Le dégel du permafrost libère les lions des cavernes // Permafrost thawing brings out cave lions

Quand il dégèle, le pergélisol permet aux scientifiques de faire des découvertes remarquables. D’innombrables défenses de mammouths ont été extraites de la boue sibérienne. Aujourd’hui, une équipe internationale de scientifiques a mis au jour deux lionceaux datant de l’ère glaciaire. Ils font partie des spécimens les mieux conservés. Les scientifiques pensent que les lionceaux ont brièvement parcouru la steppe de l’est de la Russie il y a des dizaines de milliers d’années.
Le lion des cavernes d’Eurasie, Panthera spelaea, vivait autrefois dans une grande partie de l’Eurasie avant de disparaître il y a environ 10 000 ans. Les animaux étaient plus gros que leurs homologues d’Afrique tel qu’on les connaît aujourd’hui.

On pense que les deux lionceaux étaient âgés d’un mois ou deux lorsqu’ils sont morts ; ils avaient à peu près la taille d’un chat domestique adulte. La datation au Carbone 14 a révélé qu’ils sont restés momifiés, probablement dans la boue, à peu près au même endroit à des milliers d’années d’intervalle. Le lionceau le moins bien conservé est estimé avoir vécu il y a 43 448 ans et le mieux conservé il y a 27 962 ans.
C’est surtout la jeune femelle qui donne tout son intérêt à la découverte. Selon les chercheurs, il s’agit du spécimen le mieux conservé à ce jour de la dernière période glaciaire. Il se trouve en effet dans un état quasiment parfait.
On peut voir dans la grotte Chauvet (France), découverte en 1994, une paroi recouverte d’images de lions des cavernes, avec des motifs de couleurs qui sont différents des lions africains actuels. La grotte française contient à elle seule la moitié de toutes les représentations paléolithiques de lions des cavernes connues à ce jour. On pense que les lions des cavernes avaient des crinières avec des couleurs moins prononcées que les lions actuels. De plus, la différence de couleur entre les jeunes et les adultes incite les chercheurs à penser que le motif de la fourrure a pu changer avec le passage à l’âge adulte.
Les chercheurs pensent que les hommes préhistoriques ne représentaient que des lions des cavernes femelles, ou que les mâles n’avaient pas de crinière, mais cela reste un mystère. Il faudra trouver un lion des cavernes mâle adulte congelé dans le permafrost pour obtenir une réponse.
De la même manière, on ne sait toujours pas exactement comment les lions des cavernes se sont adaptés à la vie dans les conditions difficiles des hautes latitudes. La périodicité saisonnière est rapide, les vents sont forts et les hivers froids et longs avec des nuits continues. Les chercheurs fournissent quelques éléments de réponse. Par exemple, la fourrure des oursons était semblable mais pas identique à celle du lion d’Afrique actuel. La fourrure du lion des cavernes présente également un sous-poil de fourrure long et épais composé de poils aérifères et strombuliformes (= en forme de spirale). Ce sous-poil couvre le corps uniformément et a probablement aidé les lionceaux des cavernes à s’adapter au climat froid.
Les deux oursons ont été découverts en Yakoutie, dans l’est de la Sibérie, le long de la rivière Senyalyakh. Les chercheurs ne savent pas comment ils sont morts, car de nombreux oursons meurent jeunes, mais la mort par prédation semble peu probable.
Selon les scientifiques, le grand nombre de lionceaux des cavernes bien conservés trouvés dans cette région de la Russie laisse supposer que cette zone, à une époque où le climat se réchauffait et favorisait une végétation arborescente, était un site propice à la reproduction des lions des cavernes.
Il semble également probable que ce site, au cours de cette période, avait certaines caractéristiques qui le rendaient plus susceptible de geler rapidement et donc de préserver les animaux.
Source : Yahoo Actualités.

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When thawing, permafrost allows scientists to make remarkable discoveries. Innumerable mammoth tusks have been pulled out of the mud. This time, a team of international scientists identified a pair of extinct Ice Age lions cubs that are among the best preserved specimens ever found. The scientists believe that the cubs briefly roamed the steppe of what is now eastern Russia tens of thousands of years ago.

Cave lions, or panthera spelaea, once lived across much of Eurasia before going extinct around 10,000 years ago. The animals were larger than their African lion relatives that still exist today.

The two cubs are believed to have been about a month or two old when they died — about the size of an adult house cat — but carbon dating showed that they were mummified, likely in mud, at roughly the same location thousands of years apart. The less intact cub is estimated to be around 43,448 years old and the more intact cub 27,962 years old.

What makes this find unique is the female cub. According to the researchers, it is the best preserved frozen specimen from the last Ice Age ever found. It is indeed in near-perfect condition.

The Chauvet cave in France, discovered in 1994, features one wall covered with images of cave lions, with different colour patterns than African lions today. The French cave alone contains half of all cave lions Palaeolithic paintings known to date. Cave lions are believed to have had less pronounced manes, and the difference in colour patterns between the juveniles and adults gave the researchers insight into how the animal’s fur pattern might have changed from youth to adulthood.

Researchers think that prehistoric people either only depicted female cave lions, or the cave lion males lacked mane, This is a mystery not yet solved today. It will be necessary to find a frozen adult male cave lion to get an answer.

In the same way, it is still unknown exactly how cave lions adapted to life in the harsh conditions of the high latitudes with their rapid season periodicity, strong winds, and cold and long winters with associated continuous nights.The researchers’ report says there are some clues, for instance that the cubs’ fur was similar but not identical to that of the African lion currently in existence. Cave lion fur also has a long thick fur undercoat consisting of strombuliform aeriferous fur hair. It covers the body evenly and probably helped cave lion cubs adapt to the cold climate.

The two cubs were found along the River Senyalyakh in the Yakutia region of Siberia. Researchers do not know how they died, since many cubs die young from a variety of threats, but death by predation seems unlikely.

The scientists conclude that the large number of well-preserved cave lion cubs found in this region of Russia suggests that this area, at a time when the climate was becoming relatively warm and tree vegetation was spreading, was a favourable breeding site for cave lions.

It also seems probable that this site, during this time period, had some characteristics that made it more likely to rapidly freeze and preserve animals.

Source : Yahoo News.

L’un des lions des cavernes découverts en Sibérie (Source: The Siberian Times)

Lions des cavernes dans la Grotte Chauvet (Source: Grotte Chauvet)

La Caverne du Pont d’Arc // The Pont D’Arc Cavern (Ardèche / France)

drapeau francaisIl y a quelques jours, je me suis rendu en Ardèche afin de visiter la Caverne du Pont d’Arc, réplique fidèle de la Grotte Chauvet, interdite d’accès pour des raisons évidentes de protection de ce patrimoine unique.

Je craignais que ce nouveau site créé à des fins scientifiques mais aussi touristiques dénature le paysage. En fait, il n’en est rien. On découvre le parking et l’entrée au tout dernier moment et l’ensemble reste très discret, malgré l’abondance de béton qui a servi à le confectionner.

La visite (réservation obligatoire via le site Internet) du fac-similé de la Grotte Chauvet est très intéressante et on se rend parfaitement compte de la richesse de cette caverne maintenue à l’abri des regards pendant des millénaires grâce aux éboulements qui en ont obstrué l’entrée. Le bestiaire est impressionnant, ainsi que les morceaux de squelettes d’ours qui jonchent le sol. Tout au long de la visite, je me suis posé des questions sur le sens qu’il faut attribuer aux peintures et gravures. En effet, si certaines semblent assez faciles à comprendre, d’autres restent très mystérieuses comme les panneaux de points-paumes ou encore la fameuse fresque du Sacré-Cœur, située à proximité de l’entrée. Représente-t-elle des gerbes éruptives des volcans du Bas-Vivarais qui étaient actifs il y a 36 000 ans, donc à l’époque où les Aurignaciens fréquentaient la région ? Je me suis à nouveau posé la question en regardant, dans le lointain, les ensembles volcaniques depuis le belvédère (dont la table d’orientation pourrait être améliorée !). Personnellement, je ne le crois pas car les paysages et phénomènes naturels n’apparaissent pas dans les gravures des grottes préhistoriques, en tout cas pas de manière évidente. Même la fresque découverte à Çatalhöyük en Turquie pourrait bien représenter une peau de léopard plutôt qu’un volcan. Malheureusement, la nature humaine n’a pas encore fait naître l’alter ego de Champollion pour déchiffrer les symboles de la Grotte Chauvet.

Je recommande aux visiteurs de la Caverne du Pont d’Arc de pénétrer dans la Galerie de l’Aurignacien où des bornes tactiles, des cartes et autres outils pédagogiques leur permettront de découvrir cette période-clé de l’humanité, ou de compléter leurs connaissances.

Au final, je suis ressorti fort satisfait de cette visite, même si je n’ai pas ressenti cette fois l’émotion et l’émerveillement éprouvés pendant ma découverte de l’original de la Grotte de Lascaux lorsque j’avais une douzaine d’années, deux ou trois ans avant que son accès soit définitivement interdit. Dans la Caverne du Pont d’Arc, il manque quelque chose d’authentique, ne serait-ce que l’odeur, la fraîcheur et l’humidité de l’air ambiant qui effleurent encore ma peau plus de cinquante ans après. Certes, les ornements de la Caverne du Pont d’Arc sont superbes mais, en y regardant bien, on décèle une certaine artificialité dans la voûte de la grotte qui prend parfois des allures de carton pâte. Là encore, cette remarque n’appartient qu’à moi et ce point de vue est probablement faussé par mon souvenir extraordinaire de Lascaux.

Je recommande très chaudement la visite de la Caverne du Pont d’Arc. Toutes les informations pratiques se trouvent à cette adresse :

http://www.cavernedupontdarc.fr/

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drapeau-anglaisA few days ago, I went to visit the Pont d’Arc Cavern, the faithful replica of the Chauvet Cave whose access is forbidden for obvious reasons of protection of this unique heritage.
I feared that this new site, created for both science and tourism, might ruin the landscape, but it doesn’t. You reach both parking and entry at the last moment and everything is very discreet, despite the abundance of concrete.
The visit (reservations are required via the website) of the facsimile of the Chauvet Cave is very interesting and gives a very good idea of the richness of this cave that has been kept out of sight for thousands of years due to the landslides that have blocked the entrance. The bestiary is impressive, as well as the pieces of bear skeletons that are littering the ground. Throughout the visit, I asked myself questions about the meaning to be attributed to the paintings and prints. While some seem to be fairly easy to understand, others remain very mysterious, like the points-palms panels or the famous fresco of the Sacred Heart, near the entrance. Does it show eruptions of the Lower Vivarais volcanoes which were active 36,000 years ago, at a time when the Aurignacians frequented the area? I again asked myself the question while standing on the belvedere (the orientation table should be improved!) and looking in the distance at the ancient volcanoes. I think the answer is no because landscapes and natural phenomena do not appear in the frescoes of the prehistoric caves, at least not clearly. Even the fresco discovered at Çatalhöyük in Turkey could represent a leopard skin rather than a volcano. Unfortunately, human nature has not given birth to Champollion’s alter ego to decipher the symbols of the Chauvet Cave.
I strongly recommend the visit of the “Gallery of the Aurignacian” where touch screens, maps and other educational tools will enable people to discover this key period of humanity, or supplement their knowledge.
In the end, I was very satisfied with the visit although I have not felt the emotion and wonderI experienced during my discovery of the original Lascaux cave when I was 12 years old or so, two or three years before its access was permanently prohibited. In the Pont d’Arc Cavern, I missed something authentic, like the smell, the coolness and the humidity of the ambient air that I can still feel on my skin more than fifty years later. Certainly, the ornaments of the Pont d’Arc Cavern are superb but, looking at it carefully, one detects some artificiality in the vault of the cave which sometimes looks like cardboard paste. Again, this remark belongs to me and this view is probably distorted by my amazing memories of Lascaux.
I do recommend a visit to the Pont d’Arc Cavern. General information can be found at:
http://www.cavernedupontdarc.fr/

Chauvet 2

Eruptions volcaniques du bas Vivarais?

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Des fresques exceptionnelles à la Caverne du Pont d’Arc…

Lascaux

Lascaux, un grand souvenir de mon adolescence…

Des volcans dans la Grotte Chauvet (Ardèche) ? // Volcanoes in the Chauvet Cave (Ardèche – France) ?

drapeau-francaisSelon une équipe française associant des physiciens et des préhistoriens, les gerbes rouges qui éclaboussent le « Sacré-Cœur », un des panneaux ornés de la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, ou encore d’autres marques de doigts qui dessinent des faisceaux sur les parois tendres de la grotte ardéchoise, représenteraient des éruptions des volcans tout proches du Bas-Vivarais. Cette approche inédite est apparue dans la revue PLoS One du 8 janvier 2016. Selon ces scientifiques, les volcans auraient projeté leurs fontaines de laves il y a 36 000 ans, selon une datation grâce à des isotopes d’argon qui concorde avec celle de l’occupation humaine de la caverne.
Cette hypothèse rejoint celle émise par Frédéric Lavachery, fils d’Haroun Tazieff, qui a mis en place le Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre au cœur même du massif du Mézenc. Selon Frédéric, « la nature n’offre pas de spectacle plus captivant, plus sidérant, qu’un volcan en éruption. Sur un axe de 100 km de long et 20 de large, sont alignés les volcans les plus puissants sur le plan paysager, dominés par le Mont Mézenc. Au bout de cet axe se trouve la grotte Chauvet. C’est dans ce couloir, au bout de cette chaîne volcanique, que les hommes de la préhistoire ont vu pendant 200 000 ans exploser les volcans. Les hommes qui ont peint les merveilleuses fresques de Chauvet, ont vu les derniers volcans du Vivarais entrer en éruption. Cette connaissance, ils l’ont accumulée sur des milliers d’années se transmettant leurs observations de génération en génération. On ne peut donc pas aborder l’étude de ces fresques, sans conserver en tête que ces hommes là avaient intégré les éruptions volcaniques dans leur croyance, leur mythe, leur connaissance, leur cosmogonie. A noter que les archéologues ne se sont pas encore penchés sur cette question. » [Hebdo Ardèche – 12 décembre 2014]

Dans la préhistoire, il existe peu d’exemples de représentations de volcans. Le site de Çatalhöyük, en Turquie, vieux de 8 000 ans, était jusqu’alors considéré comme offrant la plus ancienne représentation d’une éruption. Reste à savoir si la peinture murale de Çatalhöyük représente vraiment un volcan!. Tout le monde n’est pas d’accord (voir ma note du 4 novembre 2013).

Turquie

Volcan ou peau de léopard? L’un des mystères de la fresque de Çatalhöyük!

L’idée d’un lien entre des gerbes rouges de la Grotte Chauvet et l’activité volcanique du Vivarais est intéressante mais l’hypothèse est trop récente pour être définitive et elle reste à prouver.
L’idée de Frédéric Lavachery d’une « diagonale » qui recouperait les édifices volcaniques du Vivarais (comme le Mont Mézenc) et aboutirait à la Grotte Chauvet est plausible, mais reste, elle aussi, à démontrer. La gravure de la grotte n’est pas suffisamment suggestive pour que l’on puisse affirmer de manière irréfutable qu’il s’agit de la représentation d’un volcan en éruption.
Les grottes préhistoriques ne contiennent guère de paysages et les gravures présentent avant tout une symbolique animalière et parfois humaine.

Chauvet

Rhinocéros dans la Grotte Chauvet, en Ardèche (Crédit photo: Wikipedia)

Pech merle

Main dans la grotte du Pech Merle, dans le Lot (Crédit photo: Wikipedia)

J’ai abordé le sujet récemment avec le généticien Axel Kahn. Nous siégions côte à côte au cours d’un festival du livre à Le Blanc dans l’Indre. Selon Axel Kahn, les hommes préhistoriques n’ont pas représenté de scènes de paysages et de volcans parce que c’était pour eux une évidence. Cette nature était leur environnement quotidien et ils ne ressentaient pas le besoin de la représenter sur les parois des cavernes. Les êtres vivants revêtaient une plus grande importance dans leur vie, voire leur survie.

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drapeau-anglaisAccording to a French team of physicists and prehistorians, the red sheaves splashing the « Sacred Heart », one of the panels that adorn the cave of Chauvet-Pont-d’Arc, or other fingerprints that draw beams on soft walls of the Ardeche cave, represent eruptions of volcanoes in nearby Bas-Vivarais. This new approach appeared in the journal PLoS One on 8 January 2016. According to these scientists, volcanoes that ejected the fountains of lava are 36 000 years old, according to a dating with argon isotopes consistent with that of the human occupation of the cave.
This assumption is similar to that emitted by Frédéric Lavachery, Haroun Tazieff’s son, who set up the Haroun Tazieff Centre for Earth Sciences at the heart of the Massif du Mézenc. According to Frederic, « nature does not offer a more captivating, more astonishing show than an erupting volcano. On an axis of 100 km long and 20 km wide, are lined up the most powerful volcanoes, in terms of landscape, dominated by Mount Mézenc. At the end of this axis is the Chauvet cave. It was in this place, at the end of this volcanic chain, that prehistoric men could see exploding volcanoes around them for 200,000 years. The men who painted the wonderful frescoes of Chauvet, could see the last of Vivarais volcanoes erupt. They accumulated this knowledge over thousands of years, sharing their observations from generation to generation. We can not approach the study of these frescoes without keeping in mind that those men integrated volcanic eruptions in their beliefs, their myths, their knowledge, their cosmogony. However, archaeologists have not yet addressed this issue. « [Hebdo Ardèche – December 12, 2014]

In prehistoric times, there are few examples of representations of volcanoes. The site of Çatalhöyük, Turkey, 8,000 years old, was previously considered offering the oldest representation of an eruption. The question is to know whether the mural of Çatalhöyük is really a volcano !. Everyone does not agree (see my note of November 4, 2013).

The idea of a link between the red sheaves of the Chauvet Cave and volcanic activity in Vivarais is interesting but the assumption is too recent to be definitive and it remains unproven.
Frédéric Lavachery’s idea of a « diagonal » that crosses the volcanic edifices of Vivarais (with Mount Mezenc) and comes to an end at the Chauvet Cave is plausible, but remains to be demonstrated. The frescoes in the cave are not suggestive enough to be sure that they represent an erupting volcano.
Prehistoric caves contain very few landscapes and mainly include symbolic images of animals and sometimes humans.

I tackled the topic recently with geneticist Axel Kahn. We were sitting side by side during a book festival in Le Blanc in the French Indre departement. According to Axel Kahn, prehistoric men did not represent scenes of landscapes and volcanoes because it was obvious for them. This nature was their daily environment and they did not feel the need to represent it on the walls of the caves. Living beings were of much greater importance in their lives, even their survival.