Réchauffement climatique: la cause de la sécheresse au Chili // Global warming: the cause of the drought in Chile

Une note publiée sur ce blog le 13 août 2021 s’accompagnait de deux images satellites montrant le déficit de neige sur la Cordillère Andes en 2021. De nombreux sommets de la célèbre chaîne de montagne qui longe la bordure occidentale du continent sud-américain, ont peu de neige ou pas du tout. Les niveaux de précipitations actuels pour l’ensemble de la Cordillère des Andes confirment qu’il n’a pas neigé du tout ou très peu. Comme c’est en ce moment l’hiver dans l’hémisphère sud; les Andes devraient connaître des chutes de neige abondantes, mais ce n’est pas le cas.

Une étude publiée le 26 août 2021 dans le Journal of Climate explique qu’une poche d’eau chaude dans le Pacifique sud provoque depuis une dizaine d’années une mégasécheresse au Chili, et que le réchauffement climatique est en grande partie responsable de cette situation.
Cette poche d’eau chaude – le « Southern Blob » comme l’appellent les Anglo-saxons – se trouve à l’est de la Nouvelle-Zélande et génère des conditions climatiques chaudes et sèches au Chili, avec la fonte des calottes de neige et de glace sur les Andes, l’assèchement des réservoirs d’eau et la triste transformation de paysages autrefois luxuriants. En 2021, les autorités chiliennes ont été contraintes de transporter de l’eau par camion pour alimenter quelque 400 000 personnes vivant dans les zones rurales.
Les chercheurs ont découvert que le changement climatique d’origine anthropique est en grande partie responsable de la poche d’eau chaude dans le Pacifique et de la sécheresse qui s’ensuit. La variabilité naturelle des températures océaniques et atmosphériques a probablement joué un rôle elle aussi.
Cette gigantesque poche d’eau chaude – plus vaste que la zone continentale des États-Unis – présente actuellement une température supérieure de 1,5°C à ce qu’elle était il y a 40 ans. Il faut tout de même remarquer que les zones de l’océan situées à proximité se sont réchauffées beaucoup plus lentement pendant la même période, de seulement 0,2°C à 1°C.
La chaleur de cette poche d’eau réchauffe l’air directement au-dessus d’elle et les vents transportent l’air chaud vers le Chili. Cela a un impact sur la pression atmosphérique , affecte les précipitations et entraîne des conditions sèches au Chili.
La mégasécheresse actuelle persiste au Chili depuis 2010. Certains scientifiques et hommes politiques ont commencé à mettre en garde contre de possibles pénuries d’eau à long terme dans le centre du pays, région de vignobles et de fermes.
On sait que les poches d’eau chaude dans l’océan apparaissent régulièrement, puis se dissipent en quelques années. Toutefois, la durée et l’intensité de réchauffement de la poche d’eau dans le Pacifique sud dépassent largement ce qui pourrait se produire naturellement. Les scientifiques expliquent que des recherches supplémentaires seront nécessaires pour déterminer exactement le rôle joué par le réchauffement climatique dans ce phénomène, mais les résultats sont préoccupants.
Le fait qu’une bande d’eau chaude qui ‘étend sur plus de 8 millions de kilomètres puisse avoir un impact sur des conditions climatiques au Chili, donc à des milliers de kilomètres, montre à quel point le réchauffement climatique affectera notre planète.
Source : Yahoo News.

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A post released on August 13th, 2021 was illustrated by two satellite images showing the lack of snow in the Andes in 2021 compared with 2020. Many peaks in the famed range, which runs along the South American continent’s western edge, have either sparse snow or totally bare ground. The current precipitation levels for the entire Cordillera Andes range show that it has either not snowed at all or has snowed very little. Because it’s winter in the Southern Hemisphere, the mountain range should be seeing peak snowfall.

A study published on August 26th, 2021 in the Journal of Climate explains that a blob of warm water in the southern Pacific is fueling a decade-long megadrought in Chile, and climate change is largely to blame.

The « Southern Blob » east of New Zealand is driving hot and dry conditions in Chile, with snow caps melting on the Andes, reservoirs running low and once-lush landscapes withered. Chilean authorities in 2021 were forced to truck water to some 400,000 people living in rural areas.

Researchers have found that human-driven climate change is largely behind the blob, and the ensuing drought. Natural variability in ocean and atmospheric temperatures also played a role.

That massive blob – wider than the continental United States – is now 1.5°C warmer than it was 40 years ago. Areas of nearby ocean, however, have warmed much more slowly during that time, and are just 0.2°C to 1°C warmer.

The heat from the blob warms the air directly above it and winds carry the heated air toward Chile. This impacts pressure trends, affecting rainfall and resulting in dry conditions in Chile.

The current megadrought has persisted in Chile since 2010. Some scientists and politicians have begun warning of possible long-term water shortages in the central region, home to vineyards and farms.

Ocean blobs are known to regularly occur, dissipating within a couple of years. But the Southern blob’s prolonged and pronounced rate of warming is beyond what might occur naturally.The scientists say more research is needed to determine exactly how much of a role climate change is playing in this phenomenon, but the findings are cause for worry.

The fact that a swathe of warm water, even one spanning more than 8 million kilometres, could impact conditions thousands of kilometres away in Chile shows how broadly climate change will affect the planet.

Source: Yahoo News.

Enneigement de la Cordillère des Andes au ceur de l’hiver austral 2020 et 2021 (Source: Copernicus)

Nouvelles conséquences du réchauffement climatique // More consequences of global warming

Bien que souvent occulté par la pandémie de Covid-19 dans le monde, le changement climatique affecte toujours durement notre planète Voici deux exemples de ses conséquences.

Le premier est vraiment tragique. Il s’agit de Madagascar qui est sur le point de connaître la première « famine liée au changement climatique » dans le monde. L’alerte vient des Nations Unies qui expliquent que des dizaines de milliers de personnes souffrent de « niveaux catastrophiques de faim et d’insécurité alimentaire après quatre années sans pluie. »
La sécheresse – la pire depuis quatre décennies – a dévasté des communautés agricoles isolées dans le sud du pays où les familles en sont réduites à manger des insectes pour survivre. Dans certains villages, les gens n’ont que les criquets comme seule nourriture. Un villageois dit que sa famille n’a plus rien à manger à part les feuilles de cactus.
Contrairement à d’autres pays, la famine à Madagascar est provoquée par le climat et non par des conflits armés. L’ONU estime que 30 000 personnes connaissent actuellement le niveau d’insécurité alimentaire le plus élevé – le niveau cinq – et il est à craindre que le nombre de personnes affectées augmente fortement alors que Madagascar entre dans la traditionnelle « saison de vache maigre » avant les récoltes.
L’impact de la sécheresse actuelle se fait également sentir dans les grandes villes du sud de Madagascar où de nombreux enfants sont contraints de mendier dans les rues pour obtenir de la nourriture. Les prix du marché s’envolent. Certains paysans vendent leur terre pour avoir de l’argent pour acheter de la nourriture. D’autres ont décidé de dormir dans leurs champs de manioc pour essayer de protéger leurs récoltes des vols par des personnes désespérées en quête de nourriture.

Google Maps

Un autre exemple des conséquences du réchauffement climatique est celui du Parc National du Denali (Alaska) où les glissements de terrain sont de plus en plus fréquents avec le dégel du pergélisol.
L’unique route qui traverse le parc national s’étire sur 148 kilomètres. Près de la moitié a été fermée le 24 août 2021 aux véhicules, piétons et vélos en raison des conditions dangereuses causées par un glissement de terrain.
Selon les autorités du parc, un glissement de terrain affecte le secteur depuis au moins les années 1960, mais il ne nécessitait alors qu’un entretien tous les deux ou trois ans.

Au cours des années 1990, le glissement de terrain, qui se produit sous la chaussée, ne provoquait que de petites fissures à la surface de la route.

En 2018, on est passé à des fractures de près de 1 centimètre par jour, puis à 9 centimètres par jour en août 2020.
Les pluies récentes semblent avoir contribué à intensifier le glissement de terrain qui atteint maintenant plus de 25 centimètres par jour.
A cause du changement climatique, un problème qui était auparavant résolu par le personnel d’entretien du parc ne peut plus l’être par des solutions à court terme. Les autorités du parc devront travailler avec d’autres organismes pour trouver une solution à long terme pour maintenir l’accès routier à travers lle parc du Denali qui a accueilli plus de 601 100 personnes en 2019.
Source : Yahoo News.

Photo: C. Grandpey

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Although hidden by the Covid-19 pandemic around the world, climate change is still severely affecting our planet Here are two examples of its consequences.

The first one is really tragic. It concerns Madagascar which is on the brink of experiencing the world’s first « climate change famine ». The warning comes from the United Nations which says tens of thousands of people are already suffering catastrophic levels of hunger and food insecurity after four years without rain.

The drought – the worst in four decades – has devastated isolated farming communities in the south of the country, leaving families to scavenge for insects to survive.In some villages, people are eating locusts to survive. One villager said they have absolutely nothing to eat except cactus leaves.

Unlike other countries, famine-like conditions in Madagascar are being driven by climate not conflict. The UN estimates that 30,000 people are currently experiencing the highest internationally recognised level of food insecurity – level five – and there are concerns the number affected could rise sharply as Madagascar enters the traditional « lean season » before harvest.

The current drought’s impact is now being felt in larger towns in southern Madagascar too, with many children forced to beg on the streets for food. The prices in the market are going up. Some people are selling their land to get some money to buy food. Many others have taken to sleeping in their cassava fields to try to protect their crops from people desperate for food.

 

Another example of the consequences of global warming can be seen in Denali National Park (Alaska) where landslides are getting more and more frequent with the thawing of permafrost.

The lone road through Denali National Park and Preserve spans148 kilometres. Nearly half it closed on August 24th, 2021 to nonessential vehicles, pedestrians and bikes because of unsafe conditions caused by a landslide.

According to the park authorities, slides have affected the area since at least the 1960s but used to require maintenance every two to three years.

During the 1990s, the landslide, which occurs below the roadbed, only caused small cracks in the road surface.

However, by 2018 the slumping increased to almost 1 centimetre per day, and then to 9 centimetres per day by August 2020.

Recent rains appear to have caused the rate to increase significantly, with much of the landslide moving downhill at over 25 centimetres per day.

Climate change has taken what was previously a problem solved by maintenance staff performing road repairs and made a challenge too difficult to overcome with short-term solutions. Park authorities will have to work with other agencies on a long-term solution to maintain road access through the Park which welcomed more than 601,100 people in 2019.

Source: Yahoo News.

Le dégel du permafrost libère les lions des cavernes // Permafrost thawing brings out cave lions

Quand il dégèle, le pergélisol permet aux scientifiques de faire des découvertes remarquables. D’innombrables défenses de mammouths ont été extraites de la boue sibérienne. Aujourd’hui, une équipe internationale de scientifiques a mis au jour deux lionceaux datant de l’ère glaciaire. Ils font partie des spécimens les mieux conservés. Les scientifiques pensent que les lionceaux ont brièvement parcouru la steppe de l’est de la Russie il y a des dizaines de milliers d’années.
Le lion des cavernes d’Eurasie, Panthera spelaea, vivait autrefois dans une grande partie de l’Eurasie avant de disparaître il y a environ 10 000 ans. Les animaux étaient plus gros que leurs homologues d’Afrique tel qu’on les connaît aujourd’hui.

On pense que les deux lionceaux étaient âgés d’un mois ou deux lorsqu’ils sont morts ; ils avaient à peu près la taille d’un chat domestique adulte. La datation au Carbone 14 a révélé qu’ils sont restés momifiés, probablement dans la boue, à peu près au même endroit à des milliers d’années d’intervalle. Le lionceau le moins bien conservé est estimé avoir vécu il y a 43 448 ans et le mieux conservé il y a 27 962 ans.
C’est surtout la jeune femelle qui donne tout son intérêt à la découverte. Selon les chercheurs, il s’agit du spécimen le mieux conservé à ce jour de la dernière période glaciaire. Il se trouve en effet dans un état quasiment parfait.
On peut voir dans la grotte Chauvet (France), découverte en 1994, une paroi recouverte d’images de lions des cavernes, avec des motifs de couleurs qui sont différents des lions africains actuels. La grotte française contient à elle seule la moitié de toutes les représentations paléolithiques de lions des cavernes connues à ce jour. On pense que les lions des cavernes avaient des crinières avec des couleurs moins prononcées que les lions actuels. De plus, la différence de couleur entre les jeunes et les adultes incite les chercheurs à penser que le motif de la fourrure a pu changer avec le passage à l’âge adulte.
Les chercheurs pensent que les hommes préhistoriques ne représentaient que des lions des cavernes femelles, ou que les mâles n’avaient pas de crinière, mais cela reste un mystère. Il faudra trouver un lion des cavernes mâle adulte congelé dans le permafrost pour obtenir une réponse.
De la même manière, on ne sait toujours pas exactement comment les lions des cavernes se sont adaptés à la vie dans les conditions difficiles des hautes latitudes. La périodicité saisonnière est rapide, les vents sont forts et les hivers froids et longs avec des nuits continues. Les chercheurs fournissent quelques éléments de réponse. Par exemple, la fourrure des oursons était semblable mais pas identique à celle du lion d’Afrique actuel. La fourrure du lion des cavernes présente également un sous-poil de fourrure long et épais composé de poils aérifères et strombuliformes (= en forme de spirale). Ce sous-poil couvre le corps uniformément et a probablement aidé les lionceaux des cavernes à s’adapter au climat froid.
Les deux oursons ont été découverts en Yakoutie, dans l’est de la Sibérie, le long de la rivière Senyalyakh. Les chercheurs ne savent pas comment ils sont morts, car de nombreux oursons meurent jeunes, mais la mort par prédation semble peu probable.
Selon les scientifiques, le grand nombre de lionceaux des cavernes bien conservés trouvés dans cette région de la Russie laisse supposer que cette zone, à une époque où le climat se réchauffait et favorisait une végétation arborescente, était un site propice à la reproduction des lions des cavernes.
Il semble également probable que ce site, au cours de cette période, avait certaines caractéristiques qui le rendaient plus susceptible de geler rapidement et donc de préserver les animaux.
Source : Yahoo Actualités.

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When thawing, permafrost allows scientists to make remarkable discoveries. Innumerable mammoth tusks have been pulled out of the mud. This time, a team of international scientists identified a pair of extinct Ice Age lions cubs that are among the best preserved specimens ever found. The scientists believe that the cubs briefly roamed the steppe of what is now eastern Russia tens of thousands of years ago.

Cave lions, or panthera spelaea, once lived across much of Eurasia before going extinct around 10,000 years ago. The animals were larger than their African lion relatives that still exist today.

The two cubs are believed to have been about a month or two old when they died — about the size of an adult house cat — but carbon dating showed that they were mummified, likely in mud, at roughly the same location thousands of years apart. The less intact cub is estimated to be around 43,448 years old and the more intact cub 27,962 years old.

What makes this find unique is the female cub. According to the researchers, it is the best preserved frozen specimen from the last Ice Age ever found. It is indeed in near-perfect condition.

The Chauvet cave in France, discovered in 1994, features one wall covered with images of cave lions, with different colour patterns than African lions today. The French cave alone contains half of all cave lions Palaeolithic paintings known to date. Cave lions are believed to have had less pronounced manes, and the difference in colour patterns between the juveniles and adults gave the researchers insight into how the animal’s fur pattern might have changed from youth to adulthood.

Researchers think that prehistoric people either only depicted female cave lions, or the cave lion males lacked mane, This is a mystery not yet solved today. It will be necessary to find a frozen adult male cave lion to get an answer.

In the same way, it is still unknown exactly how cave lions adapted to life in the harsh conditions of the high latitudes with their rapid season periodicity, strong winds, and cold and long winters with associated continuous nights.The researchers’ report says there are some clues, for instance that the cubs’ fur was similar but not identical to that of the African lion currently in existence. Cave lion fur also has a long thick fur undercoat consisting of strombuliform aeriferous fur hair. It covers the body evenly and probably helped cave lion cubs adapt to the cold climate.

The two cubs were found along the River Senyalyakh in the Yakutia region of Siberia. Researchers do not know how they died, since many cubs die young from a variety of threats, but death by predation seems unlikely.

The scientists conclude that the large number of well-preserved cave lion cubs found in this region of Russia suggests that this area, at a time when the climate was becoming relatively warm and tree vegetation was spreading, was a favourable breeding site for cave lions.

It also seems probable that this site, during this time period, had some characteristics that made it more likely to rapidly freeze and preserve animals.

Source : Yahoo News.

L’un des lions des cavernes découverts en Sibérie (Source: The Siberian Times)

Lions des cavernes dans la Grotte Chauvet (Source: Grotte Chauvet)

La lente agonie du glacier du Calderone (Italie) et du glacier d’Ossoue (Pyrénées) // The slow death of Calderone Glacier (Italy) and Ossoue Glacier (Pyrenees)

Situé dans le cirque du versant nord-est du Corno Grande, le plus haut sommet des Apennins, le glacier du Calderone étale sa blancheur entre 2 680 et 2 870 mètres d’altitude. .
Après la disparition du glacier Corral de la Veleta dans la Sierra Nevada en 1913, « Il Calderone » est devenu l’un des glaciers les plus méridionaux d’Europe, devancé en latitude par les glaciers Snezhnika et Banski Suhodol en Bulgarie. Si la tendANCE de fonte actuelle se confirme, le Calderone pourrait bientôtconnaître le même sort que le Corral de la Veleta.
En 1794, le Calderone avait un volume estimé à plus de 4 millions de mètres cubes ; en 1916, le volume du glacier n’atteignait plus que 3,3 millions de mètres cubes, et en 1990, il était tombé à 360 931 mètres cubes. En 1998, les glaciologues italiens, lors d’un symposium à L’Aquila , ont prédit que le Calderone disparaîtrait dans quelques décennies. Certains glaciologues ont même prédit que le glacier disparaîtrait d’ici 2020. Cependant, l’année 2014 a été légèrement positive pour le glacier. Fin août 2014, le volume de glace résiduelle était plus important qu’à la même période en 2013.
Aujourd’hui, les glaciologues italiens estiment que le glacier de Calderone pourrait disparaître d’ici 10 à 20 ans.La durée de la saison d’ablation s’est allongée, les précipitations sont restées constantes mais il y a une réduction des chutes de neige et le bilan de masse du glacier a forcément de plus en plus diminué. Depuis 2000, on assiste à une réduction progressive de l’épaisseur de la zone d’ablation et à une fragmentation du glacier.
Source : Wikipédia et médias italiens.

Le glacier du Calderone en 2004 (Source: Wikipedia)

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La situation est la même au sein ce ce qui reste des glaciers pyrénéens. Ces dernières semaines, la presse française s’attardait sur le glacier d’Ossoue auquel je faisais déjà allusion dans une note le 23 septembre 2019. Situé dans le massif du Vignemale,il est le plus étendu côté français avec environ un kilomètre de longueur.

Au 19ème siècle, il présentait une longueur de 4 ou 5 km. Son altitude (3000m) a pu le protéger plus longtemps que d’autres, mais son exposition face au soleil le rend aujourd’hui très vulnérable.

Le recul du glacier d’Ossoue au cours des 40 dernières quarante dernières années est terrible. Il a perdu en un siècle et demi plus de 2 km de longueur, et son épaisseur s’est réduite d’environ 30 mètres entre 2002 et 2019. Le déficit hivernal de neige n’arrange pas les choses. Les prévisions sont pessimistes ; on estime aujourd’hui qu’il aura totalement disparu d’ici 10 à 15 ans, peut-être moins.

Source : Météo Pyrénées.

Crédit photo : Mathieu LFG (15 août 2021)

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The Calderone Glacier is located in the Apennine Mountains in Abruzzo, Italy. Found in the Gran Sasso, it lies just beneath the Corno Grande, the highest peak in the Apennines, between 2 680 and 2 870 metres above sea level. .

With the disappearance of the Corral de la Veleta glacier in the Sierra Nevada in 1913, « Il Calderone » became one of Europe’s southernmost known glaciers, being slightly to the north only compared to Snezhnika and Banski Suhodol Glaciers in Pirin Mountain in Bulgaria. If the current ice melting trends continue, the Calderone may soon share Corral de la Veleta’s fate.

In 1794, the Calderone had an estimated volume of over 4 million cubic metres; by 1916, the glacier’s volume had decreased to 3.3 million cubic metres, and by 1990, it had decreased to 360,931 cubic metres. In 1998 Italian glaciologists at a symposium in L’Aquila predicted that the Calderone would vanish within a few decades.

Some glaciologists have even predicted that the glacier will disappear by 2020. However, 2014 has been slightly positive for the glacier. By the end of August 2014, the volume of residual ice was larger than during the same period in 2013.

Today, Italian glaciologists estimate the Calderone glacier could disappear within the next 10-20 years. The duration of the ablation seasons became longer, the rainfall remained constant but there is a reduction in the snowfall and of course the mass balance of the glacier has shrunk more and more.Since 2000, there has been a gradual reduction of the thickness, of the area and a further fragmentation into smaller glacierets.

Source : Wikipedia and Italian news media.

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The situation is the same for what is left of the Pyrenean glaciers. In recent weeks, the French press lingered on the Ossoue Glacier to which I already alluded in a post on September 23, 2019. Located in the Vignemale massif, it is the most extensive on the French side with approximately one kilometre in length.
In the 19th century, it wasout 4 – 5 km long. Its altitude (3000m) may have protected it longer than others, but its exposure to the sun makes it very vulnerable today.
The retreat of the Ossoue Glacier over the past 40 to 40 years is terrible. In a century and a half, it has lost more than 2 km in length, and its thickness has reduced by about 30 metres between 2002 and 2019. The winter snow deficit does not help matters. The forecasts are pessimistic; it is now estimated that it will have completely disappeared within 10 to 15 years, perhaps less.
Source: Météo Pyrénées.