Les effets du “shutdown” sur les Parcs Nationaux à Hawaii // The effects of the U.S. government shutdown on Hawaiian National Parks

Comme cela s’est déjà produit en 2013, le Congrès n’est pas parvenu à voter le budget  des Etats-Unis et les administrations américaines se retrouvent partiellement fermées car le gouvernement est dans l’incapacité de les payer. C’est le fameux « shutdown » qui entraîne la mise au chômage technique des fonctionnaires qui ne sont pas essentiels, et la paralysie des agences fédérales.

Le « shutdown » entraîne la fermeture de la plus grande partie du Parc National des Volcans d’Hawaï pour des raisons de sécurité publique. La porte-parole du Parc a déclaré que «l’activité volcanique représente un risque important pour la sécurité des visiteurs en l’absence du personnel du National Park Service.» Ainsi, sont fermées au public : la totalité du sommet du Kilauea, la Crater Rim Drive, la Chain of Craters Road et la coulée de lave active à l’intérieur des limites du Parc. Les zones qui restent ouvertes sont: la route 11 (Highway 11) à travers le Parc et la Mauna Loa Road jusqu’à Kipukapuaulu, la Kipukapuaulu Trail, la zone des Tree Molds. La Kau Desert Trail est ouverte jusqu’aux Footprints. Les restrictions d’accès peuvent changer sans préavis. Les permis de randonnée dans l’arrière-pays ne seront pas délivrés et le camping de nuit est interdit. Les clients de la Volcano House et du Kilauea Military Camp doivent partir avant lundi matin. La galerie du Volcano Art Centre est fermée.
À Maui, le Parc National de l’Haleakala a fermé tous ses centres d’accueil et ses toilettes, mais les sentiers restent ouverts pendant le « shutdown ». La partie sommitale du Parc sera fermée tous les jours de 3h à 7h et restera ouverte le reste du temps. Cependant, les toilettes et autres installations au sommet seront fermées. Les visiteurs qui ont des permis de camping pour les cabines à l’intérieur du Parc pourront demander un remboursement lorsque le « shutdown » sera terminé.
Source: Journaux hawaïens.

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As already happened in 2013, the Congress failed to vote the US budget and the US administrations are now partially closed because the government is unable to pay them. This is the famous « shutdown » that results in the furlough of non-essential civil servants, and federal agencies are paralyzed.

The federal government’s shutdown has caused most of Hawaii Volcanoes National Park to close for public safety. The Park spokeswoman said that “the hazards associated with the active volcano pose a significant risk to the safety of visitors in the absence of National Park Service staff.” Closed are the entire summit area of Kilauea, Crater Rim Drive, Chain of Craters Road and the active lava flow within the park boundary. Areas that remain open are: Highway 11 through the park and Mauna Loa Road to Kipukapuaulu, along with Kipukapuaulu Trail and the tree molds. Kau Desert Trail is open to the Footprints exhibit shelter. Access may change without notice, and there are no NPS-provided services. Backcountry permits will not be issued and overnight camping is prohibited.

Guests at Volcano House and Kilauea Military Camp must leave by Monday morning, and the Volcano Art Center Gallery is closed.

On Maui, Haleakala National Park closed all its visitor centers and restrooms, but is keeping its trails open during the government shutdown. The park’s summit district will be closed from 3 to 7 a.m. daily and remain open at other times. The restrooms and other summit facilities, however, will be closed. Those with camping permits for the backcountry cabins should make other plans and seek a refund after the government reopens.

Source : Hawaiian newspapers.

Les sentiers de l’Haleakala restent ouverts mais le Visitor Center est fermé (Photo: C. Grandpey)

Quelques nouvelles du Kilauea (Hawaii) // Some news of Kilauea Volcano (Hawaii)

Beaucoup de touristes se rendent à Hawaï pendant les vacances de Noël afin de profiter de la douceur du climat qui règne sur l’archipel. Beaucoup restent sur la Grande Ile et vont visiter le Parc National des Volcans.
L’éruption qui a commencé sur le Pu’uO’o en 1983 se poursuit au sommet du Kilauea et le long de l’East Rift Zone.
La surface du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u se situe actuellement à une cinquantaine de mètres sous la lèvre de Overlook Crater et réagit à un épisode de déflation sur le Kilauea. La terrasse du musée Jaggar est l’un des rares points depuis lequel l’Overlook Crater peut être admiré car tous les sentiers à l’intérieur de l’Halema’uma’u sont fermés au public. Des webcams permettent d’observer le lac de lave à cette adresse : http://hvo.wr.usgs.gov/cams/region_kism.php.

Aucun changement significatif n’est survenu dans le cratère du Pu’uO’o au cours des derniers jours. On observe toujours de l’incandescence émise par plusieurs points à l’intérieur de la bouche et au niveau d’un petit lac de lave dans la partie ouest du cratère. La zone est interdite au public.
La coulée de lave 61g est toujours active. Des coulées éphémères sont observées sur la partie supérieure du champ de lave, sur le pali et dans certaines zones de la plaine côtière. Cette lave ne représente aucun danger pour les zones habitées. Aucun panache de vapeur ne s’échappe en ce moment du site de Kamokuna car aucune coulée de lave n’entre dans l’océan. Les visiteurs peuvent essayer d’atteindre les coulées éphémères sur la plaine côtière. Cependant, ils doivent savoir que la marche peut être longue sur un terrain difficile. Il leur est conseillé de porter des chaussures robustes et d’emporter beaucoup d’eau.
Source: HVO.

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Many tourists usually go to Hawaii during the Christmas holidays in order to enjoy the warm weather that prevails on the archipelago. Many of them stay on the Big Island and go to visit the Hawaii Volcanoes National Park.

The eruption that started at Pu’uO’o in 1983 continues at the summit and along the East Rift Zone.

The surface of the lava lake within Halema’uma’u Crater currently lies about 50 metres below the rim of the Overlook Vent, in accordance with a deflation episode on Kilauea Volcano. The terrace of the Jaggar Museum is one of the few points from which the Overlook Crater can be seen as all trails within halema’uma’u Crater are closed to the public. Webcam views of the lava lake can be found at http://hvo.wr.usgs.gov/cams/region_kism.php.

No significant changes occurred at Pu’uO’o during the past days. Glow can be seen at long-term sources within the crater and from a small lava pond on its west side. The area is off limits to the public.
The episode 61g lava flow is still active. Breakouts are observed on the upper portion of the flow field, on the pali and in scattered areas along the coastal plain. These lava flows pose no threat to nearby communities. There is currently no steam plume at the Kamokuna ocean entry area as no lava is currently flowing into the ocean. Visitors can try and go close to the breakouts on the coastal plain. However, they need to know that the walk may be long on difficult terrain. They are advised to wear sturdy shoes and carry plenty of water along with them.

Source: HVO.

La découverte d’une coulée de lave sur la plaine côtière est toujours un moment magique car on assiste en direct à la naissance de la Terre (Photo : C. Grandpey)

Histoire de banquettes, deltas et plates-formes à Hawaii // A story of benches, deltas and shelves in Hawaii

L’histoire en question est celle des entrées de lave sur la Grand Ile d’Hawaii, comme celle que l’on pouvait encore observer il y a quelques jours sur le site de Kamokuna. Plusieurs mots ou expressions ont été utilisés pour désigner la formation de cette nouvelle terre.
Il y a quelques années, « banquette » était le terme communément utilisé pour désigner l’accumulation de lave à son entrée dans l’océan. Les géologues ont abandonné ce mot parce que la définition géologique d’une banquette ne correspond pas au processus par lequel de nouvelles terres se forment quand la lave entre dans la mer.
« Delta de lave » est maintenant le terme géologique accepté. Toutefois, comme le mot « banquette » a été utilisé pendant de longues années, il est parfois difficile d’adopter un nom différent pour désigner la nouvelle terre en formation lors de l’entrée de la lave dans l’océan.
Dans un article intitulé Volcano Watch, publié régulièrement sur le site web de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO), les scientifiques tentent de mettre fin à la confusion entre les termes désignant l’entrée de la lave dans l’océan. Ils en profitent aussi pour décrire les processus par lesquels les deltas de lave se forment et évoluent.
« Banquette » n’est pas un terme approprié. En effet, pour les géologues, les banquettes sont des éléments d’érosion, alors que les deltas sont des éléments de dépôt, formés par l’accumulation de nouveaux matériaux.
Les banquettes côtières sont des terres presque horizontales formées généralement par l’érosion des vagues sur de longues périodes. Ces structures plates et étroites se forment à la base des falaises près du niveau de marée haute. À Hawaii, Hanauma Bay (l’un de mes spots de snorkelling préférés !) est l’exemple d’une banquette qui a découpé la paroi sud d’un anneau de tuf tout près de Koko Head sur l’île d’Oahu. En outre, le mot banquette est également utilisé pour désigner le niveau de lave dans un tunnel.
«Plate-forme» est un autre terme fréquent, mais erroné, utilisé pour décrire l’entrée de la lave dans l’océan. Une plate-forme est une élévation peu profonde et presque horizontale de la croûte continentale qui s’étend au-dessous du niveau de la mer au large des côtes à partir du continent. On peut observer de telles plates-formes au large des îles d’Hawaii, mais elles sont généralement beaucoup plus vastes que les deltas de lave.
Contrairement à l’origine érosive d’une banquette, un « delta de lave » est un dépôt construit par accumulation de lave près de la base de la falaise littorale, au niveau de l’entrée dans l’océan. Pour comprendre ce processus, il faut imaginer un delta, comme celui du Mississippi.  Il se forme lorsque les alluvions sont transportées le long de la rivière, puis se déposent là où la rivière pénètre dans un plus grand corps d’eau stagnante ou plus lente, comme un océan. La lave qui circule dans un tunnel se comporte comme une rivière; elle circule jusqu’à la côte où elle pénètre dans l’océan.
Lorsque la lave à une température d’environ 1140°C s’écoule dans l’océan, elle se refroidit rapidement, créant une interaction potentiellement explosive. De petites explosions et les assauts des vagues décomposent la lave en petits morceaux de roche et de sable qui se déposent ensuite au fond de la mer au-dessous de l’entrée de la lave dans l’océan. L’accumulation de ces matériaux forme la base instable sur laquelle reposent les deltas de lave.
Au fur et à mesure que le delta de lave continue de croître, son front peut commencer à s’affaisser, car le poids croissant du delta déstabilise ses fondations. Quand un delta de lave devient trop lourd, ou se brise par gravité, il s’effondre, partiellement ou complètement.
Au cours de ce processus, des explosions se produisent fréquemment, avec des projections de matériaux incandescents à la fois vers l’intérieur des terres et vers la mer, avec des risques pour les visiteurs. Ces dangers ont déjà été expliqués à plusieurs reprises.
Source: USGS / HVO.

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The story deals with lava entries on Hawaii Big Island, like one that could be observed at Kamokuna a few days ago. Several words or expressions have been used to refer to this formation of a new land.

A few years ago, “bench” was the term commonly used for the accumulation of lava at an ocean entry. But geologists have moved away from that word, because the geologic definition of a bench does not agree with the process by which new land forms when lava enters the sea.

“Lava delta” is now the accepted geologic characterization. But, because the word “bench” was used for so long, it can be hard to transition to a different name for the new land formed at an ocean entry.

In an article entitled Volcano Watch which is regularly released on their website by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO), scientists try to help resolve any confusion about what new land at an active ocean entry should be called, and to describe the processes by which lava deltas form and evolve.

Bench” is considered as a wrong word. Indeed, to geologists, benches are erosional features, whereas deltas are depositional features, formed by the accumulation of new material.

Coastal benches are nearly horizontal terrains commonly formed by wave erosion over long periods of time. These flat and narrow features form at the base of sea cliffs near the high tide mark. In Hawaii, Hanauma Bay is an example of a bench that cut into the southeast wall of a tuff ring next to Koko Head on the Island of Oahu. Besides, the word bench is also used to refer to the level of lava within a tunnel.

Referring to a lava delta as a “shelf” is another common, but misguided, term that is used to describe the ocean entry feature. A shelf is a nearly horizontal, shallow ledge of continental crust that extends below sea level off the coast of a land mass. Island shelves can be found off the coast of the Hawaiian Islands as well, but they are generally much larger than lava deltas.

In contrast to the erosional origin of a bench, a “lava delta” is a depositional feature built by the accumulation of lava near the base of the sea cliff at an ocean entry. To understand this process, one should picture a river delta, like that of the Mississippi. It forms when alluvium is transported down the river and then deposited where the river enters a larger body of standing or slower-moving water, such as an ocean. Molten lava insulated in a tube is like a river. It is transported to the coast, where it enters the ocean.

As the approximately 1140-degree Celsius (2080-degree Fahrenheit) lava flows into the ocean, it quickly cools, creating a potentially explosive interaction. Small explosions and surf action break the lava into smaller pieces of rubbly rock and sand, which are then deposited onto the sea floor beneath the ocean entry. The accumulation of this unconsolidated material produces the unstable foundation on which lava deltas are built.

As a lava delta continues to grow, its front can begin to subside, because the increasing weight of the delta causes its rubbly foundation to shift. When a lava delta becomes too heavy, or is undercut downslope, it collapses, either partially or completely.

When a lava delta collapses, it can trigger explosions that throw blocks of solid rock and fragments of molten lava both inland and seaward, with hazards to the visitors. They have been explained many times before.

Source: USGS / HVO.

Delta de lave sur la Grande Ile d’Hawaii

Hanauma Bay, sur l’île d’Oahu

(Photos: C. Grandpey)

Les volcans sous surveillance aux Etats-Unis // Volcanoes to be monitored in the U.S.

Il y a un peu plus de 10 ans, l’U.S. Geological Survey (USGS) a entrepris une mise à jour systématique des données sur les 169 volcans jeunes et potentiellement actifs aux États-Unis, autrement dit ceux pour lesquels moins de 12 000 années se sont écoulées depuis la dernière éruption. L’objectif était de déterminer ceux qui représentaient le plus grand danger pour les populations et les infrastructures. Les données étaient basées sur le type spécifique et la fréquence des éruptions connues et susceptibles de se produire, la proximité des zones habitées ou des principales industries, des aéroports ou d’autres installations essentielles. Dans le même temps, il a été procédé à une évaluation des réseaux de surveillance existants et de l’instrumentation pour chaque volcan ; le but était de connaître leur capacité à détecter les signes d’activité et d’éruption.
Le résultat se trouve dans une publication qui a classé les 169 volcans en fonction de leur dangerosité – de niveau très haut à très bas. Les auteurs ont également fourni une liste des volcans les plus menaçants et qui seront prioritaires pour être dotés d’un équipement de surveillance supplémentaire. Le National Volcano Early Warning System (NVEWS), réseau national pour améliorer la surveillance des volcans américains, est la conséquence du travail entrepris par l’USGS..
À Hawaï, le Kilauea et le Mauna Loa sont considérés comme des volcans «à très haute menace». En conséquence, ce sont ceux sur lesquels l’USGS et le HVO ont concentré leur surveillance instrumentale et leurs études scientifiques. Même si ces deux volcans sont bien équipés en réseaux de surveillance, il reste des lacunes que les scientifiques tentent de combler.
Le Hualalai représente une «menace élevée» car ses éruptions sont beaucoup moins fréquentes (environ une éruption à quelques siècles d’intervalle). Le HVO dispose d’un seul sismomètre et d’un récepteur GPS sur le Hualalai, mais l’Observatoire est toujours en mesure de suivre l’activité sismique sur ce volcan grâce à la bonne couverture des volcans Mauna Kea et Mauna Kea qui se trouvent à proximité. En raison de la population importante qui pourrait être mise en danger lors d’une future éruption, le Hualalai est prioritaire pour l’installation d’équipements de surveillance supplémentaires.
Parmi les volcans à «menace modérée» on note le Mauna Kea sur la Grande Ile d’Hawaii et l’Haleakala sur Maui. Il y a quelques stations sismiques et un seul point de mesure GPS en temps réel sur le Mauna Kea, et un également sur l’Haleakala. Le HVO entreprend des mesures GPS sur l’Haleakala tous les cinq ans.
Le volcan sous-marin Lō’ihi ne fait pas partie du classement car il se trouve dans les profondeurs de l’océan et présente un risque extrêmement faible pour les personnes et les infrastructures. Les volcans sous-marins n’ont pas été pris en compte dans les analyses du NVEWS, en partie parce qu’on sait très peu de choses à leur sujet. [NDLR : On sait beaucoup plus de choses sur la surface de la planète Mars !!!]
En ce qui concerne les volcans situés sur la partie continentale des États-Unis, la plus grande menace concerne le Lassen Peak, la Long Valley Caldera et le Mont Shasta en Californie;  Crater Lake, le Mount Hood, Newberry et South Sister dans l’Oregon; le Mont Baker, Glacier Peak, le Mont Rainier et le Mont St. Helens dans l’Etat de Washington. L’Alaska compte cinq volcans très menaçants: Akutan, Augustine, Makushin, Redoubt et Mount Spurr. On peut obtenir plus d’informations sur chacun de ces volcans sur le site web du USGS Volcano Hazards Program: (volcanoes.usgs.gov/index.html)
Source: USGS / HVO.

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A little more than 10 years ago, the U.S. Geological Survey (USGS) undertook a systematic review of the 169 young and potentially active volcanoes of the United States, with less than about 12,000 years since the last eruption. The aim was to determine which ones posed the greatest danger to people and infrastructure. Assignments were based on the specific type and frequency of known and expected eruptions; proximity to population centres or key industries, airports, or other critical facilities; and other factors. At the same time, existing monitoring networks and instrumenation for each volcano were evaluated for their adequacy to help detect signs of unrest and eruption.

The result was a publication that ranked all 169 volcanoes by their threat level—from very high to very low. The authors also listed the volcanoes that were ranked most threatening and needed to be prioritized for additional monitoring equipment. An outgrowth of this was the National Volcano Early Warning System (NVEWS), a proposed national plan to improve monitoring at U.S. volcanoes.

In Hawaii, Kīlauea and Mauna Loa are considered “very high threat” volcanoes. Accordingly, they are the volcanoes on which the USGS and HVO have focused instrumental monitoring and scientific studies. While the monitoring networks on these two volcanoes are quite extensive, there are gaps in coverage that scientists are attempting to fill.

Hualālai Volcano is considered “high threat” based on its much less frequent eruptions (at a rate of one eruption every few hundred years). HVO maintains a single seismometer and GPS receiver atop Hualālai, but the Observatory is still able to track earthquakes at this volcano because of good station coverage on the adjacent Mauna Loa and Mauna Kea volcanoes. Because of the number of residents who could be in harm’s way during a future eruption, Hualālai is considered a high priority for additional monitoring instrumentation.

“Moderate threat” volcanoes include both Mauna Kea on Hawaii Big Island and Haleakalā on Maui. There are scattered seismic stations and a single real-time GPS site on Mauna Kea, and one of each on Haleakalā. HVO also completes a GPS campaign survey of Haleakalā every five years.

Lō’ihi is not ranked, because it is a deep submarine volcano that poses an extremely low risk to people and infrastructure. Submarine volcanoes were not considered in the NVEWS analyses, in part because so little is known about them.

As far as U.S. mainland volcanoes are concerned, the high threat lies with Lassen Peak, Long Valley Caldera, and Mount Shasta in California; Crater Lake, Mount Hood, Newberry, and South Sister in Oregon; and Mount Baker, Glacier Peak, Mount Rainier, and Mount St. Helens in Washington. Alaska has five very high threat volcanoes: Akutan, Augustine, Makushin, Redoubt, and Mount Spurr. One can get more information about each of these volcanoes through the USGS Volcano Hazards Program website: (volcanoes.usgs.gov/index.html).

Source: USGS / HVO.

Mauna Loa & Mauna Kea, points culminants de la Grande Ile d’Hawaii

(Photo: C. Grandpey)