L’activité sismique à Santorin (suite) // Seismic activity at Santorini (continued)

Un essaim sismique incluant quelque 200 événements d’une magnitude entre M3,0 et M4,9 a été enregistré du 1er au 3 février 2025 dans l’après-midi entre Santorin et l’île voisine d’Amorgos. Selon un sismologue grec, l’activité sismique a en réalité commencé le 24 janvier mais s’est intensifiée le 1er février avec une fréquence et des magnitudes en hausse régulière.
La ligne de faille à l’origine des séismes actuels s’étend sur environ 120 kilomètres, mais seule la partie sud entre Santorin et Amorgos s’est activée. Les secousses ont leurs épicentres à environ 30 à 40 kilomètres de l’une des îles. C’est plutôt une bonne nouvelle, car un séisme avec son épicentre sous la terre ferme pourrait potentiellement être plus destructeur. Mais un séisme de forte intensité pourrait également déclencher un tsunami. C’est pourquoi les autorités ont demandé aux habitants de rester à l’écart des zones côtières et de se diriger vers l’intérieur des terres s’ils ressentent un séisme plus puissant que les autres. Jusqu’à présent, aucun dégât ni blessé n’a été signalé, bien que quelques glissements de terrain mineurs se soient produits.
Santorin se trouve le long de l’arc volcanique hellénique, qui s’étend du Péloponnèse au sud de la Grèce jusqu’aux îles des Cyclades. Le 29 janvier, les capteurs sismiques ont détecté une « activité sismo-volcanique modérée » à l’intérieur de la caldeira de l’île. Une activité similaire avait été enregistrée en 2011 ; elle avait duré 14 mois et s’était terminée sans problème majeur.
Un volcan sous-marin, le Kolumbo, se trouve à environ 8 kilomètres au nord-est de Santorin, à proximité de l’épicentre des séismes actuels. Cependant, les sismologues pensent que la sismicité actuelle n’est pas d’origine volcanique.

Carte montrant la répartition des séismes de magnitude supérieure à M4,0 au cours des derniers jours au nord-est de Santorin et du volcan sous-marin Kolumbo (triangle rouge).

Une réunion entre responsables gouvernementaux et scientifiques a conclu que l’activité sismique dans la caldeira de Santorin « reste aux mêmes niveaux bas que ces derniers jours », mais qu’elle s’est « particulièrement accrue » entre Santorin et Amorgos. Les scientifiques essayent de comprendre si les nombreux séismes enregistrés ces jours-ci sont des pré-séismes susceptibles d’annoncer un événement majeur.
Les principaux villages de Santorin sont construits en bordure de la caldeira. Ils offrent le paysage bien connu de maisons blanchies à la chaux qui s’étalent sur les pentes avec des points de vue sur le coucher de soleil. Ce paysage idyllique suscite aussi des inquiétudes en cas de séisme majeur car les falaises pentues peuvent devenir des zones sujettes aux glissements de terrain.
Les autorités ont envoyé une équipe de sauveteurs avec des chiens renifleurs et des drones à Santorin où des tentes ont été installées sur un terrain de basket à côté de l’hôpital principal de l’île. Des alertes ont été envoyées sur les téléphones portables demandant à la population de rester à l’écart des zones où des glissements de terrain pourraient se produire et interdisant l’accès à certaines zones côtières. Comme je l’ai déjà expliqué, les habitants et les hôtels ont été invités à vider les piscines, car le mouvement de l’eau lors d’un puissant séisme pourrait déstabiliser les bâtiments. Il est conseillé d’éviter les vieux bâtiments et de vérifier l’accessibilité des voies d’évacuation potentielles dans les zones construites.
Les écoles de Santorin, ainsi que des îles voisines d’Anafi, Amorgos et Ios, resteront fermées toute la semaine. Plus de 6 000 habitants ont quitté Santorin ces derniers jours. Le 4 février au matin, des centaines de personnes transportant leurs affaires attendaient un ferry pour Athènes. Des vols supplémentaires ont été annoncés pour aider les habitants à se mettre en sécurité. 15 vols de Santorin à Athènes étaient prévus le 4 février.

La ligne de faille qui s’est activée ces derniers jours a été le site du plus puissant séisme qu’ait connu la Grèce au siècle dernier. Un événement de magnitude M7,7, le séisme d’Amorgos, a eu lieu en 1956, avec un tsunami de 20 mètres. Il a provoqué des dégâts importants à Amorgos et Santorin et tué plus de 50 personnes.
Source : médias d’information internationaux.

Profils sismiques de la zone tectonique Santorin-Amorgos. Cliquer sur ce lien pour une meilleure résolution :

https://www.researchgate.net/figure/Seismic-profiles-crossing-the-Santorini-Amorgos-Tectonic-Zone-For-locations-see-inset_fig2_365397355

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About 200 earthquakes with magnitudes between M3.0 and M4.9 were registered from February 1st to February 3rd 2025 in the afternoon between Santorini and the nearby island of Amorgos. According to a Greek seismologist, the seismic activity began on January 24th but intensified on February 1st with increasing frequency and magnitudes.

The fault line producing the current earthquakes runs for about 120 kilometers, but only the southern part between Santorini and Amorgos has been activated. The earthquakes have epicenters beneath the seabed, roughly 30-40 kilometers from any of the islands. Scientists say this is good news, as an epicenter beneath land could potentially be more destructive. But a large quake could also trigger a tsunami, so authorities have warned people to stay away from coastal areas and head inland if they feel a significant earthquake. So far, there has been no damage or injuries reported, although some minor rock slides have occurred.

Santorini lies along the Hellenic Volcanic Arc, which stretches from the Peloponnese in southern Greece through the Cycladic islands. On January 29th, monitoring sensors had picked up “mild seismic-volcanic activity” inside the island’s caldera. Similar volcanic activity had been recorded in 2011, when it lasted for 14 months and ended without any major issues.

A submarine volcano called Kolumbo lies about 8 kilometers northeast of Santorini, nearer to the epicenter of the current earthquakes. However, seismologists say the quakes aren’t related to the volcanoes.

A meeting between government officials and scientists has determined that seismic activity within Santorini’s caldera “remains at the same low levels as in recent days,” but that it was “particularly increased” between Santorini and Amorgos. Scientists are still trying to determine definitively whether the multiple quakes are foreshocks, smaller earthquakes before a major one.

Santorini’s main villages are built along the rim of the volcano’s caldera, producing the scenery of cascading whitewashed houses and sunset viewpoints that make the island so popular, but also raising concerns in the event of a major earthquake. The sheer cliffs also make some areas prone to rock slides.

Authorities sent a team of rescuers with a sniffer dog and drones to Santorini, where they set up tents in a basketball court next to the island’s main hospital as a staging area. Alerts have been sent to cellphones warning people to stay away from areas where rock slides could occur, and banning access to some coastal areas. As I put it before, residents and hotels have been asked to drain swimming pools, as the water movement in a major quake could destabilize buildings. People have been told to avoid old buildings and check for exit routes when in built-up areas.

Schools on Santorini, as well as the nearby islands of Anafi, Amorgos and Ios, will remain shut all week. More than 6,000 residents have left Santorini in recent days. On February 4th in the morning, hundreds of people carrying their belongings were waiting for a ferry to take them to Athens. Additional flights have been announced to help residents get to safety, with 15 flights from Santorini to Athens scheduled for February 4th 

The fault line that has been activated was the site of Greece’s largest quake in the last century. An M7.7 event dubbed the Amorgos earthquake struck in 1956, triggering a 20-meter tsunami, causing significant damage in Amorgos and Santorini and killing more than 50 people.

Source : inyernational news media.

Persistance de la sismicité sur la Péninsule de Snaefellsnes (Islande) // Persistence of seismicity on the Snaefellsnes Peninsula (Iceland)

L’activité sismique est toujours en hausse près du Grjótárvatn, au sein du système volcanique de Ljósufjöll dans la zone volcanique de Snæfellsnes. Le système volcanique de Ljósufjöll a connu sa dernière éruption au 10ème siècle et a donné naissance au champ de lave de Rauðhálsahraun, d’une superficie de 13 km2. Au cours des 10 000 dernières années, des éruptions à l’intérieur de ce système se sont produites environ tous les 400 ans sous forme de petits événements effusifs ou légèrement explosifs. Les risques potentiels en cas d’éruption comprennent des coulées de lave mineures, des émissions de gaz et des retombées de téphra.
Jusqu’à présent, en janvier 2025, on a enregistré près de 100 séismes d’une magnitude supérieure à M1,0. Ce nombre est identique à celui de décembre 2024, qui était déjà le nombre le plus élevé jamais enregistré pendant un mois dans la région.
Le 16 janvier 2025, on a détecté un séisme de M3,2. Il s’agit de l’événement le plus significatif enregistré dans la région depuis le début de l’activité en août 2024. Auparavant, un séisme de magnitude M3,1 avait été enregistré le 18 décembre 2024.
Le 2 janvier, on a enregistré un épisode de tremor d’une durée d’environ une heure. Un autre épisode de tremor s’est produit le 10 janvier, d’une durée également d’un peu plus d’une heure.
L’explication la plus probable de cette activité sismique est une intrusion magmatique en profondeur, plutôt que des mouvements tectoniques. Cependant, les instruments ne donnent aucune indication que le magma se déplace vers la surface. Les séismes profonds sont rares en Islande, bien qu’une telle activité ait été observée dans des systèmes volcaniques tels que l’Eyjafjallajökull en 1996 et à l’est de la caldeira de Bárðarbunga.
Le Met Office islandais a mis en place un nouveau plan de surveillance pour la région avec une augmentation du nombre d’instruments pour mieux comprendre le développement et les causes de l’activité. Aucune déformation du sol n’a été détectée par les systèmes GNSS et les données InSAR. Cependant, l’accumulation de magma à des profondeurs supérieures à 16 km peut ne pas produire immédiatement de déformation de surface détectable par les instruments
Source : IMO, GVN.

Image composite montrant l’activité près du Grjótárvatn de juillet 2021 à janvier 2025. La carte en haut à gauche montre les emplacements des séismes. Le graphique en haut à droite affiche les magnitudes des événements Le graphique en bas à gauche montre le nombre cumulé de séismes, tandis que le graphique en bas à droite illustre le nombre d’événements dans le mois. (Source : Met Office)

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Seismic activity continues to increase near Grjótárvatn, within the Ljósufjöll volcanic system in the Snæfellsnes Volcanic Zone. The Ljósufjöll volcanic system last erupted in the 10th century and produced the 13 km2 Rauðhálsahraun lava field. Over the past 10 000 years, eruptions in this system have occurred approximately every 400 years as small effusive, or mildly explosive events. Potential hazards in the event of an eruption include localized lava flows, gas emissions, and tephra fallout.

So far in January 2025, nearly 100 earthquakes above M1.0 have been recorded. This is identical to number of earthquakes in December 2024, which was the highest monthly count ever recorded in the area.

On January 16th, 2025, an M3.2 earthquake was detected. This was the largest earthquake recorded in the area since activity began increasing in August 2024; previously, an M3.1 earthquake was recorded on December 18th, 2024.

On January 2nd, a tremor episode lasting about an hour was recorded. Since then, one additional tremor episode occurred on January 10th, also lasting just over an hour.

The most likely explanation for this seismic activity is believed to be magma intrusion at depth rather than tectonic movements. However, current monitoring data show no indications that magma is moving towards the surface. Deep earthquakes are uncommon in Iceland though similar activity has been observed in volcanic systems such as Eyjafjallajökull in 1996 and east of the Bárðarbunga caldera.

The Icelandic Meteorological Office is working on a new monitoring plan to increase the number of instruments to improve surveillance and gain a clearer understanding of the development and causes of the activity. No measurable ground deformation has been detected from GNSS observations or InSAR data. However, magma accumulation at depths greater than 16 km may not immediately produce detectable surface deformation by the instruments.

Source : IMO, GVN.

Nouvel essaim sismique sur le Bárðarbunga (Islande) // New seismic swarm at Bárðarbunga (Iceland)

Un important essaim sismique a commencé dans la partie nord-ouest de la caldeira du Bárðarbunga à 06h08 (UTC) le 14 janvier 2025. Parmi les événements les plus importants figure une secousse de magnitude M4,4 dont l’épicentre était situé à environ 3,6 km au nord-est du Bárðarbunga à une profondeur de 4,9 km. Le séisme le plus intense jusqu’à présent avait une magnitude M4,9 à une profondeur très faible de seulement 0,1 km ; il était situé à environ 3,9 km au nord-est du Bárðarbunga. Le Met Office précise qu’une telle sismicité peu profonde peut révéler une intrusion magmatique ou une redistribution soudaine des contraintes près de la surface. Les événements se sont produits en succession rapide, ce qui pourrait correspondre à une activité volcanique ou tectonique en profondeur sous la glace. L’activité actuelle est assez semblable au début de l’essaim sismique qui s’est produit avant l’éruption dans l’Holuhraun en 2014. Le Met Office ajoute toutefois qu’il est difficile de dire à ce stade si l’essaim annonce le début d’une nouvelle éruption. Cela montre une fois de plus que notre capacité à prévoir les éruptions reste très faible.

Source: Icelandic Met Office

Il convient de noter qu’une crue glaciaire – jökulhlaup en islandais – s’est produite au niveau du Grímsvötn le 13 janvier 2025. Les crues du Grímsvatn se produisent presque chaque année depuis novembre 2021. Le volcan est situé au sud du Bárðarbunga  où le dernier essaim sismique a été observé. Le Met Office précise que ces crues glaciaires se sont souvent produites sans éruption volcanique. L’activité sismique sur le Grímsvötn avait augmenté régulièrement ces derniers jours, signe du mouvement de l’eau sous le glacier. Les scientifiques estiment que la crue ne constituera pas une menace pour les infrastructures telles que les routes et les ponts de la région malgré le débit important.

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A significant seismicswarm started in the NW part of Bárðarbunga caldera at 06:08 (UTC) on January 14th, 2025. Among the most significant quakes was an M4.4 event with the epicenter located about 3.6 km northeast of Bárðarbunga at a depth of 4.9 km. The largest earthquake so far was M4.9 at a very shallow depth of just 0.1 km, and was located about 3.9 km northeast of Bárðarbunga. The Met Office specifies that such shallow seismicity may suggest localized magma intrusion or sudden stress redistribution close to the surface.The events occurred in rapid succession, suggesting possible volcanic or tectonic unrest deep beneath the ice. The current activity may be similar to the beginning of the swarm that occurred before the 2014 Holuhraun eruption. However, the Met Office says that it is difficult to say at this point whether the swarm resembles the beginning of a new eruption. This again shows that our ability to predict eruptions is very low.

It should be noted that a glacial outburst flood – jökulhlaup in Icelandic – occurred at Grímsvötn volcano on January 13th, 2025. Grímsvatn floods have occurred almost annually since November 2021. The volcano is located south of Bárðarbunga where the latest seismic swarm was observed. The Met Office specifies that these glacial outburst floods have often occurred without volcanic eruptions. Seismic activity on Grímsvötn has been rising steadily in recent days which signaled the movement of water beneath the glacier. Experts believe it will not pose a threat to infrastructure such as roads and bridges in the region despite the substantial flow.

Une nouvelle vie pour Grindavik (Islande) ? // A new life for Grindavik (Iceland) ?

Le port de pêche de Grindavik, dans le sud-ouest de l’Islande, a été évacué lorsqu’une intense sismicité a ouvert d’impressionnantes fissures au cœur même de la ville le 10 novembre 2023.

Le 14 janvier 2024, une nouvelle fissure éruptive a contourné les digues de terre érigées pour protéger la ville et une coulée de lave a atteint et brûlé plusieurs maisons.

Après les évacuations, les habitants de Grindavik sont partis vivre dans d’autres endroits et le gouvernement islandais leur a accordé de l’argent en guise de compensation. On pensait que la ville allait être abandonnée à jamais. Pourtant, il existe aujourd’hui un plan-cadre pour donner une nouvelle vie à Grindavik.

Photos: Iceland Monitor, Iceland Review

Le conseil municipal souhaite préserver les traces de la catastrophe et ainsi unir le passé et l’avenir de la ville. Le nouveau plan-cadre vient d’être présenté et comprend, entre autres, la préservation et l’utilisation des fissures, de la lave et de certaines traces de bâtiments de manière innovante.

Le projet s’appuie sur les idées et suggestions des habitants de Grindvík, mais un appel à idées a également été lancé en octobre 2024. Parmi les bâtiments destinés à être préservés figurent Hópið, Salthúsið et la maison de l’Union sur le Víkurbraut. Le projet prévoit aussi des expositions, des sentiers de randonnée et des panneaux pour mettre en valeur les forces de la nature et leurs effets, ainsi que la préservation d’une fissure au bord du graben qui s’est formé lorsque la sismicité était la plus intense.
Le site Web de Grindavik indique que l’objectif n’est pas seulement de reconstruire la ville, mais aussi de faire de cette ville « un lieu unique dont les habitants et les visiteurs pourront profiter et tirer des leçons pendant les années à venir. »
La ville de Grindavík appelle désormais les habitants de Grindvík à faire des suggestions sur le projet de plan-cadre.
Source : Iceland Monitor.

NDLR : On peut se demander s’il n’est pas trop tôt pour lancer un tel projet de reconstruction à Grindavik. Les éruptions ne semblent pas avoir l’intention de s’arrêter sur la péninsule de Reykjanes. La dixième de la série vient de se terminer et le soulèvement du sol à Svarstengy laisse présager qu’une autre éruption se produira en 2025. Personne ne sait où l’éruption commencera, ni où et comment la lave se déplacera. Il reste aux autorités islandaises à espérer que de nouvelles fissures ne s’ouvrent pas à proximité ou dans la ville.

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The fishing port of Grindavik in southwest Iceland was evacuated when intense seismicity opened impressive fissures within the town on November 10th, 2023.

On January 14th, 2024, a new eruptive fissure bypassed the earth barriers erected to protect the town and a lava flow reached and burnt several houses.

After the evacuations, the residents of Grindavik went to live in other places and the Icelandic government granted them money as a compensation. It looked as if the town would be abandoned for ever. However, today there is a framework plan to give Grindavik a new life.

The town council wants to preserve the traces of the disaster and thereby unite the town’s past and future. A draft of a new framework plan has just been presented and includes, among other things, the preservation and use of cracks, lava, and some traces of buildings in an innovative way.

The draft is based on ideas and suggestions from Grindvík residents, but a call for ideas was made in October. Among the buildings proposed for preservation are Hópið, Salthúsið, and the Union house  at Víkurbraut Road. It is also proposed that exhibitions, walking trails, and signs be installed to make the forces of nature and their effects visible.

The preliminary draft includes ideas for hiking trails around Víkurbraut Road, around the lava that emerged through a crack within the defense walls, and preserving a crack at the edge of the graben that formed.

The town’s website says that the goal is not only to rebuild the town but also to make Grindavík « a unique place that residents and visitors can enjoy and learn from for years to come. »

Grindavík Town is now calling for suggestions from Grindvík residents about the draft framework plan.

Source : Iceland Monitor.

One can wonder whether it is not too early to launch such a reconstruction plan for Grindavik. It seems eruptions are not to stop on the Reykjanes Peninsula. The tenth of the series has just stopped and ground uplift at Svarstengy shows another one is likely in 2025. Nobody knows where the eruption will start and nobody knows where lava will travel. Icelandic authoritis will just need to hope that new fissures do not open close to the town.