Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Au Japon, des photos aériennes prises le 12 septembre 2018 par un avion de la marine japonaise montrent qu’une éruption volcanique sous-marine s’est produite sur le volcan Ioto (anciennement appelé Iwo-jima) dans la partie centrale de l’arc Izu-Marianas. Une activité volcanique intense avait été observée sur le volcan les jours précédents. Les photos montrent de l’eau de mer jaillissant à une dizaine de mètres au-dessus de la surface de la mer au large de la côte sud de l’île.
La dernière éruption à Ioto a eu lieu en 2012.

Au vu des données satellitaires, le VAAC de Darwin indique que les panaches de cendre de l’Anak Krakatau (Indonésie) atteignent généralement une altitude de 1,5 à 5 km. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan à moins de 2 km du cratère.

Comme je l’ai déjà précisé, une incandescence a été observée ces derniers jours au fond du Fissure 8 dans la Lower East Rift Zone du Kilauea (Hawaii). La sismicité et la déformation du sol restent faibles au sommet, ainsi que les émissions de SO2 qui sont souvent trop faibles pour pouvoir être mesurées. Une série de petits effondrements à l’intérieur du Pu’u ‘O’o a généré des panaches bruns, mais il n’y a aucune arrivée de nouvelle lave arrivant dans le cratère.

Au Pérou, le Sabancaya est toujours très actif avec une moyenne de 17 explosions par jour. Les panaches de gaz et de cendre montent jusqu’à 3,5 km au-dessus de la lèvre du cratère. Plusieurs anomalies thermiques ont été détectées sur le volcan. Le 3 septembre, les émissions de S02 atteignaient 2 380 tonnes par jour. Le public ne doit pas approcher le cratère dans un rayon de 12 km.

Selon l’INGV, le Stromboli (Sicile) était très actif au début du mois de septembre, avec des explosions et des dégazages à partir de plusieurs bouches sur la terrasse du cratère. Les explosions ont principalement eu lieu dans deux bouches (N1 et N2) dans la zone nord et trois bouches (C, S1 et S2) dans la zone centrale sud. Elles se produisaient à raison de 2 à 15 événements par heure. Des explosions d’intensité faible à moyenne provenant de la bouche N1 éjectaient des lapilli et des bombes mélangées à de la cendre jusqu’à 120 mètres de hauteur. Les explosions de la bouche N2 envoyaient des tephra à 150 mètres de hauteur. La bouche C produisait des émissions de gaz et des explosions périodiques de faible intensité d’environ 80 mètres de hauteur. Les matériaux incandescents projetés par la bouche S1 montaient jusqu’à 120 mètres au-dessus du cratère. Les explosions de faible intensité à la bouche S2 atteignaient moins de 80 mètres de hauteur.

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In Japan, aerial photos taken on September 12th, 2018 by the Japanese navy show that an undersea volcanic eruption occurred at Ioto volcano (formerly called Iwo-jima) in the central portion of the Izu-Marianas arc. Increased volcanic activity had been observed on the volcano in the previous days. The photos show seawater rising about ten metres above the sea surface off the southern coast of the island.

The last known eruption at Ioto took place in 2012.

Based on satellite data, the Darwin VAAC reports that ash plumes from Anak Krakatau (Indonesia) usually rise to altitudes of 1.5 – 5 km a.s.l. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4); residents and visitors are asked not to approach the volcano within 2 km of the crater.

As I put it before, some incandescence was observed in the past days at the bottom of Kilauea’s Fissure 8 (Hawaii).  Seismicity and ground deformation remain low at the summit, as well as SO2 emissions which are often too low to be measured. A series of small collapses at Pu’u ‘O’o Crater generated brown plumes, but there is no sign of new lava arriving in the vent.

In Peru, Sabancaya is still quite active with averaging 17 events per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 3.5 km above the crater rim. Several thermal anomalies have been detected on the volcano. On 3 September SO2 emissions reached 2,380 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

According to INGV, Stromboli (Sicily) was quite active in early September, with explosions and degassing from multiple vents within the crater terrace. Explosions mainly occurred at  two vents (N1 and N2) in the North Crater Area and three vents (C, S1, and S2) in the South Central crater area. They were observed at a rate of 2-15 per hour. Low-to-medium-intensity explosions from the N1 vent ejected lapilli and bombs mixed with ash as high as 120 metres. Explosions at the N2 vent ejected tephra 150 metres high. Vent C produced gas emissions, and periodic low-intensity explosions ejected tephra 80 metres high. Incandescent material from S1 jetted 120 metres above the crater. Low-intensity explosions at S2 ejected tephra less than 80 metres high.

Photo: C. Grandpey

Contrôle de la déformation du Kilauea pendant la dernière éruption // Monitoring the deformation of Kilauea during the last eruption

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le célèbre HVO, géré par l’’USGS, dispose d’un vaste réseau d’instruments permettant de surveiller les déformations du sol provoquées par les  mouvements du magma dans le sous-sol. Cependant, ce réseau s’est avéré insuffisant pour mesurer ces déformations pendant la dernière éruption et l’Observatoire a reçu le soutien d’autres organismes scientifiques.
Le GPS (Global Positioning System) est utilisé pour surveiller les variations de surface du sol sur la Grande Ile d’Hawaï depuis la fin des années 1980. Plusieurs dizaines de stations GPS permanentes sont disséminées sur l’île et communiquent leurs données au HVO via des liaisons radio. Chaque jour, la position tridimensionnelle d’une station GPS est calculée à partir de ces données. La précision est généralement supérieure au centimètre.
En plus des stations GPS permanentes, fixées sur un support ancré au sol, le HVO effectue des mesures à partir d’un ensemble de repères en utilisant des installations portables. Lors d’une éruption, ces stations temporaires offrent une couverture supplémentaire dans des zones importantes.
Le problème avec l’éruption dans la Lower East Rift Zone (LERZ), qui a débuté le 3 mai 2018, c’est qu’elle a affecté une grande partie du Kilauea. Dans les jours qui ont suivi l’ouverture de la première fracture, toutes les stations GPS du HVO ont été sollicitées, mais il restait des zones non couvertes dans des endroits où la surveillance de la déformation du sol était essentielle.
Pour compenser ce manque de surveillance, l’University Navstar Consortium, un organisme basé dans le Colorado et spécialisé dans l’utilisation du GPS pour mesurer la déformation de la surface de la Terre, a pu fournir des équipements supplémentaires au HVO. La zone à contrôler comprenait la partie occidentale du flanc sud du Kilauea et le HVO a pu recueillir davantage d’informations sur les conséquences du séisme de magnitude 6,9 ​​survenu le 4 mai 2018.
D’autres stations GPS ont été déployées le long de la Middle East Rift Zone du Kilauea, entre le Pu’uO’o et l’Heiheiahulu, afin de mesurer la déformation des fractures provoquée par l’évacuation du magma de cette zone et sa migration vers les Leilani Estates. D’autres stations temporaires ont été déployées autour de la caldeira du Kilauea pour mieux mesurer la déflation et l’affaissement du sommet.
Les satellites représentent un autre outil majeur utilisé par le HVO pour mesurer la déformation de la surface du sol. L’interférométrie radar à synthèse d’ouverture (InSAR) est une technologie qui utilise deux images radar satellitaires acquises au même point dans l’espace, mais à des moments différents. À partir de ces images, on peut générer une carte montrant les déformations de la surface de la Terre au cours d’une période donnée.
L’Agence Spatiale Européenne (ESA) exploite deux satellites Sentinel-1. Les données InSAR fournies par ces satellites sont généralement disponibles avec un cycle de 12 jours. Cependant, afin de mieux surveiller l’éruption et l’effondrement du sommet du Kilauea, l’ESA a été en mesure de fournir les données InSAR tous les six jours.
Le système de satellites Cosmo-SkyMed est exploité par l’Agence Spatiale Italienne (ASI) et comprend quatre satellites. L’ASI a veillé à ce que les quatre satellites acquièrent des images haute résolution du sommet de Kilauea tout au long des événements d’effondrement, avec des données InSAR pour chaque journée!
Les nombreux passages des satellites SAR au-dessus du Kilauea furent particulièrement utiles pour les mises à jour régulières et les vues à grande échelle. Cela a permis au HVO de contrôler d’infimes déformations de la surface qui auraient pu autrement passer inaperçues. Les données satellitaires ont également été utilisées pour produire des animations de l’effondrement du sommet.
Source: USGS / HVO.

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Dans sa mise à jour du 10 septembre, HVO indique qu’un petit effondrement s’est produit au fond de la Fracture n° 8 ; il a laissé apparaître de l’incandescence. Toutefois, aucune coulée de lave n’a été observée.
De petits effondrements continuent de se produire dans le cratère du Pu’uO’o en générant des panaches de poussière de couleur marron. Les tiltmètres positionnés sur le Pu’uO’o et le long de l’East Rift Zone montrent une légère déflation.

La sismicité et la déformation du sol restent faibles au sommet du Kilauea.
Les émissions de SO2 sont globalement très faibles sur le volcan.
Même si le HVO continue de dire que l’éruption pourrait recommencer à tout moment, tous les paramètres tendent à confirmer qu’elle est terminée. L’autorisation donnée aux habitants des Leilani Estates de regagner leurs habitations va dans ce sens. L’incandescence observée au fond de la Fracture n° 8 est probablement provoquée par une certaine quantité de lave résiduelle encore présente dans le réseau de tunnels.

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The USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has an extensive network of instruments that allows to monitor how the ground deforms due to magma moving underground. However, this network was too limited to monitor ground deformation during the last eruption and the Observatory received the support of scientific colleagues.

The Global Positioning System (GPS) has been used to monitor surface motion on the Island of Hawaii since the late 1980s. Several dozen permanent GPS stations are scattered across the island, and all communicate data to HVO via radio links. Each day, an independent solution for the 3-dimensional position of a GPS station is calculated from these data. The accuracy of the GPS station positions is typically better than a centimetre.

In addition to permanent GPS stations, which are affixed to a monument anchored to the ground, HVO also regularly measures the positions of a set of benchmarks using portable installations. During an eruption, these temporary stations provide extra coverage in important areas.

The problem with the Lower East Rift Zone ( LERZ) eruption, which began on May 3rd, 2018, was that it involved a large portion of Kilauea volcano. Within days of the first fissure opening, all HVO GPS equipment was deployed, but gaps remained in places where ground deformation monitoring was critical.

Fortunately, the University Navstar Consortium, a Colorado-based organization that specializes in using GPS to measure deformation of Earth’s surface, was able to provide additional equipment to expand the area that HVO could monitor. This expanded area included the western side of Kilauea’s south flank, which enabled HVO to gather more insights on the after-effects of the M 6.9 earthquake that occurred on May 4th, 2018.

Additional GPS stations were deployed along Kilauea’s Middle East Rift Zone, from Pu’uO’o to Heiheiahulu, to measure rift deformation caused by magma draining from the area and migrating to Leilani Estates. Other temporary stations were deployed around the Kilauea caldera to give better measurements on summit deflation and collapse.

Satellites were another major tool used by HVO to measure surface deformation. Interferometric Synthetic Aperture Radar (InSAR) is a technique that uses two satellite radar images acquired from about the same point in space at different times. From these images, a map can be produced to show how the Earth’s surface has deformed during the time spanned.

The European Space Agency (ESA) operates a two-satellite constellation called Sentinel-1. InSAR data from Sentinel-1 are typically available with a 12-day repeat cycle. However, in response to Kilauea’s eruption and summit collapse events, ESA provided InSAR results every six days.

The Cosmo-SkyMed satellite system is operated by the Italian Space Agency (ASI) and consists of four satellites. ASI made sure that all four satellites acquired high-resolution views of Kilauea’s summit throughout the collapse events, with individual InSAR results spanning as little as one day!

The increased frequency of SAR satellite passes was especially valuable for regular updates and broad-scale views of Kilauea’s summit, allowing HVO to monitor subtle surface deformation that might otherwise have gone undetected. The data were also used to produce animations of the summit collapse.

Source: USGS / HVO.

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In its update of September 10th, HVO indicates that “a small collapse pit formed within the Fissure 8 cone over the past day, exposing hot material underneath and producing an increase in incandescence. No surface flow was associated with this event.”

Small collapses continue to occur at Pu’uO’o, producing visible brown plumes. Tiltmeters on the vent and along the East Rift Zone are showing a slight decrease in inflationary tilt.  Seismicity and ground deformation remain low at the summit of Kilauea.

SO2 emission rates are globally very low on the volcano.

Even though HVO keeps saying that the eruption might start again at any moment, all parameters tend to confirm it is over. This is confirmed by the authorisation given to Leilani Estates residents to go back to their homes. The incandescence in Fissure 8 is probably caused by some residual lava still present in the tunnel network.

 

Profil de déformation du sommet du Kilauea et du Pu’uO’o avant et après le début de la dernière éruption (Source: USGS / HVO)

Moins de restrictions d’accès dans le District de Puna (Hawaii) // Fewer access restrictions in the Puna District (Hawaii)

Voici un signe certain que l’éruption dans la Lower East Rift Zone du Kilauea est entrée dans sa phase terminale: l’ordre d’évacuation obligatoire des Leilani Estates a été levé et est entré en vigueur le samedi 8 septembre à 9h00. Le site était fermé depuis le 31 mai 2018 en raison des coulées de lave et des gaz volcaniques provenant de l’éruption.
L’accès aux Leilani Estates restera réservé aux résidents et aux personnes autorisées. L’ensemble du champ de lave, y compris un périmètre de sécurité de 50 mètres, reste interdit d’accès.

Les habitants qui regagnent leur domicile doivent «prendre des mesures de sécurité et être attentifs aux messages de la Protection Civile et du HVO, car l’éruption pourrait reprendre à tout moment». Ils doivent également «prévoir une protection des yeux et des voies respiratoires contre les particules volcaniques qui irritent les yeux, le système respiratoire et la peau». Ils doivent «prendre garde aux profondes fractures qui restent sur les routes et les terrains de la zone. »

L’accès au parc de MacKenzie (MacKenzie State Recreation Area) est également à nouveau autorisé à partir du samedi 8 septembre 2018. Le parc avait été fermé peu après le début de l’éruption au début du mois de mai.
Pendant la réouverture du parc, les personnes qui traversent les récentes coulées de lave doivent respecter des restrictions pour atteindre le rivage à Pohoiki. Une bande de sécurité de 50 mètres par rapport aux dernières coulées de lave est maintenue dans la réserve forestière jusqu’à nouvel ordre.
Les autorités s’attendent à ce qu’un nombre important de personnes viennent explorer les plages nouvellement créées. Les gens doivent faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’ils s’approchent du littoral. En effet, en certains endroits, la lave a formé des falaises abruptes et instables, qui tombent directement  dans des eaux très profondes où les courants sont imprévisibles.
La rampe de mise à l’eau de Pohoiki n’a jamais été fermée pendant l’éruption mais elle est actuellement isolée de l’océan par une nouvelle plage de sable noir. Les autorités prévoient d’évaluer la situation la semaine prochaine pour déterminer si la rampe de mise à l’eau peut être réutilisée ou s’il faudra construire une nouvelle rampe à un autre endroit le long de la côte de Puna. La construction d’une nouvelle rampe dépendra des fonds disponibles et de l’accès routier au littoral.
Le Lava Tree State Monumentreste fermé et nécessitera des réparations importantes pour le sécuriser après les séismes qui ont accompagné l’activité volcanique. Ils ont fissuré les trottoirs et endommagé le système d’alimentation en eau du parc.
Les autorités encouragent fortement toute personne se rendant à la MacKenzie State Recreation Area à être « complètement autonome et bien préparée ».
Source: Protection Civile.

En ce qui concerne l’activité volcanique, le HVO indique dans sa dernière mise à jour qu’une certaine incandescence est observée à l’intérieur du cône de la Fracture n° 8 dans la Lower East Rift Zone du Kilauea. Cependant, la zone d’incandescente n’évolue pas, ce qui semble montrer des sources fixes. De petites coulées de lave ont été observées au fond du cône, mais elles ne vont jamais au-delà des parois du cône. Aucune évolution significative n’a été observée au cours des derniers jours.
Source: HVO.

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Here is a sure sign that the eruption in Kilauea’s Lower East Rift Zone is definitely coming to an end: The mandatory evacuation order for Leilani Estates has been lifted and came into effect on Saturday, September 8th at 9:00 a.m. The area had been closed since May 31st, 2018 due to lava flows and volcanic gases from the eruption.

Access to Leilani Estates will remain restricted to residents and authorized personnel only. The entire flow field, including a 50-metre perimeter, remains off limits.

Residents moving back into their homes should “take safety precautions and monitor messages from the Civil Defense and HVO as the eruption could resume at any time”. They should also “consider eye and breathing protection against volcanic particulates, which irritate the eyes, respiratory system and skin.” They should “be aware of large ground cracks which remain on roads and across land parcels, and be mindful while walking or driving in the area.”

MacKenzie State Recreation Area also reopened on Saturday, Sept. 8th, 2018. The park had been closed since shortly after the beginning of the East Rift Zone eruption in early May.

While the park is reopening, there are continuing restrictions for people travelling across recent lava flows to reach the shoreline at Pohoiki. A safety buffer of 50 metres from recent lava flows in the forest reserve will be maintained until further notice.

Authorities expect a significant number of people will be wanting to explore the newly created beaches. People need to use extreme caution when approaching the water. Indeed, in some locations, steep, unstable cliffs were formed by recent lava flows and they drop into very deep water where ocean currents are very unpredictable.”
The boat ramp at Pohoiki was never closed during the eruption but is currently cut off from the ocean by a new black sand beach. Officials plan to assess conditions at Pohoiki again next week to determine whether in the future the boat ramp can be used again or begin making plans to build a new ramp at another location along the lower Puna coast. The construction of a new ramp is dependent on funding and road access to the shoreline.

Lava Tree State Monument remains closed and will need significant repairs to make it safe after earthquakes associated with volcanic activity cracked sidewalks and potentially damaged the park’s water system.

Authorities strongly encourage anyone making the trip to MacKenzie State Recreation Area to be completely self-sufficient and well prepared.

Source: Civil Defense.

As far as volcanic activity is concerned, HVO indicates in its latest update that on Kilauea’s Lower East Rift Zone, small amounts of incandescence are visible within the Fissure 8 cone. However there are no changes to the glowing area, which suggests stationary sources. Small lava flows have been observed within the Fissure 8 cone, however none extend outside the walls of the cone. There is no change in overall activity from observations over the past several days.

Source: HVO.

Vue du cône de la Fracture n° 8 le 6 septembre 2018 (Crédit photo: HVO)

Kilauea (Hawaii): Le Musée Jaggar ne rouvrira pas // The Jaggar Museum will not reopen

Alors que les autorités prévoient toujours la réouverture partielle du Parc National des Volcans d’Hawaï pour le 21 septembre 2018, il semble hautement improbable que le Jaggar Museum, l’une des principales attractions du Parc, puisse rouvrir à cause des dégâts subis lors de la dernière éruption du Kilauea. Le bâtiment a été sévèrement secoué par les dizaines de milliers de séismes enregistrés dans la zone sommitale du volcan entre mai et août. Les autorités du parc ont annoncé qu’elles prévoyaient de transférer le Jaggar Museum vers un visitor center situé dans le centre de Paoha et gracieusement mis à la disposition du Parc par une association locale.
Les géologues ont décrété que le site sur lequel est édifié le musée est «extrêmement instable», ce qui exclut toute utilisation future du bâtiment et des terrains annexes. Il faudra probablement des années, plus des fonds supplémentaires, pour rouvrir le musée sur un nouveau site.
En juin 2018, le personnel du Parc avait retiré par sécurité des artefacts et des éléments d’exposition du Musée Jaggar alors que l’activité volcanique et sismique endommageait le bâtiment et ses environs.
Source: Service des Parcs Nationaux.

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While officials are still planning the partial reopening of Hawaiian Volcanoes National Park for September 21st, 2018, it seems highly unlikely that the Jaggar Museum – one of the highlights of the Park – will reopen becase of the damage it sustained during Kilauea’s last eruption, especially the tens of thousands earthquake that shook the volcano’s summit area s from May to Augusst.. Park authorities have announced that they plan to loan some items from Jaggar Museum to a proposed visitor center in downtown Pahoa.
Geomorphologists recently determined the ledge on which the museum sits is “extremely unstable,” preventing future use of the building and grounds. It will probably take years, plus additional funding, to reopen at a new site.
In June 2018, park staff had removed artifacts and some exhibit features from the Jaggar Museum as volcanic and earthquake activity damaged the building and surrounding area.
Source: National Park Service.

On ne pourra plus admirer le cratère de l’Halema’uma’u depuis la terrasse du Jaggar Mudeum (Photo: C. Grandpey)