Pérou : Juanita retrouve un visage // Peru: Juanita finds a face

Dans la région d’Arequipa au Pérou, le volcan Sabancaya culmine à 5967 mètres d’altitude et a connu plusieurs phases éruptives pendant la période historique.

 

Le Sabancaya et son voisin le Mont Ampato (Crédit photo : Wikipedia)

Plus près de nous, le Sabancaya est entré en éruption le 28 mai 1990. Au fil des jours, des explosions vulcaniennes de plus en plus violentes ont généré des panaches de cendre atteignant 7 ou 8 kilomètres de hauteur, avec des retombées jusqu’à 20 kilomètres de distance. Elles ont incité de nombreux villageois à fuir les pentes du volcan.

Les 23 et 24 juillet 1991, un essaim sismique a donné naissance à plusieurs lahars qui ont submergé quatre villages. Les secousses ont fait s’effondrer des maisons. La presse a fait état de 20 morts, 80 blessés et 3000 personnes qui ont perdu leurs habitations.

De nouvelles explosions se sont produites le 5 et le 7 mars 1994, avec des panaches de cendre de 3 kilomètres de hauteur. L’éruption s’est poursuivie avec des variations d’intensité jusqu’aux alentours du mois de septembre 1998.

 

L’éruption du Sabancaya en juin 1990 (Crédit photo : Smithsonian Institution)

Cette éruption du Sabancaya a eu une conséquence inattendue. La cendre du volcan a fait fondre la glace qui recouvrait le Mont Ampato voisin et exposé une momie inca, Juanita, découverte en 1996 par une équipe d’archéologues. Enveloppée d’un beau châle de laine alpaga, elle a reposé pendant cinq siècles sur la montagne, à 6300 mètres d’altitude, et y serait restée encore longtemps si l’éruption du Sabancaya n’avait pas trahi la présence de sa tombe. Son corps parfaitement conservé a été protégé des bactéries et autres champignons par son enveloppe de glace.

 

Juanita (Source : WikiCommons)

On pense que la jeune fille, âgée de 12-14 ans à l’époque, a été victime de la Capacocha, cérémonie pendant laquelle les Incas sacrifiaient des enfants aux dieux de la montagne car ils étaient persuadés que le Mont Ampato les approvisionnait en eau tout en les protégeant des avalanches et des tremblements de terre. Un tel sacrifice était un honneur pour un Inca, comme semble le montrer le visage apaisé de la jeune fille qui était agenouillée, tenant son châle d’une main, quand elle a été découverte. Elle était entourée d’offrandes telles que des poteries, de petits sacs de maïs et quelques figurines en or et en argent. Objet d’examens à l’aide de matériel de haute technologie, elle repose désormais au musée d’Arequipa.

Source : Killer Volcanoes. Claude Grandpey. Cégé Editions. 2013)

La découverte de la momie prend une nouvelle tournure aujourd’hui. Un article paru dans le National Geographic en octobre 2023 nous apprend que grâce à une analyse archéologique et à un travail de reconstitution médico-légal minutieux, le visage de Juanita a retrouvé ses traits. Le buste saisissant de la jeune femme constitue la pièce maîtresse d’une exposition présentée au Pérou et est l’objet d’un projet dont le but est de comprendre le drame du sacrifice humain perpétré dans les Andes il y a un demi-millénaire.

Oscar Nilsson, un archéologue et sculpteur suédois, a été capable d’extrapoler la profondeur probable du tissu facial qui recouvrait autrefois le crâne de la jeune fille grâce à une multitude d’outils (scanners, analyse d’ADN, informations sur l’alimentation et les maladies) qui lui permettent de déduire le visage d’un individu.

Puis Oscar Nilsson a imprimé une réplique en 3D du crâne de Juanita et a inséré des patères en bois à sa surface afin de guider la profondeur et le placement de chacun des muscles, faits à la main à partir d’argile modelable. Ajoutés un à un, les yeux, le nez, les tissus fragiles à la texture de corde ont formé un visage humain.

Après avoir réalisé un moule en silicone du buste, il a ajouté des centaines de cheveux et de pores individuels tout en nuances de brun et de rose. Tout cela a pris dix semaines. Le résultat, habillé de robes tissées par des Péruviennes du Centre des textiles traditionnels, constitue l’attraction principale de l’exposition « Capacocha : dans les pas des dieux incas » qui se tient jusqu’au 18 novembre au Musée des sanctuaires andins, à Arequipa.

La reconstitution sera exposée à côté de la momie de Juanita et sera accompagnée des histoires de quinze autres enfants choisis pour le rituel du capacocha et sacrifiés au sommet de l’Ampato ou d’autres pics andins.

En effectuant des analyses toxicologiques et médico-légales sur les restes d’un bébé et de quatre victimes âgées de six à sept ans présentées dans l’exposition, les scientifiques ont découvert qu’elles avaient été particulièrement choyées dans les mois précédant leur sacrifice et qu’elles avaient bénéficié d’un régime alimentaire composé de feuilles de coca, de vignes d’ayahuasca et d’alcool dans les semaines qui ont précédé leur mort ; c’était moins pour les intoxiquer que pour faire en sorte que ces jeunes enfants restent calmes et n’éprouvent pas d’anxiété alors que le moment du sacrifice approchait à grands pas.

Source : National Geographic.

 Juanita, la Fille des glaces d’Ampato, telle que reconstituée par l’archéologue et sculpteur Oscar Nilsson. (Musée des sanctuaires andins à Arequipa)

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In the Arequipa region of Peru, the Sabancaya volcano peaks at 5967 meters above sea level and has experienced several eruptive phases during the historical period.
Closer to us, Sabancaya erupted on May 28th, 1990. Over the days, increasingly violent Vulcanian explosions generated plumes of ash reaching 7 or 8 kilometers in height, with ashfall as far as 20 kilometers away. It prompted many villagers to flee the slopes of the volcano.
On July 23rd and 24th, 1991, a seismic swarm caused several lahars which submerged four villages. The tremors caused houses to collapse. The press reported 20 dead, 80 injured and 3,000 people who lost their homes.
New explosions occurred on March 5th and 7th, 1994, with ash plumes 3 kilometers high. The eruption continued with variations in intensity until around September 1998.

This Sabancaya eruption had an unexpected consequence. Ash from the volcano melted the ice that covered nearby Mount Ampato and exposed an Inca mummy, Juanita, discovered in 1996 by a team of archaeologists. Wrapped in a beautiful alpaca wool shawl, she rested for five centuries on the mountain, at an altitude of 6,300 meters, and would have remained there for a long time if the eruption of Sabancaya had not betrayed the presence of her tomb. Its perfectly preserved body was protected from bacteria and other fungi by its covering of ice.
It is believed that the young girl, aged 12-14 at the time, was a victim of the Capacocha, a ceremony during which the Incas sacrificed children to the mountain gods because they were convinced that Mount Ampato supplied them with water while protecting them from avalanches and earthquakes. Such a sacrifice was an honor for an Inca, as seems to be shown by the peaceful face of the young girl who was kneeling, holding her shawl in one hand, when she was discovered. She was surrounded by offerings such as pottery, small bags of corn and some gold and silver figurines. Subject to examination using high-tech equipment, it now rests in the Arequipa museum.
Source: Killer Volcanoes. Claude Grandpey. Cégé Editions. 2013)

The discovery of the mummy takes a new turn today. An article published in National Geographic in October 2023 tells us that thanks to an archaeological analysis and meticulous forensic reconstruction work, Juanita’s face has regained its features. The striking bust of the young woman forms the centerpiece of an exhibition presented in Peru and is the subject of a project whose aim is to understand the drama of human sacrifice perpetrated in the Andes half a millennium ago.

Oscar Nilsson, a Swedish archaeologist and sculptor, was able to extrapolate the likely depth of the facial tissue that once draped Juanita’s skull—using everything from CT scans to information about diet and disease—to make educated guesses about her face. Then he printed a 3D replica of Juanita’s skull, plugging wooden pegs onto its surface to guide the depth and placement of each muscle. Eyes, a nose, the tissues that constitute a human face were added in turn. After using a mold to make a silicone bust, he added hundreds of individual hairs and pores in shades of brown and pink. The work took 10 weeks. The resulting sculpture, wrapped in robes woven by women from Peru’s Centro de Textiles Tradicionales del Cusco, is the main attraction of “Capacocha: Following the Inca Gods,” which opened in November 2023 at the Museo Santuarios Andinos in Arequipa.

The reconstruction will beaccompanied by the stories of 18 additional children selected for capacocha atop Ampato and other Andean mountains.

When conducting toxicological and forensic analyses of the remains of a toddler and four six- to seven-year-old victims of capacocha, the researchers found that they were well nourished in the months before their sacrifice. They were also fed coca leaves, ayahuasca vine, and alcohol in the weeks before their deaths. It was not so much to intoxicate them as to keep them sedated and anxiety free in the moments preceding their sacrifice.

Source : National Geographic.

Maui (Hawaii): le bilan s’alourdit chaque jour // A heavier death toll each day

Le terrible incendie qui a ravagé la côte ouest de l’île de Maui (Hawaii) a été remplacé dans les actualités françaises par la sévère canicule qui affecte actuellement notre pays. Pourtant, le bilan à Lahaina ne cesse de s’alourdir. Les autorités hawaiiennes ont indiqué le 22 août 2023 que le nombre de morts atteignait 115 et que plus de 1 000 personnes étaient toujours portées disparues.
L’incendie qui a ravagé l’ouest de Maui s’est déclenché le 8 août et a été attisé des vents de force ouragan. Il est désormais maîtrisé à 90 %. D’autres incendies sont toujours actifs à Maui. Celui d’Olinda est maîtrisé à 85 % et celui de Kula est également maîtrisé à 85 %. Les services d’incendie de Maui ont expliqué au public que ces incendies ne représentent plus une menace. Des critiques ont été formulées concernant la lenteur des secours, mais la propagation des flammes a été si rapide, avec des structures en bois pour la plupart, qu’il n’avait pratiquement rien à faire pour les arrêter. L’incendie s’est propagé si vite que certaines personnes n’ont eu d’autre solution que se jeter à l’eau, avec un risque réel de noyade ou de suffocation avec les fumées.
Le 21 août, toutes les résidences à un étage avaient été fouillées à Lāhainā. Les équipes de secours vont maintenant passer au crible les ensembles de plusieurs étages.
Le président Biden et son épouse se sont rendus à Maui le 21 août pour évaluer les dégâts causés par les incendies à Lahainā et rencontrer les survivants. Biden a réitéré son engagement à reconstruire Lahainā en respectant les priorités des habitants victimes de la tragédie.
La police de Maui a identifié 13 victimes. 22 autres personnes ont été identifiées, mais leurs familles n’ont pas été localisées, ni informées de leur décès.
Source : Big Island Now.

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The terrible wildfires of Maui have been replaved in the Frech news by the scorching heat wave that is affecting our country. However, the death toll in Lahaina keeps growing. Hawaiian authorities indicated on August 22ns, 2023 that it has grown to 115 with more than 1,000 people still unaccounted for.

The West Maui fire, ignited on August 8th and fueled by hurricane-force winds, is now 90% contained. Other fires are still active at Maui. The Olinda fire is 85% contained and the Kula fire is also 85% contained. The Maui Fire Department has reassured the public that there are no active fire threats at this time with any of the three fires. Critics have been made about the slowness of rescuers but the spreading of the flames was so fast, mostly on wooden structures, that hardly anything could be done to stop them. The fire moved so fast that some people could only throw themselves into the ocean, with a real risk of drowning or suffocating with the smokes.

As of August 21st, 100% of the single-story residential properties were searched in the disaster area in Lāhainā. Search teams will now transition to searching multi-story residential and commercial properties.

President Biden and his wife visited Maui on August 21st to assess the damage of the wildfire disaster area in Lāhainā and meet with survivors. Biden reiterated the commitment to rebuilding Lāhainā in a manner consistent with the priorities of area residents who were impacted by the tragedy.

Maui police have identified 13 individuals killed in the disaster. 22 other individuals have been identified, but their family has not been located or notified of their passing.

Source : Big Island Now.

Source: presse américaine

Le tourisme à La Palma (Iles Canaries) après l’éruption // Tourism in La Palma (Canary Islands) after the eruption

L’éruption du volcan Cumbre Vieja à La Palma (îles Canaries) a officiellement pris fin le jour de Noël 2021 après que la lave ait envahi 1 219 hectares de terres, détruit environ 3 000 bâtiments et des bananeraies, l’épine dorsale de l’économie de La Palma. Sur les 84 000 habitants de l’île, 7 000 ont dû être évacués.
Malgré cette destruction à grande échelle, La Palma attire beaucoup de touristes, même si le volcan n’émet plus aucune lave. C’est une bonne chose car l’île a besoin d’argent.
Il y a certainement du voyeurisme ou de la curiosité morbide parmi les touristes qui visitent La Palma aujourd’hui. Ils sont impatients de voir de leurs propres yeux les conséquences d’une éruption qui a duré 85 jours. Cependant, les milliers d’habitants dont les maisons et les moyens de subsistance ont été détruits par l’éruption n’apprécient pas forcément la vue des touristes bouche bée devant leurs maisons détruites par les coulées de lave.
La demande de circuits sur le thème des volcans a explosé et les autorités investissent massivement dans la promotion de La Palma, l’une des îles Canaries les moins visitées, comparé à Tenerife ou Lanzarote, par exemple.
L’Islande et Hawaï attirent les touristes après les éruptions volcaniques. La Palma espère faire de même. Le nombre de navires de croisière faisant escale à La Palma a augmenté. Faire venir davantage de touristes pourrait aider La Palma à se diversifier et à tirer des revenus autres que ceux de l’agriculture. Le gouvernement espagnol vient d’annoncer un plan de 9,5 millions d’euros pour promouvoir le tourisme à La Palma. Cela compensera un peu les arrivées de touristes qui ont été plus que divisées par deux au cours des quatre derniers mois de 2021. Le maire d’El Paso, l’une des localités les plus affectées par l’éruption, a déclaré : « Le volcan est en train de rendre à cette île et à ses habitants ce qu’il leur a pris. » Il a imaginé des projets susceptibles de tirer profit de l’éruption, comme des sentiers de randonnée volcaniques, un centre de congrès axé sur la science ou un téléphérique qui survolerait des zones dévastées. Les affaires sont en plein essor pour une société qui organise un voyage de 11 heures autour du volcan à l’attention des touristes en provenance de l’île voisine de Tenerife. Le périple coûte 125 euros par adulte. Il y a un an, une trentaine de personnes arrivaient chaque semaine à La Palma depuis Tenerife pour visiter l’île dans son ensemble. Ce nombre a grimpé à 1 200 au moment de l’éruption et à environ 150 par semaine maintenant. Un astrophysicien qui effectuait quatre visites par semaine avant l’éruption afin de montrer aux visiteurs le ciel nocturne très clair de l’île, envisage maintenant de proposer un cours de volcanologie.

Il faut espérer que La Palma pansera rapidement ses blessures et que le Cumbre Vieja laissera aux Palmeros le temps de retrouver une vie normale.
Source : médias espagnols.

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The Cumbre Vieja eruption in La Palma (Canary Islands) officially came to an end on Christmas Day 2021 after lava spread over 1,219 hectares, destroying about 3,000 buildings and banana plantations, the backbone of La Palma’s economy. Of the island’s population of 84,000, 7,000 had to be evacuated..
Despite this large-scale destruction, La Palma is attracting a lot of tourists, although no more lava is emitted by the volcano. This is a good thing because the island needs money.

There is certainly some voyeurism among the tourists today. They are eager to see for themselves the aftermath of an eruption that lasted 85 days. However, the thousands of local residents whose homes and livelihoods were destroyed may not appreciate the sight of tourists gawping at the destruction of their houses.

Demand for volcano-themed tours has soared and authorities are investing heavily in promoting La Palma, one of the less visited of the Canary Islands, compared to Tenerife or Lanzarote, for instance.

Iceland and Hawaii attract tourists after they experienced volcanic eruptions. La Palma hopes to do the same. The number of cruise ships stopping at La Palma has increased. Bringing in more tourists could help La Palma diversify from agriculture. The Spanish government has just announced a 9.5-million-euro plan to promote tourism to La Palma after arrivals more than halved in the last four months of 2021. The mayor of El Paso, one of the most ravaged municipalities said : « The volcano is returning to this island and its residents what it took from them. » He has imagined potential projects likely to exploit the eruption, like volcano trails, a science-focused convention centre or a cable car overlooking devastated areas. Business is already booming for a tour company which runs an 11-hour trip around the volcano for tourists from the nearby island of Tenerife at 125 euros per adult. A year ago, around 30 people a week would arrive at La Palma from Tenerife for a general tour. That number soared to 1,200 during the eruption and is around 150 a week now. An astrophysicist who used to run four tours a week before the eruption, showing visitors the island’s clear night skies, is now considering doing a course on volcanology.

Let’s hope La Palma will heal its wounds quickly and Cumbre Vieja will give the Palmeros time to return to a normal life.

Source: Spanish news media.

Image du début de l’éruption, la plus longue à La Palma (Crédit photo: El Pais)

Eruption du Kilauea (Hawaii): Et après? // What next ?

La lave qui s’échappe du Kilauea a obligé près de 2 000 personnes à quitter leurs habitations. Elle a détruit jusqu’à présent au moins 36 structures, dont 26 maisons dans la subdivision des Leilani Estates
Deux semaines après l’ouverture d’une série de fractures dans la région de Lower Puna, la lave ne semble pas vouloir arrêter sa progression. En attendant de pouvoir retourner chez elles, les personnes évacuées sont hébergées dans des tentes érigées sur les aires de stationnement et les terrains de jeux de trois centres communautaires. Les autorités leur permettent de se rendre quotidiennement dans leur maison, un processus qui suppose de faire la queue chaque matin aux points de contrôle et un retour au compte-gouttes dans la soirée.
Personne ne sait quand les coulées de lave vont se calmer, mais les autorités pensent que l’attente pourrait durer au moins un mois. On ne recense aucune victime, mais la progression inexorable de la lave à travers la région démontre à quel point les humains sont impuissants quand Mère Nature décide de remodeler le paysage.
Le retour dans les habitations ne pourra se faire que lorsque la lave aura refroidi et durci. Ceux qui peuvent se le permettre embaucheront des entrepreneurs de travaux publics disposant d’un équipement robuste pour évacuer la lave. Toutefois, ce travail ne pourra être effectué qu’une fois que les autorités auront nettoyé les routes et remplacé des douzaines de poteaux électriques brûlés. On ne sait pas exactement combien de routes et de rues ont été endommagées par la lave. En 1990, une coulée de lave similaire a englouti la bourgade voisine de Kalapana, détruisant près de 200 maisons et recouvrant les routes d’accès. Aujourd’hui, certains habitants de Kalapana ont tracé des sentiers sommaires à travers la lave pour atteindre leurs maisons, mais la plupart n’ont jamais été reconstruites. Aujourd’hui, Kalapana est devenue une destination touristique où les visiteurs viennent randonner dans l’espoir d’observer de petites sorties de lave incandescente au sein de coulées plus anciennes.
Dans les Leilani Estates, la plupart des maisons sont des constructions très simples. La plupart sont des structures de plain pied équipées de panneaux solaires et de systèmes de captage des eaux de pluie car il n’y a pas de réseau d’eau potable dans la région. Les gens qui y vivent ont choisi de prendre le risque de voir leurs maisons détruites par la lave. Beaucoup viennent ici parce que la terre est bon marché. Un petit terrain peut être acheté pour seulement 8 000 dollars.
Comme la zone des Leilani Estates est considérée par l’USGS comme présentant un risque élevé de submersion par la lave, peu de compagnies d’assurance proposent des polices. Celles éventuellement disponibles coûtent des milliers de dollars par an, un coût considérable que de nombreux résidents ne peuvent pas se permettre. Le revenu familial moyen dans la région de Pahoa est d’environ 30 000 dollars par an. Les autorités vont essayer d’alléger la facture pour les habitants qui ont été affectés par les coulées de lave. Il leur est rappelé que les maisons détruites par la lave ne sont pas soumises aux impôts locaux et il existe un système de réduction ou d’élimination des impôts locaux pour les maisons qui ne sont plus accessibles par la route. Au cœur des Leilani Estates, les coulées de lave atteignent parfois une épaisseur de 6 mètres. Dans d’autres secteurs, d’impressionnantes fractures cisaillent les routes qui avaient été laborieusement ouvertes dans l’épaisse végétation. Les entrepreneurs de travaux publics ont déclaré qu’il faudrait des mois pour que la lave refroidisse et durcisse suffisamment pour être évacuée en toute sécurité.
Source: CNBC.

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The lava leaking from Kilauea Volcano has forced the evacuation of nearly 2,000 people and destroyed so far at least 36 structures, including 26 homes in the subdivision of the Leilani Estates

Two weeks after a series of cracks began opening beneath the area, the lava is showing no sign of stopping. Anxious residents eager to return to their homes have instead built a tent city at the community center’s parking lots and playing fields. Authorities allow them to check on their homes daily, an anxious process as they line up each morning and trickle back out in the evening.

There is no estimate for when the lava flows will slow, but county officials appear to be preparing for a months-long event. No one has been reported injured by the lava, but its inexorable march across the area demonstrates just how powerless humans are when Mother Nature reshapes the landscape.

Recovery will only truly begin once the lava cools and hardens to a relatively soft basaltic rock. Those who can afford it will hire contractors with heavy equipment to clear the hardened lava from their land, after county officials clear the roads and replace dozens of burned power poles. Just how many roads will be cleared and repaired remains uncertain. In 1990, a similar lava flow engulfed the nearby town of Kalapana, destroying nearly 200 homes and covering the roads leading to them. Today, some residents of the area have scratched tracks across the lava to reach their homes but most never rebuilt. Instead, Kalapana has become a tourist destination where visitors can hike out to watch small lava outbreaks ooze across older flows.

In Leilani Estates, few of the homes are elaborate. Most are single-story structures fitted with solar panels and rain-catchment systems since there is no municipal water supply in the area. People who live in the area choose to take the risk of having their houses destroyed by the lava. Many come here because the land is cheap. A small lot can be purchased for just $8,000.

Because the community sits in a zone deemed by USGS to have a high risk of lava, few insurance companies will issues policies there. And those policies that are available cost thousands of dollars a year, a hefty cost many residents cannot afford. According to the Census Bureau, the median family income in Pahoa is about $30,000 annually. County officials are trying to ease the burden of residents who were affected by the lava flows. They remind them that houses destroyed by the lava won’t be taxed, and there is a system for decreasing or eliminating taxes on homes no longer accessible by road. In the heart of the Leilani Estates, the lava has flowed over streets at depths up to 6 metres. In other areas, huge fissures have split roads painstakingly cut through the thick jungle. Contractors said it can take months for the lava to harden and cool enough to remove safely.

Source: CNBC.

 

Il faudra longtemps pour évacuer la lave qui a envahi les Leilani estates, coupé les routes, détruit des maisons et coupé l’électricité (Crédit photo : USGS / HVO)