Nouvel effondrement dans les Alpes

Le dimanche 17 novembre, en fin d’après-midi, un éboulement de grande intensité s’est produit sur le mont Pourri (3 779 mètres d’altitude), dans le massif de la Vanoise en Savoie. L’éboulement est survenu au col de la Gurraz, sous le glacier du Turia. Il a été filmé par de nombreux témoins.

Source : Météo-Alpes / Facebook

L’effondrement n’a fait aucune victime car il n’y a ni habitations ni refuges dans la zone concernée. La Préfecture de la Savoie a indiqué que les services de l’État vont réaliser une reconnaissance afin de pouvoir documenter l’événement. Un accompagnateur en montagne a déclaré n’avoir jamais assisté à un tel éboulement à cette période de l’année. « On est sur un versant nord, sans soleil et au-dessus des 3 000 mètres. Ça prouve que la montagne est instable, même dans ces périodes-là.« 

Il faudra attendre les conclusions des scientifiques pour voir si cet événement fait partie des effondrements naturels qui se produisent régulièrement dans les Alpes ou si la hausse des températures et le dégel du permafrost de roche en sont la cause.

Source : Presse régionale

Des vagues de chaleur toujours plus nordiques, mais tout le monde s’en fiche // Heatwaves going north, but nobody cares

Comme je l’ai écrit dans des articles précédents, le monde a connu son été le plus chaud de son histoire et les États-Unis ont connu cette année leur deuxième période janvier-juillet la plus chaude jamais enregistrée sur la partie continentale du pays. C’est ce que vient d’indiquer la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Le 1er septembre, plus de 21 000 records quotidiens de chaleur avaient été enregistrés à travers le pays depuis le début de l’année.
La hausse anormale des températures cet été s’est propagée bien au-delà du pays, jusqu’au nord du cercle polaire arctique. Au nord, les régions voisines des États-Unis ont également ressenti la chaleur. Norman Wells, au Canada, n’est qu’à 150 km du cercle arctique. La ville a frôlé les 37 °C en juillet, et la région a connu les températures les plus chaudes jamais enregistrées aussi loin au nord du Canada.
La chaleur favorise le développement des incendies de forêt au Canada, qui a dû faire face à une saison d’incendies battant tous les records. La fumée des quelque 5 000 foyers, comme celui qui a eu lieu près du Grand lac de l’Ours, aura probablement des effets considérables sur la santé des gens. De plus, la fumée des incendies freine les rayons du soleil, ce qui ralentit la fonte des glaces, mais lorsque les particules de fumée tombent sur la glace, elles font chuter l’albédo, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée à la surface et accélère la fonte.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que la chaleur inhabituelle de cette année s’est propagée beaucoup plus au nord. Comme je l’ai déjà expliqué, au Svalbard, Longyearbyen (78 degrés de latitude nord) a connu une température maximale de plus de 20 °C le 11 août 2024, battant un record pour cette date. Le record a de nouveau été battu le lendemain. La ville se trouve à seulement 1 280 km du pôle Nord.
Une étude publiée dans la revue Nature nous rappelle que l’Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que le reste de la Terre, un phénomène connu sous le nom d' »amplification arctique ». Les auteurs de l’étude ont analysé la période 1979-2021. Ils expliquent que le réchauffement de l’Arctique a entraîné une diminution significative de l’étendue de la banquise. Cet été, des modèles informatiques ont révélé des pertes historiques. La NASA affirme que l’étendue minimale de la banquise arctique a diminué d’environ 12 % par décennie.
Le réchauffement de l’Arctique a également contribué à l’élévation du niveau de la mer qui a inondé le pergélisol entourant l’océan Arctique. Les scientifiques tentent d’estimer la quantité de gaz à effet de serre que le permafrost pourrait libérer en dégelant.
Le National Snow and Ice Data Center (NSIDC) a publié quelques informations supplémentaires sur la banquise dans l’Arctique pendant l’été 2024. L’étendue de cette banquise au 18 août était de 5,20 millions de kilomètres carrés. Cela signifie qu’elle était de 1,98 million de kilomètres carrés inférieure à la moyenne de 1981 à 2010 et de 540 000 kilomètres carrés supérieure à celle de 2012, le record le plus bas pour cette période de l’année. Au cours de la première quinzaine d’août, la glace a principalement reculé dans le nord de la mer de Beaufort et dans la mer de Sibérie orientale. Elle a également en grande partie disparu dans le passage du Nord-Ouest, tandis qu’elle est restée dans la mer des Tchouktches, le long de la route maritime du Nord.
Source : NOAA, NSIDC.

Source: NSIDC

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As I put it in previous posts, the world experienced its hottest summer ever and the United States went through its second warmest January-July period on record this year, measured as the average contiguous U.S. temperature, according to the National Oceanic and Atmospheric Administration. As of September 1st, more than 21,000 daily record highs had been recorded across the country for the year to date

Anomalous summer warming has spread well beyond the country, nudging as far north as the Arctic Circle. Neighbours to the north of the U.S. have been feeling the heat, too. Norman Wells, Canada, is only 150 km from the Arctic Circle. The town approached 37°C in July, and the area had the hottest Canadian temperatures on record that far north in the country.

The heat is fueling wildfires in Canada, which had to face a record-breaking wildfire season. Smoke from the 5,000 or so fires, like the one near Great Bear Lake, will likely have far-reaching effects on people’s health. Moreover, smoke from the fires reduce the incoming solar energy, slowing ice melt, but when the smoke particles fall onto the ice, they lower the albedo, which increases the amount of energy absorbed at the surface and increases ice melt.

What is still more worrying is that this year’s unusual heat has spread even farther northward. As I put it before, in Svalbard, Longyearbyen (78 degrees latitude) hit a high of over 20°C on August 11th, 2024 to break a record for the date. The temperature record was again broken the next day. The town is only 1,280 km from the North Pole.

A study published in the journal Nature reminds us that the Arctic is warming nearly four times faster than Earth’s average, a phenomenon known as « Arctic amplification. » The authors of the study analyzed the period 1979 – 2021. They explain that the Arctic’s warming has caused significant declines in sea ice extent. This summer, computer models have revealed historic losses. NASA says the minimum extent of Arctic sea ice has dropped by about 12% per decade.

Arctic warming has also helped raise sea levels, which have inundated the permafrost surrounding the Arctic Ocean. Scientists are trying to estimate the amount of heat-trapping gases the permafrost could release as it thaws.

The National Snow ans Ice Data Center (NSIDC) has released some details about sea ice in the Arctic during the summmer 2024. Arctic sea ice extent as of August 18 was 5.20 million square kilometers. It was 1.98 million square kilometers below the 1981 to 2010 average and 540,000 square kilometers above 2012, the record low for this time of year. During the first half of August, the ice primarily retreated in the northern Beaufort Sea and in the East Siberian Sea. The ice also mostly cleared out of the Northwest Passage, whereas it remained in the Chukchi Sea, along the Northern Sea Route.

Source : NOAA, NSIDC.

Les refuges de haute montagne en danger // High altitude refuges in danger

Dans une note publiée le 10 août 2021, j’expliquais que la fonte des glaciers et le dégel du permafrost de roche dans nos Alpes ont commencé à poser de gros problèmes, avec des effondrements spectaculaires de parois et une menace grandissante pour certaines infrastructures. J’ai expliqué comment, en Suisse, plusieurs supports de téléphériques ont dû être modifiés pour assurer une meilleure stabilité car le sol dégelé se dérobait sous les assises des pylônes. Je donnais l’exemple du refuge de la Pilatte, dans le massif des Ecrins (Alpes françaises) qui a été déstabilisé par la fonte d’un glacier. Il s’est fissuré au point de ne plus pouvoir recevoir randonneurs et alpinistes. Ce refuge n’est pas une exception et d’autres camps de base connaissent le même sort.

Vue du refuge de la Pilatte (Crédit photo: Oisans Tourisme)

Ce fut le cas du refuge des Cosmiques en 1998 quand une dalle de 600 mètres cubes a lâché prise, déstabilisant le bâtiment et nécessitant d’importants travaux de consolidation.

Vue du refuge des Cosmiques (Crédit photo : Wikipedia)

Même punition pour le bivouac des Périades dans le massif du Mont-Blanc. Il a bien failli basculer dans le vide, lui aussi, pour la même raison. Il s’est mis à pencher dangereusement quand quelques dizaines de mètres cubes de blocs ont bougé en aval en raison du réchauffement du permafrost. Pour ne pas le voir disparaître, un élan de solidarité a permis d’édifier un nouveau bivouac, identique mais mieux aménagé, à une quinzaine de mètres de là, sur une terrasse stable. Certains montagnards se demandent s’il faut accuser le réchauffement climatique. La réponse ne fait guère de doute lorsque l’on observe ce qui se passe ailleurs dans les Alpes dans des conditions identiques.

Aujourd’hui, c’est l’Autriche qui s’inquiète pour ses refuges de haute altitude. Le pays compte 272 refuges de ce type. Ils se retrouvent aujourd’hui en difficulté à cause du manque de personnel et, surtout, du réchauffement climatique. Les clubs alpins autrichiens, qui gèrent ces refuges, appellent les autorités à l’aide. Le refuge Seethaler est un bon exemple des difficultés des refuges face au réchauffement climatique. Il a en effet dû être entièrement reconstruit il y a cinq ans. Il y avait une gigantesque doline qui était gelée au moment de sa construction. Le réchauffement climatique a fait dégeler le pergélisol qui maintenait la structure en place. Le refuge s’est affaissé tout d’un coup de plusieurs mètres, il a donc fallu immédiatement y remédier.

Vue de la Seethalerhütte (Crédit photo : PREFA)

En Autriche comme ailleurs dans les Alpes, la hausse des températures va inciter les gens à grimper plus haut, dans l’espoir de trouver un peu de fraîcheur. Il faudra donc trouver des candidats pour les missions liées aux refuges. Ce sont des contraintes bien particulières et aujourd’hui, de moins en moins de jeunes veulent s’y confronter.

Ayant pu me rendre compte, au cours de mes pérégrinations, du drame qui se prépare, je lance régulièrement des alertes à mon petit niveau, bien conscient qu’elle tombent dans un océan de j’menfoutisme….

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In a post published on August 10th, 2021, I explained that the melting of glaciers and the thawing of rock permafrost in our Alps have started to pose major problems, with spectacular collapses of walls and a growing threat to certain infrastructures. I explained how, in Switzerland, several cable car supports had to be modified to ensure better stability because the thawed ground was giving way under the bases of the pylons. I gave the example of the Pilatte refuge, in the Ecrins massif (French Alps) which was destabilized by the melting of a glacier. It cracked to the point of no longer being able to accommodate hikers and mountaineers. This refuge is not an exception and other base camps are suffering the same fate. This was the case for the Cosmiques refuge in 1998 when a 600 cubic meter slab gave way, destabilizing the building and requiring major consolidation work. The same punishment was meted out to the Périades bivouac in the Mont Blanc massif. It almost fell into the void, too, for the same reason. It began to lean dangerously when a few dozen cubic meters of blocks moved downslope due to the warming of the permafrost. To prevent it from disappearing, a wave of solidarity made it possible to build a new bivouac, identical but better equipped, about fifteen meters away, on a stable terrace. Some mountaineers wonder whether global warming should be blamed. The answer is hardly in doubt when we look at what is happening elsewhere in the Alps under identical conditions.
Today, Austria is worrying about its high-altitude refuges. There are 272 such shelters in the country. They are now in difficulty due to a lack of staff and, above all, global warming. The Austrian Alpine Clubs, which manage these shelters, are calling on the authorities for help. The Seethaler shelter is a good example of the difficulties shelters are confronted with in the face of global warming. It had to be completely rebuilt five years ago. There was a gigantic sinkhole that was frozen when it was built. Global warming thawed the permafrost that held the structure in place. The shelter suddenly subsided by several meters ; this had to be remedied immediately.
In Austria, as elsewhere in the Alps, rising temperatures will encourage people to climb higher, in the hope of finding a bit of coolness. It will therefore be necessary to find candidates for the missions linked to the shelters. These are very specific constraints and today, fewer and fewer young people want to confront them.

Having been able to see, during my travels, the drama that is brewing, I regularly launch alerts at my own small level, well aware that they fall into an ocean of indifference…

Réchauffement climatique : délocalisation d’un village en Alaska // Global warming : relocation of a village in Alaska

À cause du réchauffement climatique qui provoque la fonte des glaces dans l’Arctique, notamment en Alaska, les côtes ne sont plus protégées contre les vagues lors des tempêtes. En hiver, au lieu d’être arrêtées par l’habituel rempart de glace, elles viennent s’écraser sur le rivage, accélérant ainsi l’érosion et devenant une menace pour les villages côtiers.
C’est ce qui est arrivé à Newtok, un village côtier d’Alaska dont les habitants n’ont d’autre solution que de partir et de recommencer à zéro sur un nouveau site. L’érosion et le dégel du pergélisol ont presque détruit le village en grignotant une vingtaine de mètres de terre chaque année. Les 71 derniers habitants ont fait leurs bagages et vont les charger sur des bateaux pour se rendre à Mertarvik, sur le sol volcanique beaucoup plus stable de l’île Nelson dans le détroit de Béring. Ils rejoindront 230 habitants qui ont déménagé en 2019. Newtok devient l’un des premiers villages autochtones d’Alaska à effectuer une relocalisation à grande échelle en raison du réchauffement climatique.
Les dirigeants du village de Newtok ont ​​commencé à chercher un nouveau site d’implantation il y a plus de vingt ans. Ils ont finalement échangé des terres avec le gouvernement fédéral et obtenu l’autorisation de s’installer sur l’île Nelson, à une quinzaine de kilomètres de là.
Cependant, le déménagement a été lent et a fait de Newtok un village divisé. En effet, après l’installation de la plus grande partie des habitants à Mertarvik, l’épicerie et l’école sont restées à Newtok, laissant certains enseignants et élèves séparés de leurs familles pendant l’année scolaire.
Les dernières tempêtes ont causé de nouveaux dégâts au village et il faut que les habitants qui y vivent encore partent sans tarder. L’érosion fait pencher les poteaux électriques de manière inquiétante, et une tempête pourrait couper définitivement l’électricité. Pour l’instant, le plus urgent est de mettre sur pied avant l’hiver les 18 maisons temporaires arrivées sur une barge à Mertarvik.
Comme tout l’Arctique, l’Alaska se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste du monde. Certains villages de la province de North Slope, le principal champ pétrolier de l’Alaska, ont connu les températures les plus chaudes jamais enregistrées en août. Certaines personnes ont même enfilé des maillots de bain pour aller se baigner sur les plages de l’océan Arctique.
C’est la même histoire dans tout l’Arctique où la dégradation du pergélisol endommage les routes, les voies ferrées, les canalisations et les bâtiments où vivent 4 millions de personnes dans la région. Dans l’Arctique russe, les populations autochtones sont déplacées vers les villes au lieu de voir leurs villages relocalisés comme cela se fait en Alaska. Dans toute la Scandinavie, les éleveurs de rennes constatent que le territoire se modifie constamment, avec l’apparition de plus en plus fréquente de nouvelles zones humides.
Environ 85 % de la superficie de l’Alaska repose sur du pergélisol. Lorsque celui-ci dégèle ou que des eaux côtières plus chaudes viennent le frapper, son dégel provoque une érosion supplémentaire. C’est ce qui s’est produit à Newtok en s’ajoutant à la disparition de la glace de mer.
Selon un rapport du Alaska Native Health Tribal Consortium, 114 communautés autochtones d’Alaska sont confrontées à des dégâts plus ou moins importants aux infrastructures dus à l’érosion, aux inondations ou au dégel du pergélisol. Six d’entre elles ont été jugées menacées de façon imminente dans un rapport gouvernemental il y a plus de deux décennies.
Après cinq ans de séparation et de vies séparées, les habitants de Newtok et Mertarvik ne feront plus qu’un. L’école de Newtok a fermée et les cours ont commencé en août pour la première fois dans un local temporaire à Mertarvik. Un nouveau bâtiment scolaire devrait être prêt en 2026. L’épicerie de Newtok a récemment déménagé à Mertarvik, et il existe des projets pour une deuxième épicerie et une église.
Le nouveau site du village présente d’énormes avantages, notamment au niveau sanitaire. Les nouvelles maisons de Mertarvik n’ont plus la moisissure noire qui envahissait certaines maisons de Newtok. On parle de renommer un jour la ville relocalisée Newtok. Quel que soit le nom, le déménagement offre l’assurance que la culture et les traditions de l’ancien lieu perdureront. Un groupe de bélugas passe chaque automne au large de Mertarvik et devrait bientôt arriver; cette chasse aidera les habitants à remplir leurs congélateurs pour l’hiver à venir.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

 

Source ; city-data.com

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Because of global warming that causes the melting of sea ice in the Arctic, especially in Alaska, the coasts are no longer protected angainst the waves during the storms. In winter, instead of being stopped by the ice, they come crashing on the seashore, accelarating erosion and becoming a threat to coastal villages.

This is what happened to Newtok, an Alaskan coastal village whose residents have no other solution than going away and starting over on a new site. Erosion and melting permafrost have just about destroyed the village, eating about 21 meters of land every year. The last 71 residents have packed their belongings and will load them onto boats to move to Mertarvik, on the stable volcanic underpinnings of Nelson Island in the Bering Strait. They will rejoin 230 residents who began moving away in 2019. Newtok will become one of the first Alaska Native villages to complete a large-scale relocation because of global warming.

Newtok village leaders began searching for a new townsite more than twenty years ago, ultimately swapping land with the federal government for a place about 15 kilometers away on Nelson Island.

However, the move has been slow, leaving Newtok a split village. Even after most residents shifted to Mertarvik, the grocery store and school remained in Newtok, leaving some teachers and students separated from their families for the school year.

Recent storms have caused more damage to the village and the remaining residents need to leave rapidly. Erosion has tilted power poles precariously, and a single good storm might knock out power for good. For now, the rush is on to get 18 temporary homes that arrived in Mertarvik on a barge set up before winter sets in.

Like all the Arctic, Alaska is warming two to three times faster than the global average. Some villages of North Slope, Alaska’s major oil field, had their warmest temperatures on record in August, prompting some people living there to don swimsuits and head to Arctic Ocean beaches.

It’s the same story across the Arctic, with permafrost degradation damaging roads, railroad tracks, pipes and buildings for 4 million people living in the region. In the Russian Arctic, Indigenous people are being moved to cities instead of having their eroding villages relocated and across Scandinavia, reindeer herders are finding the land constantly shifting and new bodies of water appearing.

About 85% of Alaska’s land area lies atop permafrost. When it thaws or when warmer coastal water hits it, its melting causes further erosion. This is what happened at Newtok together with the melting of the sea ice.

There are 114 Alaska Native communities that face some degree of infrastructure damage from erosion, flooding or permafrost thawing, according to a report from the Alaska Native Health Tribal Consortium. Six of them were deemed imminently threatened in a governmeny report more than two decades ago.

After five years of separation and split lives, the residents of Newtok and Mertarvik will be one again. The school in Newtok closed and classes started in August for the first time in a temporary location in Mertarvik. A new school building should be ready in 2026. The Newtok grocery recently moved to Mertarvik, and there are plans for a second grocery and a church.

The new village site has huge benefits, including better health. The new homes in Mertarvik are free of black mold that crept into some Newtok homes. There’s talk of someday renaming the relocated town Newtok. Whatever the name, the relocation offers assurance that culture and traditions from the old place will continue. A pod of belugas that comes by every fall should arrive soon, and that hunt will help residents fill their freezers for the winter ahead.

Source : Associated Press via Yahoo News.