Fonte de la glace de mer et navigation dans l’Arctique // Sea ice melting and shipping in the Arctic

En octobre 2020 la glace de mer couvrait une étendue de 5,28 millions de kilomètres carrés (voir la carte ci-dessus). C’est la plus faible étendue pour un mois d’octobre depuis qu’existent les mesure satellitaires. Cela représente 3,07 millions de kilomètres carrés de moins que la moyenne d’octobre de1981 à 2010, et 450 000 kilomètres carrés de moins que le record de manque de glace pour un mois d’octobre établi en 2019. Octobre 2020 représente aussi le plus grand écart par rapport aux conditions moyennes pour n’importe quel mois dans les relevés satellitaires. L’étendue de la glace de mer est bien inférieure à la moyenne dans tous les secteurs de la partie eurasienne de l’Océan Arctique et dans la Baie de Baffin.

Avec l’accélération de la fonte de la de mer dans l’Arctique, on observe une intensification de la navigation commerciale le long de la Route Maritime du Nord le long de la côte nord de la Russie. Cette intensification du trafic concerne des transits entre l’Europe et l’Asie de l’Est, des expéditions locales dans l’Océan Arctique et des livraisons de gaz naturel liquéfié entre les gisements de la Péninsule de Yamal et les ports d’Europe et d’Asie de l’Est. Les années 2019 et 2020 ont vu une augmentation significative de l’activité commerciale par rapport à 2018. 2020 avait un peu plus de trafic commercial que 2019 si l’on compare les mois d’août des deux années. La carte du trafic maritime ci-dessus montre l’importance des voies de navigation juste au nord de la Péninsule de Taymyr et près des îles de la Nouvelle-Sibérie de chaque côté de la Mer de Laptev ; ce sont généralement les dernières zones à être libres de glace, et seulement pendant les années les plus chaudes. Cependant, en 2020, la Route Maritime du Nord a été en grande partie libre de glace de la mi-juillet au 25 octobre environ. Des brise-glaces et des pétroliers équipés pour affronter la glace ont effectué plusieurs voyages sur cette Route dès le mois de juin.

Source: National Snow & Ice Data Center (NSIDC)

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Sea ice extent for October 2020 was 5.28 million square kilometres (see map above), placing it lowest in the satellite record for the month. This was 3.07 million square kilometres below the 1981 to 2010 October average and 450,000 square kilometres below the record low mark for October set in 2019. October 2020 is the largest departure from average conditions seen in any month thus far in the satellite record. Ice extent is far below average in all of sectors of the Eurasian side of the Arctic Ocean and in Baffin Bay.

With the acceleration of sea ice melting in the Arctic, commercial shipping along the Northern Sea Route of the Russian north coast is increasing. This includes complete transits from Europe to East Asia, local shipping within the Arctic Ocean, and deliveries of liquefied natural gas from gas fields in the Yamal Peninsula to ports in both Europe and East Asia. The years 2019 and 2020 saw significantly increased shipping activity compared with 2018. 2020 had slightly more shipping than 2019 when comparing August shipping from both years. The shipping traffic map above shows the importance of passages just north of the Taymyr Peninsula and near the New Siberian Islands on either side of the Laptev Sea; these are generally the last areas to clear of ice, and only in the warmest years. However, in 2020, the Northern Sea Route was essentially ice free from mid-July through about October 25th. Icebreaker and ice-hardened tankers made several voyages within the route as early as June.

Source: National Snow & Ice Data Center (NSIDC)

Vladimir Poutine et l’Accord de Paris sur le climat // Vladimir Putin and the Paris Climate Agreement

Selon une dépêche de l’agence Reuters, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret ordonnant à son gouvernement d’essayer de respecter l’Accord de Paris de 2015 sur le climat, mais il a souligné que les actions ne sauraient nuire au bon développement économique du pays. Poutine a demandé au gouvernement de travailler à une réduction pouvant aller jusqu’à 70% par rapport à 1990 des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Selon le président russe, cela suppose aussi l’exploitation de la capacité des forêts et d’autres écosystèmes à absorber ces gaz.

Il y a cependant une restriction importante dans la déclaration de Vladimir Poutine. Il a indiqué que toute action visant à réduire les émissions doit tenir compte de la nécessité d’assurer un développement socio-économique stable et équilibré. Il a ordonné au gouvernement d’élaborer jusqu’en 2050 une stratégie socio-économique prenant en compte la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un projet antérieur proposant une telle stratégie avait suscité des critiques de la part des écologistes qui ont prétendu que l’on permettait aux émissions d’augmenter avant de les faire baisser.

Le changement climatique représente un sacré défi pour la Russie dont l’économie repose en grande partie sur la production de pétrole et de gaz, ainsi que sur l’exploitation minière. Certaines de ces infrastructures sont construites sur le pergélisol qui est vulnérable à la hausse des températures. Poutine, qui pense que l’activité humaine n’est pas la seule cause du réchauffement climatique, s’est présenté comme un défenseur de l’environnement. Il a fait l’éloge de l’Accord de Paris dans le passé, tout en disant qu’il obligerait les pays à moderniser leur industrie, ce qui coûterait probablement des milliards de dollars aux grandes entreprises et entraînerait des pertes d’emplois, une éventualité qui, selon lui, devait être soigneusement planifiée.

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According to a Reuters press report, Russian President Vladimir Putin has signed a decree ordering the Russian government to try to meet the 2015 Paris Agreement to fight climate change, but stressed that any action must be balanced with the need to ensure strong economic development. Putin asked the government to work towards a cut in greenhouse gas emissions of up to 70% against 1990 levels by 2030. He said it would also mean harnessing the capability of forests and other eco-systems to absorb such gases.

However, there was a significant restriction in his statement.  He said any action to cut emissions must take account of the need to ensure steady and balanced socio-economic development. He ordered the government to draw up and ratify a socio-economic strategy up to 2050 that factored in lower emissions. A previous draft of such a strategy has drawn criticism from green groups for allowing emissions to rise before falling.

Climate change poses a serious challenge for Russia, whose economy relies heavily on oil and gas production, as well as mining. Some of that infrastructure is built on permafrost, which is vulnerable to rising temperatures.

Putin, who has questioned whether human activity is the sole driver of warming climate cycles, has cast himself as a defender of the environment. He praised the Paris Agreement in the past, while saying it would require countries to modernise industry, something likely to cost big business billions of dollars and incur job losses, an eventuality he said had to be properly planned for.

Champs gazier de Bovanenkovo sur la Péninsule de Yamal (Crédit photo : Wikipedia)

Iceberg A68a, une menace pour la faune de Géorgie du Sud // A68a, a threat to South Georgia fauna

Dans une note publiée le 27 juillet 2017, j’expliquais que, suite au réchauffement climatique en Antarctique Occidental, une fracture géante s’était ouverte dans la plateforme Larsen C, laissant partir à la dérive un iceberg de la taille de la Lozère. J’ajoutais que ce n’était pas la fin de l’histoire et le début d’une série d’événements plus importants et plus dangereux. Nous en avons la confirmation aujourd’hui.

Connu sous le nom d’A68a, l’iceberg qui s’est détaché de Larsen C se dirige maintenant vers le territoire britannique d’outre-mer de Géorgie du Sud. Il présente à peu près la même taille que cette île de l’Atlantique Sud, et les scientifiques craignent qu’il vienne s’échouer au large d’un refuge faunique. Si c’est le cas, la situation deviendra une grave menace pour les manchots et les phoques qui vivent dans ce secteur. Les couloirs d’alimentation de ces animaux pourraient être bloqués, ce qui les empêcherait de nourrir correctement leurs petits. De plus, toutes les créatures vivant sur le fond marin seraient écrasées là où A68a viendrait jeter l’ancre. Les dégâts ainsi causés seraient très longs à se réparer.

La Géorgie du Sud est une sorte de cimetière pour les plus gros icebergs de l’Antarctique. Ces géants tabulaires dérivent au gré des puissants courants de la région jusqu’à ce que leur base accroche les fonds marins, leur permettant de s’immobiliser.

A68a – qui ressemble à une main avec un doigt tendu – se trouve maintenant à quelques centaines de kilomètres au sud-ouest de la Géorgie du Sud. D’une taille semblable à celle du comté anglais du Somerset (4 200 km2), l’iceberg pèse des centaines de milliards de tonnes. Sa relative minceur (sa partie immergée fait 200 mètres ou moins) signifie qu’il a le potentiel de dériver jusqu’à la côte de la Géorgie du Sud avant de s’immobiliser. Cela aurait des conséquences désastreuses pour la faune, en particulier pour les manchots et les phoques pendant une période cruciale pour eux, celle de l’élevage des bébés et des poussins. Au cours de cette période, la distance réelle qu’ils doivent parcourir pour trouver de la nourriture est d’une importance vitale. S’ils doivent faire un grand détour pour éviter l’iceberg, cela signifie qu’ils ne retourneront pas suffisamment tôt auprès de leurs petits pour éviter qu’ils meurent de faim. Lorsque l’imposant iceberg A38 s’est échoué en Géorgie du Sud en 2004, d’innombrables poussins de manchots et bébés phoques ont été retrouvés morts sur les plages.

Les impacts de l’échouement des icebergs sont multiples, mais ils ne sont pas tous négatifs. Par exemple, les icebergs apportent avec eux d’énormes quantités de poussière qui fertilisent le plancton océanique, et cet avantage se répercute ensuite dans la chaîne alimentaire.

Bien que les images satellite montrent que l’A68a se dirige droit vers la Géorgie du Sud, il pourrait ne pas s’y échouer. Les courants pourraient lui faire accomplir une boucle autour de l’extrémité sud de la Géorgie du Sud, avant de le faire se diriger le long de la bordure du plateau continental et remonter vers le nord-ouest. Les scientifiques disent qu’il est très difficile de dire précisément ce qui va se passer. Les images satellites permettront d’étudier le comportement de l’iceberg. S’il pivote autour de la Géorgie du Sud et se dirige vers le nord, il commencera probablement à se désagréger au contact des eaux océaniques plus chaudes. L’action des vagues en particulier devrait le mettre à mal. Ce serait une bonne nouvelle pour les phoques et les manchots.

Source : Yahoo News.

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In a post released on July 27th, 2017, I explained that – as a result of global warming in West Antarctica – a giant crack had opened across the Larsen C ice shelf, letting go an iceberg the size of Lozère. I added that it was not the end of the story and the beginning of a more important, more dangerous series of events. We are getting the confirmation today.

Known as A68a, the iceberg is now bearing down on the British Overseas Territory (BOT) of South Georgia. The Antarctic ice giant has roughly the same size as the South Atlantic island, and there is a strong possibility it could now ground and anchor itself offshore of the wildlife haven. If that happens, it will pose a grave threat to local penguins and seals. The animals’ normal foraging routes could be blocked, preventing them from feeding their young properly. Moreover, all creatures living on the seafloor would be crushed where A68a touched down, a disturbance that would take a very long time to reverse.

The British Overseas Territory is a sort of graveyard for Antarctica’s greatest icebergs. These tabular giants get drawn up from the White Continent on strong currents, only for their keels to then catch in the shallows of the continental shelf that surrounds the remote island.

A68a – which has the look of a hand with a pointing finger (see image below) is now just a few hundred kilometres to the southwest of the BOT. Roughly the size of the English county of Somerset (4,200 km2), the iceberg weighs hundreds of billions of tonnes. But its relative thinness (a submerged depth of perhaps 200m or less) means it has the potential to drift right up to South Georgia’s coast before anchoring. This would have massive implications for where land-based predators might be able to forage. The situation would be vital for penguins and seals during the period that is really crucial to them – during pup- and chick-rearing ; the actual distance they have to travel to find food really matters. If they have to do a big detour, it means they are not going to get back to their young in time to prevent them starving to death in the interim. When the colossus A38 grounded at South Georgia in 2004, countless dead penguin chicks and seal pups were found on local beaches

The potential impacts of iceberg grounding are multi-faceted, and not all negative. For example, icebergs bring with them enormous quantities of dust that will fertilise the ocean plankton around them, and this benefit will then cascade up the food chain.

Although satellite imagery suggests A68a is on a direct path for South Georgia, it might yet escape capture. The currents should take it on what looks like a strange loop around the south end of South Georgia, before then spinning it along the edge of the continental shelf and back off to the northwest. Scientists say it is very difficult to say precisely what will happen. Satellite images will allow to study the iceberg’s behaviour. If it does spin around South Georgia and heads on northwards, it should start breaking up. It will very quickly get into warmer waters, and wave action especially will start killing it off. This would be good news for the penguins.

Source : Yahoo News.

Histoire de la fracturation de la plateforme glaciaire Larsen C

 

Vue satellite de l’iceberg A68a et la Géorgie du Sud à droite

( Source: Copernicus)

Arrêtons de jouer les apprentis sorciers! // Let’s stop playing the sorcerer’s apprentice!

Alors que les effets du réchauffement climatique deviennent dévastateurs, de plus en plus d’instituts de recherche et des agences gouvernementales financent des projets dont la finalité est de refroidir artificiellement notre planète. Cela s’appelle la géoingénierie, ou géoingénierie solaire, et je n’aime pas ça! Elle consiste à renvoyer une grande partie de l’énergie solaire vers l’espace. Le processus est censé réduire la température de manière significative, comme le font les nuages ​​de cendres lors des éruptions volcaniques.
SilverLining, une organisation à but non lucratif, a attribué une subvention de 3 millions de dollars à l’Université Cornell, l’Université de Washington, l’Université Rutgers, le Centre national de recherche atmosphérique et d’autres organismes. Les recherches ainsi financées se concentreront sur des questions pratiques, telles que la hauteur à laquelle on pourra injecter dans l’atmosphère des aérosols capables de réfléchir la lumière du soleil, comment injecter des particules de taille adaptée dans les nuages ​​pour les rendre plus brillants, et étudier les effets de ces mesures sur l’approvisionnement alimentaire dans le monde
En décembre 2019, le Congrès américain a alloué 4 millions de dollars à la National Oceanic and Atmospheric Administration pour entamer des recherches sur cette technologie. La NOAA commencera également à collecter des données qui lui permettront de savoir si d’autres pays ont commencé à utiliser secrètement la géoingénierie.

Une façon de refroidir la Terre consiste à injecter des aérosols dans la couche supérieure de l’atmosphère où ces particules réfléchissent la lumière du soleil. On sait que cette technologie fonctionne, mais on ne sait pas quelles en sont les conséquences.
Le National Center for Atmospheric Research, basé à Boulder (Colorado) et financé par la National Science Foundation, a reçu lui aussi de l’argent de Silver Lining. La subvention permettra de gérer et d’analyser des centaines de simulations d’injection d’aérosols, en testant les effets sur les conditions météorologiques extrêmes dans le monde. L’un des objectifs de la recherche est de détecter la quantité de refroidissement artificiel susceptible de réduire les événements météorologiques extrêmes sans entraîner d’importantes variations dans les régimes de précipitations régionales.
La NOAA lance ses propres recherches en matière de géoingénierie solaire. En août 2020, l’agence a annoncé qu’elle commencerait à mesurer les niveaux d’aérosols dans la stratosphère afin de mettre en place une base de référence.
L’injection d’aérosols dans la stratosphère n’est pas le seul moyen de renvoyer les rayons du soleil vers l’espace. Le gouvernement australien finance un projet qui vise à rendre les nuages ​​plus « réfléchissants » en pulvérisant de l’eau salée dans l’air. Le but est de faire en sorte que les particules de sel agissent comme des noyaux dans ces nuages et favorisent la formation de nombreuses petites gouttelettes d’eau, ce qui augmentera la luminosité des nuages. Les chercheurs australiens disent qu’ils espèrent ainsi sauver la Grande Barrière de Corail. La hausse de la température de l’eau pendant les vagues de chaleur accélère la disparition du récif. En augmentant le pouvoir réfléchissant des nuages au-dessus de la mer, on sera peut-être en mesure de refroidir suffisamment l’eau pour ralentir ou arrêter la mort des coraux. L’un des défis consistera à utiliser la technologie à grande échelle. Il faudra probablement 500 à 1000 stations telles que des barges ou des plates-formes pour pulvériser de l’eau et couvrir tout le récif.
L’Université de Washington travaille également sur le pouvoir réfléchissant des nuages ​​en mer et a également reçu une subvention de SilverLining. Le défi sera de fabriquer des buses de pulvérisation projetant des particules de la bonne taille – entre 30 et 100 nanomètres – et de trouver des moyens de les empêcher de s’agglutiner. Le but du projet est de comprendre comment les nuages ​​réagissent et prévoir la réponse climatique à l’échelle régionale et mondiale. Des essais sur le terrain du système de pulvérisation auront lieu dans les 12 à 18 prochains mois.
Source: Le New York Times.

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As the effects of climate change become more devastating, prominent research institutions and government agencies are focusing new money and attention on the possibility of artificially cooling the planet. This is called geoengineering, and I don’t like it! Also called solar geoengineering, it entails reflecting more of the sun’s energy back into space, abruptly reducing global temperatures in a way that mimics the effects of ash clouds spewed by volcanic eruptions.

A nonprofit organization called SilverLining has announced $3 million in research grants to Cornell University, the University of Washington, Rutgers University, the National Center for Atmospheric Research and others. The work will focus on practical questions, such as how high in the atmosphere to inject sunlight-reflecting aerosols, how to shoot the right-size particles into clouds to make them brighter, and the effect on the world’s food supply.

In December 2019, the U.S. Congress gave the National Oceanic and Atmospheric Administration $4 million to research the technology. NOAA will also start gathering data that will let it detect whether other countries start using geoengineering secretly.

One way to cool the earth is by injecting aerosols into the upper layer of the atmosphere, where those particles reflect sunlight away from the earth. That process works. What is still unclear is what happens next.

Another institution getting money from Silver Lining is the National Center for Atmospheric Research in Boulder, Colorado, which is funded by the National Science Foundation.

The grant will pay for the center to run and analyze hundreds of simulations of aerosol injection, testing the effects on weather extremes around the world. One goal of the research is to look for the amount of artificial cooling that can reduce extreme weather events without causing broader changes in regional precipitation patterns or similar impacts.

NOAA is starting its own research into solar geoengineering. In August 2020, the agency announced that it would begin measuring aerosol levels in the stratosphere, creating a baseline so the agency can tell if those levels change later.

Injecting aerosol into the stratosphere is not the only way to bounce more of the sun’s rays back into space. The Australian government is funding research into “marine cloud brightening,” which is meant to make clouds more reflective by spraying saltwater into the air. The goal is to get salt particles to act as nuclei in those clouds, encouraging the formation of many small water droplets, which will increase the brightness of the clouds. Australian researchers say they hope the technique can save the Great Barrier Reef. Rising water temperatures during so-called marine heat waves are accelerating the die-off of the reef. Making marine clouds more reflective may be able to cool water temperatures enough to slow or stop that decline. One of the challenges will be using the technology on a large enough scale. It would probably take 500 to 1,000 stations such as barges or platforms spraying water to cover the entire reef.

The University of Washington is also working on marine cloud brightening and was another recipient of a SilverLining grant. The challenge will be building spray nozzles that consistently produce the right-size particles — between 30 and 100 nanometers — and finding ways to prevent them from sticking together. The project aims to understand how the clouds respond and to predict the regional and global climate response. Field-tests of the spray system will take place in the next 12 to 18 months.

Source: The New York Times.

Photo : C. Grandpey