Faut-il s’attendre à une reprise d’activité du Kilauea (Hawaii) ? // Should we expect a renewal of activity at Kilauea (Hawaii) ?

Dans sa dernière mise à jour, le HVO indique que « l’inflation lente et régulière se poursuit sur le Kilauea. Globalement, l’inflation sommitale est plus significative que pendant les jours qui ont précédé l’éruption du 5 janvier 2023. De petites séquences sismiques se poursuivent de manière irrégulière sous l’Halemaʻumaʻu, le cratère Keanakākoʻi et la lèvre sud de Kaluapele (la caldeira du Kīlauea) depuis le 16 avril.La sismicité au sommet reste élevée et d’autres séquences sismiques sont possibles. Les émissions de SO2 atteignaient 135 tonnes par jour lors des dernières mesures effectuées le 3 mai 2023. ».

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In its latest update, HVO indicates that « slow, steady inflation continues t Kilauea Volcano. Overall, inflation at the summit is higher than conditions preceding the January 5th, 2023 summit eruption. Small flurries of earthquakes continue irregularly beneath Halemaʻumaʻu, Keanakākoʻi Crater, and the southern margin of Kaluapele (Kīlauea caldera) since April 16th. Rates of summit earthquakes remain elevated, and additional earthquake flurries are possible. The most recent SO2 emission rate of approximately 135 tonnes per day was measured on May 3rd, 2023. ».

Cratère de l’Halema’uma’u le 11 mai 2023 (Image webcam)

Retour sur l’éruption du Kilauea (Hawaii) en 2018 // Back to the Kilauea eruption (Hawaii) in 2018

Dans son article hebdomadaire « Volcano Watch », l’Observatoire de Volcans d’Hawaii – le HVO – rappelle au public les principaux moments de l’éruption du Kilauea en 2018. Il y a cinq ans, l’activité volcanique a radicalement changé lorsque le magma a pénétré dans la partie inférieure de la zone de rift est – Lower East Rift Zone (LERZ).
Les événements de 2018 ont mis fin à l’éruption du Pu’uO’o qui durait depuis 35 ans, ainsi qu’à l’éruption sommitale qui durait depuis 10 ans. Le lac de lave sommital s’est vidangé, tout comme une partie du magma stocké à faible profondeur sous le sommet, ce qui a provoqué un effondrement et un affaissement progressif du plancher de la caldeira sommitale.
Tout a commencé le 30 avril 2018, lorsque le plancher du cratère du Pu’uO’o s’est effondré au moment où le magma a commencé à migrer vers aval. Au cours des jours suivants, les données sismiques et de déformation ont permis de suivre la progression du dike dans l’East Rift Zone.
La première éruption dans la LERZ en 58 ans a commencé le soir du 3 mai lorsqu’une fissure s’est ouverte dans la subdivision des Leilani Estates. En fin de journée le 4 mai, six fissures s’étaient ouvertes dans la LERZ et un séisme de M 6,9 a secoué la côte sud de la Grande Île.
Le niveau du lac de lave sommital a commencé à baisser lorsque le magma a migré vers la LERZ, et des pans du cratère sont tombées dans le lac, déclenchant de petits événements explosifs. Le Parc national des volcans d’Hawaï a fermé ses portes au public le 11 mai et le personnel de l’Observatoire a quitté ses bureaux le 16 mai en raison de l’augmentation des explosions accompagnées de panaches de cendres, de l’activité sismique et des dégâts subis par les bâtiments.
Cependant, du début mai à la fin août, le personnel de l’Observatoire a maintenu une présence sur le terrain 24 heures sur 24 et l’analyse des données pour surveiller l’éruption et communiquer tout changement au public et aux autorités chargées de la sécurité.
L’éruption de 2018 a été la plus destructrice des 200 dernières années à Hawaii, avec l’ouverture de 24 fissures couvrant une superficie de plus de 35 kilomètres carrés, et l’ajout de 3,5 kilomètres carrés de nouvelles terres au-delà de l’ancien littoral.
Plus de 700 structures et quelque 50 km de routes ont été recouvertes par la lave, avec l’évacuation de nombreux habitants. Les émissions de gaz ont atteint les niveaux les plus élevés jamais enregistrés sur le Kilauea et ont affecté une grande partie de l’État d’Hawaï et des régions aussi éloignées que l’île de Guam.
La zone sommitale du Kilauea a subi 62 événements d’effondrement au cours de l’éruption. Chacun de ces événements quasi quotidiens a libéré une énergie à peu près équivalente à un séisme de M 5,3. Les secousses ont endommagé les structures voisines, ainsi que les routes et les infrastructures du Parc national, ainsi que l’ancien bâtiment du HVO. Les retombées de cendres volcaniques générées par les explosions de mai et les émissions de gaz ont également eu un impact sur les zones sous le vent dans le district de Ka’u.
Une politique est en cours pour venir en aide aux localités de la Grande Île touchées par l’éruption de 2018 et pour reconstruire l’Observatoire. La loi de 2019 – Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act (H.R. 2157) – sur les crédits accordés en cas de catastrophe a permis à l’Observatoire de renforcer ses capacités de surveillance des éruptions et d’améliorer la recherche pour mieux comprendre les volcans hawaiiens.
L’Observatoire dispose désormais d’équipements de pointe pour analyser la sismicité, les déformations du sol, les gaz, la gravité, les niveaux des lacs de lave et les fluctuations de la surface. Du matériel de laboratoire permettant d’analyser les caractéristiques physiques et chimiques des échantillons de cendres, de scories et de lave, et donc de fournir des informations sur les processus éruptifs, a également été acquis grâce à la loi de 2019
De nouvelles recherches effectuées sur le Kilauea ont permis d’améliorer la compréhension du système d’alimentation et la structure magmatique du volcan, son passé éruptif et les risques associés.
Depuis 2018, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii a eu l’occasion d’appliquer les leçons apprises en 2018 au cours de plusieurs éruptions sommitales du Kilauea et au cours de la première éruption du Mauna Loa depuis 38 ans.
Source : USGS/HVO.

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  In its weekly article « Volcano Watch », the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) reminds the public of the main moments of the Kilauea 2018 eruption. Five years ago, volcanic activity at Kilauea dramatically changed when magma intruded into the Lower East Rift Zone (LERZ).

The 2018 events ended the 35-year-long Pu’uO’o eruption, along with the 10-year summit eruption. The summit lava lake drained, as did some of the shallow magma stored beneath the summit, which in turn triggered collapse and gradual caving of the summit caldera floor.

The sequence of events began on April 30th, 2018, when the Pu’uO’o crater floor collapsed as magma began intruding downrift. Over the next several days seismic and deformation data tracked the dike as it migrated underground farther down the East Rift Zone.

The first LERZ eruption in 58 years began on the evening of May 3rd when a fissure opened in the Leilani Estates subdivision. By the end of May 4th, six fissures had opened in the LERZ and an M 6.9 earthquake struck the south coast of the Big Island.

The summit lava lake level began to drop as magma moved into the LERZ, and sections of the unsupported crater walls fell into the lake, triggering small explosive events. Hawai‘i Volcanoes National Park closed to the public on May 11th, and Hawaiian Volcano Observatory staff vacated its office on May 16th due to increased ash explosions, seismic activity and building damage.

However, from early May to late August, the observatory staff maintained a 24-hour field presence and data watch to monitor the eruption and communicate any changes to the public and emergency authorities.

The 2018 eruption was the most destructive over the past 200 years in Hawaii, with 24 fissures covering an area of over 35 square kilometers, including the addition of 3.5 square kilometers of new land beyond the old coastline.

More than 700 structures and about 50 km of roads were covered, displacing many residents. Gas emissions were at the highest levels ever recorded at Kilauea and impacted much of the State of Hawaii and areas as far away as Guam.

The summit region experienced 62 total collapse events during the eruption. Each of these near-daily occurrences released energy roughly equivalent to an M 5.3 earthquake. Shaking from these events caused damage to nearbystructures, along with Hawaii Volcanoes National Park roads and infrastructure, and the former Hawaiian Volcano Observatory building. Volcanic ashfall from explosions in May, and gas emissions, also impacted downwind communities in the District of Ka’u..

Recovery efforts are still underway for Big Island communities impacted by the 2018 eruption, and for the observatory. The Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act of 2019 (H.R. 2157) has provided new opportunities for the observatory to bolster monitoring and eruption response abilities and is supporting research that will help to better understand Hawaiian volcanoes.

Some of the observatory’s new monitoring capabilities include cutting edge field equipment for tracking seismicity, ground deformation, gas, gravity, lava lake levels and surface changes. Lab equipment that can analyze physical and chemical characteristics of ash and cinder and lava samples, providing insights on eruptive processes, has also been acquired due to the supplemental funding.

New research has also been taking place at Kilauea to help improve the understanding of the volcano’s magma plumbing system and structure, eruptive past and hazards.

In the years since 2018, the Observatory has had the opportunity to apply lessons learned during 2018 to several Kilauea summit eruptions and the first Mauna Loa eruption in 38 years.

Source : USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Le Kilauea (Hawaii) n’est toujours pas en éruption. Aucune lave active n’a été observée depuis le 7 mars 2023. La courbe générée par le tiltmètres au sommet du volcan est actuellement plate. L’activité sismique est revenue à son niveau de base. Les derniers relevés des émissions de SO2 montraient environ 110 tonnes par jour (t/j) le 14 avril 2023. Aucune activité particulière n’a été notée le long des zones de rift. En conséquence, aucune éruption n’est prévue dans le court terme.
Source : HVO.

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Un épisode éruptif significatif a eu lieu sur le Sangay (Équateur) le 21 avril 2023, avec d’importantes émissions de cendres qui ont occasionné des retombées à l’ouest du volcan. L’activité a ensuite progressivement diminué jusqu’à disparaître au bout d’environ 6 heures. Un autre épisode d’activité a été observée quelques heures plus tard, mais plus faible que le précédent.
Les colonnes de cendres émises par cette éruption se sont élevées jusqu’à 9 km au-dessus du cratère.
Des retombées légères à modérées ont été signalées dans plusieurs provinces. La population a été invitée à prendre les mesures appropriées pour se protéger contre la cendre et à suivre les informations fournies par les autorités.
Source : Instituto Geofisico.

Activité éruptive du Sangay en février 2022.

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Au Kamtchatka, une anomalie thermique quotidienne due à une émission continue de lave est observée sur les images satellites du Bezymianny. Il y a encore des émissions de gaz et de vapeur et parfois des effondrements du dôme de lave qui continue de croître. L’activité étant globalement en baisse, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Jaune le 20 avril 2023.

Une anomalie thermique est observée sur les images satellites du Sheveluch. Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 6 km d’altitude. Le nuage de SO2 produit lors de la forte activité des 11 et 12 avril a été détecté sur certaines parties du Groenland le 21 avril 2023. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange.

Source: KVERT

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L’éruption du Nevado del Ruiz (Colombie) se poursuit avec des émissions de gaz, de vapeur et de cendres, des anomalies thermiques au niveau du dôme de lave du cratère Arenas et une sismicité élevée. L’événement le plus significatif, de M 1,7, a été enregistré le 24 avril et était situé à 4,1 km à l’Est du cratère, à une profondeur de 3,2 km. De plus, les signaux indiquant des mouvements de fluides correspondent aux émissions quotidiennes de gaz et de vapeur, avec parfois de la cendre. Les panaches s’élèvent jusqu’à 1,8 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à Orange, niveau II.

Source : Servicio Geológico Colombiano.

Source: Wikipedia

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Des éruptions phréatiques continuent de se produire sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica). Elles génèrent des émissions de gaz et de vapeur qui s’élèvent jusqu’à 1,5 km au-dessus du cratère. Un événement éruptif significatif le 21 avril 2023 a produit un panache dense de matériaux qui s’est élevé à 500 m au-dessus du cratère puis s’est effondré, générant une coulée pyroclastique et des lahars sur le flanc Nord. Les émissions de SO2 atteignent généralement 221 tonnes par jour en moyenne, bien qu’elles aient atteint près de 5 000 tonnes par jour après plusieurs événements phréatiques. De petits événements phréatiques ont été enregistrés les 22 et 24 avril.
Source : OVSICORI.

Source: Wikipedia

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L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), sans changement significatif. 4 à 12 explosions par heure sont enregistrées quotidiennement. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont enregistrées chaque jour dans les zones sous le vent. Des avalanches de blocs dévalent plusieurs ravines. Des ondes de choc font vibrer les structures dans les localités autour du volcan. Des explosions projettent des matériaux incandescents jusqu’à 350 m au-dessus du sommet. Le 23 avril 2023, des lahars dans la ravines Ceniza charriaient des branches, des troncs d’arbres et des blocs de 30 cm à 1,5 m de diamètre.
Source : INSIVUMEH

Volcans Fuego, Agua et Acatenango vus depuis le Pacaya (Photo: C. Grandpey)

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En Indonésie, l’éruption effusive du cratère principal du Karangetang (cratère S) a produit des coulées et des avalanches de lave qui ont parcouru jusqu’à 2 km sur les flancs SW et S. L’effusion s’est toutefois terminée le 1er avril 2023 et les avalanches ont cessé. Les signaux sismiques ont diminué et le 6 avril ils n’étaient plus détectés. Le 26 avril, le niveau d’alerte a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

L’éruption du Merapi se poursuit et la sismicité reste à des niveaux élevés. Le dôme de lave SO produit de nombreuses avalanches de lave qui parcourent jusqu’à 2 km sur le flanc SO. On se rend compte des changements morphologiques du dôme de lave SO sur les images de la webcam. Ils sont dus aux effondrements continus de matériaux. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à 3-7 km du sommet en fonction des secteurs.

L’éruption du Semeru se poursuit et des bulletins d’alerte fréquents à destination de l’aviation. Les panaches de cendres s’élèvent de 800 à 1 000 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 5 km du sommet dans toutes les directions et d’éviter les ravines sur les flancs du Semeru en raison des risques de lahars et de coulées pyroclastiques.
Source : PVMBG.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

Kīlauea volcano (Hawaii) is still not erupting. No active lava has been observed since March 7th, 2023. The summit tiltmeter is currently flat. Earthquake activity at the summit has returned to background levels. The most recent SO2 emission rate of approximately 110 tonnes per day (t/d) was measured on April 14th, 2023. No unusual activity has been noted along the Rift Zones. As a consequence, no eruption is predicted in the near future.

Source : HVO.

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A notable eruptive pulse took place at Sangay (Ecuador) on April 21st, 2023, producing large volcanic ash emissions and ashfall west of the volcano. The activity then gradually decreased until it disappeared after a total duration of about 6 hours. Another pulse of activity was observed some hours later, but weaker than the previous one.

The ash columns corresponding to this eruption rose up to 9 km above the crater.

Slight to moderate ashfall was reported in several provinces. The population was urged to take the appropriate measures to protect against ashfall and follow the information provided by official sources.

Source : Instituto Geofisico.

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In Kamchatka, a daily thermal anomaly from continuing lava effusion is observed at Bezymianny in satellite images. There are still gas-and-steam emissions and occasional collapses from the growing lava dome. Due to the decline in activity, the Aviation Color Code was lowered to Yellow on April 20th, 2023.

A thermal anomaly is identified over Sheveluch in satellite images. Ash plumes rise up to 6 km a.s.l. The SO2 cloud produced during the strong 11-12 April activity was detected over parts of Greenland by April 21st, 2023. The Aviation Color Code remains at Orange.

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The eruption at Nevado del Ruiz (Colombia) continues with gas, steam, and ash emissions, thermal anomalies at the lava dome in Arenas Crater, and elevated seismicity. The largest event, a M 1.7, was recorded on 24 April and was located 4.1 km E of the crater, at a depth of 3.2 km. Additionally, signals indicating fluid movement are associated with daily gas-and-steam emissions, sometimes containing ash. They rise up to 1.8 km above the crater. The Alert Level remains at Orange, Level II. Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Phreatic eruptions continue to occur at Rincón de la Vieja (Costa Rica). They produce gas-and-steam emissions that rise as high as 1.5 km above the crater. A strong eruptive event on April 21st, 2023 generated a dense plume of material that rose 500 m above the crater rim and then collapsed, producing a pyroclastic flow and lahars on the N flank. SO2 emissions usually reach 221 tons per day on average, though they spiked to close to 5,000 tons per day after several of the phreatic events. Small phreatic events were recorded on April 22nd and 24th.

Source : OVSICORI.

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with no significant changes. 4-12 explosions per hour are recorded daily. They generate ash plumes that rise as high as 1 km above the crater. Ashfall is recorded each day in downwind areas. Block avalanches descend multiple drainages. Shock waves rattle structures in communities around the volcano. Explosions eject incandescent material as high as 350 m above the summit. On April 23rd, 2023, lahars in the Ceniza drainage carried branches, tree trunks, and blocks 30 cm to 1.5 m in diameter.

Source : INSIVUMEH.

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In Indonesia, the effusive eruption at Karangetang’s Main Crater (S crater) produced lava flows and lava avalanches that traveled as far as 2 km down the SW and S flanks. Effusion ended on April 1st, 2023 and avalanches of material were no longer detected. Seismic signals indicating effusion decreased and by April 6th were no longer detected. On April 26th, the Alert Level was lowered to 2 (on a scale of 1-4).

The eruption at Merapi continues and seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces numerous lava avalanches that travel as far as 2 km down the SW flank. Morphological changes to the SW lava dome can be seen in webcam images due to continuing collapses of material. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit based on location

The eruption at Semeru continues and frequent warnings are issued to aviation. The ash plumes rise 800-1,000 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 5 km away from the summit in all directions and to avoid drainages originating on Semeru due to lahar and pyroclastic flow hazards.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Campagne d’imagerie au sommet du Kilauea (Hawaii) // Imagery campaign at the summit of Kilauea (Hawaii)

Comme je l’explique dans mes conférences, prévoir le comportement d’un volcan est beaucoup plus difficile que prévoir celui d’un glacier car tout se passe en profondeur. Jusqu’à présent, personne n’a pu prévoir avec précision le moment où la lave percerait la surface. Même sur le Kilauea (Hawaii) ou sur le Piton de la Fournaise (La Réunion), truffés d’instruments, les scientifiques ont été plusieurs fois déroutés par les mouvements du magma sous la surface.
À Hawaii, cela fait des décennies que les scientifiques émettent des hypothèses sur la forme et la taille de la chambre magmatique sous le sommet du Kilauea. Ils disposent aujourd’hui de moyens sans précédent pour en obtenir une image beaucoup plus détaillée qu’auparavant. Le Kilauea Seismic Imaging Project – projet collaboratif d’imagerie sismique du Kilauea – est sur le point de démarrer et de permettre de mieux connaître les structures qui se cachent sous la région sommitale du Kīiauea. Le projet est financé par la National Science Foundation et les crédits obtenus dans le cadre du Disaster Relief Act de 2019.
Le projet ressemble un peu au scanner utilisé dans les hôpitaux, quand un corps humain pénètre dans un tube où des rayons X traversent le corps sous différents angles. À partir des rayons X, on obtient des images en coupe transversale du corps. Leur ensemble est utilisé pour créer un modèle tridimensionnel.
Au cours du projet d’imagerie du sommet du Kilauea, les ondes sismiques envoyées à travers le sol seront utilisées pour générer des images du sous-sol. Une fois rassemblées, ces images créeront, comme le scanner hospitalier, un modèle tridimensionnel de la chambre magmatique sous le sommet du Kilauea.
Le HVO dispose d’un réseau de surveillance incluant plusieurs sismomètres au sommet du Kilauea, mais d’autres sismomètres sont nécessaires pour collecter des données avec une résolution plus élevée dans le cadre du projet. 1 800 petits dispositifs supplémentaires, les nodes d’acquisition sismique, seront temporairement placés à la surface de la région sommitale du Kilauea au cours des deux prochains mois.
Une fois les nodes d’acquisition déployés, un gros véhicule parcourra lentement au mois de mai les routes à proximité du sommet du Kilauea Le véhicule, appelé Vibroseis, génèrera de minuscules signaux sismiques. Les nodes capteront les signaux ainsi créés. Le temps mis par les signaux pour atteindre les nodes et leur comportement sont des paramètres importants car les ondes sismiques se déplacent différemment selon que les matériaux qu’elles traversent sont solides ou semi-solides, ou du magma en fusion.
La foule de données ainsi collectées sera analysée pour indiquer à quel endroit la base du Kilauea entre en contact avec le plancher océanique sous-jacent, quel est l’emplacement des failles majeures, là où les corps magmatiques sont stockés sous la surface du Kilauea, et comment ces corps se connectent aux zones de rift.
Les données produiront également un nouveau modèle de vitesse de déplacement des ondes sismiques pour la région sommitale du Kilauea. Il permettra des analyses plus précises des séismes et de leurs épicentres.
Selon le HVO, les résultats de ce projet seront inestimables pour évaluer l’activité volcanique à venir du Kilauea.
Source : USGS/HVO.

Le Vibroseis se déplacera dans la zone sommitale du Kilauea tout au long du mois de mai 2023. La plaque vibrante de couleur orange est recouverte de contreplaqué et d’un tapis en caoutchouc pour protéger le revêtement de la route. Les vibrations seront maintenues à un seuil minimal, mais qui peut encore être enregistré par les nodes d’acquisition sismiques. (Crédit photo : USGS)

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Une autre technologie est utilisée aujourd’hui sur d’autres volcans. Appelée muographie, elle utilise des particules cosmiques pour montrer l’intérieur d’un édifice volcanique, en particulier la chambre magmatique peu profonde. La technologie ne peut pas être mise en place sur tous les volcans de la planète. D’abord testée sur les pyramides, elle suppose un volcan de forme conique comme le Mt Fuji (Japon) ou le Mt Mayon (Philippines). La muographie a été testée sur La Soufrière de la Guadeloupe et sur le Stromboli en Sicile. Les résultats ont permis de voir l’intérieur du sommet de ces volcans, mais ils ne peuvent pas être utilisés pour analyser les mouvements du magma, et donc pour prévoir les éruptions. J’ai écrit sur ce blog plusieurs articles décrivant cette nouvelle approche de la volcanologie (le 9 mai 2016, par exemple).

Image muonique de l’intérieur de La Soufrière de la Guadeloupe (Source: CNRS)

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As I explain in my conferences, predicting the behaviour of a volcano is far more difficult than predicting the behaviour of a glacier because everything is happening deep underground. Up to now, nobody has been able to predict the moment when lave would pierce the surface. Even on Kilauea (Hawaii) or Piton de la Fournaise (Reunion Island), scientists have several times been puzzled by magma movements.

In Hawaii, scientists have hypothesized the shape and size of Kīlauea’s summit magma storage system for the last century, and now have an unparalleled opportunity to develop a far more detailed picture than was possible before. The collaborative Kilauea Seismic Imaging Project is about to start with a goal to help reveal subsurface structures beneath Kīlauea’s summit region. The research project is funded by the National Science Foundation and the U.S. Geological Survey’s appropriations from the Disaster Relief Act of 2019.

The project will operate almost like a human CT scan, during which a body enters a tube so that X-rays can travel through the body at different angles. From the X-rays, cross-sectional images are created of the features within the body, which are used collectively to make a three-dimensional model of the body.

During the Kilauea summit imaging project, seismic waves moving through the ground will be used to generate images of the subsurface that together will create a three-dimensional model of Kilauea’s summit magma storage geometry.

Hawaiian Volcano Observatory has a permanent monitoring network of several seismometers at the summit of Kilauea that detect natural earthquakes, but more seismometers are needed to collect data at a higher resolution for this project. An additional 1,800 small earthquake-detecting devices, called seismic nodes, will be temporarily placed on the surface of Kilauea’s summit region in the next two months.

After the seismic nodes are deployed, a large vehicle will slowly traverse roads near Kilauea’s summit in May. The vehicle, called a Vibroseis, will create tiny seismic signals. The nodes will capture the signals generated by the Vibroseis. The time that it takes the signals to reach the nodes and the way they change before reaching the nodes are important because seismic waves behave differently if the material they are traveling through is solid or semi-solid material, or molten magma.

The vast amounts of data collected will be analyzed to outline where the base of Kilauea contacts the underlying ocean floor, the location of major faults, where bodies of magma are stored beneath the surface of Kīlauea, and how those bodies connect to the rift zones.

The data also will produce a new velocity model for Kilauea’s summit region. It will allow for more accurate analyses of earthquakes and their locations in the future.

According to HVO, results from this research project will be invaluable for assessing the future volcanic activity at Kilauea.

Source : USGS / HVO.

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Another technology is used today on other volcanoes. Called muography, it uses cosmic particles to show the inside of a volcanic edifice, in particular the shallow magma chamber. The technology cannot be set up on all volcanoes. First tested on the pyramids, it requires a volcano with a conical shape like Mt Fuji (Japan) or Mt Mayon (Philippines). Muography has been tested on La Soufrière (Guadeloupe) and Stromboli (Sicily). The results allowed to see the interior of the summit of these volcanoes , but they cannot be used to analyse magma movements, and so to predict eruptions. I have written several posts describing this mew approach of volcanology (May 9th, 2016, for instance).