dans le monde a diffusé le bilan ci-dessous pour différentes régions:

drapeau-anglaisIt’s not just the great icecaps that are melting, so is the sea ice whose surface is getting smaller and which is much thinner than in the past (see my previous posts about the situation odf sea ice in the Arctic). The world’s glaciers are following the same trend. Most of them are receding. Many times, I have had the opportunity to show the phenomenon in Alaska or in the Alps. However, there are some local exceptions and you can find a few that are actually growing, like on Mount Shasta in the U.S., but the vast majority are disappearing right before our eyes. A recent survey by the world glacier monitoring service produced this summary for different regions:

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Source: WGMS
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drapeau-francaisVoici maintenant la surface couverte par la glace de mer. Pendant de nombreuses années, le phénomène le plus spectaculaire était la faible surface couverte par la glace à la fin de l’été dans l’Arctique. Le phénomène se produit maintenant toute l’année, et 2016 présente la plus faible étendue de glace de mer jamais observée pendant les mois de janvier et février. La glace de mer atteint en général son maximum vers le mois de mars et son minimum en septembre, mais pas en 2016 ! Voici la situation depuis les années 1980 :

drapeau-anglaisHere is now the extent of sea ice in the Arctic. For many years the most dramatic phenomenon was the end-of-summer decline in September Arctic sea ice. But it is now declining year-round, and 2016 brought the lowest sea ice extent on record for the months of both January and February:
The sea ice peaks around March and bottoms out in September. Here is the situation from the 1980s:

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Source: National Snow and Ice data Center

drapeau-francaisLa situation de la glace de mer en Antarctique est différente. Le graphique ci-dessous montre que sa surface s’est accrue vers 2010, même si on observe une réduction depuis quelque temps. Il faudra attendre un peu pour avoir confirmation des dernières observations :

drapeau-anglaisThe Antarctic sea ice goes differently. This graph shows that in the early 2010s it actually increased, although it has recently come back down. We need to wait some more time to check whether the latest trend is confirmed :

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Source: National Snow and Ice data Center

Source : Tamino weather and Climate – Open mind :
https://tamino.wordpress.com/2016/01/24/weather-and-climate/

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Réchauffement climatique, encore et toujours! // Global warming, again and again!

drapeau-francaisA propos du changement et du réchauffement climatiques, les températures moyennes du mois de janvier à Anchorage (Alaska) étaient de 5 degrés Celsius au-dessus de la normale et celles de la première moitié de février étaient d’environ quatre degrés Celsius supérieures à la normale. En janvier, selon les statistiques du Service National de Météorologie, l’épaisseur de neige atteignait seulement 10 pour cent de la normale.
Selon ce même National Weather Service, El Nino qui a été très puissant, même s’il a perdu de sa force à son point d’origine dans les régions tropicales du Pacifique occidental, envoie encore la chaleur vers l’Amérique du Nord et du Sud.
Source : Alaska Dispatch News.
Il convient de noter que, comme d’habitude, les services météorologiques des Etats-Unis ne mentionnent pas le rôle joué par l’effet de serre provoqué par les activités industrielles et humaines. La plupart des Américains ont été conditionnés par leur gouvernement à l’idée que le changement climatique est provoqué par des cycles climatiques naturels, mais surtout pas par les activités humaines !

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drapeau anglaisStill about climate change and global warming, average temperatures for January in Anchorage (Alaska) were 5 degrees Celsius above normal and those for the first half of February were about four degrees Celsius above normal. January snow depth was only 10 percent of normal, according to National Weather Service statistics.
According to the national Weather Service, the powerful El Nino pattern, though losing its strength at its point of origin in the tropics of the western Pacific, is still funnelling heat to North and South America.
Source: Alaska Dispatch News.
It should be noted that, as usual, the U.S. Weather Service does not mention the role played by industrial or human-related greenhouse gases. Most Americans have been conditioned by their government that climate change is caused by natural climate cycles, NOT by human activities!

…et l’Arctique continue à fondre // …and the Arctic keeps melting

drapeau-francaisL’Arctic Report Card – bilan climatique de l’Arctique pour l’année 2015 – vient d’être publié par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Il révèle, sans grande surprise, que les températures sont en hausse, que la neige fond plus tôt et que la glace diminue, que ce soit en mer ou sur terre. Le rapport complet peut être lu à cette adresse: http://arctic.noaa.gov/

Le rapport explique que le recul de la banquise représente la «principale menace pour les mammifères marins qui en dépendent, y compris les morses ». Selon les dernières données, la surface minimale de banquise observée en Septembre 2015 était de 29% inférieure aux surfaces moyennes mesurées entre 1981 et 2010. C’est le quatrième niveau le plus bas enregistré depuis que les mesures satellites ont commencé en 1979. Un très important déficit a été enregistré au cours du printemps 2015, avec 7% de moins que la moyenne depuis 1981. En outre, la glace présentait un aspect différent par rapport aux 30 dernières années. En 1985, la glace vieille de plus de 4 ans constituait 20% de la banquise et 35% étaient de la glace dans sa première année. En février et mars 2015, la vieille glace n’atteignait plus que 3% et la jeune glace 70%.
Tous ces chiffres annoncent un avenir incertain pour les mammifères marins qui dépendent de la banquise. On a observé que les morses parcouraient des distances de plus en plus longues pour atteindre la terre ferme, faute de pouvoir être hébergés par la banquise, comme dans le passé. Certains animaux sont épuisés et périssent pendant le voyage
Avec une couverture de glace moindre pendant les mois d’été, la température de surface de la mer a augmenté ces dernières années. La mer des Tchouktches montre l’une des tendances les plus significatives, avec une augmentation régulière d’un demi degré centigrade par décennie depuis 1982.
La couverture neigeuse en Arctique est, elle aussi, en baisse. La neige a fondu plus tôt en 2015 que pendant la dernière décennie. La couverture de neige en juin a été la deuxième plus faible enregistrée depuis 1979; on observe une baisse de 18% par décennie de la couverture neigeuse en juin depuis 1979.
Un autre indicateur dans le rapport est le débit annuel des rivières arctiques, ce qui signifie une arrivée d’eau douce qui peut radicalement changer la biologie, la chimie et la circulation des écosystèmes côtiers et océaniques. L’arrivée d’eau douce a été beaucoup plus importante au cours des deux dernières années que pendant les années précédentes.
Au cours de 2015, la température de l’air a été de plus de 2 degrés Fahrenheit (1,1 ° C) supérieure à la moyenne depuis le début du 20ème siècle.
L’étendue de la végétation est également en train de changer et certaines parties de l’Arctique ont connu un « brunissement » de leur surface au cours des dernières années, ce qui peut avoir des conséquences pour les mammifères terrestres et les oiseaux.

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drapeau-anglaisThis year’s Arctic Report Card, recently released by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) reveals, quite unsurprisingly, that temperatures are higher, snow is melting sooner and sea and land ice are diminishing. The entire report can be read at this address: http://arctic.noaa.gov/

The report lists retreating sea ice as the « most pervasive threat to ice-associated marine mammals, including walruses. » According to data, the minimum sea ice extent observed this past September was 29% less than the averages measured between 1981 and 2010. It was also the fourth lowest recorded since satellite measurements began in 1979.
The lowest maximum sea ice extent ever recorded also occurred during spring 2015 – 7% less than the average since 1981. Besides, the ice was of a different makeup from the past 30 years. In 1985, ice older than 4 years made up 20% of the pack ice and 35% was first-year ice. In February and March of 2015, old ice made up only 3% compared to 70% new.
All of these figures contribute to an uncertain future for marine mammals that depend on sea ice. Walruses have been observed travelling long distances to haul out on land rather than on nearby sea ice as they would have in the past. Some of the animals get exhausted and die during the journey
With less protective ice cover in the sunny summer months, sea surface temperatures have risen in recent years, with the Chukchi Sea demonstrating one of the most pronounced warming trends, with a steady increase of half a degree centigrade per decade since 1982. Arctic snow cover has also been declining. Snow has been melting earlier in the year over the past decade Snow cover this June was the second lowest on record since 1979; there’s been an 18% decline in June snow cover per decade since 1979.
Another indicator in the report is the annual discharge of Arctic rivers, meaning the release of fresh water into surrounding environments that can drastically change the biology, chemistry and circulation of coastal and ocean ecosystems. There has been much more significant discharge over the past two years than in past years.
Over the past year, air temperatures have consistently been recorded at more than 2 degrees Fahrenheit (1.1°C) above average since the start of the 20th century.
The amount of vegetation on land is also shifting and certain parts of the state have experienced surface « browning » in recent years, which can have consequences for land mammals and birds.

Arctique copie

drapeau-francaisLes derniers jours de l’année 2015 ont connu un événement météorologique exceptionnel avec une vague de chaleur et la température de l’air en surface qui atteignait 23 degrés Celsius de plus que la moyenne dans l’extrême nord! (Source: NOAA)

drapeau anglaisThe last days of 2015 went through an exceptional event with a heatwave and air surface temperature that reached 23 degrees Celsius above the average in the far north (Source: NOAA).

Notre planète a chaud… // Our planet is hot….

drapeau-francaisDeux agences gouvernementales américaines, la NASA et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont compilé des analyses indépendantes de la température mondiale en provenance de milliers de stations météorologiques et autres balises océaniques à travers le monde. Les résultats ont été publiés le 20 janvier ; ils montrent que 2015 a été l’année la plus chaude jamais observée dans le monde depuis le début des relevés de températures à l’échelle planétaire en 1880. Les données préliminaires de l’Agence Météorologique du Japon arrivent à la même conclusion et un programme de surveillance météorologique britannique devrait aboutir à un résultat identique dans les prochaines semaines.
Cela fait plusieurs mois que les scientifiques s’attendent à un tel record de température à l’échelle mondiale, en partie en raison du phénomène climatique El Niño qui est actuellement l’un des plus importants depuis un siècle. Il transfère une énorme quantité de la chaleur de l’Océan Pacifique dans l’atmosphère. Malgré cela, toutes les agences s’accordent à dire que ce record de chaleur est essentiellement une conséquence du réchauffement planétaire sur le long terme provoqué par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Ces mêmes agences ajoutent que les records consécutifs de 2014 et 2015 ont probablement entraîné le monde sur une trajectoire de réchauffement climatique rapide, après la période de réchauffement relativement lente qui remonte à la dernière manifestation d’El Niño en 1998.
Les hommes politiques qui prétendent que les gaz à effet de serre ne sont pas un problème font référence à cette période de réchauffement lent et affirment à qui veut l’entendre que « le réchauffement climatique s’est arrêté en 1998 ». De telles affirmations ont été entendues récemment chez les Républicains lors de la campagne présidentielle aux États-Unis. Toutes les analyses prouvent que de telles affirmations sont fausses. Le ralentissement a été, tout au plus, un accident dans une tendance inexorable, et était peut-être dû à une augmentation temporaire de l’absorption de la chaleur par l’Océan Pacifique.

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drapeau anglaisTwo U.S. government agencies, NASA and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) have compiled separate analyses of the global temperature, based upon thousands of weather stations and ocean buoys scattered around the world. The results were revealed on on January 20th; they show 2015 was the warmest year in a global record that began in 1880. Preliminary data from the Japan Meteorological Agency also show record warmth for 2015, and a British monitoring program is expected to report a similar result in coming weeks.
Scientists started predicting a global temperature record months ago, in part because an El Niño weather pattern, one of the largest in a century, is dumping an immense amount of heat from the Pacific Ocean into the atmosphere. But all agencies agree to say that the bulk of the record-setting heat is a consequence of the long-term planetary warming caused by human emissions of greenhouse gases. They add that the consecutive records of 2014 and 2015 may have put the world onto a trajectory of rapid global warming, after period of relatively slow warming dating to the last powerful El Niño, in 1998.
The politicians who claim that greenhouse gases are not a problem referred to that slow warming period to argue that “global warming stopped in 1998”, with these claims reappearing recently on the Republican presidential campaign trail in the United States. Statistical analyses suggest all along that the claims are false. The slowdown was, at most, a minor blip in an inexorable trend, perhaps caused by a temporary increase in the absorption of heat by the Pacific Ocean.

NOAA

drapeau-francaisLes différentes teintes de bleu représentent les zones qui sont restées plus froides que la normale entre janvier et novembre 2015, tandis que les différentes teintes de rouge montrent les zones anormalement chaudes.

drapeau anglaisThe different shades of blue refer to cooler-tan-normal areas while the different shades of red show the warmer-than-normal areas for January through November 2015.